Marion Maréchal-Le Pen à la Sainte-Baume

par Gérard Leclerc

lundi 31 août 2015

L’invitation faite à Marion Maréchal-Le Pen, pour participer au colloque organisé par le diocèse de Fréjus-Toulon à la Sainte-Baume, a suscité beaucoup de réactions, certaines sans doute sincères, mais beaucoup surjouées. Comme s’il était insupportable d’ouvrir une discussion avec une dirigeante d’un parti définitivement ostra­cisé ! Décidément, on ne se départit pas aisément d’une sorte de réflexe inquisitorial qui consiste à frapper d’interdit moral et canonique l’adversaire politique ! Et ce sont ceux qui se targuent le plus d’ouverture à l’autre, quelles que soient ses différences, qui sont les plus implacables. À l’encontre du conformisme qui continue à sévir dans le catholicisme français, je n’hésiterai pas à affirmer que la venue de la jeune dirigeante à la Sainte-Baume s’inscrit dans un processus inévitable. Il est impossible désormais d’ignorer un secteur d’opinion qui regroupe au moins un quart de l’électorat français. L’attitude, qui consiste à imaginer qu’on pourrait l’entourer d’une sorte de cordon sanitaire isolant des millions d’intouchables, relève d’une étrange mentalité.

Qu’on m’entende bien. L’inviter à un débat n’équivaut pas à avaliser les idées du partenaire. Il s’agit, bien au contraire, de les soumettre à examen à partir d’une rigoureuse éthique de discussion. C’est grâce à l’échange des arguments que peuvent s’établir des convictions raisonnables. Donner la parole à quelqu’un, ce n’est pas par avance lui donner quitus de son idéologie, c’est lui permettre de sortir de son cercle d’origine pour l’amener, sous le regard de l’autre, de préférence bienveillant, à une confrontation qui délivre de toute logique solipsiste. Par ailleurs, si la thématique de l’immigration est aujourd’hui cruciale dans le débat public, il est d’autant plus utile de la projeter dans une lumière qui tienne compte de son infinie complexité. La radicalité du Front national s’oppose de fait à l’incertitude évidente des autres formations politiques, souvent déconcertées par l’ampleur du défi.

Il faut aussi tenir compte dans cette affaire de la personnalité singulière de Marion Maréchal-Le Pen. Son rapport à la foi et à l’Église se distingue par un attachement qui n’est sûrement pas superficiel. De ce point de vue, elle est sans doute une des mieux structurées intellectuellement et spirituellement dans son organisation. Le rejet d’une telle personnalité, à coup d’anathèmes, ne s’avèrerait pas seulement contre-productif, il serait désastreux à un moment où le catholicisme français doit faire face à une crise gravissime, où se décide le destin national. 

Pour aller plus loin :

Messages

  • Henrik Lindell : Puisque j’y étais, et que j’ai contribué à faire de cette histoire une "polémique nationale", je dois vous le dire : je suis assez d’accord avec Gérard Leclerc. Or, j’ai aussi entendu le discours de Simon Renucci, un "catho de gauche" qui était également sur place et qui n’a eu aucun mal à dialoguer.

    https://www.facebook.com/leclerc.gerard/posts/885132254909161?comment_id=885202934902093&ref=notif%C2%ACif_t=comment_mention

  • Remercier Gérard Leclerc pour son article ci-dessus c’est aussi faire part de mon accord avec ses lignes.

    Pour éviter tout ce qui pourrait être traduit comme un début de polémique de ma part sur le sujet, je dirais, en premier lieu, que Madame Marion Maréchal-Le Pen, élue du FN, est venue en tant que citoyenne catholique participer à ce colloque et c’est dans cet esprit que l’invitation lui avait été adressée. Je ne vois là franchement rien de répréhensible, pas plus dans l’invitation que dans la réponse positive à celle-ci.

