Mgr Viganò

par Frédéric Aimard

mardi 28 août 2018

Alors que le Pape était en Irlande et demandait publiquement pardon pour les manquements de l’Église dans les scandales sexuels liés notamment à la pédophilie de certains prêtres, Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, secrétaire général du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican du 16 juillet 2009 au 3 septembre 2011, puis nonce à Washington jusqu’au 12 avril 2016, a publié une lettre de 11 pages où il dénonce surtout la faiblesse du Pape vis-à-vis du cardinal McCarrick, ancien archevêque de Washington. Ce dernier est accusé d’avoir été, durant des dizaines d’années, un prédateur homosexuel dont les victimes étaient des séminaristes et de jeunes prêtres...

Mgr Vigano ne pense pas qu’il s’agisse d’un cas isolé :

« Certains prêtres et évêques, abusant de leur autorité, ont commis des crimes horribles au détriment de leurs fidèles, mineurs, victimes innocents, et jeunes gens désireux d’offrir leur vie à l’Église. Ou bien par leur silence, ils n’ont pas empêché que de tels crimes continuent d’être perpétrés. »

Ces crimes ont été signalés au Vatican dès le début des années 2000. Et pas grand chose n’a été fait, semble-t-il, pour y mettre un terme. Mgr Viganò reproche même au cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Saint-Siège et donc premier collaborateur du pape Benoît XVI, d’avoir fait obstacle aux sanctions décidées par Benoît XVI à l’encontre de l’archevêque de Washington et qui n’ont été mises en application que fin juillet 2018 par le pape François... Il met en cause son prédécesseur le cardinal secrétaire d’État Angelo Sodano, dont il estime qu’il a protégé le père Maciel... Enfin, on ne peut pas résumer cette lettre que chacun peut lire ici.

https://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/un-temoignage-de-premiere-importance-sur-laffaire-mccarrick

Ce qu’on peut dire c’est que sur les faits, il y a peu de chances que Mgr Viganò n’ait pas raison. Ensuite on peut trouver que son interprétation du complot homosexualiste au sein de l’Église va trop loin. Mais qui sait ? Quant à son appel à la démission du Pape et autres envolées polémiques, beaucoup ont remarqué que c’était une erreur tactique qui affaiblissait le texte. C’est ce que le Pape a sans doute voulu faire remarquer aux journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Irlande et auxquels il a opposé un ferme silence.

L’accusateur aurait évidemment dû mesurer ses propos pour être plus efficace. Mais on peut aussi le comprendre après tant d’années à ronger son frein.

On a manifestement ici une autre « affaire Weinstein ». Sauf qu’au lieu de se situer à Hollywood avec de belles actrices, l’affaire se situe dans une Église où des prélats homosexuels abusent de leur pouvoir pour obtenir des faveurs sexuelles de jeunes clercs ! Comble de l’abjection morale. Tout est expliqué par l’ancien nonce. Pas la peine d’accabler l’accusateur.

La lettre de celui-ci prend un ton prophétique [1] :

Mais cela ne suffira pas à guérir la situation extrêmement immorale du clergé : évêques et prêtres. Un temps de conversion et de pénitence doit être proclamé. La vertu de chasteté doit être retrouvée dans le clergé et dans les séminaires. La corruption dans l’utilisation abusive des ressources de l’Église et des offrandes des fidèles doit être combattue. La gravité du comportement homosexuel doit être dénoncée. Les réseaux homosexuels présents dans l’Église doivent être éradiqués, comme l’a récemment écrit Janet Smith, professeur de théologie morale au grand séminaire du Sacré-Cœur de Detroit. « Le problème des abus du clergé, a-t-elle écrit, ne peut pas être résolu simplement par la démission de certains évêques, et encore moins par des directives bureaucratiques. Le problème le plus profond réside dans les réseaux homosexuels au sein du clergé qui doivent être éradiqués. »

Ces réseaux homosexuels, désormais répandus dans de nombreux diocèses, séminaires, ordres religieux, etc., se cachent sous le secret et les mensonges, avec le pouvoir des tentacules de pieuvres, et ils étranglent des victimes innocentes et des vocations sacerdotales, et étranglent l’Eglise tout entière.

