Liban : « Que restera-t-il du pays ? » s’interroge le Cardinal Rai

mercredi 6 mai 2015

Le cardinal Bechara Boutros Rai, patriarche maronite, s’inquiète de l’équilibre religieux au Liban remis en cause par l’arrivée massive de plus de 1.5 million de réfugiés syriens (sur 4 millions d’habitants). Lors de cet entretien accordé à une délégation de l’AED réunie au siège même du patriarcat à Bkerké, le chef de l’Église maronite s’est également exprimé sur la guerre en Syrie, fustigeant le rôle de la Communauté internationale.

https://www.aed-france.org/actualite/liban-que-restera-t-il-du-pays-sinterroge-le-cardinal-rai/

Messages

  • Interrogations légitimes du cardinal Rai, mais insuffisantes.

    Le patriarche maronite fait l’impasse sur les propres responsabilités historiques et politiques des pays arabes. Et sur l’échec récurrent de l’islam politique, mais pas seulement...

    Le "stock" de réfugiés palestiniens a été entretenu sur plus de 4 générations pour maintenir le problème au flanc d’Israël. Le cardinal rappelle que ce fut la cause de la déstabilisation du Liban et de la guerre civile.

    Mais pas seulement : les maronites n’ont jamais fait évoluer le système confessionnel qui régissait le pays en leur faveur en dépit de leur déclin démographique et de la montée en puissance des chiites, les parents pauvres du Liban. Aujourd’hui, les maronites sont pour partie affiliés au Hezbollah comme force d’appoint...

    Les chrétiens syriens votent Assad. Certes. Mais qu’a fait le régime des Assad pour associer au pouvoir contrôlé par une minorité alaouite une majorité sunnite qui a fini par se rebeller ?

    Irak : la déstabilisation de l’Irak est certainement le fait de deux guerres conduites pas les Américains, la première avec un aval de l’ONU tout de même. Mais peut-on oublier que c’est l’agression contre le Koweit qui marqua le commencement de la fin de l’Irak de Saddam Hussein ?

    Egypte : l’armée n’a jamais su faire évoluer le système de pouvoir sur lequel elle avait la haute main, assurant la pérennité de celui-ci par une politique répressive à géométrie variable contre les Frères musulmans.

    Arabie séoudite : régime fondé sur l’alliance entre un vaste clan familial et un islam wahhabite hyper conservateur, dans un pays qui ne peut vivre qu’avec le concours d’immigrés qui représentent près de 30% de la population du pays. Là encore, quelle justice politique pour quelle paix civile ?

    Ne parlons pas de l’Algérie verrouillée et sclérosée par un régime militaire déguisé en pseudo démocratie.

    Qu’on veuille bien excuser le caractère abrupte de la question : mais quand donc les Arabes, qu’ils soient ou non chrétiens, balayeront-ils d’abord sur le seuil de leur propre porte ? Ce serait peut-être le commencement d’une révolution culturelle qui ferait sortir le Proche-Orient de la spirale de violence certes amplifiée par des intervenants extérieurs mais que les peuples indigènes excellent à entretenir eux-mêmes par leurs échecs politiques répétés et leurs haines réciproques (chiites-sunnites) irrépressibles...

  • Quel texte puissant ! Le cardinal prouve, une fois de plus, que la violence est fruit des passions des élites : colère, vanité, orgueil, etc. Les puissants, souvent vieux, se battent à coups d’éthiques ; les pauvres, souvent jeunes, se battent à coups d’obus. Mais les seuls coupables sont les élites : quand même elles ont le pouvoir de répandre la bienveillance, elles préfèrent cultiver la haine. Les hommes de paix sont les vrais héros. Les va-t-en-guerre font aisément la une des médias ; les Matthieu Ricard sont rares à la télévision.

    • Les coupables sont les élites ?

      Réponse un peu facile et un peu courte. Non : les "structures de péché" impliquent bien plus que les élites même si celles-ci portent de plus lourdes responsabilités.

      Les haines inter-ethniques, inter-religieuses, les hybris nationalistes, la corruption, l’avortement, l’usage des drogues, l’exploitation des femmes et des enfants, impliquent toute une population.

      C’est vrai au Proche-Orient, en Russie comme chez nous...

