Sous les pavés, l’Esprit

Livre de Gérard Leclerc

mardi 27 mars 2018

Le cinquantenaire de Mai 68 n’a d’intérêt que s’il permet une analyse en profondeur de l’événement, de ses causes et de ses conséquences. Ne conviennent pour le comprendre sérieusement ni la célébration unilatérale d’une libération, ni le déni d’une crise généralisée qu’il a révélée en la portant à son paroxysme.

À certains égards, Mai 68 nous laisse « un héritage impossible » (Jean-Pierre Le Goff), parce qu’ouvrant tous les dossiers en même temps, il n’indiquait pas d’issue à la brèche géante qui s’était ouverte. Nous n’en sommes pas sortis. C’est pour cette raison que le retour sur Mai est nécessaire, hors des nostalgies des uns et des rancœurs des autres.

Gérard Leclerc tente, pour sa part, de faire intervenir une autre donnée un peu oubliée aujourd’hui, d’ordre « historico-transcendantale », en rappelant comment ce personnage étonnant qu’était Maurice Clavel avait discerné une charge métaphysique dans les convulsions d’une société violemment refusée par une nouvelle génération.

Ainsi, sous les pavés de la révolte, l’Esprit resurgissait, de façon tempétueuse. N’est-ce pas lui qui devrait réapparaître pour nous éclairer dans les incertitudes anthropologiques où nous nous enfonçons, sans recours tangible ?

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