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En ce moment extrêmement dramatique pour l’Église universelle, il doit reconnaître ses erreurs et, conformément au principe proclamé de tolérance zéro, le pape François doit être le premier à donner l’exemple aux cardinaux et aux évêques qui ont dissimulé les abus de McCarrick, et démissionner avec eux.

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Même dans la consternation et la tristesse face à l’énormité de ce qui se passe, ne perdons pas espoir ! Nous savons bien que la grande majorité de nos pasteurs vivent leur vocation sacerdotale avec fidélité et dévouement.

C’est dans les moments de grande épreuve que la grâce du Seigneur est révélée en abondance et rend sa miséricorde sans limite accessible à tous ; mais cela n’est accordé qu’à ceux qui se repentent sincèrement et proposent sincèrement de modifier leur vie. C’est un moment favorable pour que l’Église confesse ses péchés, se convertisse et fasse pénitence.

Prions tous pour l’Église et pour le pape. Rappelons-nous combien de fois il nous a demandé de prier pour lui !

... / ...

Oui, il est du devoir des catholiques de prier pour le Pape. C’est le moment de s’en rappeler. Nous l’avons dit, l’Église a survécu à d’autres crises tout aussi graves. Et peut-être même n’y aura-t-il plus aucun chrétiens quand le Christ reviendra ? C’est écrit dans les Évangiles. Donc pour ce qui est des « vieilles troupes », c’est aussi le moment de rester calmes tout en restant très attentifs à tout ce qui serait de notre compétence et de notre capacité à faire le bien pour combattre le mal.

Une remarque en passant : d’un point de vue médiatique, pas sûr que l’affaire intéresse tant que ça, car la culture dominante voit déjà dans les accusations du nonce émérite un relent d’ « homophobie » [2] Ça c’est le vrai crime impardonnable de notre époque et de notre code pénal... On verra si le vieux dicton — « le diable porte pierre » — aura l’occasion de se « vérifier » en cette circonstance.


La contre-offensive du cardinal Donald Wuerl, actuel archevêque de Washington.

https://www.cath.ch/newsf/les-revelations-de-larcheveque-vigano-contre-le-pape-francois-prennent-leau/

Le silence du Pape

https://fr.zenit.org/articles/apres-les-accusations-de-mgr-vigano-le-pape-invite-la-presse-a-en-tirer-ses-propres-conclusions/

Quelques questions

https://fr.zenit.org/articles/le-cas-vigano-des-accusations-quelques-questions/

Marco Politi : l’opération Vigano est totalement politique

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2018/09/01/l-operation-vigano-est-purement-politique-6076571.html#more


[1Si on avait le cœur à faire de l’ironie triste on dirait que c’est beau comme du Martin Luther... Ce qui aurait le mérite de nous rappeler que, historiquement, toute crise de l’Église peut tout de même être surmontée et finir par donner le meilleur.

[2On le voit avec cette autre « affaire » où le Pape est épinglé pour avoir conseillé aux parents de se faire aider d’un psychiatre s’ils décèlent chez leurs enfants des tendances homosexuelles. Que n’a-t-on entendu, d’une de nos ministres même !...

Pour aller plus loin :

Messages

  • L’Eglise est accusée de protéger la pédophilie. Mais dès qu’elle se propose de lutter contre l’homosexualité (corollaire ou matrice logique de cette pédophilie), alors c’est l’ensemble du lobby de la nouvelle morale sociale qui se rue à l’assaut.
    Les indignations sont très sélectives, le code des valeurs nouvelles également.
    On l’a vu avec les réactions immédiates, furibardes et "indignées", des habituels chiens de garde de la morale néo-libérale du sexe.

  • je suis déçu que ce soit LANEF qui produise ce texte, y aurait-il une autre source moins critique vis à vis de l’Eglise ?

