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Les animaux sont-ils « des hommes comme les autres ? »

par Dominique Daguet

mardi 24 novembre 2015

23 novembre, 23 h 30 - Je viens de suivre la longue émission consacrée au bien-être des animaux que l’époque maltraite avec une vigoureuse et infâme inconscience – j’approuve naturellement l’indignation de Franz Olivier Giesbert, quoique ses opinions, par moment fort bien venues, atteignent parfois des sommets de crânerie stupide – ce qui m’oblige, quoique l’heure soit bien avancée, à réagir sur le champ. C’est pourquoi, j’assiste au débat où se trouvent réunis des antagonistes peu décidés à s’entendre : deux végétariens et des défenseurs de l’économie dont les animaux sont la « matière première ».

Je commence par citer F.O.G. : « Les animaux sont intelligents », « Les animaux sont proches de l’homme », « Les animaux sont comme l’homme », « Les animaux sont des hommes comme nous » : cette sorte de matérialisme touche au plus profond du ridicule mais aussi de la provocation.

Nul ne conteste aujourd’hui, si toutefois l’on accepte de comprendre que cette intelligence animale est bornée par des limites rapidement atteintes, même si l’on reste parfois admiratif de certaines prouesses réalisées par des perroquets et des singes, aussi des chiens, des chats ou des mainates... Le chimpanzé énonçant la théorie de la Relativité avec son cortège de calculs, d’explications et de fractions etc. est encore à des années lumières de l’intelligence telle qu’elle s’exerce chez les êtres humains : on pourrait par exemple distinguer entre divers types d’intelligences, soigneusement cataloguées et explicitées, soit l’intelligence pratique, qui nomme la capacité d’agir de manière adaptée aux situations ; l’intelligence transcendantale dont l’imagination est l’une des voies productrices à partir notamment de l’expérience qui n’offre d’intérêt qu’en fonction de la capacité de réfléchir par exemple aux moyens de se sortir d’un mauvais pas, de choisir le meilleur outil possible, d’aboutir à la solution d’un problème qui pourrait être vital… tout cela permettant d’aboutir à ce que l’on nomme intelligence conceptuelle, laquelle se sert d’outils complexes telles la logique, la spatialité et l’abstraction. Ce qui sépare l’humain de l’animal tient à ces diverses capacités que sont le raisonnement, la pensée logique aboutissant au questionnement comme à la déduction scientifique, à la systématisation philosophique, à la création poétique et artistique, sans oublier le sommet du tout, l’ouverture aux aspirations spirituelles et à l’écoute comme à la perception de l’action de l’Esprit.

Là-dessus j’assiste à cette discussion annoncée que j’ai quittée assez rapidement parce que les « tonalités » vocales commençaient à monter à des degrés excessifs… Et qu’ai-je entendu de la bouche de Frédéric Caron, l’inamovible provocateur de l’émission On n’est pas couché ? Que « l’être humain n’est qu’un animal comme les autres ». « Ni plus ni moins ! »

Profession de foie athée qui ne ménage aucun espace de doute : chacun se retrouve à la fois vivant et cadavre. Seulement cela. Les merveilles de l’esprit humain que je viens d’énoncer – il en resterait bien d’autres à citer ici – ne sont probablement dues qu’à l’étonnant hasard qui survient toujours pour prêter main forte à ces négativistes de l’être dont le visage virtuel n’est que visage de la Mort.

Dominique Daguet

Messages

  • Peter Singer, professeur de bioéthique à Melbourne et Princeton, fait lui aussi de l’animal un être sensible et va jusqu’à penser que nous sommes des animaux comme les animaux. Ceci est la source de toutes dérives : supprimer toute forme de souffrance animale, bannir les animaux de laboratoire, bien, mais considérer l’animal capable de jouir de la vie comme supérieur à l’homme handicapé, en état végétatif comme je l’ai lu, cela me fait penser aux chiens des camps de concentration bien nourris par les chefs des camps dominants les détenus faméliques ; c’est nier les niveaux de conscience, c’est nier que l’on pense avec des mots , un vocabulaire que l’animal n’a pas ; jamais les animaux ne modifieront leur société. La philosophie de P Singer qui aboutit à réduire la fertilité humaine pour donner plus de place aux animaux, non, plaçons les animaux non domestiqués dans leur écosystème, et laissons l’araignée se nourrir de mouches, la poule de vers-de-terre ou le serpent de lapins, on ne peut pas moraliser la nature, et l’homme est omnivore

