Les deux querelles faites au cardinal Barbarin

par Denis Lensel

mardi 15 mars 2016

La vraie cause du lynchage médiatique dont le cardinal Barbarin fait l’objet n’est pas sa prétendue – ou supposée… - responsabilité au sujet d’affaires d’attouchements sexuels commis sur des adolescents par des prêtres du diocèse de Lyon bien avant qu’il en soit lui-même nommé évêque… Non ! La question essentielle n’est certes pas là ! De même qu’un train peut en cacher un autre, le drame odieux de la « pédophilie » imputée à des moutons noirs du clergé sert ici de paravent à une opération de basse police politique elle-même odieuse. Il s’agit cette fois-ci d’une violence psychologique retournée contre toute l’Eglise, et contre le printemps moral et spirituel de la « Génération 2013 » de la société française. Une violence de naufrageurs.

Mais, au fur et à mesure que cette mise en cause savamment orchestrée se déroule dans les médias, cela apparaît avec de plus en plus d’évidence : depuis la lettre ouverte du militant du « mariage Gay » Jean-Luc Romero lui enjoignant de partir, jusqu’à la récente – et stupéfiante – mise en demeure du Premier ministre Manuel Valls, ce que l’on reproche en réalité au citoyen Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans la République de l’actuel quinquennat de 2012 à 2017, c’est d’avoir osé manifester totalement son opposition à la promotion de sa loi-phare sur le « mariage homosexuel ». C’est principalement cela qu’aujourd’hui on veut lui faire payer, avec un mélange remarquable d’acharnement, de rancune et de sectarisme. Dans une atmosphère de Vendredi saint, avec en prime, une exquise hypocrisie qui déclare plaider pour les victimes des pulsions malsaines de la « pédophilie », quand elle démolit la réputation d’un défenseur du mariage judéo-chrétien contre ses contrefaçons délétères et démagogiques…

Etrange et troublant paradoxe, de la part de MM. Valls et Romero, alliés idéologiques du gouvernement Hollande-Taubira de 2013 ! Paradoxe hypocrite de la démagogie quand elle rend hommage à la vertu, après l’avoir bafouée jusque dans les lois…

Derrière le faux procès, qu’on ne s’y trompe pas, il y a bien le procès politique déguisé en opération médiatique prenant pour cible le cardinal Barbarin avec des accents d’accusateurs publics : des officines de procureurs auto-proclamés réclament donc déjà sa démission, et le Premier ministre Valls lui demande publiquement de « prendre ses responsabilités », en des termes terriblement ambigus, même s’il ne prononce pas le mot démission, alors que l’enquête de la Justice légale commence à peine… Le citoyen Manuel Valls se souvient-il du principe républicain de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, ou bien se croit-il déjà au-dessus des lois ? Encore un regrettable faux pas… Après une mauvaise querelle !

Quoi qu’il en soit, dans cette lamentable affaire, personne n’est gagnant : ni les victimes – ici mal défendues - de la pédocriminalité – le vrai nom de la « pédophilie » - trop répandue depuis les dérives du « Printemps » de Mai 68 que, bizarrement, nos vertueux procureurs oublient toujours d’évoquer (démagogie oblige, ou idéologie aveuglante ?) Ni une société désorientée qui aimerait pourtant retrouver des repères que ses gouvernants ont trop souvent détruits – « déconstruits » - les uns après les autres… De l’avortement de masse à l’euthanasie en voie de banalisation et à la contrefaçon corrosive du « Mariage Gay » avec le produit hautement toxique de la GPA, facteur d’esclavage moderne qui compromet jusqu’à l’avenir des enfants qu’on prétend défendre ailleurs…

Les deux querelles faites à l’archevêque de Lyon ressemblent trop à une campagne d’intimidation et à une opération de répression calomnieuse qui cherche à museler les esprits libres de la société française par le procédé facile du bouc émissaire. Ce n’est certes pas de cette façon qu’on gouverne réellement et dignement un pays déjà en crise matérielle et morale…

Messages

  • L’article de Denis Lensel semble refléter quelques-unes des vraies raisons de l’acharnement déployé soudainement contre Mgr Barbarin. Mais, pour une fois que je risque un petit compliment, il me faut constater que D. Lensel paraît avoir réagi trop tôt ou trop vite ou les deux à la fois dans son "décompte" : "les deux querelles faites au cardinal Barbarin". En effet, aux toutes dernières infos du 15 mars 2016, une "3ème affaire" est sur le point d’être révélée nous apprend, via la Presse elle aussi très pressée, quelqu’un de "La Parole libérée".

    On en vient à se demander si, au lieu de voir distillée au compte-gouttes chaque jour une de ces découvertes sensass, un paquet de 10, 12 ou 20 "affaires Barbarin" inédites, groupées, emballées, ficelées et jetées en bloc sur la place publique n’aurait pas un meilleur impact dans la société et sur les esprits. Pour les "effets bœuf" les spécialistes du genre se bousculent...

    D’ailleurs, on peut le constater : en ce XXIe siècle et contrairement à leurs aînés, quand ils plongent la main dans leur gibus ce n’est pas 1 seul lapin que les prestidigitateurs extirpent mais 5 ou 6 lapereaux tenus par les oreilles devant un public qui applaudit à tout rompre, sauf le silence, sous la coupole du chapiteau. Le benjamin de mon voisin suit des cours de jonglerie chez "Savato et Savata" et il m’a expliqué qu’extirper d’un claque lapins ou pigeons par grappe signifie gain de temps et division par 20 du risque d’essoufflement généralisé. Enfin, chacun son truc, c’est le cas de le dire.

    Du train où vont les choses - je veux dire les affaires -, on pourrait s’attendre à ce que jeudi ou vendredi prochain une 4ème "affaire Barbarin" surgisse de la boîte à surprises pour lui faire son affaire au cardinal. Rien non plus n’empêche de croire que la chasse aux sorcières se poursuivrait jusqu’à épuisement du stock de candidats au travail de lynchage organisé.

    Sauf qu’il est apparu comme une "fuite" dans l’appareil pourtant apparemment bien huilé de distribution des rôles : les victimes présumées ou supposées ne feraient pas toutes, dans ce contexte, œuvre de pieux bénévolat...Oups ! Ouvrir l’œil, même les deux...

    A revoir : "Le crime était presque parfait" d’Alfred Hitchcock (1954).

    Noter : "presque" parfait. Nouvelle affaire, à suivre celle-là aussi...

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