  • D’accord avec 29 août 09:41. En effet, quand l’Eglise se propose de lutter contre les lobbies spécialisés dans la défense et, au-delà, comme disait quelqu’un dans la propagande de l’homosexualité pour tous, c’est la levée d’écus.

    Dans une "marche des fiertés" les bannières brandissant "Jésus aussi avait deux papas" et à Tours l’enseigne du buste d’un Jésus barbu coiffé d’une couronne du drapeau LGBT et tenant dans ses bras un bébé ont été en général suivies d’un silence qui en a dit bien plus long que les cris d’orfraie probablement attendus.

    Les goûts et les couleurs, n’est-ce pas...

  • Peut-être utile à signaler : une confusion apparaît dans certains media entre deux hommes d’Eglise au patronyme identique : Vigano (avec accent grave sur "o") : Mgr Dario Edoardo Vigano (Brésilien) du temps de la "lettergate" sous Benoit XVI et l’auteur de la récente lettre ouverte sur des abus sexuels d’hommes d’Eglise, Mgr Carlo Maria Vigano (Italien) qui demande aussi la démission du pape.

    Profitant de cette parenthèse, peut-être ne serait-il pas dénué d’intérêt, au sujet de la responsabilité endossée par Mgr Carlo Maria Vigano, d’avancer que sa lettre qualifiée ici et là de "témoignage" pourrait être aussi bien considérée comme "accusation". Quel que soit l’angle sous lequel cette démarche est perçue et toute justifiée qu’elle pourrait être, elle souffre apparemment de preuves tangibles et avérées ; Mgr Carlo Maria Vigano n’aurait-il pas été mieux inspiré de déposer sa missive devant des juges spécialement réunis pour la circonstance au lieu la jeter sur les ondes satellitaires et autres ; à la suite de quoi une demande de démission du pape aurait pu faire l’objet d’une consultation des responsables de l’Eglise au cas où le pape refusait de partir... La gravité des faits, leur traitement et les décisions judiciaires prises et appliquées auraient probablement fait tout autant de bruit que la lettre ouverte mais , cette fois, sur des bases avérées, tangibles et sans appel...

    Pour en terminer, on peut comprendre que Mgr Carlo Maria Vigano ait voulu décharger sa conscience de vieil homme de faits très graves comme il l’explique. On peut comprendre, avec aussi le sentiment que l’homme d’Eglise aura gardé pendant beaucoup trop longtemps le secret sur des faits très graves. En tous cas, on ne peut qu’adhérer à la proposition ci-haut de Frédéric Aimard de "rester calme tout en restant très attentif..." en ces moments de grandes perturbations.

  • Témoignage de George Weigel (fameux biographe de Jean-Paul II) traduit par Charles-Éric Hauguel (journaliste et éditeur musical bien connu dans les milieux catholiques).

    " Les Écritures de la messe dominicale de cet été d’horreurs ont souvent été étrangement appropriées, à commencer par la polémique de Jérémie contre les bergers malfaisants qui trompent le troupeau du Seigneur (25 juillet) et continuent à raconter la défection de nombreux disciples après les « mots durs » du Pain. du discours de la vie (26 août). Et il est tout à fait compréhensible que plus de quelques catholiques se soient étouffés avec le mot "saint" ces derniers mois, lorsqu’on leur a demandé d’affirmer l’Église pendant le Credo et l’offertoire. Mais tout en étant compréhensible, il révèle encore un malentendu. La raison en est donnée immédiatement après l’histoire de la défection dans Jean 6 : 60-66, lorsque le Seigneur demande aux Douze s’ils vont lui aussi faire une mise en liberté et Pierre répond : "Maître, à qui allons-nous aller ? Vous avez les paroles de la vie éternelle. "

    La vie éternelle nous est offerte sacramentellement à chaque messe. C’est ce que nous croyons ; c’est pourquoi nous restons dans l’Église ; et c’est pourquoi nous devons tous nous efforcer, à partir de nos différents états de vie dans le Corps mystique du Christ, de réformer ce qui doit être réformé pour que d’autres puissent connaître et aimer le Seigneur Jésus et vivre les fruits de l’amitié avec lui. La crise actuelle de l’Église est une crise de fidélité et une crise de sainteté, une crise d’infidélité et une crise du péché. C’est aussi une crise d’évangélisation, car les bergers sans crédibilité empêchent la proclamation de l’Evangile - ce qui, comme le suggèrent les autres titres du jour, le monde a grandement besoin.