    • Mais si, les animaux sont capables de modifier leur société et j’en veux pour exemple cette femelle macaque , qui apprend à toute sa"famille" et descendance à cuire les patates douces dans l’eau chaude volcanique du parc japonais ou ils clan évoluent ;
      Les animaux n’ont pas de mots, dites-vous, mais ils ont un langage ! Langage que quelques scientifiques s’attachent à comprendre !
      Nous sommes à l’aube des connaissances éthologiques !
      Ayons un peu de modestie avant décréter que certaines créatures sont inférieures à d’autres !
      Et quand bien même, les animaux seraient nos "inférieurs" sur le plan intellectuel, cela ne nous donnerait que plus de responsabilités à leur égard. Notre mission évangélique n’est-elle pas de protéger les plus faibles ?!
      la comparaison avec les chiens de camps de concentration me parait bien fallacieuse ! les animaux sont "dépendants", des" bons" comme des "mauvais" humains. C’est NOTRE responsabilité d’humains dits "intelligents !!

    • @2 décembre 14:13

      Mais non !

      Ce n’est pas ce qu’on appelle “modifier sa société”. L’observation de la pratique du salage des patates douces n’est qu’un exemple de “singerie” reproduit par une communauté fermée de singes.

      Les hommes, eux aussi, sont capables parfois de se livrer à des singeries - certaines profitables, d’autres stupides et affligeantes. Jamais un singe ne sera capable de renverser l’ordre social qui prévaut chez les singes de sa race.

      C’est une question de degrés de liberté. L’ordre social des singes est conditionné. Celui des hommes - et l’Histoire fourmille d’exemples - abonde de changements uniquement dus à la seule volonté (parfois l’arbitraire) de quelques hommes.

      Jamais les singes, même les plus évolués ou les plus futés, ne seront capable de modifier leur société comme les hommes l’ont fait en 1789.
      Pas plus ils ne seront capable d’édicter une Déclaration des Droits de l’Homme... ou du Singe

      Il faut cesser les assimilations abusives !

      Vous renvoyez à l’éthologie. Si vous l’aviez étudiée, vous connaîtriez les nombreux travaux qui ont porté sur les singes (*) et vous sauriez qu’il existe un fossé gigantesque entre le singe et l’homme qu’aucune aube ou crépuscule ne sauront combler.

      Combien d’animaux ont des capacités infiniment supérieures à l’homme : force physique, résistance à des substances toxiques, vitesse de déplacement, odorat, vision, audition, résistance au froid, au chaud, à la soif, etc.

      On peut à juste titre s’émerveiller sur les incroyables comportements des dauphins, sur la capacité des manchots à reconnaître le cri de leur progéniture au milieu d’une foule bruyante ou celle des hirondelles à retrouver leur nid au fil des migrations, sur la vitesse des puma ou l’instinct maternel des femelles orang-outang.

      Pourtant, seul l’homme a des capacités intellectuelles qui lui permettent de transformer son environnement - pour le meilleur et pour le pire -, d’inventer une prodigieuse diversité d’instruments et de machines, de raisonner sur lui-même, de disserter sur des abstractions et de remplir ses bibliothèques de récits historiques, romans, poèmes, essais philosophiques et ouvrages scientifiques ou métaphysiques.

      Ce qui ne contredit en rien la nécessité envers « "nos frères" les animaux : créatures divines (...) pour lesquels nous devrions avoir respect et bienveillance ». D’autant plus lorsqu’on est chrétien !

      « Cela ne lui donne pas tous les droits » ! En effet. Positionné au sommet de la création animée, l’homme n’est pleinement homme que s’il fait preuve d’humanité (tautologie, certes mais que le dernier des bipèdes le plus inculte est capable de comprendre). D’ailleurs, l’irrespect des espèces “inférieures” (animales ou végétales) va souvent de pair avec l’irrespect de ses semblables en humanité...

      En revanche, affirmer que les animaux « sont des personnes » (**) est une très grossière erreur consécutive à un mauvais usage des facultés réflexives humaines (***).

      * En particulier sur le langage, ce qui a permis de mettre en évidence les limites conceptuelles de la "pensée" animale, que l’on pouvait assez facilement subodorer en dépit de quelques petites surprises qui n’ont en rien révolutionné la hiérarchie traditionnelle du règne animal.

