Machisme et féminisme

par Gérard Leclerc

lundi 6 juin 2011

Touchante unanimité de notre presse française ! La même semaine, deux hebdomadaires, Le Nouvel Observateur et Marianne affichent le même titre sur leur page de couverture : La France des Machos. Le message est sans équivoque. A travers les scandales récents en matière de mœurs, on s’est aperçu que notre pays était toujours dominé par les hommes, qui exercent leur pouvoir sur leurs compagnes, dans tous les domaines de la vie sociale, avec une insistance particulière en politique. Tout est parti de réactions spontanées à l’affaire DSK. J’en ai déjà parlé ici la semaine dernière, mais le phénomène a pris une telle ampleur que je me vois obligé d’y revenir, ne serait-ce que pour en appeler à une certaine modération.

Je veux bien admettre tout ce qu’on voudra : la sous- représentation féminine parmi les élus de la nation, la situation difficile de beaucoup de femmes en proie à un véritable harcèlement, les salaires scandaleusement inférieurs des femmes par rapport aux hommes, les tâches ménagères retombant systématiquement sur les épouses et mères de famille. Tout cela est vrai, incontestable, et il y a lieu de prendre très vite des décisions pour contrecarrer des inégalités inacceptables. Cependant, il faut faire très attention. Promouvoir la lutte des sexes peut se révéler à un certain point désastreux. Lorsque la grille d’analyse des relations sociales met systématiquement en valeur ce qu’on appelle les effets de domination, on s’expose à développer à travers l’ensemble du corps social une véritable névrose qui aggrave les maux plutôt que de les faire disparaître.

J’ajoute qu’en tant que membre d’une communauté chrétienne, et plus précisément catholique, j’ai pu constater une évolution des mentalités pour une véritable promotion de la femme, sensible dans l’éducation des jeunes filles. Sans agressivité ostentatoire, un féminisme chrétien s’est affirmé dans un milieu social non négligeable en faisant l’économie d’une dérive perverse. Ce féminisme s’est aussi caractérisé par une vision positive de la féminité et non par une volonté de détruire ce que certains appellent avec dérision l’éternel féminin. C’est bien un des paradoxes actuels qu’on aboutisse au déni de la personnalité féminine, alors qu’on prétend combattre pour la promotion de la femme.

Chronique lue le 6 juin sur Radio Notre-Dame

Messages

  • La lutte des sexes, c’est la lutte des classes appliquée à la cellule la plus petite de la vie sociale, le couple. Nous savons ce que cela produit : la violence.
    La lutte des sexes, c’est le marxisme le plus efficace et le plus pervers.

  • Machisme et féminisme sont les deux faces d’un même combat qui consiste à diviser la société humaine. Cependant, quelques centaines de milliers d’années ont abouti à une répartition des pouvoirs entre hommes et femmes.

    L’obsession de certaines femmes à prendre le pouvoir relève de l’insatisfaction congénitale de la femme à l’égard de ce qu’elle a déjà et de son besoin de changement. Quant à l’homme, il a fini par prendre le pouvoir parce que chacun sait (notamment dans l’entreprise) que les femmes ont du mal à s’entendre entre elles et que le management des femmes est en général du genre tyrannique.

    Ne parlons même pas de la monogamie obtenue par les femmes en occident et dont la cause était moins l’amour que l’incapacité à se supporter entre elles, la jalousie et c...En effet, beaucoup d’hommes font face à l’absence de désir chez leur femme après un certain âge. Beaucoup de femmes sont ravies que l’homme aille se défouler ailleurs. L’homme ordinaire est polygame en orient quand il a les moyens d’entretenir plusieurs femmes. C’est d’ailleurs un devoir de protection sociale à l’égard des femmes qui, sans cela, seraient en danger d’exclusion.

    Donc, il n’y a pas de justice dans cette recherche d’égalité entre femmes et hommes mais de la jalousie et une belle contradiction. Car, pour que l’homme continue de désirer la femme, il faut aussi qu’il se sente aimé et respecté. Le profil de l’homme soumis n’a jamais eu beaucoup de succès et on observera dans cette société que les couples "homme soumis femme dominante" dont le nombre va croissant sont instables et que dès que la femme a deux enfants et un boulot, elle se passe volontiers du mari. C’est après qu’elle regrette et qu’elle se remet à chercher.

    Au temps passé où certains hommes prenaient une maîtresse pour compenser l’absence affective de leur épouse occupée par les enfants, ils n’auraient pas eu l’idée de "larguer leur femme". Ils menaient une vie double dans la plupart des cas.

    Voilà pourquoi le modèle machiste a été plus répandu sur la terre. Les sociétés de femmes dominantes sont globalement moins vivables que les celles où les hommes dominent. La preuve en est faite par la statistique mondiale et même l’existence de sociétés hypermachistes comme les sociétés musulmanes traditionnelles ne changera pas ce constat.