    Immédiatement après le "témoignage" de Mgr Carlo Maria Viganò et sa déclaration selon laquelle le pape François était au courant des péchés de Theodore McCarrick, ancien archevêque de Washington, et leva les sanctions contre McCarrick qui avaient été imposées (mais jamais sérieusement appliquées) par le pape Benoît XVI, les polémiques au sein de l’Eglise se sont immédiatement intensifiées et ont fait irruption dans les médias. Dans cette atmosphère fébrile, il est pratiquement impossible de dire quoi que ce soit sans susciter des soupçons et des accusations. Mais comme j’ai bien connu Mgr Viganò pendant son service en tant que représentant papal à Washington, je me sens obligé de parler de lui, ce qui, je l’espère, aidera les autres à réfléchir sérieusement à ses revendications très graves.

    D’abord, l’archevêque Viganò est un réformateur courageux, qui a été expulsé du Vatican par ses supérieurs immédiats parce qu’il était déterminé à lutter contre la corruption financière au Governatorato, l’administration de l’État de la Cité du Vatican.

    Deuxièmement, Mgr Viganò est, selon mon expérience, un homme honnête. Nous parlions souvent de beaucoup de choses, grandes et petites, et je n’avais jamais eu l’impression de recevoir autre chose que ce qu’il croyait en sa conscience pour être la vérité. Cela ne veut pas dire qu’il a tout bien fait ; Homme d’humilité et de prière, il serait le premier à l’admettre. Mais cela suggère que les tentatives de le présenter comme quelqu’un qui fait délibérément de fausses accusations, quelqu’un d’autre qu’un témoin honnête de ce qu’il croit être la vérité, ne sont pas convaincantes. Quand il écrit dans son témoignage qu’il est "prêt à affirmer [ces allégations] sous serment en invoquant Dieu comme témoin", il le dit. Et il le veut absolument. Mgr Viganò sait que, en prêtant un tel serment, il lui prendrait son âme ; ce qui signifie qu’il sait que s’il devait parler faussement, il serait peu probable qu’il retrouve son âme.

    Troisièmement, l’archevêque Viganò est un fidèle ecclésiastique d’une certaine génération et d’une certaine formation, élevé dans une véritable piété à propos de la papauté. Sa formation au service diplomatique papal le conduirait instinctivement à faire de la défense du pape sa première, sa deuxième, sa troisième et sa centième priorité. S’il croit que ce qu’il a dit maintenant est vrai et que l’Église a besoin d’apprendre cette vérité pour se purifier de ce qui entrave sa mission évangélique, alors il supplante ses instincts enracinés pour la plus grande des raisons.

    Ce que l’archevêque Viganò a déclaré connaître à partir d’expériences directes, personnelles et souvent documentables à Rome et à Washington, mérite d’être pris au sérieux, et non pas rejeté ou ignoré de manière péremptoire. Le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence des évêques américains, est évidemment d’accord, comme le montre clairement sa déclaration du 27 août. C’est une autre étape vers la purification et la réforme dont nous avons besoin."

  • De quoi parle-t-on ? C’est qu’au départ tombe dans les micros des USA l’annonce-choc du gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro sur les 300 prêtres prédateurs et leurs 1000 victimes entre 1950 et 2016 ; qq heures après arrive la lettre ouverte made in France de Vignon intimant l’ordre à Mgr Barbarin de démissionner "dans les plus brefs délais" ; à peine ébauchées des réactions à ce sujet, voilà que tourne autour de la planète une information stigmatisant d’abord les dérives sexuelles de McCarriCck - avec moult détails croustillants - et puis celle des relations homosexuelles par poignées dans le clergé étatsunien et autres ; dans sa lettre incendiaire Mgr C. M. Vigano n’oublie pas de demander, lui, la démission du pape. Résumé : de prêtres pédérastes ("pédophiles") en France, on en arrive à de véritables orgies cléricales homosexuelles aux USA. Comme quelques faits du hasard assez surprenants...

