La tragédie de Nice

par Gérard Leclerc

samedi 16 juillet 2016

La tragédie de Nice est venue endeuiller une ville magnifique et tout un pays, le jour de sa fête nationale. Malgré un communiqué de revendication par le groupe État islamique le 16 juillet, il semblerait que l’auteur de cet attentat horrible ait agi de façon solitaire. A-t-il répondu de son propre mouvement à la consigne du groupe État islamique, pour faire le plus de dégâts possibles et créer un climat obsessionnel dans l’opinion publique ? Ou s’agit-il de l’acte d’un déséquilibré ? En ce cas, l’intéressé pouvait être sous emprise psychologique et s’inspirer des précédents attentats pour y ajouter sa propre marque. Dans une telle hypothèse, la tâche des autorités publiques apparaît singulièrement ardue. Comment contrôler des individus dangereux, névrosés, dépressifs... qui ne sont pas facilement repérables avec les moyens habituels des services de surveillance ? Le plus resserré des maillages de sécurité n’y suffira jamais.

La population niçoise, bouleversée, n’a pas tardé à manifester son respect et sa compassion aux victimes et à leurs familles. Elle a montré aussi sa détermination à ne pas céder à l’emprise de la terreur. C’est cette capacité de résistance unanime qui est aujourd’hui un des garants de notre possibilité de juguler la menace.

Il ne faut pas se cacher que la mobilisation morale qui nous est demandée mettra à l’épreuve notre patience, car il est désormais évident que l’offensive terroriste ne s’arrêtera pas demain et que nous sommes à la merci d’autres coups durs sous les formes les plus imprévisibles. Les représentants des syndicats de police confient ouvertement que les forces de l’ordre sont au bord de l’épuisement, du fait des sollicitations diverses dont elles sont l’objet. Il faut des moyens nouveaux et il faut réorienter les moyens disponibles. Le chef de l’État a annoncé l’appel à des forces de réserve pour leur venir en aide, avec le concours éventuel de volontaires. On ne peut pas ne pas appeler contestataires, militants ou organisateurs d’événements publics de toutes sortes à un plus grands discernement, à une plus grande prudence, à une meilleure concertation avec les forces de l’ordre. C’est assez dire le degré d’engagement requis, auquel il faut ajouter les opérations militaires, avec une armée elle aussi au maximum de ses possibilités, sur les théâtres extérieurs, là où l’ennemi a conquis des régions entières et créé cette dépression internationale qui menace les équilibres mondiaux.

Oui, nous sommes en guerre, même s’il s’agit de donner à cette expression son contenu adéquat. Cette guerre a les effets meurtriers que nous déplorons. Elle a aussi un caractère idéologique et religieux, qui nous impose de surcroît un discernement susceptible de définir la vraie nature de l’ennemi. Sa religion ne se veut pas séculière, à l’image des totalitarismes modernes, elle n’en est pas moins aussi dangereuse par sa prétention à tout dominer au nom d’un sacré qui défigure l’homme et son rapport au divin.

Messages

  • En effet, les attentats vont se multiplier
    Nous sommes en guerre
    L’ennemi a une religion dont il faut connaître la vraie nature
    Le Vatican a répondu : "Le dialogue s’impose", et Al Azhar au Caire : "ceci contredit les enseignements de l’Islam"
    A l’origine, Moïse apparaît dans le Coran ; Dieu a donné des tablettes à Moïse "contenant une exhortation sur toutes choses" (lesquelles ? non écrites) alors que dans la bible : Dieu a donné les tables de la loi, les 10 commandements à Moïse. Par exemples :5e commandement : "tu ne tueras pas" d’où découle ce qui précède le crime : la calomnie, les coups, mais Mahomet préconise le meurtre des mécréants. Ou bien, le 9e commandement : tu ne désireras pas la femme de ton prochain, et pour les musulmans : la femme portera un voile, donc c’est elle qui provoque l’adultère et non pas l’homme.
    O aboutit en 1948, à la déclaration des droits de l’homme adoptée par l’ONU mais 57 pays musulmans ont signé leur propre charte inspirée par la charia (j’ai oublié la date exacte)
    Tant que cet antagonisme persistera le vivre ensemble pourra être compromis et les particuliers n’y pourront rien

  • Attentat islamique de Nice : Pouvoirs et Eglises complices de l’islamisme !

