Bioéthique

PMA : appel à une manifestation unitaire le 6 octobre

mercredi 24 juillet 2019

Le collectif appelle à une manifestation massive le 6 octobre

Alors que le projet de loi sur la bioéthique était présenté ce 24 juillet en conseil des ministres, un collectif d’associations a appelé à une manifestation massive le dimanche 6 octobre "contre la PMA sans père et la GPA".

La Manif pour Tous, les Veilleurs, Alliance Vita, les Associations Familiales Catholiques, Maires pour l’Enfance... Ces associations - familières des vétérans de la mobilisation contre le mariage pour tous en 2013 - font partie du collectif d’une dizaine de mouvements qui s’est mobilisé ce 24 juillet pour appeler à manifester contre le projet de loi bioéthique qui prévoit notamment l’extension de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules.

A l’occasion d’une conférence de presse, leurs responsables ont appelé à un grand rassemblement le 6 octobre "pour un monde meilleur et non pour le meilleur des mondes", allusion à la dystopie prémonitoire d’Aldous Huxley parue en 1932. Au-delà de la contestation du projet sur le fond, les membres du collectif dénoncent aussi la façon dont les conclusions des états-généraux de la bioéthique ont été ignorées par le gouvernement en dépit des réserves dont elles faisaient état.

Le collectif souhaite aussi attirer l’attention sur les enjeux et intérêts économiques qui seraient en jeu derrière ce projet. "La France a jusqu’ici résisté à la marchandisation du corps ; elle serait précipitée dans le marché mondialisé de la procréation, avec la perspective d’une importation massive de sperme pour faire face à ces nouvelles demandes et, aussi, la mainmise grandissante de la bio-médecine et de l’Etat sur le corps des femmes…" estimeTugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita.

Cette conférence de presse s’est tenue dans la foulée du conseil des ministres au cours duquel a été présenté ce projet de loi porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, la garde des Sceaux Nicole Belloubet et la ministre de la Recherche Frédérique Vidal. L’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale commencera le 24 septembre avant d’être porté devant les sénateurs en janvier 2020. Interrogée mercredi, Agnès Buzyn a fait part de sa volonté de voir le texte promulgué avant la fin du premier trimestre 2020.

C’est dans ce calendrier que les opposants, unis sous le slogan "Liberté, égalité, paternité", vont tenter de faire entendre leurs voix en portant leur argumentaire sur une série de points particulièrement sensibles induits par le projet comme la conception volontaire d’enfants privés de père, l’établissement d’une filiation à deux vitesses, le remboursement de la PMA pour des femmes fertiles ou encore la suppression partielle de l’anonymat pour les dons de sperme.

Au cours de la conférence de presse qui a suivi le conseil des ministres, Agnès Buzyn a de nouveau affirmé que ce projet ne faisait pas de la légalisation de la GPA l’étape suivante logique du processus de réforme sociétale. "La bioéthique ne se réfléchit pas en termes d’égalité", a-t-elle affirmé. Argument qui n’a pas manqué d’être relevé par les opposants à l’extension de la PMA, précisément mise en place au nom de l’égalité des droits.

Messages

  • Surtout, attention à ne pas tomber dans le piège qui est d’être, une nouvelle fois, purement et simplement catalogués comme "catholiques", ce qui rend impossible toute discussion philosophique et anthropologique.

  • ref. : 26 juillet, 10:42

    Il y a un bout de temps maintenant qu’"être purement et simplement catalogué comme "catholique" "n’est plus un piège. Sur les plateaux TV les animateurs n’y vont pas, comme on dit, par quatre chemins : avant que vous ne répondiez à une question ils vous interrogent : "Vous êtes catholique ?", et si on est catholique on ne va tout de même pas déclarer qu’on est évangéliste. Est donc, dès le départ, rendue "impossible toute discussion philosophique et anthropologique".

    A souligner pour compléter la réalité en ce domaine que sont souvent désignées pour animer des débats "haut de gamme" des personnes, comme on dirait, triées sur le volet pour la circonstance, totalement dénuées d’un minimum de bagage intellectuel. Avec pour seul bagage "philosophique et anthropologique" la seule capacité d’interrompre à tout bout de champ l’invité en l’inondant d’un chapelet de phrases hors sujet prononcées non sans animosité et relents menaçants.

    Ces méthodes inédites relèveraient-elles de la "liberté d’expression" nouvelle formule, comme se le demandait quelqu’un ?

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