      ** Il y aurait long à dire, mais le lieu ne s’y prête pas, sur les dérives idéologiques sectaires de mouvements (comme les VEGAN) qui présentent toutes les apparences du respect de la création animale mais qui, en fait, développent une sorte de haine de l’être humain (on voudrait accorder la personnalité juridique à l’animal [lequel ?...] mais on tolère la liquidation des fœtus humains !...)

      *** Je renvoie le commentateur à la revue “Buisson Ardent” N° 8 (Cahiers Saint Silouane l’athonite), intitulée "Mystère et dimensions de la personne" ; en particulier les contributions des archimandrites Sophrony et Syméon.

  • C’est accorder bien de l’importance à une boutade verbale de nos journalistes que d’écrire un article aussi long et savant (pédant ?) pour démontrer ce que nous tous ! Soyons sérieux sans nous prendre trop au sérieux !!!
    Les intelligences ne se comparent pas.....l’homme est sans-doute au sommet de ce que nous appelons l’intelligence" (encore que parfois l’on puisse en douter !!)
    Cela ne lui donne pas tous les droits, et nous avons peu de certitudes !! Souvenons- nous qu’il n’y a pas si longtemps la majorité "intelligente" de la population considérait que les femmes étaient intellectuellement inférieure aux homme, et que les hommes de couleurs étaient une sorte d’animaux sauvages......
    L’"intelligence" donc, comme la sensibilité s’éduque, s’affine, se transmet.
    C’est vrai aussi pour "nos frères" les animaux : créatures divines ,tout comme nous, et pour lesquels nous devrions avoir respect et bienveillance.
    Merci donc à FOG pour son remarquable documentaire qui nous oblige à remettre en question nos certitudes d’hier.
    Oui, les animaux sont des "personnes" , des êtres à part entière,, des "individualités" dont la sensibilité, et les réactions devraient nous amener à plus d’humilité !

    • Certes, les animaux ont beaucoup de sensibilité, certes saint François d’Assise parlait aux oiseaux les appelait "mes frères" et la science progresse dans la connaissance du comportement animal en société depuis les travaux de Jane Goodall chez les chimpanzés ou Diane Fossey chez les gorilles. La loi de 1978 protège les animaux des cruautés humaines, modifiée en 1989 à l’UNESCO. mais si les animaux ont des droits de protection ils n’ont pas de devoir envers les hommes, comment pourrait-il en être ainsi ? Il y a donc inégalité de fait. La radicalité des théories de P Singer est dangereuse en ce sens que les paroles du Christ à Nicodème : "A moins de naître d’eau et d’esprit, nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ne t’étonne pas si je te dis : il faut naître d’en haut", jusqu’à preuve du contraire elles ne peuvent s’adresser aux animaux. En France, des philosophes comme Elisabeth de Fontenay, maître de conférence à la Sorbonne, ne partagent pas toutes les idées de P Singer

  • Voici un extrait d’une conférence donnée par David Banon dans l’Université numérique européenne d’études juives sur la pensée de Hans Jonas, auteur de l’ouvrage intitulé "le principe responsabilité".
    Ce texte contient des éléments de réponse qui me semblent converger pleinement avec l’approche chrétienne de l’environnement.

    NB. On peut accéder gratuitement à ces conférences en ligne de l’UNEEJ (qui annonce un programme 2016 assez riche et diversifié) et c’est bigrement intéressant...Je ne sais pas où en est l’avenir de l’intelligence catholique (à goûter la tambouille du Catholic Thing, je suis pris de doutes). Pour l’intelligence juive, merci ça va...cette idée d’université gratuite en ligne est excellente.


    "Ignorants ces textes (de la TORAH), les écologistes de tous bords, surtout les adeptes de la deep ecology s’en
    prennent, souvent avec véhémence, aux religions issues du Livre, accusées d’avoir substituées à une
    conception zoocentrée ou, plus précisément, naturocentrée, une conception anthropocentrée
    méconnaissant le rôle de la nature et du cosmos comme étalons, comme origines de la norme, niant
    la notion de "loi naturelle" héritée de la philosophie grecque. Car instaurer la nature en paradigme
    est l’acte fondateur de la deep ecology . La nature est considérée comme instance normative parce
    qu’elle serait un modèle d’interdépendance entre les diverses formes de vie. Il s’agit d’une
    conception holiste de la nature conçue comme un vaste réseau d’interdépendance où le tout prime
    sur les parties (retour au paganisme, à l’idolâtrie, à Gaia). La détermination de la nature comme
    instance normative implique ipso facto la réintégration de l’humain au sein de la nature au même
    niveau que les autres espèces et la négation de l’anthropocentrisme.