    • cf. : 7 mai 12:35

      @ de Tréglodé

      En ouvrant KTO sur mon ordinateur il y a plus d’une semaine, j’ai eu la surprise d’y trouver la vidéo du discours du patriarche cardinal Béchara Boutros Raï
      à l’invitation de l’Unesco le 25 avril dernier. J’ai donc visionné cette vidéo (env. 31 minutes). Lire ou écouter un discours est une chose, écouter et voir en est une autre. De plus, il y a une différence entre une interview et une conférence. Vous avez donné votre sentiment, comme d’habitude, clairement, sobrement et en quelques lignes. Pour avoir une idée plus en profondeur de la pensée du patriarche cardinal Raï, et de la réalité de l’histoire et des faits, et avant d’écrire longuement sur ce sujet (ce que vous vous êtes abstenu de faire) comme sur n’importe quel autre sujet, il est indispensable, à mon avis, de bien savoir de quoi il s’agit. Autrement, on risque fort d’avancer tout et son contraire et n’importe quoi et, de ce fait, n’apporter que des jugements irresponsables ne découlant que d’à priori et autres considérations, loin des réalités. Que l’on avance des suppositions, pourquoi pas, elles sont ce qu’elles sont. Mais aller plus loin sans bagage véritable et consistant, autrement dit aller se risquer à aller trop vite en besogne serait comme faire un trou dans l’eau. Vous avez écrit : "Quel texte puissant !". J’en suis bien entendu d’accord avec vous. Mais voir les expressions du conférencier, sa façon de lire son texte avec le ton utilisé, appuyer sur des mots plus que sur d’autres, etc... c’est une autre dimension qui peut surprendre.

      Bref, avec son accent "maronito-libano-français" - pour rire un peu - la façon dont Mgr Raï a exposé en 3 points 7 déclinaisons, son discours, je peux dire sans me tromper, que le style ferme et souple en même temps, clair et tout en nuances aussi, les expressions du visage, tout cela a fait que les quelques 31 minutes sont passées sans que je ne m’en aperçoive. J’avais devant moi un homme d’une culture impressionnante, qui savait fort bien de quoi il parlait, et comme d’autres qui ont pu voir la vidéo ou assister à cette conférence à l’Unesco, j’ai quitté Mgr Raï avec le regret de n’avoir pas eu l’occasion de jamais le rencontrer, en tous cas de le remercier pour ce discours du 25 avril 2015 à l’Unesco.

      Je termine enfin cette "appréciation" non sans avouer que, dans la foulée, j’ai vu par hasard en surfant, un court ruban de vidéo daté de je ne sais quand où le patriarche cardinal Raï, répondant sans doute à quelque question ou affirmation ou je ne sais quoi, dit en levant les bras au ciel : "Laissez-nous en paix : Il y a 1400 ans que nous vivons avec les musulmans !" Ce "laissez-nous en paix", agacé, mais poli (hum) m’a fait comprendre qu’il devait certainement répondre à quelque réaction de je ne sais quelle(s) personne(s) parlant d’un sujet qui les dépassait, peut-être voulant donner des conseils ou même, pourquoi pas, une ou des leçon(s) à un homme dont la responsabilité, l’expérience et l’identité peuvent quand même refléter une petite idée d’une question dont bien d’entre nous ignorent les réalités et le véritable enjeu. (J’ajouterais que j’ai pensé à une expression lue sur ce forum décrivant les chrétiens du Moyen-Orient ajoutait : "leurs" - musulmans-. J’ai ri).

      Je peux dire que Mgr Rai m’a fait très bonne impression,
      et l’historique qu’il a donné de l’histoire des chrétiens de la région depuis l’année 37 après J.C. a enrichi mon regard sur ce "pan" de l’Histoire de l’Eglise resté souvent inconnu et/ou en veilleuse.

      P.S.
      Pour en terminer je dirais que j’ignore si le discours du 25 avril à l’Unesco a été écrit par quelqu’un et si oui, par qui ; n’empêche qu’il semble refléter, aussi bien par son contenu que par son style, la pensée et la stature du personnage qui l’a lu avec une faculté de précision, je dirais, impressionnante. Un moment inédit de culture et de découverte sur un sujet peu ou pas assez connu.

    • S’il y a 1400 ans que les maronites vivent avec les musulmans avec autant de bonheur, on se demande bien pourquoi il y a aujourd’hui plus de Libanais hors du Liban qu’au Liban même...

      Laisser les chrétiens d’orient en paix...mais cette paix risque fort de ressembler de plus en plus à celle des cimetières...

      J’admets que certaines questions peuvent indisposer le patriarche maronite car elles font partie de l’indicible au Proche-Orient. C’est ce que j’ai appelé le "tabou existentiel".

      Mais les chrétiens d’occident ne sont pas astreints à se soumettre aux tabous des chrétiens d’orient. La "dhimmitude" ne s’étend pas encore à l’Europe, que je sache...