    Par ailleurs, je ne connais pas personnellement ces personnes qu’on dit les plus près du pape, les plus catholiques, etc...qui se seraient montrées les plus "indignées" de voir Madame Marion Maréchal-Le Pen à ce colloque. Que les caméras, perches, micros et tous les outils de communication médiatique se soient comme jetés sur l’événement pourraient relever de la concurrence entre media comme aussi du "gagne-pain" des gens du métier. Pour ma part, je ne peux que me limiter à ce que j’ai vu et entendu sur une des chaines de la télévision.
    Je ne vois vraiment pas pourquoi je m’abstiendrais de citer, par ordre d’entrée en scène, comme on dit, préparée par ce media, j’ai vu et entendu un représentant du Crif et, lui emboîtant le pas, si l’on peut dire, un représentant d’une ou de l’Eglise protestante, ces deux personnalités dénonçant une telle visite et une telle présence à ce colloque. M. Boubakeur est intervenu en dernier déclarant, si ma mémoire est bonne, que ceci était une "affaire inter-Eglise" et qu’il n’avait pas de commentaires à faire sur le sujet. Point.

    Quoiqu’il en soit, et au-delà du personnage Marion Maréchal-Le Pen, et quelles que soient les expressions sur ce sujet devenu presque une "affaire", il y a des Françaises et des Français qui ont, comme tout un chacun, la liberté et le droit de glisser dans l’urne le nom des élus de leur choix. Re-point.

    Mais, mais... Sans pouvoir l’expliquer, j’ai comme l’impression que les interventions des deux personnalités vues et entendues à la télévision sur cette question relèverait d’une façon peut-être involontaire, en tous cas maladroite, de s’ingérer dans les questions de l’Eglise à travers la personnalité de Madame Marion Maréchal-Le Pen. Si on pouvait appeler ce fait "ingérence", cela est insupportable, et sur tous les plans : l’Eglise catholique bénéficie elle aussi du droit, sinon du devoir, d’adresser des invitations aux catholiques, Madame Marion Maréchal-Le Pen est, tout en étant une élue du FN, baptisée catholique et de ce fait a le droit de ses mouvements. Il me semble également que, si je ne me trompe, dans ce contexte touchant à la Foi, personne n’a à rendre de compte à qui que ce soit d’autre, sinon qu’à Dieu Seul.

    Il eut été, à mon avis, plus adéquat de garder à cette manifestation son sens réel, loin de toutes autres considérations. J’espère que cette "affaire" s’arrêtera là, ce qui aurait pour effet de mettre du...baume au cœur de tout le monde tout en évitant de jeter de l’huile sur un feu qui n’est peut-être pas (encore) assez visible...

    Merci.

  • Encore une tempête médiatique dans un bénitier...

    1° L’initiative couverte par Mgr Rey prend acte d’une situation politique qui n’est pas propre au Var. La France catho est à droite et de plus en plus. il suffit de parcourir les forums pour s’en rendre compte...

    A une époque où le discours sur l’immigration et l’islam s’est singulièrement "déverrouillé", y a-t-il encore une raison d’anathémiser le FN ? L’évêque de Toulon prend acte que les laïcs dans son diocèse en sont de moins en moins convaincus à la façon dont ils votent...Mais ce n’est pas non plus une approbation...

    2° Cette actualisation a pris de court la droite qui se dit "républicaine" et qui continue de maintenir un cordon sanitaire autour du FN. Une barrière que ses propres électeurs sont de plus en plus tentés de ne pas respecter.

    Elle choque aussi parce que Mgr Rey met la lumière sur le "deux poids, deux mesures" de notre épiscopat qu’on avait un peu oublié...

    Sous couvert d’anathème contre les positions du FN sur l’immigration, il a trop longtemps pratiqué l’ostracisme. Mais auparavant et pendant des années il y a eu une "collusion" entre une partie du clergé et les organismes de gauche marxiste au nom de soit-disant convergences "progressistes". Cela ne scandalisait pas chez les curés qui votaient à gauche, d’autant moins que ces compagnons de route avaient largement subverti l’action catholique...Mgr Decourtray l’avait dénoncé courageusement...C’était lui qui faisait scandale, pas les cathos qui entonnaient l’Internationale à l’époque où l’Archipel du Goulag sortait clandestinement d’URSS...