    L’humain, fleuron de la création

    En conséquence, la conception biblique qui considère l’être humain comme le fleuron de la création
    et l’humaniste qui le voit comme la seule fin en soi, ravalant le reste de l’univers au statut de moyen,
    sont rejetées par les écologistes radicaux. Mais c’est aussi la spécificité du fait social, la supériorité
    de la culture sur la nature, de la loi éthique sur la loi naturelle qui se trouvent déniées. Les droits et
    les devoirs de l’humain seraient désormais prescrits par la nature et dépasseraient le cadre de la
    société. « Peut-on concevoir, écrit Claude Lévi-Strauss, un fondement des libertés dont l’évidence
    soit assez forte pour qu’elle s’impose indistinctement à tous ? On n’en aperçoit qu’un seul, mais il
    implique qu’à la définition de l’homme comme être moral, on substitue—puisque c’est son caractère
    le plus manifeste—celle de l’homme comme être vivant. Or, si l’homme possède d’abord des droits
    au titre d’être vivant, il en résulte immédiatement que ces droits, reconnus à l’humanité en tant
    qu’espèce, rencontrent leurs limites naturelles dans les droits des autres espèces. Les droits de
    l’humanité cessent donc au moment précis où leur exercice met en péril l’existence d’une autre
    espèce. »

    Or, à vouloir nier la primauté de l’être humain sur le reste de la Création, à vouloir détruire sa
    singularité dans la diversité des espèces, à vouloir ériger la nature en instance normative ou en sujet
    de droit, on ravale l’humain au rang d’une espèce parmi d’autres, on renverse ainsi la vapeur, on
    remplace le "contrat social" par un "contrat naturel" et on exige « un droit de l’environnement sur
    l’homme, non un droit de l’homme sur l’environnement6.
    Ce qui signifie que la nature, comme telle, est réenchantée. N’est-ce pas, le principe même du
    paganisme et de ses déviances ? Et l’Etat totalitaire n’était-il pas fondé sur ce principe :
    transcendance de la nature (nazisme) ou de l’histoire (stalinisme) ? Le nazisme ne préconisait-il pas
    le droit à la cruauté, calquée sur ce qui existait dans la nature ?"

  • La Nature, que l’on considère dans la pensée judéo-chrétienne comme la Création divine, autrement dit le produit des Lois du Créateur ou encore l’exercice des Lois du Créateur (1), la Nature dis-je, contient la Culture à s’y développer. La Culture s’actualise dans la Nature. La Culture (les civilisations, etc) se trouve potentiellement inscrite dans la Nature. Ce qui laisse à penser que les cultures relèvent donc d’un - Esprit -. Lequel, en tant qu’Esprit n’est pas matériel, mais préside à la Création de la Nature avec les lois qui s’y exercent.

    Cet ’effet’ culturel visible contenu dans la Nature est signalé par la présence des êtres humains se développant dans la Nature. Les êtres humains "progressent" ainsi de génération en génération. Ce qui signifie que nous les créatures humaines, sommes inachevés et notre inachèvement stimule, qu’on le veuille ou non, notre besoin d’Esprit (l’Esprit que nous avons en partie). Par exemple, sur le plan visible, les inventions, toutes les inventions que nous faisons, témoignent de cette recherche. Ce processus peut révéler notre âme, d’où le fameux besoin de supplément d’âme.

    Les animaux, comme les hommes, sont des créatures. Ces deux types de créatures, hommes et animaux, n’ont pas, à l’évidence, le même -statut - tout en ayant un territoire - commun - sur de nombreux plans. Les animaux seraient davantage des êtres achevés (2). Selon leurs espèces, les animaux (et les hommes évidemment) ont des qualités remarquables et spécifiques qui viennent de cet -organigramme- extraordinaire de l’Univers. Cet univers dont nous les être humains n’achèverons sans doute pas l’inventaire quelque soit la "longueur des temps". Mais voilà. Nous les humains nous considérons comme très supérieurs à la Création (voir les bêtises sans fins, et des plus tragiques, que nous commettons en gâchant nos progrès...).

