Le débat politique et la charité

par Gérard Leclerc

lundi 12 septembre 2016

Le débat politique est particulièrement dur en ce moment. Il ne l’est pas seulement en France, il l’est aussi aux États-Unis où l’affrontement entre les deux candidats dépasse en vivacité, et même en violence, les campagnes présidentielles qui ont précédé. Cela s’explique pour une bonne part, en raison de la tension qui existe en ce moment sur la planète. Il faut la bonne humeur de notre excellent Michel Serres pour apaiser le climat général, lui qui rappelle que notre Europe vit une période de paix qu’elle n’a jamais connue par le passé. On peut lui en donner acte, tout en faisant remarquer que cette Europe ne vit pas isolée dans le monde, et que sa relative quiétude intérieure ne l’empêche pas d’être confrontée à des défis extérieurs redoutables. On pense bien sûr aux conséquences directes de la déstabilisation du Proche-Orient, mais aussi aux défis que pose l’avenir d’une Afrique en plein essor démographique et au destin problématique.

L’âpreté du débat s’explique donc parfaitement. Comment peut être alors reçue la voix singulière de notre pape François, qui nous prie d’envisager les choses dans un esprit de miséricorde et de compassion ? Il y a une tentation forte de lui répliquer : « Nous t’entendrons là-dessus, une autre fois. » Mais cette parole du Pasteur ne résonne pas dans un empyrée hors-sol. Elle nous désigne ces familles qui dorment dans la rue près de chez nous, avec des petits enfants, parfois des bébés. Il y avait sur ce sujet, hier, dans le Journal du dimanche, un excellent article intitulé : « Naufragés du monde échoués en plein Paris ». Mais c’est comme si on ne les voyait pas ! Parfois, pourtant, surgit un cri : « Devant nous, des centaines de personnes dorment dans la rue, crèvent de faim, n’ont même pas d’eau potable… Et nous sommes à deux pas de Paris plage et de ses brumisateurs. C’est terrifiant… »

La charité, nous a rappelé la sainte Mère Teresa, c’est voir ce qu’on refuse de voir, les personnes abandonnées sur le trottoir. La parole du pape François intervient directement sur ce terrain-là, celui de la proximité immédiate, où l’on ne raisonne pas en termes de géopolitique, mais en termes de face-à-face, de visage à visage. Non, à cet appel-là, il nous est impossible de nous dérober.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 12 septembre 2016.

Messages

  • J’habite à Pairs près de la gare du nord et je crois que j’ai à ma manière donné et je continue à donner au nom de la charité élémentaire de proximité, en évitant de donner aux malheureuses roumaines exploitées par d’ignobles trafiquants., qu’on devrait expulser sans ménagement. j’ai souri à de charmantes trop jeunes, africaines, fleur du pavé à Chateau rouge, amenées là pour des raisons trop claires ; . J’ai même travaillé dans un groupe ’"Aux captifs la libération",groupe admirable, mais là aussi j’ai observé qu’on y favorisait de facto un appel d’air, un peu au détriment des français des périphéries . Les interventions diverses du pape me laissent souvent rêveur Qu’il le veuille ou on, il se place sur un terrain politique miné.En a-t-il conscience,le comprend-il ? Peut-il le comprendre. Franchement , je me pose la question . . Faut-il toujours une armée de commentateurs pour resituer ces propos à chaud ? La charité, même de proximité , n’est pas le devoir de subversion. <<<<<Certes le devoir de charité reste incompressible, mais il est aussi nécessaire de devoir de dénoncer les affirmations mensongères de l’Allemagne de Merkel de se servir des immigrés, comme variables d’ajustement pour payer les retraites ou relancer la machine économique. Quelle pitié d’avancer de tels arguments, quant à la catastrophe humanitaire, ne la suscite-elle pas aussi ? Sans parler de favoriser,sinon la criminalité immédiate, du moins des affrontements futurs , qui n’ont rien à voir avec la charité.

    • Ce qu’on oublie souvent en se référant aux propos de François, ce sont les phrases qui font "pendant" à ses "tonitruantes" déclarations - ou qualifiées telles -. Revoir plutôt l’intégralité de celles-ci, tant il est vrai qu’elles sont plus que trop souvent amputées... Ce qui déforme, faut-il le souligner, au-delà des mots, les intentions du pape.

      Dans le cas des "réfugiés", à présent "migrants", on se souvient du tollé "généralisé" ou tapage médiatique orchestré par qui l’on sait ou que l’on ne sait pas... Le pape François a même été accusé, je cite : "d’islamiser l’Europe". Sauf que sur la planète "Media", les uns ou les autres, ou bien les uns et les autres ont "oublié" de publier la suite ou "pendant", ici : arriver à arrêter les effusions de sang et la guerre dans les pays concernés afin de faciliter le retour des migrants - pour ceux d’entre eux qui le souhaitent - de retourner dans leur pays. Faciliter, c’est-à-dire arrêter la fourniture d’armes et autres, n’est-ce pas, et rechercher sérieusement les solutions pour ce faire.

      Mais ces "coupures" de bien des déclarations papales, seraient-elles dues à la non-connaissance de la langue italienne dans laquelle s’exprime François dans ses réponses aux journalistes ?... Si c’était le cas, se mettre à l’étude de l’italien, ou mieux, utiliser les compétences de journalistes spécialistes en cuisine sauce-spaghetti.

      S’il s’agit d’autre chose, chercher, peut-être, dans les "combinazione"
      économico-géographico-politiques.

  • Les déboires de Mme Merkel en raison de sa politique d’accueil des réfugiés sont un bon exemple de la difficulté d’accorder exigences politiques et charité. Cette politique fait bondir dans les sondages et dans les urnes les scores d’Alternative für Deutschland.

    Le pape, lui, n’est pas soumis à réélection...

    La charité est une exigence éthique personnelle.

    Le bien commun imposerait qu’elle soit effectivement traduite en actes politiques dans le cadre de toute une société. Le pape a raison de le réaffirmer.

    Mais on ne peut pas plier sans risque toute une société politique à l’exigence de charité...Qui veut faire l’ange politique finit par faire la bête électorale...

    Les pays européens font déjà beaucoup pour accueillir l’étranger. Beaucoup plus que beaucoup d’autres pays dans d’autres régions du monde. Pas assez sans doute de l’avis du pape. Mais faire plus est-il politiquement envisageable ?

    On ne compte plus les étrangers qui se maintiennent irrégulièrement sur notre sol par exemple en exploitant abusivement les procédures de demande d’asile. On ne compte plus les étrangers qui restent sur notre sol pour raisons familiales ou de santé sans avoir de perspectives réelles d’activité.

    Cela nourrit un flux d’exclus dont certains en arrivent à exprimer violemment la haine du pays.