    NON nous ne sommes pas en guerre, mais déjà dans la collaboration avec les islamistes salafistes et Frères Musulmans...et l’Eglise Catholique n’est pas en reste...il suffit de prendre connaissance du programme du dernier Congrès des Frères Musulmans au BOURGET...quant aux politiques ils se sont compromis depuis longtemps avec l’islamisme soutenu par le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie...Tariq RAMADAN est la coqueluche des medias et Tareq OUBROU celle des politiques qui lui ont même remis la légion d’Honneur...http://www.saphirnews.com/RAMF-2016-le-programme-de-la-rencontre-de-l-UOIF-au-Bourget_a22361.html

  • s’il n’est pas un islamiste alors c’est très inquiétant...des comme lui, il y en a des millions en france.

  • J’ai l’impression que les méfias provoquent de vrais délires...

    Premièrement, il est impératif de limiter la consommation d’articles sur Nice. Rien de mieux que ça pour se rendre fou. Je n’ai pas de télévision et je n’ai pas regardé une seule vidéo sur internet : à quoi ça avance ? Ce voyeurisme me semble indigne des victimes et de leurs proches.

    Deuxièmement, la série d’actes terroristes ne suffit pas à qualifier un état de "guerre". Une guerre suppose un stratège, une armée, des buts de guerre. On a affaire à des bandes ethnico-mafieuses dont la coordination reste à prouver, qui ont recours à des moyens "artisanaux". Ca rappelle l’action des sicaires pendant l’occupation romaine en Palestine. Mais ça n’a rien à voir avec une force constituée capable de prendre le contrôle d’un pays.

    Bien plus, ces individus n’ont aucun projet politique au bout du camion ou de la ceinture d’explosifs. Aucun. J’entends un projet qui ne soit pas un nième foirage islamico-quelque chose. Au moins (si j’ose dire) les Brigades rouges ou la Fraction armée rouge avaient des idéologues. En ce qui concerne les djihadistes, rien de tel. C’est tout juste s’ils savent lire un extrait de sourate dans le texte original. Comment des gens qui ne savent pas se gouverner chez eux prétendraient faire la loi chez nous ? Une fois posé ça, on peut distancier par rapport à l’événement immédiat.

    Ajoutons que ces djihadistes ne rallient pas à leur cause la population arabo-musulmane qui éprouve plutôt une profonde horreur de se trouver assimilée à ces sauvages.

    Enfin, une société comme la nôtre est bien trop complexe pour pouvoir être déstabilisée par un type qui roule sur la foule à Nice ou des types qui mitraillent une salle de spectacle.

    Bis repetita : il faut arrêter de délirer. Israël fait face à ce type de problème depuis des années, c’est un Etat bien plus petit. Il n’échappe pas aux attentats mais il a su mettre au point des moyens relativement sophistiqués pour y parer même si zéro victime face à un acte kamikaze est malheureusement impossible. Israël est actuellement le seul Etat du Proche-Orient où on peut évoluer à peu près en sécurité quand on est un Européen.

    Je suis pour ma part beaucoup plus préoccupé, en termes évidemment politiques (et pas sécuritaires puisque nous craignons tous les uns pour les autres, évidemment), par le foirage électoral de 2017 que par le foirage djihadiste en France...Les convulsions de la classe politique sont inquiétantes. On a l’impression que le pays est atteint d’épilepsie. Et l’islamisme n’a rien à voir là-dedans...

    En fait, le seul point commun que je puisse relever entre nous et le monde arabe, c’est la difficulté de renouveler les pouvoirs. On prend les mêmes et on recommence... En Egypte, les militaires ont repris le contrôle. En France, on risque de se reprendre Sarkozy ou Juppé...Les Egyptiens se raccrochent aux uniformes, et nous aux has been...

    Espérons que Mélanchon ne va pas passer au djihad...

    • « une société comme la nôtre est bien trop complexe pour pouvoir être déstabilisée par un type qui roule sur la foule à Nice ou des types qui mitraillent une salle de spectacle »
      @18 juillet 15:40

      Encore un commentaire qui témoigne du peu de clairvoyance de son auteur.

      Le seul, pourrait-on dire, à ne pas « être déstabilisé », c’est bien François Hollande. Quelques millions de manifestants contre son projet de mariage homo-sexuel, à peine moins contre son projet de loi brussello-el khomrienne, des attentats répétés sur le territoire national et il poursuit imperturbablement (seulement un peu plus replet chaque jour) sa marche en avant vers le gouffre, vers le vortex qui aspire inéluctablement l’ensemble de notre pays.

