La tentation pélagienne

par Gérard Leclerc

lundi 2 mars 2015

« On n’éprouve plus le besoin d’être sauvés. La promesse du Salut devient inopérante, inutile, inaudible, quand elle est encore ouvertement formulée, ce qui n’est pas si fréquent. Pour la première fois, depuis des siècles, l’homme occidental ne se reconnaît plus comme blessé et une Église affaiblie n’ose plus prétendre le guérir. » Cette déclaration est tirée d’un article de Jean-Pierre Denis, directeur de l’hebdomadaire La Vie qui s’exprime dans le mensuel La Nef. Son intervention se situe dans le cadre d’une enquête fort intéressante sur les catholiques en France. J’ai été très sensible à l’accent de Jean-Pierre Denis, qui veut exprimer non pas un désarroi personnel, mais le malaise qu’il éprouve et se traduit par cette simple formule : « En France, le christianisme va mal. Très mal. »

Comment lui donner tort face à l’évidence aveuglante de la sociologie religieuse et des statistiques ? Certes, j’aurais envie de lui rétorquer qu’il y a des choses qui vont plutôt bien et qu’il y a ici ou là des surgeons de la foi, ce que se charge de rappeler d’ailleurs le dossier de La Nef. Mais je ne veux pas esquiver cet avertissement véhément, parce qu’il sonne juste sur l’essentiel. Et il met en évidence une dimension sur laquelle nous aurions intérêt à nous concentrer quelque peu. Cette dimension, je l’appellerais de façon un peu cuistre, pélagienne. Je n’ai pas le temps de faire tout un développement là-dessus, mais saint Augustin n’avait pris Pélage pour cible que parce que celui-ci professait l’hérésie majeure qui est encore d’actualité aujourd’hui. Comment s’intéresser au Salut apporté par Jésus Christ mort et ressuscité pour nous, alors que nous sommes à peu près persuadés, même chrétiens, que c’est nous-mêmes qui nous sauvons ?

Et comment le monde adhèrerait-il à l’espérance du Salut, lorsque nous-mêmes sommes de si piètres chrétiens ? Je suis persuadé, pour ma part, que la grande dépression du catholicisme français dans les années soixante-dix est de nature pélagienne. Comment adhérer au Christ sauveur, alors que c’est l’auto-suffisance qui règne avec toutes les idolâtries qui lui correspondent ? Le sens du Carême que nous vivons, c’est précisément de nous arracher à cette auto-suffisance et à toutes ces idolâtries.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 2 mars 2015.

Messages

  • J’ai lu l’article de Jean-Pierre Denis. Son analyse est exacte sur le plan sociologique, son intention d’une Église missionnaire est louable, mais comment faire rayonner le noyau dur et indestructible de notre foi ?
    Par des Croix dans les campagnes ? des processions, ou un regard qui illumine et un témoignage ?
    Ceux qui qui se croient délivrés de l’obligation du salut par le Christ et pensent le faire par leurs s propres forces , tentation pélagienne pour Gérard Leclerc, ne demandent-ils pas au fond secrètement qu’à être convaincus par nous qui incarnons "volen nolens "une tradition à revivre à chaque instant , du moins ce serait notre obligation.
    Opposer comme le fait Jean-Pierre Denis un christianisme avec étiquette qui voudrait se recentrer sur une clientèle en perte de vitesse et un christianisme sans étiquette portant sur un témoignage missionnaire sans le poids d’un défense de la tradition ou d’un héritage en péril me parait une coupure un peu artificielle, l’important étant de vivre notre foi dans l’incarnation de notre histoire
    Je conseille à Jean-Pierre Denis de voir le film "l’apôtre" et ainsi découvrir que le chemin de conversion, qui donne sens notre vie passe par l’alliance étroite de la tradition , combat culturel compris avec le témoignage du Christ qui fait jaillir la jouvence de nos cœurs et l’ouvre à autrui, fait pleurer .. de joie à l’heure de notre conversion, joie pour nous et déchirement pour notre entourage.
    Église autocentrée, excentré, faux dilemme , me semble -t-il, même si inquiétude de J.P. Denis , nous touche, mais nous sommes tous les deux à la fois, et aussi pécheurs, mais de ce péché nous faisons rejaillir la grâce pour nous et nos frères.
    Combien prophétique Benoit XVI qui parlait "des deux poumon" spirituels de l’Europe, cela est lumineux pour sortir de nous mêmes en réunissant les deux traditions..

    • réf. : message du 2 mars 17:23

      @ henri

      Hier, j’ai lu l’article de G. Leclerc :"La tentation pélagienne". J’avoue avoir attendu quelque réaction afin de pouvoir "prendre le pouls". Pour moi c’est important, car l’avis d’autrui m’intéresse autant que les articles eux-mêmes. Par contre, votre avis sur les lignes de J.P. Denis -que je connais- m’ayant paru suffisant pour m’éclairer à ce sujet, je n’ai pas trouvé indispensable de lire l’article de ce dernier. Mais, d’autre part, je dois ajouter combien je vous sais gré d’être retourné sur FC pour mentionner l’abbé de Tanouärn. J’ai fait une petite intrusion dans "La nef" de mars, et là, j’ai trouvé comme une source fraîche où j’ai pu me désaltérer. J’ignorais l’existence de "La nef" et n’avais pas entendu parler de l’abbé de Tanouärn. Enfin, j’ai eu sous les yeux la réponse à votre message signée Ph. Pouzoulet, et c’est seulement après ce tour d’horizon que je peux donner brièvement mon opinion sur tout cela (sous peine, bien entendu, de me tromper, et aussi, comme je le dis toujours, après avoir d’abord balayé devant ma porte avant d’entreprendre quoi que ce soit).