    Je suis de ceux qui pensent qu’il faudrait réviser les engagements internationaux qui nous imposent les exigences du droit à la vie familiale en France. Les Anglais ont d’ailleurs voté pour le Brexit afin de remettre cela en cause. Ils ne sont pas en proie à une phobie du Maghrébin mais à une phobie du Polonais...Un responsable peut-il faire comme si ces phénomènes de rejet, qui commencent à atteindre les Chinois en Europe, n’existaient pas ?

    Michel Rocard, socialiste de gauche (il faut préciser à présent...) a osé dire que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde.

    C’est ce que pense un nombre croissant de Français. Que celui qui n’a jamais pensé qu’on avait atteint dans certaines villes un seuil de saturation leur jette la première pierre...

    • En revenant au zèle déployé par Mme Merkel allant jusqu’à vouloir l’imposer aux pays de l’UE concernant les réfugiés, se souvenir de ce qui avait été discuté dans cet espace en son temps. Il semble depuis acquis que cette forme de "charité" de la chancelière servait aussi d’écran à la nécessité d’avoir une main-d’oeuvre bon marché, à compenser un déficit démographique et d’autres aspects ayant de vagues ressemblances avec l’amour du prochain. Les exemples de "charité à vot’ bon coeur" n’encombrent pas beaucoup, ou pas du tout, les calendriers des politiques...

      Quant au pape qui "n’est pas soumis à réélection", c’est sur un autre registre que celui de Mme Merkel qu’il avait demandé de venir en aide aux réfugiés. Il s’adressait plus particulièrement aux paroisses catholiques des différents pays lesquelles accueillaient déjà des familles ayant fui les massacres. Cet accueil très organisé et avec un suivi de qualité n’a absolument rien à voir avec les troupeaux de bétail engouffrés dans des "jungles" ou jetés par groupes de plusieurs têtes dans les rues et avenues de tel et tel pays. La Grèce et l’Italie ont "fait du bon boulot" dans l’accueil ces deux pays n’étant pourtant pas des plus nantis. Et puis, après tout, le pape n’aurait pas eu tort de demander aux responsables de s’occuper de ces malheureux, comme une façon de leur mettre le...enfin de leur rappeler, par exemple : vous l’avez voulu, eh bien, il vous incombe de vous débrouiller avec maintenant...

      Le spectacle de Robert Hossein "Un homme nommé Jésus, 1982 ? :
      un passage montrait une foule pressée d’hommes et de femmes sortant d’une bouche de métro ignorant l’existence à leurs pieds de "crèves-la-faim" main tendue. A la sortie du Palais des Sports cette nuit-là, quelques mendiants à demi allongés sur le trottoirs attenants mendiaient... A une dame qui, dans un élan de charité, se débattait avec le "zip" de son sac à main j’ai lancé : "Si ça se trouve, ce sont des figurants du spectacle que Robert Hossein à placé là, après nous avoir fait le coup de la baguette de pain partagée entre les spectateurs." "Vous croyez ?" dit la dame, médusée. "Non, c’est pour rire ! ça c’est des vrais, j’habite pas loin et tombe dessus tous les jours", ajoutant, un timbre plus bas : "mais c’est la première fois que je les vois"...

      Oui, la phrase de Michel Rocard sur "toute la misère du monde" est une évidence, mais ce qui l’est moins c’est qu’elle est reprise ici et là pour couvrir, parfois, comme une mauvaise volonté tout aussi évidente. En tous cas, rien de sérieux ne peut être accompli à la hâte et dans le désordre. Une crise, si elle est bien gérée...Les Français sont, en général, capables de générosité mais, serait-ce au vu de ce qui se passe : corruption, scandales financiers et autres, qu’ils ont maintenant tendance à être méfiants ?

      Il est une expression populaire pour accueillir l’"imprévu" : "Quand il y à manger pour quatre il y en a pour cinq". Tout est dans la répartition équitable de la soupe dans la louche... Ne serions-nous pas capables d’oser "multiplier", nous aussi, un repas ?... Et la façon de donner, dit-on, vaut mieux que ce qu’on donne.

      C’est comme pour les chaussures : on ne perd rien à essayer.

    • Le devoir de charité envers notre prochain existe, il est singulier, irrémissible A chacun d’y répondre là où il est Mais le devoir de réguler les flots de réfugiés, migrants ou envahisseurs est un devoir politique que doivent prendre les responsables politiques, il peut être aussi un devoir de charité. Quelque soit le respect que je porte au pape, je ne reconnais pas compétent pour me dire comment faire mon cours de maths et noter mes élèves. Je croise et affronte leur regard, mais à un élève qui a une mauvais note je ne le console pas par une bonne note qui l’apaiserait un temps, mais je lui explique comment à partir d’une mauvaise note , obtenir une bonne note. On peut transposer aux mouvements de masse, non dues à la guerre . Les vrais maitres sont exigeants et l’Évangile demande aussi de développer nos talents, non de les enfouir ou de les fuir... C’est rendre service à certains que leur expliquer et les aider à rester chez eux, à se développer c’est ce qu’on appelait la coopération, c’est mieux que de fuir la réalité pour un mirage qui devient source d’un désir mimétique néfaste. L’ l’idée de la coopération n’était pas mauvaise avant qu’elle soit prise en otage par un Islam revanchard , (j e parle au niveau politique d ’un certain pays que nous avons bien connu. (Le Maroc étant l’exemple , au contraire d’un Islam , du moins de son Roi, responsable ! )
      Quid du pape là dessus ?
      Maintenant il est irresponsable et contraire à la charité à long terme de refuser de voir les dangers d’une trop forte immigration à connotation que l’on connait. on aimerait ce souci partagé par les clercs et même le pape. J’ai vraiment l’impression que la spontanéité inspirée remplace souvent chez lui la réflexion éclairée de .prédécesseurs. ... Est-ce que je me trompe ? Suis-je injuste ? Peut-être -être, mais que je me trompe ou pas, j’ai dans tous les cas le devoir de lui dire mon interrogation A une spontanéité on répond aussi par une autre spontanéité !

    • Il est illusoire d’ imaginer qu’on parviendra à résoudre les crises politiques du Proche-Orient grandes pourvoyeuses d’émigration et de réfugiés alors que les principaux acteurs concernés, les Arabes eux-mêmes, peuples et élites, en sont incapables.

      Il faut tout de même l’affirmer sans tabou : les Arabes sont des incapables politiques. Partout ailleurs dans le monde, et même en Afrique, et même là où les grandes puissances jouent de leur impérialisme (comme en Amérique latine), les peuples parviennent à prendre en main leur destin. Au Proche-Orient, on en est encore à s’entretuer...