      Des sociétés « comme la nôtre » sont des sociétés fragiles. L’esprit moutonnier et les poisons et délices de la société de consommation, le tout allié à des “élites” dont le seul souci est de parquer les masses dans des fan-zones où l’on ne réfléchit plus et l’on ne décide plus, ont petit à petit transformé notre nation en un machin gluant et sans consistance mais hyper réactif aux sollicitations émotionnelles (*).

      Les chaînes dites d’information continue participent à cet abrutissement médiatique qui à la fois endort toute réflexion autonome et gonfle artificiellement une paranoïa collective en donnant aux événements une dimension démesurée.

      C’est le but recherché par les terroristes et par toute guerre asymétrique : une réponse disproportionnée à la taille du stimulus.

      Les événements du 11 septembre en sont une parfaite illustration : d’un côté dix kamikazes, quatre avions et trois mille morts, de l’autre, en réponse, une société américaine sidérée, une guerre en Irak (des dizaines de milliers de morts), une guerre stérile en Afghanistan, un coup d’état en Libye déstabilisateur de toute la zone euro-méditerranéenne et des colonnes de djihadistes fanatiques (ultra-armés) proliférant comme sortis d’un incubateur géant et monstrueux...

      Rien, jusqu’à présent, ne prouve que l’“attentat” de Nice soit un attentat commandité par la nébuleuse islamiste.

      Tout porterait plutôt à dire qu’il s’agit de l’acte fou d’un forcené. Mais il est évident que devant la réaction des autorités (Hollande s’est empressé, à chaud, avant toute enquête, d’annoncer qu’il s’agissait d’un acte terroriste) et des médias, surchauffés, comme à l’accoutumée, et sans retenue, Daech ne pouvait que tirer profit en endossant la paternité du drame terrible qui lui était si obligeamment et si officiellement imputé.

      Peut-être que l’avenir prochain démontrera que j’ai tort d’émettre de si grandes réserves sur l’attribution des causalités.

      En attendant, chacun des acteurs se positionne comme s’il avait intérêt à ce qu’il s’agisse d’un attentat commandité et non d’un acte isolé d’un déséquilibré : le pouvoir qui se drape dans des postures martiales et pond des mesures cosmétiques ; l’opposition qui peut tailler des croupières à un gouvernement qui, véritablement, n’a rien fait d’efficace en matière d’anti-terrorisme ; les médias qui débitent de l’image en boucle et du commentaire au kilomètre ; enfin, Daech et toute la sphère djihadiste qui bénéficient d’une énorme publicité et d’un “temps d’antenne” gratuit...

      Où sont les analyses lucides ? Où sont les commentaires indépendants, libérés du corset étroit de la pensée dominante ?

      Eh bien, dans le brouhaha médiatique, on peine vraiment à les trouver.

      * Quel contraste entre nos sociétés (ainsi les USA ou l’Europe occidentale) engluées dans le consumérisme et l’hédonisme et des sociétés plus frugales et plus rustiques dans leurs mœurs.

      Déjà, dans les années soixante-dix, une étude arrivait à la conclusion qu’en cas de conflit nucléaire, les soviétiques, au mode de vie rude et drastique, avaient plus de chance de s’en sortir que les populations des USA en osmose avec leur confort et difficilement capables de subsister en cas de bouleversement grave de leurs repères et de leur style de vie.

      Le terrorisme se nourrit avant tout non pas des terroristes mais du vide moral des sociétés qui en sont la cible et la victime (quand dix centimètres de neige, une pénurie temporaire d’essence ou des dysfonctionnements de jeux en ligne sont capables de tétaniser et déstabiliser des foules, le terreau est prêt pour une efficacité maximale du terrorisme...).

      Une petite vidéo, livrée par Thalie, démontre cela, plus que de longs discours. Qui dans notre France d’aujourd’hui pourrait subsister avec un tel sang-froid dans les conditions de vie du Donbass proche des zones de bombardement ?

      Pour ne pas se laisser impressionner par Daech et pour tuer le terrorisme à la source, il faut un peu et beaucoup de l’attitude de gens telle cette mère de Zaïtsevo (ou encore des britanniques durant le Blitz).

      Zaïtsevo. La petite Rita https://youtu.be/yLl6wzX47N0

    • cf. : 18 juillet 19:03

      "Le terrorisme se nourrit avant tout non pas des terroristes mais du vide moral de nos sociétés"...