    Quant à notre société qui devient hyperféministe, hédoniste, libérale et consumériste, elle ne brille ni pas la justice sociale, ni par l’équilibre mental. Le socialisme est une création machiste, même si des femmes y ont contribué.

    Cherchez l’erreur.

    Donc, réjouissons nous que les hommes finissent toujours par reconstituer des sociétés dans lesquelles il y a place pour tout le monde. La rançon de ce succès est qu’ils aient le pouvoir. La compensation que les femmes y trouveront est la charité naturelle de l’homme. Dans la plupart des cas, l’homme accepte que sa femme reste à la maison sans chercher de boulot. La plupart des femmes ne pardonnent pas cela à leur "mec".....

    Fifi

  • Fifi est provocant mais pertinent. Machisme (modéle islamique) et Féminisme (modèle du Gender américain) sont bien deux totalitarismes démoniaques. L’humanisme chrétien a toujours eu pour modèle la Sainte Famille : Joseph protecteur et Marie aimante.
    Ni dictature bornée ni soumission servile !

  • L’Humanisme n’a d’intention intrinsèque que l’abolition et l’extinction de l’amour agapé entre l’homme et la femme. Il suscite le combat, le conflit, le rapport de force, une égalité de rivalité. L’Humanisme ne peut être chrétien que s’il met l’homme au centre comme Dieu et parce que Dieu met l’homme au centre de sa création. L’Humanisme qui est ici à l’œuvre se substitue à la transcendance, qu’il veut faire disparaître. Le féminisme est son "enfant". Une femme (de la télévision...) disait récemment : notre féminisme doit être libertin. Il y a de quoi méditer sur un tel oxymore. Se défendre du machisme ET exiger une sexualité sans tabous. Une autre femme déplorait que l’homme blanc de 60 ans en cravate, continue d’occuper tant de place dans les diverses représentations. On percevait clairement du mépris et une forme de violence dans son propos. Non, pour l’Humanisme féministe, antiraciste, libertaire et égalitariste, les principes qu’il a lui-même édictés cessent de s’appliquer à certains humains d’aujourd’hui si vous êtes homme, blanc, hétérosexuel, plus assez jeune, attaché à des traditions. Ne parlons pas de foi catholique... Beaucoup ressentent là une morsure de ce qui est pourtant partout dénoncé et combattu, l’exclusion par accusation implicite de pensée nocive, c’est-à-dire non agréée par la pensée dominante. Voilà ce que nous livre l’Humanisme, entre autres armes de destruction massive du Bien commun. Il va devenir impossible de vivre dans une société livrée à une telle autodestruction. Luttons "sans honte ni trouble au visage" pour faire entendre une autre parole, de Vie.

  • LES HOMMES N’EXISTENT PLUS

    Les hommes n’existent plus.

    Les grands, les forts, les vrais.

    A la place, des larves, des mauviettes, des frileux, des castrés.

    Moi je dis que l’homme, le mâle, est un seigneur de naissance. Aux antipodes de la pitoyable vision contemporaine le réduisant à un clone de la femme. Pour les châtrés-dégénérés s’épilant les jambes et se couvrant la peau de crèmes protectrices, l’homme est une limace bien lisse qui bave en se trainant aux pieds de poulettes dégradées pour pleurer leurs faveurs.
    Dans ce siècle aseptisé le mâle ne conquiert plus, il quémande.

    Conscient de l’inaliénable supériorité que me confère ce glaive hérité de Mars, je me comporte sans complexe en astre dominateur, puissant et radieux, viril et impérial jusque dans mes pensées les plus élevées, indifférent à l’anti-machisme ambiant. Ce qui a pour effet de déplaire aux femmes dénaturées, aux bécasses hystériques, aux féministes invétérées et même à la masse des eunuques, je veux parler de ces caniches formant la majorité du genre masculin de notre société. Ces toutous habitués à subir la loi des femelles ont perdu toute dignité phallique.

    La femme en rébellion contre l’homme déchoit de son demi-trône naturel consistant à laver les pieds de son maître. Devenue insignifiante, ridicule et sans valeur en voulant singer son dieu, elle caquète, glougloute, agite dans le vide ses ailes de volaille trop lourde, hurle stérilement à s’en égosiller pendant que le lion, nonchalant mais sûr de lui, couvre sa voix aiguë de petite créature pleureuse d’un paisible, rauque, souverain rugissement.

    Lui n’a pas besoin de se déchirer les cordes vocales pour manifester sa divine autorité et faire sentir à la femme que sa crinière est une couronne, ses testicules des bijoux royaux, son membre un sceptre de pharaon.

    La descendante de Vénus a un tempérament docile. Molle, tiède, inconstante, indécise, elle est faite pour obéir à son étoile et la suivre fidèlement. C’est dans sa nature.

    Tandis que l’homme, ce reflet du soleil, est fait pour régner sur ses terres conquises.

    Voilà pourquoi je dis que les hommes n’existent plus : parce que, éteints de l’intérieur par l’eau glaciale de l’hérésie féministe, ils ont fini par croire que le soleil était l’égal de la lune.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

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