      Je me permets d’observer que les Arabes ont tout autant de mal à s’emparer de la citoyenneté politique dans notre propre pays...Les Italiens, les Espagnols, les Polonais, les Arméniens, les Juifs, les Vietnamiens, les Chinois, et même les Africains y sont parvenus ou y parviennent sans trop de difficulté. Ils sont tous devenus des citoyens français dont pas mal d’entre nous sont les descendants.

      Veuillez chercher la cause culturelle...

      On en est presque à se dire que sinon la colonisation, du moins la mise sous tutelle des protagonistes et leur désarmement, serait presque la seule solution réaliste pour arrêter ce massacre, ce désastre, dont on nous demande d’assumer charitablement les effets induits sur notre sol.

      Voilà, entre parenthèses, qui donne à réfléchir sur la politique d’Israël pourtant si décriée...

      Non seulement on ne peut pas assumer toute la misère du monde, mais on ne peut pas faire le bon gouvernement de peuples qui sont impuissants à se le donner à eux-mêmes, ce bon gouvernement. Si du moins les "indépendances" ont un sens.

      Cela n’empêchera pas certains Arabes d’en vouloir au monde entier, et au nôtre en particulier, par les armes et la violence, si révélatrice en réalité de leur impuissance politique...

    • cf. : 14 septembre 00:21

      Loin d’empêcher qui que ce soit (et d’abord de quel droit le ferait-on) de contester des actes et des paroles du pape, que de fois a-t-il été affirmé ici-même qu’on se devait de dire ce qui ne semble pas aller de son côté parce qu’il très probablement mis au courant de ce qui se dit et s’écrit à son sujet. "C’est rendre service à certains que leur expliquer et les aider à rentrer chez eux, à se développer....". C’est bien ce qui a été aussi écrit plusieurs fois. "Les aider à rentrer chez eux..." et comment ! Mais il serait utile d’expliquer comment renvoyer chez eux des gens qui ont fui leur "chez eux" pour les raisons que l’on sait...ou plutôt que l’on croit savoir... Quand des mercenaires criminels sont formés et armés, des al-nosra, des al qaida, des al-on-ne-sait-trop-quoi pour semer la désolation et arriver à la redistribution des cartes d’une région, après destruction et pulvérisation pure et simple des pays etc... Par convoitise du pétrole, gaz etc... Le pape parle de "charité" et de "miséricorde", et cela s’arrête là. Il parle en tant que pasteur mais n’exige rien. D’autre part, il a son statut de chef d’Etat, et quand il s’adresse officiellement à la tribune de l’ONU, à Strasbourg il est dans son rôle. Autrement, où donc serait la preuve que le pape encourage l’immigration et l’islamisation de l’Europe ? Il dit, il parle, mais qu’on ne vienne quand même pas expliquer qu’il est entendu, plus, écouté et que les responsables politiques lui obéissent au doigt et à l’oeil. Il est indéniable qu’une immigration hors proportion est un danger, non seulement par crainte des fondamentalistes et autres islamistes mais aussi parce qu’un minimum d’équilibre du point de vue démographique et du point de vue économique est indispensable, plus, c’est une exigence non négociable.

      "A une spontanéité on répond aussi par une autre spontanéité !", oui, et c’est là ou la liberté prend son sens. Dès lors, partant du principe que le pape ait compris et qu’il ne se mêle plus de - allons encore plus loin tant qu’à faire - qu’il ne fourre plus son nez dans les affaires des pays quant à l’accueil des réfugiés au nom de la miséricordieuse charité, on verra bien ce qui changera dans la gouvernance d’un Etat en vue de la priorité des priorités : le bien de la population, éradication du chômage, remise en ordre dans l’éducation, etc...etc...

      Que François dérange et énerve également sur le plan religieux et spirituel, c’est encore une autre dimension. Et c’est grave parce que qu’on serait en droit de se demander ce qu’il fait encore là ! Il y en a qui ont même demandé sa démission par voie médiatique. Ceci dit, comment ne pas écouter et comprendre la tristesse et les inquiétudes de bien d’entre nous. Mais de là à rendre le pape responsable de tous les problèmes liés à l’immigration sauvage et en faire le bouc émissaire de turpitudes, incompétences et de tous les maux dont souffrent des pays... Désolé, en mon âme et conscience, même si je le voulais, je ne pourrais en aucun cas en être d’accord.

      Pour mémoire, ce mot de Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque melkite d’Alep (entre autres) : ces migrations par centaines de milliers c’est comme une véritable déportation... Comprenne qui veut.

    • cf. : 14 septembre 08:33

      Le papier référencé est la copie conforme dans le fond et, avec quelques manips, dans la forme, de logorrhées que de fois déversées dans cet espace sur le même sujet. Les mêmes états d’âme, la même hargne, les mêmes admirations, les mêmes z’amours éperdues, les mêmes mêmes. Il ne s’agit pas de dire bêtement qu’on en est repu, mais comme disait l’autre, on en a jusqu’à la nausée.

      "Memet Iznogoud" ou, plus exactement "Mohamed N’estpasbien" serait fort bien inspiré de ramasser son tapis de prières, de rentrer ses pieds dans leurs babouches, à commencer par les orteils, et s’il le veut, continuer à errer, mais courageusement, càd à visage complètement découvert.

      L’utilisation éhontée du niqab ou voile intégral est dénoncée ici comme étant tout à fait contraire à nos valeurs !

    • Ceci n’est pas une contre-argumentation, seulement un mouvement d’humeur de plus.

      Le débat est d’avance confisqué.

      Mon message pose la question du conditionnement culturel qui fait obstacle à l’organisation politique et à la citoyenneté, y compris chez nous en France pour une partie des Français issus de l’immigration.

      Tout montre que ce conditionnement est un obstacle dans le monde arabo-musulman et dans les communautés musulmanes présentes sur notre sol.

      Et je ne parle même pas d’accès à la démocratie...seulement de sociétés où le principal instrument de "délibération" est toujours l’arme à feu, celle de l’armée ou celle des séditieux.

    • cf. : 14 septembre 13:45

      Trêve de déviations... Trêve de palabres... Tomber le masque, c’est de cela qu’il s’agit.

      Tomber le masque... Aucun débat sérieux et constructif n’est possible avec des fantômes...par dessus le marché à plusieurs étiquettes : celle
      de chrétien-catholique-romain, "grandeur et décadence". Papier hors sujet.

      Seule chose requise : des gages (phonétiquement...).

    • Votre demande est irrecevable.

      Un forum est un débat d’idées, pas d’individualités "moi je".

      Et cela d’autant plus qu’on rencontre sur ce forum des gens qui, comme vous, sont assez chatouilleux sur leur ego et vindicatifs...

      Personne ne vous demande de décliner votre identité et je défends réciproquement le droit d’apparaître sous le nom qui me convient.

