Les remous d’un bateau de migrants de Rome à Paris…

par Denis Lensel

jeudi 14 juin 2018

L’errance dramatique de l’Aquarius, ce bateau de migrants refoulé des côtes italiennes pour trouver refuge en Espagne, ce zig-zag désespéré n’a pas fini de provoquer des remous au sein d’une Union européenne gagnée par la zizanie. Une déclaration acide et peut-être hâtive d’Emmanuel Macron, reprochant à Rome de faire preuve de « cynisme » et d’« irresponsabilité », a été comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le président français a provoqué l’ire du nouveau gouvernement italien : fait rare, celui-ci a convoqué l’ambassadeur français pour réclamer des excuses… Et a rappelé à la France qu’elle n’avait pas tenu ses engagements d’accueillir 9000 migrants. L’Italie accuse l’Europe de Bruxelles de l’avoir laissé seule pour gérer le « fardeau » migratoire des 700.000 réfugiés arrivés sur ses côtes depuis 2013.

Aujourd’hui, la crise migratoire constitue un risque majeur d’explosion de l’Union européenne. En son sein, d’Est en Ouest, l’administration bruxelloise est de plus en plus accusée de vouloir imposer un modèle indésirable de société multiethnique. La fronde du nouveau gouvernement de coalition italien vient renforcer un front du refus déjà en cours de constitution en Hongrie, en Pologne, en Autriche, mais aussi désormais en Autriche. Dès maintenant, la diplomatie française s’emploie à calmer le jeu avec Rome, en admettant le poids de la charge migratoire pour l’Italie en rupture de ban…

Messages

  • Il semble que cette affaire soit un montage impliquant le SPD allemand, dans une manipulation à fin principale de politique intérieure. L’affrètement du navire a mobilisé des financements politiques et toute cette affaire sent très mauvais.
    Il est vrai également que la limitation du flux entrant par l’Italie met en cause bien des rentes de situation. Car les réseaux politico-mafieux qui parcourent toute l’Afrique et réunissent des fractions des politiques, des mafias, des polices, des armées et des douanes trouvent en Europe des relais et des financements (notamment européens).
    En outre, et sans qu’il soit possible de savoir s’il y a un lien, la violence de la sortie d’EM contre le numéro 1 italien amène à se poser une question :
    comment se fait-il que l’un des patrons de LREM et l’un des pivots de la campagne présidentielle, soit le PDG du Groupe SOS, Jean-Marc Borello, qui réalise, essentiellement sur le dos du contribuable et en organisant le placement des migrants dans nos communes et nos villages, 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuels ?
    Un tel résultat risque de s’effondrer si l’Italie, mais aussi l’Autriche et demain l’Allemagne ne jouent plus le jeu de la déferlante migratoire.

  • Cette justement nommée "déferlante migratoire" jusqu’ici attribuée aux violences du seul Daech ne serait-elle pas quelque part également le fruit de minutieuses et juteuses élucubrations à buts géo-politico-économiques ? Et une sorte de "première" n’a-t-elle pas déjà eu lieu en Afghanistan quand, pour se débarrasser de l’URSS, aucune hésitation n’était apparue pour caresser dans le sens du poil les talibans question de les mettre à contribution ?

    Dans le contexte des après-"printemps arabes" il est permis de se poser la question de savoir comment les calculs froidement élaborés par de grands esprits aient omis de prévoir, dans la colonne "pertes et profits", la probabilité pourtant déjà éprouvée du facteur "fiasco" ?

    (La guerre : un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas" (Paul Valéry).

  • Y a-t-il un lien entre le sulfureux Borello et les propos présidentiels fustigeant la politique italienne ? Cela n’est nullement exclu.

    De la même manière qu’il y a un "marché du chômeur" sur lequel vivent un certain nombre d’organismes (dont certains, parasites et inefficaces), il existe un "marché du migrant".

    Tout un tas d’ONG et surtout d’associations (parfois de véritables courroies de transmission de partis politiques), une multitude, se sont fait une spécialité de capter les crédits publics et subventions concernant les migrants. Une aubaine, souvent une rente, lorsqu’on connaît le montant des divers budgets publics affectés à une multitude de programmes en direction de la question immigration.

    Le foutoir innommable et la scandaleuse insécurité qui règnent dans un nombre considérable de cités et de quartiers gangrénés par les trafics en tous genres et la délinquance, indiquent clairement que les fonds étiquetés (ou non) politique de l’immigration l’ont été, depuis quarante ans, quasi en pure perte.

    Du moins au niveau de l’intérêt national et de l’intégration des principaux concernés ; fonds pas perdus, en revanche, pour la cohorte interminable de pompes à fric qui se sont greffées sur le flux, ou pour les louches officines qui ont détourné les objectifs déclarés.

    Aujourd’hui on mesure les résultats de la longue gabegie laxiste et des politiques en trompe-l’oeil concernant la question de l’immigration. La montée des "populismes" en est - en partie - le fruit direct.
    Avec plus de dix pour cent de population immigrée (directement ou de seconde génération) dont une forte proportion culturellement très allogène, la France est entrée dans une phase particulièrement instable (aggravée par un chômage structurel durablement et définitivement installé).
    Dans de vastes secteurs (géographiques ou sociaux), la situation est même au bord de l’explosion !

    L’exemple italien montre que la révolte et la colère populaires grondent et peuvent soudain inverser le cours de la politique délétère dictée par Bruxelles et ses oligarchies.
    Le système (majoritaire) électoral Français semble, lui, par ses contraintes, mettre notre pays à l’abri d’une telle aventure.

    Mais ce n’est pas extensible à l’infini. Et lorsque la première brèche se produira elle pourrait laisser place à un courant furieux et dévasteur trop longtemps et artificiellement contenu.

    Macron et ses godillots cirés de LaREM seraient fort avisés d’abandonner fissa leurs grossières manipulations de camelots marionnettistes.
    Les Français sont de moins en moins dupes de leurs discours zombifiants et accepteront de plus en plus difficilement qu’on leur impose ce flux continu d’immigration clandestine inassimilable (notamment en terme de coûts), tandis qu’eux-mêmes se débattent dans d’inextricables situations économiques chaque jour plus désastreuses.

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