      Oui, laisser tomber tous les sédatifs et autres drogues idéologiques pour endormir les consciences... Se référer plutôt à l’intervention du 25 juin 01:52 de Renaud dont l’objectivité ne pourrait être ignorée et encore moins contredite, et dont le dernier paragraphe en appelle à notre sens des responsabilité pour peu qu’on en ait un :
      "...Un désastre culturel et spirituel est en marche !".

      La réalité ne saurait être indéfiniment cachée...

      MERCI.

  • J’invite les lecteurs de FC à lire ce commentaire du Pr François Drago dans le Figaro...et à s’intéresser de plus près à l’ouvrage de Pierre Manent dont on trouvera une recension assez précise sur ce forum.

    http://www.france-catholique.fr/L-eclairage-de-Pierre-Manent.html

    Ce serait plus utile que de palabrer sur un attentat ou d’étaler des états d’âme à perte de message...

    Notre problème n’est ni militaire, ni policier, même si on peut faire des progrès dans l’emploi efficace et coordonné de nos moyens y compris en matière de renseignement. Il est d’abord et avant tout politique et tient à la débilité du pouvoir actuel. Cela fait des années que, pour des raisons idéologiques, comme le dit le Pr. Drago, le pouvoir, singulièrement la gauche au pouvoir, n’ont pas voulu aborder avec détermination la question de l’immigration arabo-musulmane et des maux qui "prospèrent" en son sein. Il en est résulté une impunité qui se montre aujourd’hui violemment agressive.

    Nous avons par suite importé du "bazar politique à l’arabe" sur notre territoire (car le problème n’est provoqué ni par les noirs africains musulmans, ni a fortiori par les asiatiques présents en France ; le problème est arabe et maghrébin). Il n’y a d’ailleurs pas que les attentats : la terreur bas de gamme sévit aussi dans nos banlieues et c’est quasi exclusivement une terreur semée par des délinquants arabes. Il faut appeler un chat un chat. Par exemple, on y brûle des voitures et on y commet des délits pour en chasser progressivement les habitats non arabo-musulmans et pour conquérir des quartiers qui deviennent autant de ghettos...

    Nos territoires ont besoin d’être dé-molenbeekisés. Et ce n’est pas la gauche qui sera capable de conduire l’opération. Elle est dure dans ce qu’elle a de mou et d’invertébré (son idéologie) et molle dans ce qu’elle devrait avoir de dur (sa détermination et son action). Reste à savoir qui à droite aura l’esprit et le discernement plus ferme et l’action plus déterminée, puisque le pays a d’évidence besoin d’un nouveau leadership.

    Citation

    " QU : N’y-t-il pas un risque que le droit devienne un outil de communication politique et que, pour justifier leurs actions, les dirigeants politiques empilent les dispositifs juridiques de sorte à montrer qu’ils réagissent aux événements ?

    R : Nous courrons ce risque depuis très longtemps ! Les responsables politiques croient toujours qu’une nouvelle loi va être la bonne réponse à la question qu’on leur pose. La réponse, ce n’est pas la loi, mais l’action, la détermination et la définition d’une doctrine d’action.

    Disons-le clairement : tout existe déjà dans le dispositif législatif, comme on l’a vu d’ailleurs avec le dispositif sur la déchéance de nationalité ou l’état d’urgence. Ceux-ci n’avaient pas besoin d’être constitutionnalisés.

    ***Mais aujourd’hui, la volonté politique est manifestement FAIBLE, elle l’est même intrinsèquement parce qu’elle n’est pas soutenue par une doctrine et qu’elle est affaiblie par un certain nombre de dogmes idéologiques.***

    Notre pays doit conserver un équilibre entre la liberté et la sécurité, mais la loi comme la constitutionnalisation ne sont pas une réponse pour pallier l’inaction politique. Il faut que nous sachions comment nous voulons lutter idéologiquement contre le terrorisme, comment nous souhaitons reconstituer la communauté nationale.

    De ce point de vue-là, ***j’invite tous vos lecteurs à lire l’essai Situation de la France du philosophe Pierre Manent***, écrit entre Charlie Hebdo et le Bataclan. Il y défend la manière dont nous pourrions recréer une communauté nationale et décrit avec beaucoup de justesse la situation de notre pays à l’égard de ses différentes composantes. Le problème est à ce niveau-là de l’action politique, certainement pas dans l’empilement de dispositifs juridiques supplémentaires. Si le droit français était appliqué avec DETERMINATION, ceci suffirait largement."