    Ce n’est pas tout : voilà qu’une "bourde" papale dit-on est tombée dans le vol Dublin-Rome : François a préconisé la psychiâtrie pour des bambins présentant des tendances homosexuelles. Scandale ! Tollé généralisé ! Quand on écoute cette conférence dans la langue originale on peut affirmer que "psychiâtrie" a été prononcé, sauf qu’ ici le ton et un bégaiement confirment que le pape cherchait le mot approprié. La traduction française de la vidéo est bonne, mais pouvait-elle traduire le ton et la recherche d’un mot ? Sauf qu’à reproduire : "...psychiâtrie ou...euh...".
    Ne faire circuler qu’un mot ou phrase de discours les amputant des expressions précédentes et suivantes c’est en dénaturer le sens. Il n’est pas indispensable d’être "papolâtre" pour regretter le bruitage fait autour du mot "psychiâtrie", et s’il avait été remplacé par "psychanalyse" ou "psychologie" le résultat aurait-il été le même ? On peut en douter. Et en n’éludant pas le fait que de graves délits et péchés aient été commis par des êtres pervers, force est aussi de constater combien ces épouvantables dérives peuvent servir d’appât pour des agissements plus que très répréhensibles.

    Dieu Seul est témoin des intentions, et chacun responsable de ses actes.

  • Je vous envoie des informations sur Mgr. Carlo Maria Vigano. En italien. Vous pouvez le traduire par vos amis.
    Moi, je suis prêtre, ayant eu un AVC à l’âge de 45 ans. Je m’occupe des handicapés mental et autres.

    P. Bernard CHENEBEAU
    « Centre Basile Moreau »
    72300 PRECIGNE
    Très fraternellement.

    http://www.ilgiornale.it/news/trame-vaticanoaffari-e-guai-famiglia-vescovo-vigan.html

    http://www.dagospia.com/rubrica-3/politica/scherzi-prete-balla-vigano-ratzinger-52532.htm

    http://www.ilgiornale.it/news/interni/e-mega-attico-nunzio-ora-crea-malumoripolemiche-900351.html

    https://www.uccronline.it/2018/08/26/caso-mccarrick-loscuro-mons-vigano-accusa-il-papa-ma-la-prudenza-e-dobbligo/

    https://www.uccronline.it/2018/09/08/il-vaticano-sapeva-di-mccarrick-dal-2000-allora-cosa-centra-francesco/

    https://www.uccronline.it/2018/08/28/accuse-al-papa-lex-nunzio-vigano-ha-mentito-ecco-le-prove/

    Un autre passage contre le Pape François

    On diffuse un livre
    « Le Pape dictateur »

    Si j’y crois à ce titre « Le Pape Dictateur ». Et bien je ne croirai plus, ni la théologie, ni rien. Car le Pape n’est pas dictateur. C’est le successeur de Saint Pierre. Il signe, par la « tradition » : « Serviteur des Serviteurs ». C’est un homme, certes, mais les dons du Seigneur pour nous. On parle contre ce « François », mais c’était pareil à la vie en l’an 30. Le apôtres n’aimaient pas ce Jésus. C’est comme aujourd’hui.

    Sainte Thérèse a dit à ses sœurs, dans le tribunal de la Béatification, en 1918, demandé par Saint Pie X, dit par sa sœur, Pauline, sœur Agnès : « il ne faut jamais parler contre le Pape ».

    Je vous cite aussi Blaise Pascal : « mais ceux qui seront instruits ... que ce peuple m’honore des lèvres, mais que son cœur est bien loin de moi »
    « Nous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le cœur »

    « C’est le cœur qui sent Dieu et non la raison. »
    (personnellement il faut pour tout la ’raison’, mais il faut, étant chrétien, la foi au dessus, Caritas.)
    Très fraternellement.
    P. Bernard Marie Chênebeau

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