    3° Ce qui devrait nous interpeller,toutefois, est moins l’invitation de la Sainte Baume que la dérive droitière de la France catholique. Bis repetita... Non seulement la France catholique est aujourd’hui à droite, mais en plus, il y a une porosité de plus en plus grande entre le "catho bourge" qui pense "catho" (Manifs pour tous) et vote "bourge- opportuniste" (Sarkozy en 2007 et 2012) et le "catho réac", qu’il va être de plus en plus difficile de qualifier de tel, et qui vote FN, en fonction d’un "kit politique" associant des idées de droite "fréquentables" et des convictions qui puisent dans l’attirail de l’extrême-droite ou de la droite anti-gaulliste (le fonds électoral du FN dans le sud-est est tout de même la communauté des pieds-noirs d’Algérie), dans une sorte de poutinisme à la française (nationalisme, xénophobie, europhobie, musulmano-phobie, antisémitisme, antilibéralisme...). Des cathos portant haut sur leurs bannières non seulement Jeanne d’Arc mais encore Hélie Denoix de Saint Marc...

    Le phénomène est probablement sous-évalué car les électeurs cathos du FN sont discrets...ou encore honteux : pour quelque temps seulement ?

    Bien d’accord, m’objectera-ton : le diocèse de Toulon n’a pas invité Jean-Marie Le Pen mais la gentille "Marionnette" de ce dernier dont les engagements cathos sont connus et respectables. Mais qui se profile derrière Marion Le Pen, produit d’appel tourné vers l’électorat catholique, dans le Var et ailleurs ? On voit en tout cas qu’on a changé de registre chez le catho engagé en politique : après la posture tonitruante de Mme Boutin, naufragée par Sarkozy, (la catho engagée pour les plus de 50 ans) la posture "soft-mais résolue" jeuniste de Marion Le Pen...qui a tiré les enseignements du naufrage...

    On me rétorquera et on aura tout aussi raison : qui se proflle derrière Juppé ou Sarkozy.2015 ? ll est bien beau d’affirmer comme le font certains clercs que le programme du FN attente à la dignité humaine en refusant l’accueil de l’étranger et du pauvre, mais on pourrait en dire autant de celui du PS ou de la droite républicaine qui, pour l’un, a fait voter, et pour l’autre, ne remet pas en cause la déconstruction du mariage républicain, de la famille, du travail et de la patrie : Maréchal, la voilà...

    Pour une fois, on ne pourra pas reprocher à un évêque d’avoir un temps d’avance sur "l’établissement politique". Celui-ci va devoir se livrer à un sérieux examen de conscience avant de lancer la prochaine pierre sur la femme frontiste, pur produit des adultères libertaires des partis dits républicains...Inutile d’ajouter que notre clergé ne pourra pas non plus se contenter de sa vulgate social-démocrate comme "bible" politique...

    • Je ne saisis pas bien ce qu’il pourrait y avoir de répréhensible ou de douteux dans le fait qu’un catholique puisse vénérer SAINTE Jeanne d’Arc. Si elle a été canonisée par l’Eglise c’est qu’il y a matière à l’être. Que quelques maréchalistes nostalgiques se soient appropriés cette figure hautement chrétienne n’est en aucune manière une raison de la vouer à l’oubli ou aux gémonies.

      La bourgeoisie serait elle interdite de catholicité, à en croire ce commentaire ? On peut être "bourge" et parfaitement chrétien. L’Eglise n’est pas réservée aux cathos de gauche du style ouvriériste d’Ivry sur Seine. D’ailleurs, des ouvriers, il n’y en a bientôt plus. Hélas pour notre économie et nos emplois.

      PS : Pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, je ne suis pas de droite (mais je ne suis pas de gauche non plus) et je n’ai aucune sympathie frontiste. Je suis indépendant des catégories artificiellement regroupées sous les bannières Gauche et Droite. Pour le coup, c’est la bannière de sainte Jeanne d’Arc qui me convient le mieux (à défaut de me décrire le mieux) !

    • 1. Je n’ai strictement rien contre l’invocation de Jeanne d’Arc, surtout parce qu’elle a bouté les Anglais hors de France, mais il me semble que l’accaparement de Jeanne d’Arc par un parti qui est en fait complètement païen et pour une bonne part libertaire est une usurpation d’image. D’ailleurs le FN n’usurpe pas que des images mais aussi des valeurs parce que les partis plus recommandables les ont laissé glisser dans le caniveau.