      Je motive mes idées. Si elles ne vous conviennent pas, contre-argumentez et cessez de détourner la conversation ou plutôt de tenter de tuer le débat en discréditant l’interlocuteur que vous avez dans le nez.

      On n’est pas au Proche-Orient (enfin, moi, du moins : vous, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir...) et on débat à l’européenne. Je n’ai pas l’intention de me laisser enfermer dans quelque tabou oriental que ce soit.

      Si ça ne vous convient pas, changez de réseau social.

    • cf. : 14 septembre 19:37

      "Rien ne cache mieux ce que l’on est que le silence"

      Proverbe oriental

    • Le Memet-show
      du 14 septembre 08:33

      Ce que pense un auteur c’est son affaire. Il n’en est pas de même de ce qu’il écrit ici. Un seul échantillon du cru : "les Arabes sont des incapables... même en Afrique... (comme en Amérique latine)...". Curieuse similitude que cette classification qui dépasse en virtuosité abjecte celle établie au milieu du XXe siècle par qui l’on sait, celui-là qui avait positionné ces mêmes Arabes juste avant les tout derniers peuples de la création (selon lui) : les Noirs d’Afrique...

      On fera grâce du morceau choisi :" On est presque à se dire que la colonisation, du moins la mise sous tutelle des protagonistes et leur désarmement serait presque la seule solution réaliste...". C’est presque ce qu’on peut reproduire sans envie de presque vomir.
      On retrouve ce genre de littérature, à quelques mots près, dans les publications spécialisées.

      Sans encombrer le forum d’une phraséologie giratoire : il est TRES SERIEUSEMENT suggéré d’apporter une attention toute particulière, urgente et continuelle aux insanités qu’on projette sur son PC avant de les poster.

      Le Memet-show aura fait son temps.

    • Vous êtes bien en peine de contredire ce que j’affirme et vos éructations à trois dirhams n’y changeront rien : l’incapacité POLITIQUE des Arabes à prendre en main leur destinée. Un fait récurrent et tragique...Le monde arabe dessine une ceinture de crise du Maghreb au Golfe.

      Tout aura été essayé dans cette région, tout : le modernisme, le nationalisme, le socialisme laïc, l’islamisme politique, la monarchie théocratique...Il faut constater qu’aucune société politique arabe n’est vraiment stabilisée. Et pourtant les sociétés arabes ne sont pas les seules au monde à avoir dû subir la pression des impérialismes...

      La théorie de la victimisation, ça suffit !

      Quand ces sociétés ne sont pas en guerre ouverte, ou en guerre civile, c’est qu’elles sont tenues d’une main de fer par des dictatures qu’on en arrive à regretter (on en est réduit à ça !) quand on voit le bazar qui leur succède...

      Et non contents de maltraiter leurs peuples, ces Etats couvent en leur sein des métastases qui viennent ensuite infester nos propres sociétés.
      Wahhabisme, salafisme qui prospère sous couvert de soit-disant lobbies luttant contre l’islamophobie.

      Le monde arabe est l’homme malade de la planète et c’est de cette région que devrait venir le nouveau gouvernement mondial ? Quelle blague !

      Le terrorisme que nous subissons actuellement est une plaie douloureuse mais ce sera comme le reste : un nième foirage à l’arabe.

      Nous avons le droit de vous demander des comptes d’un tel bilan politique et d’exiger un changement radical de regard sur les conditionnements culturels qui sont à la racine du désastre arabe.

    • cf. : 15 septembre 13:20

      Le constat est clair : le sujet subit, comme d’habitude, une déviation.

      On dit "Arabe" et ce pauvre Memet parle de "wahabisme", "islamisme"
      et toutes ces choses en "isme"...

      Face à cet Arabe, syro-égyptien comme il se définit lui-même : le père Henri Boulad s.j. dont, pour mémoire, les appels à la vigilance ont fait le tour du monde, Henri Boulad dont les discours ont été qualifiés par Memet de "propos de caniveau", face à cet Arabe qui est Memet ?

      Face à cet autre Arabe, Monsieur Georges Corm, dont la hauteur de vue, l’intelligence et la culture n’ont rien à voir avec ces demi lettrés qui sévissent dans les antichambres de divers forums pour se faire, en vain, une place au soleil, face à cet autre Arabe qui est Memet ?

      Mais laissons ces Arabes et donnons plutôt la parole à une française bien de chez nous (évoquée il y a peu, comme par hasard) :

      "La civilisation européenne est une combinaison de l’esprit d’Orient avec son contraire, combinaison dans laquelle l’esprit d’Orient doit entrer dans une proportion assez considérable. Cette proportion est loin d’être réalisée aujourd’hui. Nous avons besoin d’une injection d’esprit oriental" (La question de colonisation...) et encore :

      "Peut-on dire que nous avons apporté la culture aux Arabes, eux qui ont conservé pour nous les traditions grecques pendant le Moyen-Age ?"

      On aura, bien sûr, reconnu Simone Weil.

      Face à elle, un échantillon : "vos éructations...", élégance de la prose...

      Qu’on est loin des migrants, du "discours politique" et de "la charité".

      Mais on n’est pas du tout déçu puisqu’on ne s’attendait à rien d’autre.

    • Deux observations :

      - vous me parlez d’individualités remarquables : je vous parle de la montée de l’intransigeance islamiste dans le monde arabe que favorisent des conditionnements culturels tenaces enracinés dans l’islam et qui ne laissent le plus souvent aux plus brillantes intelligences arabes que le choix de l’exil pour continuer à penser librement ;

      - vous me parlez de l’esprit d’orient. Pour moi, l’esprit d’orient est celui de l’orient chrétien, pas de l’orient islamiste qui est une monstrueuse déformation de l’héritage culturel de l’orient venu de Byzance : un héritage en voie d’être détruit dans le monde arabe comme Daech détruit Palmyre.

      Et j’espère bien que nous ne subirons aucune "injection" de cet esprit-là comme d’un virus mortel ; qu’au contraire, nous le rejetterons comme un corps étranger et mortifère qu’il est..."Va-t’en, Satan ! " (Père Jacques Hamel).

    • @ 15 septembre 13:20

      Sans vouloir m’immiscer, je reprends simplement une phrase à la volée : « l’incapacité POLITIQUE des Arabes à prendre en main leur destinée »

      Il me semble que Kadhafi, un dirigeant arabe, si je ne m’abuse, tenait d’une main assez ferme les rênes de la Lybie et savait où il allait... jusqu’à ce qu’une coalition (dont la France sarkozienne) vienne lui lâcher des flopées de missiles sur la djellaba.

      L’Egypte a bien en main sa destinée (tant que les services occidentaux ne se mêlent pas d’attiser des troubles, voire les créer de toute pièce). Gamal Abd-el-Nasser avait une vision très claire de ce qu’il voulait. Pour ce faire, il a même invité Anglais et Français à retraverser fissa le Canal...