    Jusqu’à plus ample informé, les animaux (les végétaux, etc) demeurent et reproduisent ce qu’ils sont et ce qu’ils font, mais on peut être assurés qu’ils ont leurs place dans la Création. Les animaux n’ont ni honneur, ni courage, ni projet, etc., autre que celui de leur espèce, mais les animaux ont cette faculté (sauf l’attitude naturelle de l’instinct de se protéger et l’instinct des races d’animaux chasseurs) de ne jamais rien dissimuler. Alors que les hommes, en tous domaines, ne font que dissimuler... ce qui renvoie souvent à la culpabilité... De même, si l’instinct animal de se nourrir et de se reproduire est satisfait pour l’essentiel, les animaux n’en demandent pas plus, jamais. Comme l’écrit si bien le grand philosophe Hermann de Kerseyrling :

    "Les chefs humains non qualifiés pullulent, chose impossible chez les animaux".

    Tandis que les hommes, écartelés entre une exigence instinctive pour dominer autrui et amasser, amasser sans fin et toujours plus, sont rongés de dangers les plus grands et les plus graves de par leurs tentatives à dominer autrui, le monde et la Création, etc... Les hommes ont été jusqu’à chasser Dieu. Or on sait que, tôt ou tard :

    si vous chassez Dieu et Sa Mère, vous chasserez nécessairement l’homme !...

    (1) tout nos progrès matériels reposent sur ces lois naturelles, et l’inventaire à connaître de "toutes" les Lois naturelles ne sera sans doute jamais achevé par les hommes en tant que créatures (pour donner une image, c’est un peu comme si nous avions aussi des yeux derrière la tête nous permettant de voir à 360 degrés et en temps réel. Il y a pleins d’autres exemples-butoirs de ce genre.

    (2) on peut sans doute concevoir qu’entre la Création qui, en principe, est toujours en cours, et donc l’évolution biologique qui en résulte, les espèces animales auraient encore des évolutions à venir. Mais il faut bien comprendre que plus les "évolutions" (humaines, animales et végétales) sont complexes, pour perfectionnées qu’elles sont et se perfectionnant encore devenant de plus en plus complexes, et bien, dans ce même temps, deviennent de plus en plus fragiles, de plus en plus dépendantes et même, plus grave encore, - interdépendantes - d’un environnement qui, lui, continu d’exercer les lois qui le régissent sans s’occuper des conséquences que les hommes ne connaissent pas, ou ne veulent pas, ou n’ont pas voulu reconnaître (ou trop tard) sous toutes sortes de prétextes fallacieux.

    • Le message ci-dessus, @ 3 décembre à 16h25 signé : Renaud

      Curieux, je prends pourtant soin de remplir la fenêtre d’identification, mais de temps à autre mon nom n’apparaît pas.

      *

      J’en profite pour signaler par rapport au présent article un chercheur d’un très grand intérêt à plus d’un titre : Jean Staune. On trouve sur internet des - vidéos - d’entretiens avec lui et des informations intéressantes sur ses travaux.

      On peut souligner en particulier son ouvrage, passionnant, sans doute majeur, que je recommande vraiment :

      - Notre Existence a-t’elle un Sens - (2007)

      Ci-dessous ce lien sur Jean Staune :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Staune

  • En lisant l’article à l’origine du débat, je me suis dit que le chemin sera encore bien long avant que tous ceux qui raisonnent comprennent ce qu’est vraiment un animal, avant que les taureaux cessent d’être torturés en arènes. Or, la raison comme le cœur devraient imposer à chaque homme de protéger les autres êtres vivants qui, tous, sont à sa merci. Heureusement, je constate que plus la science et la connaissance avancent, plus les vrais scientifiques et les vrais sages s’émerveillent devant la beauté spirituelle des animaux.

    Pour finir, je conseille de lire et relire ce beau poème de Victor Hugo :

    « À un homme partant pour la chasse
    Oui, l’homme est responsable et rendra compte un jour.
    Sur cette terre où l’ombre et l’aurore ont leur tour,
    Sois l’intendant de Dieu, mais l’intendant honnête.
    Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête.
    Te figures-tu donc être un tel but final
    Que tu puisses sans peur devenir infernal,
    Vorace, sensuel, voluptueux, féroce,
    Échiner le baudet, exténuer la rosse,
    En lui crevant les yeux engraisser l’ortolan,
    Et massacrer les bois trois ou quatre fois l’an ?
    Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,
    Confine à l’assassin et touche au sacrilège.
    Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit.
    Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit
    Pour donner meilleur goût à la caille rôtie
    Que le soleil ajoute une aigrette à l’ortie,
    Peint la mûre, ou rougit la graine du sorbier ?
    Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier. »

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