    • cf. : 8 mai 12:12

      Ignorant complètement cette discussion du patriarche Béchara Boutros Raï avec Philippine de Saint-Pierre, non seulement je n’ai pas regretté de l’avoir visionnée (et enregistrée) mais, au contraire, me voici encore plus au courant (et autrement que par certains media) de la réalité dans cette partie du monde. Il me semble que le tour d’horizon évoqué est précis, honnête car ne cachant pas les difficultés, mais sous le regard de Dieu, comment baisser les bras et perdre espoir... Le patriarche Raï a répondu aux questions sans rien éluder, il a osé ce que bien d’hommes politiques cachent ou dissimulent, que cela plaise ou non. Le contenu de cette vidéo peut plaire ou ne pas plaire, peu importe. Laissant aux esprits chagrins la liberté de penser ce qu’ils veulent, à chacun de se situer s’il le désire dans une dynamique d’espérance (et non pas d’illusion).La violence et le refus de l’amour ne pourront jamais, me semble-t-il, avoir le dessus. Cette démarche n’est pas au niveau du sentiment, de l’affectif, mais d’une volonté de prière et d’action dans l’esprit de l’évangile. Rien n’est facile, mais tout devient possible lorsqu’on se met - en demandant l’aide de Marie - sous le regard de Dieu. Il me semble que dans cette région du monde, Joseph aussi a sa place, contrairement à un certain Occident d’où le père adoptif de Jésus a été écarté pour les raisons imbéciles que l’on connait. Peu importe, il existe également des forces vives partout, ici et ailleurs, il faut seulement y croire. On peut aussi souligner que la liberté est laissée à chacun d’adhérer ou non à ces points de vue. En retour, il y a un peu de place pour un minimum de respect.

      Merci pour la mise à disposition de cette vidéo.

    • Je n’entends rien dans cet entretien qui soit vraiment original.
      Le patriarche des maronites "fait le patriarche" des maronites. Très bien j’en conviens...

      Quant à la coexistence si pacifique des chrétiens et des musulmans au Liban, cette revisitation de l’histoire pour des besoins qu’on peut comprendre parfaitement dans la parole du patriarche est loin d’être exacte...

      Les maronites existent toujours : 1° parce qu’ils se sont battus et se sont imposés par la force face à l’islam ; et 2° parce que les puissances européennes, poursuivant aussi leurs propres intérêts, sont intervenues à leur soutien. Ainsi la France à deux reprises essentielles : en 1860 pour sauver les maronites d’un "nettoyage ethnique" par les druzes et après la 1ère guerre mondiale en imposant la création d’un Etat du Grand Liban détaché de la Syrie dans lequel les maronites avaient une place prédominante.

      Le patriarche parle de la modération des musulmans. Mais celle-ci n’a jamais été le fait de l’islam. Elle est due aux facteurs qui limitent l’agressivité de l’islam. Avec l’islam il faut toujours avoir le dessus, sinon c’est en fait et il faut passer sous la loi islamique (dhimmitude). C’est vrai au Liban comme dans tout quartier où les musulmans deviennent majoritaires et qui risque de devenir une enclave non maîtrisable dans laquelle la loi civile laïque ne peut plus être respectée car la pression de l’oumma devient trop forte. Et c’est bien pourquoi les Israéliens, à juste titre, excluent le retour des réfugiés (qui en sont à la 4ème ou à la 5ème génération...). ll suffit de voir comme le pacte libanais a été démoli pour comprendre pourquoi Israël ne peut pas être gouverné comme un Etat multiconfessionnel mais ne peut que rester ce pourquoi il a été créé : être d’abord un Etat pour les juifs.

      Encore un mot sur lequel je ne peux pas approuver ce que dit le patriarche maronite. La thèse arabe est que la cause des malheurs du Proche-Orient est le conflit israélo-palestinien. L’évolution actuelle du Proche-Orient montre que c’est faux. Il est certain que le Liban (et la Jordanie) ont particulièrement pâti de l’afflux des réfugiés palestiniens qui les ont déstabilisés (ce fut un échec sanglant en Jordanie : septembre noir 1970, et une guerre civile au Liban de 1975 à 1990). Mais aujourd’hui, les conflits inter-arabes sont bien plus déterminants.

      La véritable cause de la déstabilisation du Proche-Orient n’est pas l’Etat d’Iraël mais l’échec récurrent du politique en civilisation islamique et plus encore le danger que présentent des sociétés islamiques qui ne savent pas se gouverner, alternant entre régimes dictatoriaux et convulsions chaotiques. L’islam n’a jamais su mettre le religieux à distance du politique et nous vivons jusqu’à présent les conséquences tragiques, d’abord pour les populations musulmanes, de cet échec qui est inscrit dans la loi coranique elle-même. Ce n’est pas un problème de réforme, d’application ou d’exécution, c’est un problème d’inspiration. L’islam est mal inspiré si vous préférez...La seule façon d’avancer serait d’en sortir. Aujourd’hui, seule la voie de la sécularisation est envisageable mais elle est très difficile à engager, même chez les musulmans qui vivent chez nous car un islam qui ne se vit pas comme loi religieuse et loi civile est un islam bancal.