      Sont-ce les Arabes qui ont fichu cette pagaille colossale, cet immense b... en Irak ? Je n’en ai pas vraiment l’impression. Si l’on s’en tient à la seule période Hussein, on voit la main de l’occident, une fois encore, à l’œuvre chaque fois que ça dérape (si Saddam a envahi le Koweit, c’est grâce aux manigances diplomatique de “l’Empire” qui, apparemment souhaitait précipiter le faux pas).

      Qui d’autre que la coalition US, ses bombardements intensifs et ses milliers de victimes, est venu bouleverser la destinée des Irakiens qu’eux-mêmes (du moins la faction au pouvoir) tenaient bien en mains ?

      Ce que notre correspondant semble déplorer, c’est l’absence de démocratie dans les pays arabes.

      Ce qu’il semble oublier c’est que les Arabes ont de tout autres traditions, multiséculaires, que la démocratie.

      Elles valaient ce qu’elles valaient mais, à tout prendre, elles valaient sûrement mieux que l’espèce d’ersatz de démocratie que Washington s’obstine à vouloir répandre sur ces nations tout comme il répand du ketchup sur ses frites, des pesticides sur ses cultures ou l’agent Orange sur le Vietnam...

      Assurément, la Libye de Kadhafi n’était pas une démocratie au sens académique du terme, pourtant des peuples y vivaient plutôt heureux, plutôt libres. A tel point que de nombreux migrants venaient y travailler et s’y étaient installés. Aujourd’hui, c’est la misère, le désespoir, la dictature des djihadistes et la totale absence de perspective pour ce qui reste d’habitants qui n’ont pas pu fuir cet enfer créé par les "démocraties"...

      Doit-on évoquer la Syrie où les Etats-Unis, quinze ans après le onze septembre, sont les alliés troubles de ces « opposants modérés » (sic !) qui ne sont jamais que des avatars locaux d’Al Qaïda ?

      S’il y a des « comptes à demander », ce n’est sûrement pas aux Arabes qu’il faut les demander en priorité mais aux vrais responsables de ce m...dier !

    • cf. : 15 septembre 23:10

      NON ! Désolé, il n’est plus possible de se cacher derrière son petit doigt ! En maintenant mot pour mot, virgule pour virgule, point pour point mon billet du 15/9 16:53, parce que je n’ai ni l’habitude ni jamais la volonté de maquiller ce que je dis ou que j’écris.

      J’ai des lignes sous les yeux, je les lis et si nécessaire, j’y réagis. Les raisons - ou prétexte - "pour moi" , etc... ça ne marche pas. Je m’exprime au vu de ce que j’ai sous les yeux, le don d’ubiquité ne m’étant pas donné pour entrer dans la cervelle des gens (et encore, quand ils en ont une).

      - "individualités remarquables" c’est quoi, ou c’est qui ? Henri Boulad ?
      On ne va pas ré-écrire ce dont ses propos ont été qualifiés ! Il n’y a donc rien de remarquable là-dessus. Et l’autre, Monsieur G. Corm : ce nom n’a, à ma connaissance, jamais été évoqué par Memet (ou par son original), et il est traité de "remarquable"... Du balai !

      - l’esprit d’Orient est pour Memet celui de "l’orient chrétien", voyez-moi ça ! Mille regret, c’est le mot "Arabe" que j’ai lu tel qu’il est écrit, et qui revient et qui revient... De toutes manières, le père spirituel - càd l’original de Memet - n’a eu de cesse d’insulter et de salir les orientaux, les chrétiens d’orient, les Syriens, les Libanais, les et les et les... "Le mensonge n’a pas assez de pattes pour aller très loin".

      En parlant de "brillantes intelligences arabes" (merci pour elles) qui n’ont plus que le choix de l’exil... Comment cela ? Boulad et Corm n’ont jamais pris le chemin de l’exil, et aux toutes dernières nouvelles ils sont chacun dans son pays respectif !

      "Un héritage en voie d’être détruit dans le monde arabe comme Daech a détruit Palmyre" ! Pronostic hatif et comparaison irrecevable. C’est juste le voeu des ennemis de la Vérité pour cette région du monde. L’Histoire n’est pas définitive à ce stade, et Celui qu’on agresse n’a pas dit son dernier mot. Nettoyons plutôt chez nous, du sol au plafond ce n’est guère brillant... de propreté.

      Quant à l’injection d’esprit oriental comme l’écrit Simone Weil des esprits cultivés et éclairés ne peuvent que le souhaiter ! Il n’y a que les ignorants, les incultes, des primates, quoi, pour le qualifier de "poison mortel".

      Non, Memet, on ne n’efface pas des mensonges par d’autres mensonges, ni des injures par d’autres injures. Je l’ai déjà dit : il ne vous reste qu’à enrouler le tapis de prières, entrer les pieds en commençant par les orteils dans leurs babouches et, j’ajoute, préparer son repas : se faire cuire deux oeufs, à l’européenne, et noyés dans du ketchup de Chicago. Ne pas s’étouffer avec le pain spécial.

      Bon appétit !

      PS Pour rappel : l’espace forum de FC c’est du sérieux. Pas un déversoir-passe-temps-à-perdre.

    • Arrêtez un moment vos palabres orientales...

      D’abord, où vivez-vous vous-même ? En Syrie ? Au Liban, dans la Bekaa, dans le Chouf, à Beyrouth dont l’aéroport est désormais contrôlé par le Hezbollah, dans le Hezbollahland (sud-Liban ?) ? En Irak ?

      Probablement non : vous nous parlez d’orientalisme vraisemblablement installé en France, à l’abri de l’épilepsie arabe...

      Vous ne voulez pas voir que le monde arabe est possédé par un mal tenace. Et vous ne voulez pas le voir car les chrétiens arabes sont prisonniers non seulement de l’islam mais aussi de leur solidarité ethnique avec les arabes musulmans.

      Vous me parlez d’orient comme on parlerait de "l’âme russe" alors qu’en Russie, les possédés bolcheviks sont en train de tout casser dans les églises, de tenter de tout détruire de cette identité culturelle pour faire un homme nouveau. Comme aujourd’hui les islamistes tentent d’imposer un musulman nouveau fantasmé en propageant la violence et la guerre.

      Dois-je vous rappeler la dernière parole du père Hamel : va-t-en Satan ?

      Il n’est plus temps de palabrer. En tout cas, nous Européens, ne pouvons plus nous contenter de palabres arabes. D’ailleurs, quelles voix arabes entend-on pour dénoncer les possédés islamistes ? Si peu...