      2. Je n’ai rien contre les bourges cathos, mais la sociologie électorale est telle qu’elle contraint de constater que dans sa grande majorité, la droite catho française vote en fonction de ses intérêts. Après les manifs pour tous, je me suis trouvé dans une réunion où un certain nombre d’acteurs réfléchissait à la posture à adopter pour les élections municipales et pratiquement tous, de bons bourgeois bordelais, optaient pour le vote Juppé alors que Juppé avait pris parti pour le mariage taubira avant même les manifestations et qu’il n’y a plus libéralo-libertaire. Quand on passe à l’isoloir, les critères et les intérêts de classe l’emportent sur les critères de conscience. C’est d’ailleurs ce qui caractérise l’attitude bourge. Pour un bourge catho, mieux vaut voter pour un libertaire de droite plutôt que pour un libertaire de gauche. Mais c’est justement ce qui pourrit lentement mais sûrement le pays car on donne ainsi une caution puis un droit de cité à des lois et à des choses inacceptables. Le libertaire de droite utilise le catho de droite et le jette : voir la séquence Boutin. Pour moi, basta : mieux vaut ne voter pour aucun libertaire...

      3. Je vous félicite d’aimer Jeanne d’Arc mais je crois qu’il va falloir affiner votre approche du politique pour les prochaines élections car vous ne pourrez pas vous contenter de glisser une image pieuse dans l’enveloppe électorale...Les cathos de ce pays ont trop tendance à aborder le politique avec piétisme et fidéisme, ce qui est largement inopérant. La charité est une chose, le discernement politique se situe sur un autre registre. Voir le débat sur l’immigration.

    • Merci de ces conseils de conduite citoyenne.
      Je ne sais pas pour qui vous avez voté jusqu’à présent. Si j’en juge par les de plus en plus lamentables équipes politiques qui se sont succédées depuis, disons 30 ans, et par le désastreux état de la France d’aujourd’hui, vos pratiques politiques ne doivent guère être plus efficaces que les miennes ! Sauf si vous êtes satisfait du résultat.
      En attendant, l’idée d’une image pieuse glissée dans l’urne est à retenir. Peut être qu’à défaut d’un bulletin blanc inefficace ou d’une voix accordée à un honnête ultraminoritaire pour éviter les habituels bonimenteurs et escrocs de la scène politique, cette image aura un effet sanctificateur.
      Enfin, permettez moi en tant que modeste chrétien d’émettre les plus vives réserves sur cette vision, tellement répandue, qui voudrait que l’évangile et la charité (au sens du NT) restent confinés dans les sacristies avec un droit de sortie limité à la messe dominicale.
      J’ai encore le souvenir des déclarations d’un François Bayrou qui voulait rassurer le chaland et le prospect en assurant publiquement qu’il avait deux vies qu’il ne confondait pas, celle de chrétien et celle d’homme public. Bel exemple de mensonge et de duperie sur les deux tableaux.
      Laisser croire que la fidélité chrétienne doit s’arrêter aux "choses sérieuses", telles que la politique, pour les laisser aux experts et aux professionnels concernés est une illusion néfaste. C’est ce que veulent laisser croire les propagandistes qui cherchent à neutraliser (à leur profit bien sûr) l’effet radical et contrariant du message évangélique. C’est aussi hélas pour les chrétiens une de ces trahisons à l’attachement aux promesses du Christ et aux engagements du baptême.

    • Je me suis mal exprimé ou vous faites un contresens.

      Je dis que le catholique doit aujourd’hui plus qu’hier encore aborder la politique avec foi ET intelligence. Il y a trop de cathos qui confondent pitié et intelligence. On peut être pieux et sot.

      Ensuite il faut se rendre à l’évidence : les cathos sont aujourd’hui minoritaires. Ils ne font plus les élections. En revanche, ils ont toujours à être le "sel" de la terre et par conséquent de la campagne électorale.

      Voter Juppé ou Sarko quand on est catho, chacun étant libre de son choix naturellement : je dis que c’est aller au-devant du sel piétiné. Voir Boutin.