    • C’est à se demander - on s’est posé la question à maintes reprises - à quoi cela sert de sauter sur son clavier pour être le premier à déverser...comment dire, enfin, on ne dit rien, mais voyons plutôt :

      X : "S’il y a 1400 que les maronites vivent avec les musulmans avec tant de bonheur, on se demande bien pourquoi il y a aujourd’hui plus de Libanais hors du Liban qu’au Liban lui-même...".
      R : Mgr Raï n’a jamais dit qu’il y a 1400 ans que les "maronites" vivent avec les musulmans, pas plus qu’il n’a prononcé "avec bonheur". Il a parlé des chrétiens, sur leur terre en Orient, depuis 37 ans après J.C. et que le "vivre ensemble" avec leurs concitoyens musulmans est un effort tous les jours renouvelé. Pour ce qui est de l’émigration des Libanais, il y a eu (et encore aujourd’hui) d’une part, le facteur "persécutions" pour ne citer que : 1830, 1860, 1915, 1917 etc...et, d’autre part, le facteur économique, pour trouver du travail et construire une famille.
      X : "Laisser les chrétiens d’Orient en paix...mais cela risque fort de ressembler de plus en plus à la paix des cimetières...".
      R : Interprétation stupide puisque, dit et répété, cela fait 1400 ans ces chrétiens sont toujours là avec les musulmans malgré les persécutions. On appréciera, par ailleurs, ce qui, dépassant une sorte de prédiction plus que morbide, semble cacher une haine viscérale des chrétiens de cette région. Oui, cette évocation ignoble de "la paix des cimetières", sous la signature d’individus
      se proclamant, et que de fois, "catholiques romains", oui, cette évocation ressemble plutôt à un souhait. La preuve, on est repu des chrétiens d’Orient, on en a assez d’en entendre parler, on en est saturé etc... On est forcé de croire qu’"on" est arrivé à saturation des chrétiens d’Orient et des Arabes, j’y crois et j’adhère. Pourquoi ? Parce que ce tas de bétail est le miroir dans lequel se reflètent notre part de responsabilité avec les criminels via les créateurs du "chaos créateur" et autres profanateurs d’hommes créés à l’image de Dieu. La haine détruit AUSSI ceux qu’elle habite comme le Malin qui se cache dans un être et fait de lui un possédé.
      X : "Les chrétiens d’Occident ne sont pas astreints à se soumettre aux tabous des chrétiens d’Orient. La "dhimmitude" ne s’est pas encore imposée à l’Europe...". Qui donc parmi nous souhaiterait que nous subissions en Occident le même sort que nos frères en Orient. Mais, tout doux... et le mot "encore" en dit long...Et qui sait si les chrétiens d’Orient tant haïs, sur ce forum de FC, ne sont pas en train, en ces jours de terreur (depuis quatre ans) de mourir pour que nous vivions ? Sans aller plus loin, les mots de Marc Fromager sont ENCORE d’actualité : "Avant la Syrie et l’Irak, aujourd’hui Alep, et bientôt l’Europe ?..." Cela vaut son pesant d’or ! Et à propos, merci de laisser tomber quelques sous dans l’escarcelle d’AED, mais il vaudrait mieux garder son pognon bien au chaud au lieu d’en faire étalage ici, sur le forum de FC. Les martyrs et tous les autres n’ont guère besoin de ces deniers... Le prix du...de quoi ? Laissons...

      Ce que les philosophes de pacotille qualifient doctement de "tabou existentiel" au sujet des mots de Mgr Raï pourrait trouver facilement son pendant quelque part, ici, sous l’appellation de la peur et de la lâcheté. Il y en a vraiment que l’humilité et la charité catholique romaine ne risquent pas d’étouffer.

      Qui, à ce jour, comme l’a fait le Patriarche Béchara Raï, a osé désigner par leur nom les véritables assassins ? Qui a osé, comme lui, demander d’arrêter de financer et d’armer les terroristes de tous poils ? Et face à ce qui se passe en Ukraine, mais oui, tout est lié, tout se complète, oui, face à ces horreurs et à ces turpitudes, il conviendrait au moins de... A chacun d’apprécier. Tout simplement.

      Une amie très chère qui a perdu il y a quelques mois son unique neveu en Syrie, innocent médecin tombé sous le couteau des vassaux criminels, en parcourant certains lignes sur ce forum, a eu seulement ces quelques mots, comme étouffés par des larmes invisibles : "Il y a plusieurs façons de tuer, mais persécuter des frères, ...". Elle s’est arrêtée là.

      Moi aussi.

      Sans rancune. Avec, plutôt, une sorte d’épouvante.

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