      Les Arabes doivent traiter leur cancer culturel qui produit des métastases y compris chez nous. Vos écrits montrent à quel point ils ne sont même pas conscients de cette nécessité...Puissiez-vous exercer votre lucidité tellement en éveil lorsqu’il est question de l’occident avec autant d’application quand il est question de l’orient arabe...

      Disons-le encore plus clairement : l’islam est sur le monde arabe comme une tunique de Nessus. Mais les Arabes sont-ils capables d’en prendre conscience en relisant l’histoire de leur décadence ?

    • cf. : 16 septembre 05:03

      Il était urgent de clarifier la notion d’"arabité" et de rappeler certains faits (et méfaits) historiques que nul - à moins d’être de très bonne mauvaise foi -. Même pour les choses qui pourraient nous déplaire
      un minimum d’humilité est requis pour admettre l’évidence. Nous n’avons quand même pas que des qualités et tous les autres, surtout les Arabes puisque c’est d’eux qu’il s’agit - tous les défauts de l’Humanité.

      Le billet ci-dessus a le mérite d’être objectif, sans parti-pris et basé sur des faits connus et reconnus. L’exemple du Président Gamal Abdel-Nasser et celui, plus récent, de Kadhafi en disent long. A noter la réflexion à propos de la démocratie ou "des" démocraties, et la retenir. Nous ne pouvons quand même pas exiger d’autres peuples d’adhérer strictement et aveuglément à nos lois, à notre civilisation.
      L’auteur du message référencé me permettra d’aller un peu plus loin sur les "traditions multiséculaires" des Arabes dans le droit fil de ce qu’écrivait Simone Weil à ce sujet. Juste pour rappel.

      L’Eglise des apôtres est bien née dans cette terre du Proche Orient et elle a rayonné à partir de cette terre-là. C’est par les chrétiens arabes dont la langue était le syriaque que l’hellénisme est entré dans cette région arabe plus tard, islamisée. Dès lors les autochtones et les musulmans venus d’ailleurs ont formé un seul peuple, mais varié.
      D’où un seul peuple, de variétés spécifiques, mais avec une culture devenue commune. Ce sont donc les chrétiens syriaques qui sont à l’origine de la science arabe : médecine, mathématiques, philosophie, etc... Cette culture arabe ou musulmane est, comme on le voit, la fruit des travaux des chrétiens syriaques basés sur l’hellénisme, transmise aux musulmans et l’époque médiévale où l’hellénisme a été intégré.

      On peut donc affirmer sans se tromper - et sans que cela nous heurte ni ne nous humilie - que sans l’hellénisme transmis par les chrétiens arabes syriaques dans leur terre islamisée notre Occident ne serait pas ce qu’il est. Pour résumer, se rendre à l’évidence que le monde arabe a atteint sa maturité aux XIIde - XIIIe s. grâce à l’hellénisme introduit par les chrétiens arabes, et que cet hellénisme a été répandu en Occident à travers ce qu’on appelle la culture arabe.

      A partir de là, et au vu de ce que risque de devenir l’Occident en ignorant - pire, en rejetant ce qui dont il a été pétri - comment ne pas adhérer à la pensée de Simone Weil : "...les Arabes...ont conservé pour nous les traditions grecques pendant le Moyen-Age..." et "Nous avons besoin d’une injection d’esprit oriental". Comprenne qui veut.

      C’est ce poison qui est "mortel" pour l’ignorant donc fanatique Memet Izbad devenu, tant pis pour lui Memet Izveribad.

      Si l’auteur de 16 septembre 05:02, qui s’exprime tellement mieux que votre serviteur, pouvait apporter un complément utile à ce billet, qu’il en soit remercié d’avance.

      Tout évolue dans l’Univers. D’où nécessité - aujourd’hui urgence -, sans s’arrêter à l’instantanéité, d’aspirer à plus loin et plus haut guidé par l’Espérance.

    • Je ne parle pas des tyrans.

      Cela, le monde arabe en a produit à la pelle.

      Je parle des peuples qui prennent en main leur destin. La chose publique est la chose des peuples, des citoyens. Pas des satrapes. Ne pas se laisser déborder par la culture orientale qui justement ignore ce qu’est une citoyenneté...

    • PS

      Il est nécessaire, par souci d’exactitude, de compléter un point omis dans mon précédent message sur le rôle des chrétiens arabes de langue syriaque dans l’introduction de l’hellénisme. En effet, diffusées en Occident maths, philo etc... l’ont été par les musulmans qui étaient en grande majorité des Persans.

      L’expression de St JPII qualifiant le Liban de "message", définit probablement le Liban contemporain chrétiens et musulmans arrivant à former un seul peuple, il faut le dire au prix de bien d’efforts, mais c’est une réalité. Autre réalité : les chrétiens de la région Syrie-Liban ont, à l’inverse, introduit la modernité, disons, le progrès en terre d’Islam. Comme quoi on peut se demander si l’expression "pont" - à double sens - serait plus adaptée à ces chrétiens de Syrie et du Liban...

      Palmyre aujourd’hui est le signe de l’éradication d’un symbole de l’Antiquité sur lequel tout le monde pleure, et de grands efforts sont, nous dit-on, entrepris pour sauver des mains des rapaces des morceaux de vestiges anciens qui se vendent à prix d’or. Mais il est une civilisation que les géniteurs de Daech etc... s’échinent à vouloir définitivement éradiquer à travers les hordes barbares à leur service, c’est la "civilisation de l’amour" contenue dans les Evangiles elle aussi propagée par les apôtres et leurs premiers disciples. Il n’y a pas de quoi se réjouir, enfin, les chrétiens n’ont pas de quoi se réjouir du fait que certains d’entre eux sont en train de, comme on dit, scier la branche de l’arbre sur laquelle ils sont assis. Parce que ce faisant, c’est la branche coupée qui court le risque de se dessécher. Tant que l’arbre, lui, est toujours debout...

      Et cet arbre "en a vu d’autres" de ses branches coupées au cours de l’Histoire et d’autres, par la suite, qui ont poussé...

      NB

      Dans le contexte de l’EI justement, le Conseil de Sécurité s’est parait-il réuni en urgence, hier samedi, pour examiner cette "erreur" de frappe par la coalition des Etats-Unis : en effet, les radars et autres engins de détection des plus sophistiqués se seraient "trompés" : leur cible était des bandes de criminels de l’EI mais voilà que les bombes de l’Occident viennent de tuer, entre autres, quelque 82 soldats de l’armée syrienne, de la Syrie, pays membre de l’ONU...

