Traduit par Jérémy R.

Les journalistes catholiques

par Bevil Bramwell, OMI

mardi 19 novembre 2013

Les diocèses ont des journaux, les paroisses ont les feuilles de messes. Certains ont même des chaînes de télévision et presque tous ont un site web. La seule constante dans tout ça, c’est la présence des journalistes qui s’occupent du contenu. Il y a eu des changements considérables sur le moyen de publication, mais il y a toujours un sens à se dire journaliste.

Maintenant, comme avec tout, le catholicisme a une vision substantielle du journalisme. Il a cette perspective comme l’épouse du Christ par qui tout a été fait. Le Catholicisme a compris la richesse du journalisme sur la qualité à rapporter la vérité. L’annonce de l’Evangile (la Vérité) est au cœur du catholicisme et les membres de sa foi doivent être d’honorables porteurs de la vérité et de la complétude de la Vérité. C’est ce qu’on pourrait appeler le journalisme à la Catholique à la différence du journalisme mondain basé sur l’opportunisme et l’hypocrisie.

La première chose que le pape Jean Paul II a dit aux journalistes au cours de la sainte année 2000 était « Vous, passant la sainte porte comme des pèlerins exprimant un choix de vie afin "d’ouvrir les portes au Christ" dans votre profession. Il est l’Evangile, il est la Bonne Nouvelle. Il est le modèle pour tous ceux qui comme vous s’efforcent de faire pénétrer la lumière de la vérité dans tous les domaines de la vie. » Les journalistes ont donc un incroyable référentiel pour estimer leur profession : l’Eglise et le monde. Ils devraient également s’engager à suivre ce modèle.

Par ailleurs, Jean Paul II a dit qu’il savait reconnaitre « sa dette personnelle de grâce, vis-à-vis des nombreux journalistes qui ont tout fait pour retraduire tous les mots de mon ministère durant toutes mes années de pontife. » Il a vu le pouvoir des mots dans ses propres luttes en Pologne et pour la Pologne et pour l’Eglise.

Il continua « Le journalisme, avec son immense pouvoir et son influence directe sur l’opinion publique, ne doit pas être guidé par des forces économiques, par des profits ou par des partisans qui ont des intérêts personnels ». Ce principe général de morale s’applique à tous les journalistes qui travaillent pour l’Eglise ou pour des causes catholiques. Ce n’est pas une simple option car elle est fondée sur le fait que l’Eglise est l’Epouse du Christ. L’Eglise n’est pas pour les lobbies. Les journalistes doivent travailler en totale indépendance de toutes influences. En quelques mots, les journalistes sont appelés à faire de la pure communication, du reportage sur ce qui s’est passé et sur ce qui s’est dit sans trop en faire et sans omission.

Aujourd’hui, Les journalistes qui travaillent pour l’Eglise sont dans une situation curieuse pour rapporter les évènements catholiques car plus personne d’autre ne le fait (sauf, si cela implique un scandale, faire un travail professionnel ne s’arrête pas là mais bon). Si les journalistes ne vont pas simplement copier les médias séculiers, ils devraient également faire un rapport sur ​​l’Eglise et ses officiels (ce qu’ils font et ce qu’ils ne font pas) et ne pas se taire s’ils ont à dire quelque chose de critique.

Sombrer dans les normes laïques serait encore plus étrange quand on voit ce que le Christ a fait pour ce monde. Cela entacherait le monde catholique de façon irrécupérable. Dans un environnement aussi malhonnête, l’exhaustivité et l’intégrité de l’information ont une présence rédemptrice et donne un exemple pour les autres médias. Cela correspond à l’authenticité réelle de l’Église.

Selon Jean Paul II, le journalisme requiert des exigences :
« Vous devez regarder votre métier comme une tache « sacrée », elle doit être effectuée en conscience avec le fait que la puissance des moyens de communication vous est confiée pour le bien commun, et en particulier, pour le bien de la société et des personnes fragiles : des enfants aux pauvres, des malades aux marginaux ou aux victimes de discrimination. »
 
Le pouvoir que transmet l’accès aux medias apporte aussi une énorme responsabilité. Il y a le bien commun et dans l’Eglise le bien commun s’applique à tout le monde, en particulier aux laïcs. Plus la vérité est présente, meilleure est la situation de tous les membres de l’Eglise.
Enfin, dans l’Eglise catholique, les journalistes jouissent de moyens avec lesquels ils peuvent rapporter ce qu’ils voient et entendent. Ils ont les informations sur ce qu’est l’Eglise avec les documents Vatican II et peuvent accéder facilement à la riche tradition encyclique.
 

En s’appliquant, les journalistes pourront aider plus de personnes à « voir la vérité qui est la base de toute éthique et que les journalistes sont appelés à observer aussi ». Par exemple, les journalistes peuvent récupérer des données sur les fidèles qui servent ou non dans certaines paroisses. Ils peuvent interroger les gens et voir comment fonctionnent vraiment les paroisses – question aujourd’hui cruciale dans la culture américaine qui devient de plus en plus hostile à l’Eglise. « Voir la Vérité » comme Jean Paul II le dit est vital pour la communauté Catholique ainsi ils recherchent dans le Christ la Vérité.

Dans cette tache constante, qui doit être renouvelée tous les jours, les journalistes – s’ils veulent vivre la plénitude de leur vocation- peuvent vraiment aider.

Lien de l’article http://www.thecatholicthing.org/columns/2013/catholic-journalists.html

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