    • PS. Ce matin, l’excellent Rémi Brague le redit dans le Figaro. L’erreur du pouvoir est de ne pas prendre en compte la spécificité de l’islam mais de l’appréhender sur le modèle du christianisme.

      C’est un peu comme si l’on avait appréhendé la démocratie populaire sur le modèle de la démocratie libérale...et qu’on se soit refusé à appeler Staline tyran. Inhibition qui fut typique d’une certaine gauche française, soit dit en passant...

      Et s’il en est ainsi, c’est parce qu’on a affaire à des responsables politiques qui sont imbibés d’idéologie hostile au christianisme (Hollande, clairement, Juppé plus subliminalement car il est plus subtil) et d’idéologie relativiste dans l’approche de la différence ethnico-religieuse.

      Le fait est pourtant là : il n’y a que DES (je dis bien des : pas d’amalgame) musulmans et plus précisément DES arabo-musulmans qui aient le "diable au corps". Et ce n’est pas le fait d’une dérive personnelle : il y a des conditionnements culturels à cela et quand on remonte à la source, on tombe toujours sur l’islam.

      C’est la raison pour laquelle on ne peut malheureusement pas dire que le véritable islam est non violent. Je ne sais pas ce que c’est que le véritable islam. Je sais en revanche ce que font de véritables individus appartenant à la communauté islamo-arabe, et c’est clairement diabolique. Si quelqu’un peut ordonner aux esprits mauvais qui ont pris possession de ces Marocains, Algériens et autres Tunisiens d’aller se mettre dans les porcs, et de jeter les porcs à la mer, qu’il le fasse...
      Nous sommes bien en présence de POSSEDES/DEMONS. Mais là encore, pour le voir, il ne faut pas avoir sur les yeux des écailles d’idéologie comme le président actuel...

    • Le phénomène auquel nous sommes confrontés n’est pas nouveau.

      1° L’histoire a connu de ces convulsions dues à des groupes ou des communautés "possédés" :

      - les sicaires juifs qui, par des moyens qui rappellent ceux des extrémistes palestiniens, s’en prenaient à l’arme blanche aux soldats romains pour lutter contre l’occupation de Rome ;

      - les sectes protestantes fanatiques qui se sont livrées à des exactions extrêmement violentes en Allemagne à l’époque de la Réforme ;

      - la secte chiite des "assassins" (déjà !) ;

      - mais aussi les nihilistes russes du 19ème siècle en proie à un délire idéologique révolutionnaire (le retour au peuple...), qui a fait le lit de la révolution soviétique...

      - ou encore, plus près de nous, les possédés des Brigades rouges en Italie, et de la Fraction armée rouge en Allemagne.

      2° Dans notre civilisation, nous nous sommes pratiquement débarrassés de ce type de pathologie ; c’est ce qui nous la rend si difficile à comprendre :

      - par épuration du christianisme, toutes les Eglises ayant clairement et définitivement condamné la violence comme mode d’action "missionnaire"...On ne peut pas tuer au nom du dieu des chrétiens.

      - l’échec des totalitarismes idéologiques et notamment du communisme a vacciné l’extrême-droite mais aussi l’extrême-gauche : déligitimation de la violence. Le millénarisme à la sauce marxiste, c’est fini... Aujourd’hui la gauche peut être violemment écologiste ou libertaire, mais ce ne sont plus que des soubresauts (occupation du terrain par exemple à ND des Landes) ou de la violence verbale (intimidation culturelle largement propagée dans les médias...).

      Il n’en est absolument pas de même dans l’islam où la violence n’est nullement déligitimée. Elle est consubstantielle à la genèse même de cette religion, et enchâssée dans le texte du Coran sans qu’aucune lecture ni qu’aucune tradition ne puisse l’en déloger, en l’absence d’autorité pouvant fixer la doctrine au nom de toute la communauté et par conséquent "exoummatiser" les islamistes radicaux violents.

      Ceci explique la parole du pape François : celui-ci, en tant qu’autorité morale universelle, s’est estimé tenu de donner une interprétation sur l’islam "véritable" qui serait non violent, ce qu’aucune autorité islamique ne parvient à imposer...pour conjurer l’ "emprise diabolique" sur la communauté musulmane par la nouvelle secte des assassins du Daech.