      (Il y a comme un retard dans l’exécution de cette "erreur" : la santé de Hillary Clinton, les divers assassinats et tentatives d’assassinats au couteau, chez nous, par des adolescents, les attentats manqués près de Notre-Dame et en dernier la fausse alerte de samedi près d’une église à Paris, tous ces événements ont accaparé l’attention des spectateurs-auditeurs de la planète. L’"erreur" de la coalition menée par les USA a été commise un peu plus tard. Si elle l’avait été pendant la diffusion planétaire de tous les événements cités elle aurait, peut-être, eu des chances de passer inaperçue... Rien n’interdit de se poser des questions).

      es sciences : maths, philo
      etc... elles ont été diffusées en Occident par des musulmans qui étaient alors en grande majorité des Persans.

      En revisitant l’expression de JPII "Le Liban est un message", elle reflèterait plutôt le Liban où chrétiens et musulmans vivent côte à côte
      à côte - tant bien que mal ou l’inverse - peu importe.

    • cf. : 17 septembre 15:55

      Le monde arabe a produit des tyrans "à la pelle" et au cours de l’Histoire, l’Occident en a produit par tonneaux entiers. Et jusqu’à nos jours. Sauf qu’en Occident, aujourd’hui nous ne les qualifions pas de "tyrans"... Même qu’on leur attribue le Nobel de la Paix et on les décore de la Légion d’Honneur. Ben voyons !

      Pauvre Idéfix qui n’a Dieu que pour Chimère...

    • cf. : 17 septembre 09:29

      C’est qui est important lorsqu’on s’exprime ce n’est pas de savoir d’où on parle, mais de quoi on parle.

      Il y a longtemps qu’il a été décelé chez le géniteur de Memet Izonogud des élucubrations désordonnées répétitives symptomatiques d’un sérieux problème, quelque chose comme un compte à régler issu de sa période nord-africaine. Pour rappel, il a écrit ici être un "réfugié" de Tunisie, plus près avoir "vécu" au Maroc. Or, personne ne lui a jamais rien demandé vu que ça n’a aucune espèce d’importance pour le lecteur. On ne va pas pour autant allonger Memet sur le divan du psychanalyste pour lui arracher quelque souvenir cuisant en lui rafraîchissant la mémoire... Pour ce qui est des Russes et de l’orthodoxie, c’est encore un autre son de balalaïka.

      Qu’il reprenne : "Va-t-en Satan !" pour le jeter à la figure non pas des musulmans mais des Arabes... Du cri d’un martyr Memet en fait un vulgaire slogan. Alors, qu’il n’y avait, chez Jacques Hamel, aucune haine, pas une once, même pas l’ombre de racisme. Mais ce n’est guère une nouveauté que de voir dénaturés les mots et les faits, c’est une navrante et impudique constante.

      Concernant les chrétiens qui sont, avec bien de leurs compatriotes musulmans, les victimes de Daech depuis six ans maintenant, une citation pourrait exprimer leur façon de comprendre leur mission : "L’Eglise est au service du monde, ni à gauche ni à droite" (Martin Steffens). Qui ajoute : "C’est l’affaire de la politique de la diviser en deux".

      Quand le "chrétien-catholique-romain" fanatique l’aura compris ce sera peut-être la fin du monde.

    • Réalité du "peuple libanais"...

      Oui, assurément, il y a une identité libanaise, et il faut bien dire qu’elle doit beaucoup au colonisateur que vous décriez tant. Le Grand Liban a été fait par la France, autour des chrétiens de la montagne libanaise. Et la Syrie n’a jamais vraiment admis la légitimité du Liban qu’elle considère sien comme la Russie, l’Ukraine.

      Depuis près d’un siècle, ce Liban a certainement existé, mais il n’a pour autant jamais cessé d’être un conglomérat de communautés confessionnelles, dont les chrétiens ont cessé d’être la partie dominante après la guerre civile qui s’est achevée en 1990. Et la citoyenneté libanaise dégagée de la référence confessionnelle reste à l’état de théorie.

      Le Liban - mais on pourrait dire cela de la Syrie en voie de décomposition, de l’Irak, de l’Egypte...-, alors qu’il avait plus d’atouts que les autres pays de la région du fait de la prédominance chrétienne imposée par le colonisateur dans la constitution du pays, n’est pas parvenu à former un Etat civique dégagé des contingences confessionnelles.

      Entre les ruines de l’empire (empires arabes, empire ottoman) et l’utopie de la "nation arabe" unifiée, la forme nationale demeure dans le monde arabe une forme politique atrophiée et totalement impuissante à faire obstacle aux résurgences de théologies politiques puisant leur légitimité dans un islam fantasmé comme c’est le cas de Daech. Elle ne peut opposer à celles-ci la légitimité d’aucun Etat civique et d’aucune citoyenneté digne de ce nom.

      On peut observer que nous avons le même problème avec la communauté musulmane présente sur notre sol dont n’est encore issue aucune force politique civique dégagée de la référence à l’islam (ou plutôt aux islams algérien, marocain, tunisien...) et qui ait l’autorité de délégitimer l’islamisme radical.

      Bref, le Liban est effectivement un signe. Il fut longtemps un signe d’espoir. Il est aujourd’hui un signe d’échec, malheureusement. Après, on peut palabrer, enjoliver, mais la réalité est bien là. Le Liban contemporain se constitue autour d’un Hezbollahland qui en est désormais le noyau : dur le noyau, très dur...

    • cf. : 19 septembre 08:44

      Faut-il le rappeler : le thème à partir de l’article de G. Leclerc est : Le débat politique et la charité, suivi à fort bon escient des Responsable du naufrage. La langue syriaque et le Liban n’ont été évoqués qu’en tant que diffuseur de l’hellénisme en Occident et accessoirement la mission d’un pays vue par saint JPII. Un point c’est tout.

      L’auteur du papier ci-dessus qui se réfugie derrière une diversité de pseudos vient de délivrer une soi-disant leçon de géopolitique suspecte, irréelle et transpirant la vindicte. On se demande pourquoi.

      Le plus ennuyeux dans cette salade composée n’est pas tant le "hors sujet" que cet entêtement à mépriser tout ce qu’effleure, même du regard on pourrait supposer, quelqu’un qui ne sait comment remplir le vide dans lequel il évolue. Les forums de FC lui sont autant de refuges-déversoirs.

      Du naufrage où se débat actuellement l’Occident l’auteur veut nous entraîner dans le sillage du "Hezbollahland" comme il l’écrit. Mais qu’est-ce donc que cette déviation ? Et pourquoi ? Qu’il s’accroche à la djellaba des Ibn Saoud, on ne le lui reproche pas. Sauf qu’on déplore vivement qu’il soit allé beaucoup trop loin. Mais on ne va pas perdre son temps à le démentir. On se permettra seulement de l’assurer d’une seule chose :

      Du land, un jour ou l’autre, Memet, le Hezbollah aura ta peau.

      Ce hors sujet est clos pour moi.

    • Je suis entièrement dans le sujet. Et je me permets d’insister car c’est bien trop important et j’espère que FC pourra passer cette réponse car j’y tiens.