      Voter FN ne vaut pas mieux car tout est dans les débuts. Le vieux Le Pen rappelle opportunément en ce moment qu’il est le "père spirituel" du parti. Quand on a vu la tête et étudié les idées du père spirituel, on doit se méfier de la communauté...

      Les catholiques ne sont pas encore habitués à redevenir des dissidents. Pourtant ça fait des siècles (Diognète) qu’on a dit qu’ils étaient dans ce monde sans être du monde.

      Actualisons l’affirmation...

      Pour le modus operandi : subsidiarité. Je ne suis pas chargé de donner des consignes électorales. J’ai horreur du cléricalisme, y compris en politique...Je ne vais pas commencer à donner le mauvais exemple... Mais trouvez autre chose que l’image pieuse dans l’enveloppe électorale car ça fera un bulletin nul. Et Jeanne d’Arc mérite mieux que ça. Les cathos ne sont pas dispensés de connaître les règles de vote.

    • A l’issue de l’université d’été de ce parti, nous avons le vrai visage du Front national, qui n’est pas le joli minois de Marion Le Pen...

      Cette dernière sera tenue par la politique du FN, y compris sur l’immigration.

      Or, s’il faut assurer une maîtrise de l’immigration, il ne saurait être question d’entrer en guerre civile contre les musulmans et les immigrés. La thèse de l’invasion est un mensonge. La France aurait crevé depuis longtemps sans l’apport essentiel de ses immigrés.

      La société française, c’est vraie, est fragilisée. Les causes de tension et d’affrontement sont nombreuses, chacun voyant la France depuis le seuil de sa porte. Les poches de pauvreté sont inquiétantes. Mais ce dont le pays a besoin n’est pas de Marine Le Pen, qui va dresser les Français les uns contre les autres. Des Français au nombre desquels se trouvent des musulmans et des personnes issues fraîchement de l’immigration, avec les mêmes droits et aussi les mêmes devoirs que les autres, garantis pour les premiers mais aussi exigés, pour les seconds, par la République, ni plus ni moins.

      Il nous faut un Premier Magistrat qui garantisse une vraie justice au pays. Pas une justice libertaire frelatée, comme celles que préconisent les libertaires de gauche et les libéralo-libertaires de droite prêts à se faire élire avec des voix de gauche en profitant du repoussoir qu’est le Front national pour une large majorité de Français.

      Cette dernière équation, il faut insister là-dessus, est tout aussi malsaine que la pérennité d’un pouvoir socialiste à bout de souffle. La France l’a déjà connue avec Jacques Chirac. Ce serait une erreur de la renouveler. Nous nous enfoncerions un peu plus dans l’ornière.

      Il faut autre chose pour le pays, mais qui n’a pas encore émergé. Pourtant, deux ans, c’est bien assez pour voir apparaître une nouvelle dynamique qui laissera en arrière les chevaux de retour de la droite, plus ou moins vieux, comme ceux de la gauche, éreintés.

  • Enfin du sein de l’Eglise un propos qui intègre à la fois la raison, le coeur et, pourquoi le nier, l’intérêt national dans un temps où ce vocable est devenu un interdit.
    Puisse l’Eglise et d’abord l’épiscopat continuer à donner ainsi dans ce monde de faux-semblant et d’hypocrisie, l’image d’une pensée claire échappant aux modelages médiatiques, aux censures et, pour reprendre cette expressions si profonde concernant le totalitarisme (A Ciliga), à la société et à la culture du mensonge déconcertant.
    Bref l’audace de la vérité n’est-elle pas l’obligation chrétienne la plus nécessaire dans cette rentrée engluée d’enrobages idéologiques syncrétiques et manipulateurs tous azimuts, sous couverts de "laïcité" et de la soupe tiède d’un "vivre ensemble" dénégateur de tous les problèmes réels.
    Merci d’évidence à Gérard Leclerc et heureux sommes-nous de disposer d’une talle tribune pour le signifier.

  • L’article de Gérard Leclerc est tout à fait équilibré et rend justice à la personnalité éminemment - pour moi- sympathique de Marion Maréchal dans le marigot politique, tout en gardant une saine distanciation, qui ne relance pas les polémiques stériles.

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