      Il y a donc dans l’islam une intolérance radicale au non-islam et par suite une légitimité structurelle à user de la violence pour supprimer tout ce qui se rattache au non-islam et fait obstacle au règne sans partage de l’islam.

      C’est très net dans les rapports homme-femme à leur degré le plus brutal. Sur la femme voilée musulmane pèse l’interdit du contact sauf celui de l’époux. Sur la femme non voilée présumée non musulmane, tout est possible puisqu’elle se comporte comme une prostituée. L’interdit étant levé, lorsque le "garde-fou" des moeurs ambiantes ne joue plus, la tentation du viol est libérée comme on l’a vu à la St-Sylvestre de Cologne après les viols de la place Tahrir au Caire.

      Voilà ce qu’il n’est pas possible de dire aujourd’hui ouvertement dans notre société. Car il faudrait que nos politiques admettent que seul le chistianisme, par un effort d’auto-épuration qu’il a d’abord réalisé sur lui-même, peut désigner la cause de la possession, qui est diabolique.

    • Dans cette leste à la Prévert, il ne faudrait pas oublier les "possédés" de la poutinophobie maligne.

      Pathologie invasive « où la violence n’est nullement délégitimée » (le totalitarisme libéral-nationaliste tue à Kiev), aucun exorcisme n’en vient à bout.

      Les musulmans ont bon dos et sont le bouc émissaire facile de quiconque se refuse à analyser la complexité des rapports d’une société française en grande déliquescence amorcée depuis largement plus d’un siècle (les “invasions” migrantes sub-méditerranéennes en sont une conséquence au lieu d’en être une cause).

    • cf. : 21 juillet 01:08

      Il est permis de revenir sur ce court message qui n’est pas anodin.

      Me tombe à l’instant sous les yeux l’information de l’attentat "de l’EI à Kaboul (en Afghanistan à majorité sunnite) faisant 61 morts et des dizaines de blessés parmi la communauté chiite qui célébrait une fête
      "bon enfant"). Une fois de plus, une tragédie revendiquée par l’EI...

      Il avait beau écrire, celui-là, à propos des Arabo-musulmans qui "n’ont besoin de personne pour s’entretuer", ils s’en occupent tout seuls, sauf que voilà, l’Afghanistan est à majorité sunnite, mais n’est pas arabe...
      Pareil au Pakistan, en Inde et ailleurs. Et qu’on ne vienne pas m’accuser d’absoudre ceux-ci et d’accuser ceux-là... Dorénavant, qu’un cardiaque fasse un crise qui l’emportera pour toujours, ou un malfrat qui tomberait d’une balle pour 50 grs de came, l’EI ne tardera pas à revendiquer leur mort par kamikaze interposé.

      Plus sérieusement : la suite des sunnites vs chiites est transposée des pays pétroliers du M.O. à l’Asie. Equation enfantine : à qui profiterait la bataille à mort entre ces deux "géants" de l’Islam : l’Arabie des Saoud et l’Iran de Khomeyni ? Sans donner "sa langue au chat", on est en droit, non de juger ni d’affirmer, mais au moins de supposer.

      Il n’est interdit à personne de constater que la ficelle grossit de jour en jour. Et de ne pas penser à l’instant où, à Dieu ne plaise, elle finira par casser... Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de ces nouvelles en cascades.

      MERCI.

  • Il est fait mention de l’entretien de Rémi Brague au Fig du 20 Juillet (hélas payant). Argumentation rigoureuse comme à l’accoutumé, le professeur Brague commence la causerie par ce qui lui tient le plus à cœur, la définition des mots et leur origine. Indispensable dans un déluge de novlangue où se vautre un milieu politique à commencer par le plus haut niveau de l’État. Il rappelle que « radicalisation » signifie retour aux racines. Il revient sur la dérive cultivée du mot djihad, et nous ramène à sa description par les orientalistes, tel Louis Gardet, « effort vers un but déterminé, effort sur le chemin de Dieu ». Y a-t-il de retour plus pur qu’invoquer la salaf ? Il revient à quelques dogmes essentiels pris dans le Coran, et met en garde contre l’expression trompeuse « religion musulmane ». Traite d’un haussement d’épaules « l’islam des Lumières » et j’ajoute, en filigrane la laïcité à la française. Il conclut en évacuant une nouvelle fois la légende autour d’Averroès et de l’Andalousie. Le commentateur vedette de ce forum nous ressort la tentative de Pierre Manent, dont l’échec est patent, pour la simple raison qu’il ne connaît pas l’islam.
    Nous sommes dans un climat de confusion intellectuelle et spirituelle dramatique quand nous recevons la photo de notre Pape bienaimé faisant asseoir en audience le chef mafieux albanais dûment reconnu comme tel, Hashim Thaçi, président kosovar intronisé interlocuteur par les Américains, trafic de voitures de luxe, trafic de drogue, trafic de devises, prostitution … François ne peut être pardonné que parce qu’il est sans connaissance des Balkans.