      Je suis en train d’expliquer qu’avec la meilleure charité, on ne peut pas faire A LA PLACE DES ARABES des sociétés politiques viables qui assurent à peu près correctement le bien-être de leurs citoyens de telle sorte que ceux-ci n’ont pas à fuir vers d’autres contrées pour vivre décemment et dans la paix.

      La mission civilisatrice de l’Europe, c’est fini. Nous n’avons plus cette prétention, à supposer que nous en ayons encore les moyens...

      Nous ne pouvons assurer au mieux que les soins palliatifs pour les victimes qui gagnent notre territoire tant bien que mal...

      La charité, oui, mais la VERITE aussi : cette vérité que vous esquivez et qui vous fait systématiquement tourner casaque dès qu’on approche au coeur du sujet...D’autres ne tournent pas casaque, ce qui est un moindre mal, mais recherchent dans l’action violente un exutoire à leur impuissance politique.

      Mais je le souligne : le réflexe est le même, une fuite de la réalité.

      Les agressions dont nous sommes l’objet nous autorisent à le dire : LES ARABES DOIVENT SORTIR DE CE DENI MORTIFERE pour eux comme pour nous, mais d’abord pour eux, car l’islamisme radical est bien trop vicié à la base pour mettre en danger les fondements de notre civilisation européenne alors qu’il est en train de pourrir le monde arabe à la racine. Comme le bolchevisme a pourri la Russie.

      Le seul danger qui nous guette, c’est une réaction de xénophobie anti-arabe instrumentalisée par des partis politiques peu scrupuleux dont les paisibles musulmans qui résident parmi nous pourraient faire les frais.

    • PS. Voici à mon avis les conséquences à tirer si l’on veut sortir du déni...

      En ce qui concerne les musulmans d’origine arabe qui sont dans notre pays, qu’ils soient d’ailleurs nationaux ou étrangers, il me semble que ce n’est pas dans la direction d’un "islam de France" qu’il faut chercher, même si, c’est évident, on doit veiller à diminuer à la dépendance matérielle des musulmans français de puissances islamiques qui propagent la haine contre notre civilisation comme l’Arabie wahhabite.

      On peut en effet attendre encore longtemps que l’islam se réforme et ce n’est pas à nous de le faire...

      En revanche, nous Français avons le droit et le devoir d’exiger des musulmans une mise à distance du religieux par rapport au politique, et par conséquent une réserve en toute prescription religieuse qui heurte les moeurs dans notre société (ce qui suppose qu’il y ait encore des moeurs : mais ça c’est notre problème).

      Une minorité ne peut pas empoisonner toute une société avec des histoires de vêtement, de nourriture, de jeûne...surtout dans un pays comme la France dont l’identité n’a jamais été multiethnique. L’identité française est précisément non ethnique, fondée sur un pacte politique. Il n’est pas question de céder quelque droit de cité de l’islam en France. Mais à nous de trouver aussi les moyens de faciliter l’acceptation d’une sécularisation qui ne soit pas hostilité aux religions et à ceux qui les professent.

      Si ce qui précède n’est pas observé, les Arabes (puisque c’est d’eux principalement voir exclusivement dont il s’agit) se condamneront encore longtemps à rester un corps étranger dans la société, avec toutes les conséquences xénophobes qui s’ensuivront.

      La solution, pour moi, ne réside donc pas dans une hypothétique réforme de l’islam, mais dans une sécularisation raisonnable et raisonnée des musulmans français qu débouche sur une citoyenneté pleine et entière.

    • @ 19 septembre 08:44 - 20:43

      C’est une évidence, triviale même, qu’il convient pourtant de rappeler : les Arabes ne sont pas seulement musulmans mais ils sont aussi chrétiens. Ils peuvent être accessoirement tout autre chose, comme agnostiques, par exemple.

      Les musulmans sont loin d’être tous Arabes. Seuls 20% d’entre-eux le sont dans le monde. Les deux groupes majoritaires se situent en Indonésie et en Inde.

      Memet Iznogoud nous la fait donc plutôt embrouillée. Il procède (comme son double) par amalgames et par préjugés en béton massif (*). Pas étonnant qu’il ait apprécié le dernier ouvrage de P. Manent qui est tout aussi confus dans ses définitions qui englobent successivement des objets de nature différente !

      Impossible de le suivre dans des argumentations qui ne sont que des diatribes. Qui, de surcroît, ne sont que du n’importe quoi qui ne correspond à rien.

      Un exemple ? « les Arabes (puisque c’est d’eux principalement voir[e] exclusivement dont il s’agit) se condamneront encore longtemps à rester un corps étranger dans la société, avec toutes les conséquences xénophobes qui s’ensuivront »

      Manifestement, Iznogoud n’a jamais consulté aucune statistique démographique basique concernant l’immigration en France. Il confond en outre Maghrébins et Arabes. Une telle phrase disqualifie l’ensemble de tout le "raisonnement".

      Passons à autre chose...

    • 1. Le problème de l’islam, pour nous, est avant tout un problème arabe. Nous sommes moins concerné par l’islam chiite en Iran ou l’islam en Asie. Nous le sommes énormément par l’islam sur la rive sud de la Méditerranée et au Proche-Orient - arabe-.

      2. Le problème de l’islam en France est, tout autant, un problème arabe, parce que maghrébin. La conquête arabe est venue recouvrir le socle berbère d’Afrique du Nord et la civilisation maghrébine est une civilisation arabo-islamique en dépit du fait que le fonds berbère n’a pas disparu. Et ce sont les moeurs arabo-islamiques que les immigrés ont transporté dans notre pays, avec les variantes propres à chaque islam local et désormais aussi avec l’influence de l’islam (salafisme, wahhabisme) ou de l’islamisme politique ( Frères musulmans) du Proche-Orient arabe (l’origine des Frères musulmans est égyptienne, le wahhabisme vient d’Arabie séoudite).

      3. Que vous ne vouliez pas vous donner la peine d’entrer dans la pensée de Pierre Manent sur la situation de la France parce que son livre heurte vos convictions personnelles est votre problème.

      Ce n’est pas la première fois que vous calez...Vous pouvez "passer"... Mais le livre de Pierre Manent, lui, ne passera pas, comme l’oeuvre de cet auteur qui marquera la philosophie politique contemporaine.

      Il ne faut pas forcer un cheval qui fait un refus d’obstacle...mais il vaut mieux changer de monture pour poursuivre la course...On vous laisse rebrousser chemin et rentrer à l’écurie...

    • cf. : 19 septembre 20:43

      "...j’espère que FC pourra passer cette réponse car j’y tiens". NA !

Un message, un commentaire ?


Les forums restent ouverts durant 15 jours après la date de publication

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.