    • Je ne vois pas trop où veut en venir ce commentaire...

      Une fois de plus, Rémi Brague est complètement pertinent.

      Quant à la thèse de Pierre Manent, elle attend toujours sur ce forum une contestation à la hauteur de son contenu. L’intégration républicaine des musulmans que préconise P. Manent est le volet parfaitement complémentaire d’une traque sans pitié des "possédés" musulmans qui sévissent sur notre territoire.

      Une politique seulement répressive n’a aucune chance de donner du fruit. Il faut au contraire s’employer à isoler les terroristes d’une communauté qu’ils voudraient entraîner dans une guerre civile et dont l’écrasante majorité aspire à vivre en paix et en bonne intelligence civique avec les non-musulmans.

    • J’ajoute qu’il y a toutefois un point sur lequel je suis moins prêt à suivre Pierre Manent.

      Je suis fermement opposé à tout ce qui pourrait donner droit de cité à la multiethnicité, comme par exemple céder aux musulmans sur les horaires de piscine réservés aux femmes ou accepter un pluralisme des jours fériés intégrant les fêtes musulmanes. L’islam ne saurait avoir "droit de cité" en France même si malheureusement il est la "loi de cités" dans un certain nombre de quartiers devenus des ghettos...

      L’islam est une religion exogène à notre culture européenne. Les immigrés musulmans qui veulent vivre chez nous doivent faire l’effort de s’intégrer à un pays de culture non musulmane dont le dimanche est le jour férié par excellence, Noël la grande fête de fin d’année, et dans lequel la mixité est la règle et non l’exception.

      La multiethnicité, qui est l’autre nom du relativisme éthique, est en fait le dernier recours trouvé par les libertaires (qui sont aussi souvent des ex-marxistes) pour démolir le fond chrétien de nos moeurs et de nos principes pré-politiques en le dévalorisant. Comme le montre Pierre Manent, cette stratégie est ruineuse car elle n’aboutit qu’à durcir un peu plus l’affirmation des moeurs musulmanes chez nous, de la part de musulmans qui se moquent bien du relativisme puisqu’ils prônent un absolu coranique. Tout cela est fort bien vu dans "Situation de la France".

      Cet aspect montre encore à quel point la gauche au pouvoir, favorable à la multiethnicité et en même temps libertaire (ce qui est lié) met à côté de la plaque à propos de l’islam et a perdu toute autorité pour continuer à gouverner car les faits lui donnent puissamment tort.

    • cf. : 21 juillet 01.08 et 21 juillet 10:55

      Et si au delà de cette tragédie de Nice se jouait autre chose que ce qu’on diffuse ici et là... Ce qu’on appelle des "instrumentalisations" jalonnent l’Histoire.

      Dénoncer un double langage est urgent, je précise :

      - Qu’l nous ressorte ses interventions datées de l’an de grâce 2015 où il se félicitait, celui-là, du fait que la France, écrivait-il, allait être nettoyée de tous ses immondices par ce qu’il dénonce aujourd’hui...

      On est en droit d’éprouver parfois de l’admiration pour les espions, tant il est vrai qu’ils oeuvrent pour leur pays.

      Mais les traîtres ?... Comment ça s’écrit déjà, en français : collabo ?

      MERCI.

    • « la thèse de Pierre Manent, elle attend toujours sur ce forum une contestation à la hauteur de son contenu »
      @ 21 juillet 19:51

      Obstination remarquable d’un personnage qui a cru découvrir le Saint Graal sous la plume de Pierre Manent (on se contente de peu, quand on peut peu...).

      Peut-être attendait-il une thèse en trois volumes en réfutation d’un petit opuscule d’une centaine de pages ?

      L’essai en question ne mérite pas tant d’attentions, et cela a été dit ici (dans les forums FC) assez largement et avec suffisamment de détails pour être clair et explicite.

      Parmi les multiples défauts d’un ouvrage dont le titre présomptueux, Situation de la France, ne tient pas ses promesses, de grossiers amalgames interdisent toute réflexion sérieuse.
      Manent confond allègrement Islam, musulmans (pratiquants, non pratiquants ; croyants, incroyants), immigrés,... sans qu’on sache précisément à quelle catégorie il fait référence, celle-ci variant de surcroît d’un paragraphe à l’autre ! (*)

      Dans une récente vidéo parue sur KTO, il récidive dans la même confusion méthodologique.

      Si c’est cela être philosophe, alors moi je suis artisan fromager...

      * Quant au reste, un collégien peu inspiré et piochant à hue et à dia sur la Toile n’aurait pas fait pire en matière de poncifs, de lieux communs et d’idées creuses...

  • Bonsoir,

    A. Je précise ou rappelle que si nous en sommes là où nous en sommes, c’est aussi à cause de déjà un peu plus de trois décennies de "déni-alogue" interreligieux, en général, et de "dhimmi-allohgue" islamo-chrétien, en particulier.

    B. Certes, je ne suis évidemment pas opposé à un maximum de coexistence pacifique, de compréhension mutuelle, de coopération réciproque, entre les croyants en général, et entre les chrétiens et les musulmans, en particulier, notamment dans le respect de la loi naturelle et de la personne humaine, et dans le souci du bien commun et de la vérité objective.

    C. Mais je ne suis pas davantage opposé à un maximum de lucidité, au sein même de l’Eglise catholique, sur le fait que la conception ou, en tout cas, la pratique dominante du dialogue interreligieux et du dialogue islamo-chrétien, ressemble fréquemment, en réalité, à du "déni-alogue" interreligieux et à du "dhimmi-allohgue" islamo-chrétien.

    D. En d’autres termes, s’il y a bien, d’un côté, une sorte de "salafisation" des esprits, il y a aussi, de l’autre côté, un type de "dhimmitisation" des esprits, et cette salafisation est plutôt encouragée par cette dhimmitisation, qui est souvent imposée ou, en tout cas, inspirée aux fidèles, par des théologiens et des évêques catholiques, plus ou moins bien intentionnés.

    E. En écrivant ces quelques mots, je ne pense pas avant tout ni seulement à la tragédie de Nice, mais je pense avant tout à la nécessité, pour bien des clercs catholiques, de tirer parti des événements de l’année 2015 et de l’année 2016, pour commencer à entamer un examen de conscience, sur le fait que la pratique dominante du dialogue interreligieux et du dialogue islamo-chrétien débouche fréquemment

    - sur du silence de l’Eglise catholique, bien plus que sur l’annonce ad extra, courageuse, dissensuelle, en un mot : missionnaire, de Jésus-Christ,

    - sur de l’exhortation à la soumission, destinée aux catholiques, bien plus que sur de l’exhortation à la conversion, dirigée vers les musulmans.

    F. En l’occurrence, la soumission qui est ainsi prescrite aux catholiques, par certains de leurs clercs, n’est pas avant tout une soumission à l’islam, mais est avant tout une soumission à un certain regard, plus iréniste que réaliste, et à une certaine vision, des plus ignorante, sur la Charia, le Coran, les Hadiths, la Sira, la Sunna, le jihad, la taqiya, les dhimmis, etc., les catholiques qui ne veulent pas se soumettre à ce regard, ou s’en remettre à cette vision, s’exposant fréquemment à une mise en cause de leur "exclusivisme", de leur "intransigeance", de leur "obscurantisme", sinon de leur "islamophobie".

    Je sais bien que toute vérité n’est pas bonne à dire, mais je sais aussi que toute vérité n’est pas bonne à taire, d’où ces quelques mots, qui portent sur un problème qui n’a certes pas attendu janvier 2015 pour commencer à se manifester, et qui, malheureusement, continuera certainement à le faire, au-delà de l’année 2016.

    http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/01/22/31004-20160122ARTFIG00344-islam-et-christianisme-les-impasses-du-dialogue-interreligieux.php

    Bonne soirée.

    A Z

  • Il y a quelques instants, un prêtre vient d’être égorgé par deux individus dans son église de Saint Etienne du Rouvray (Seine Maritime).

    Au moment de la messe, les deux "forcenés" (ainsi précisent les chaînes d’info) avaient pris en otage cinq personnes, avant d’être abattus par les forces de l’ordre.

    Un de ces otages est « entre la vie et la mort »...

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