      "...l’important est de vivre notre foi dans l’incarnation de notre histoire". Comment ne pas être d’accord avec vous sur ce point puisque, si déconnectés de cette incarnation, nous avancerions peut-être comme des malvoyants cherchant difficilement, si ce n’est parfois, vainement, notre chemin.

      Et la précision de l’abbé de Tarnouärn : "...non pas la foi comme idéologie, mais la foi comme grâce", vient me faire compléter mon petit trajet, ainsi éclairé, avec plus d’assurance.

      Pour ce qui en est des "deux poumons spirituels de l’Europe" selon Benoît XVI, comment ne pas souscrire à cette vision plus que réaliste, indispensable ! Benoît XVI qui est toujours mon "guide spirituel". Une amie me disait un jour : "J’ai acheté un livre de Benoît XVI, c’est un théologien et je n’ai rien compris". Je me suis permis de lui expliquer que Benoït XVI, est en effet, un grand théologien même, et qu’on ne peut pas le lire comme on lit un roman ou un livre policier. Je lui ai alors parlé de mon livre de chevet "Benedictus", où il y a une petite page pour chaque jour dans laquelle il est traité un sujet et comment Josef Ratzinger (le méconnu) est abordable, et peut être facilement lu, car il "vulgarise", autrement dit, décrypte,les évangiles et les paroles de Jésus, c.à.d. met à la portée de tout le monde dans un style simple de petites explications qui, en fait sont, pour moi, en tous cas, source de vraie méditation. Et à l je lui ai offert "Benedictus". Et la voilà, non seulement, ayant changé d’avis sur le"théologien incompréhensible", mais de reconnaitre combien ces lectures lui donnaient "des ailes". Je lui ai aussi expliqué comment j’ai fait vraiment connaissance au départ avec Benoît XVI : c’est grâce à ses rencontres du mercredi, Place St Pierre, avec la foule au cours desquelles il livrait son message lumineux et qui me donnait des forces pour toute la semaine, jusqu’au mercredi suivant.

      Veuillez excuser ces longueurs sur Josef Ratzinger, mais cet homme a changé et enrichi mon regard sur la foi, les événements, me rendant, comment dire, plus souple et consacrant plus d’attention à notre monde moderne, lui, Benoit, qui a été traité comme...Enfin, bref, j’ai aussi des vidéos captées sur la télé, où j’essayais de ne pas manquer quoi que ce soit le concernant. Il en est de ces moments cruciaux où, je l’avoue tout bêtement, je peux dire que j’ai souffert avec lui, mais différemment...

      J’en viens, pour terminer, à la réaction de la première réponse à votre message signée Ph. Pouzoulet. Je l’ai lue attentivement, y ai trouvé quelques petits points non dénués d’intérêt, et ai bien reconnu l’intervenant comme il s’est toujours montré. La conclusion du message de Ph. Pouzoulet, débute par "Conséquence : comme l’Eglise "mainstream" est taisante, ce sont les petites chapelles.....qui font surtout parler d’elle-mêmes et pas toujours en bien.....François se démène...A Rome nous serons consolés...". Bien entendu, ce message n’appelle aucun commentaire de ma part, il est tout à fait explicite et reflète bien et comme toujours la ligne suivie, tout droit, n’empruntant aucune "bretelle", ne serait-ce que pour voir ce qui se passe à côté, par simple curiosité. "A Rome nous serons consolés...".

      Alors, je m’accroche encore plus à la vision de Benoit, sur les "deux poumons spirituels de l’Europe". En ce qui me concerne, l’espérance (et non pas l’illusion) a bien des fois fait barrage, devant moi, au scepticisme. C’est ainsi, chacun son façon de voir...

      La "brièveté" que je comptais donner à ma réponse a volé en éclat. J’ai râté, là, une occasion de me taire, comme on dit. Je termine en avouant que oui, il faudrait voir (et vivre) la foi "non pas comme idéologie, mais la foi comme grâce". C’est ici le plus difficile. Alors, il me faut redoubler d’effort...et de foi.

  • Bel article aussi de l’abbé de Tanoüarn dans mla ,nef de mars sur" la foi ,notre essentiel et sur l’unité surnaturelles de l’Église "

  • On peut incriminer l’autosuffisance de l’individu contemporain.

    Mais à mon humble avis de "laïc de base", je pense qu’il faudrait aussi que l’Eglise balaie d’abord devant ses parvis qui attirent si peu de monde dans de nombreux diocèses.

    Sous la dictature communiste, notamment en Pologne, l’Eglise catholique était une puissante force de résistance spirituelle ET culturelle. C’était un foyer auprès duquel on venait se réchauffer et reprendre des forces.

    Sous régime libertaire, de plus en plus anti-chrétien, l’Eglise, du moins en France, est d’une indigence affligeante. Elle est assise sur un trésor de sagesse et tout se passe comme si elle n’avait rien d’intéressant et d’important à dire...J’exagère car il y a certainement quelques pôles actifs et rayonnants et quelques individualités qui viennent rattraper cet affadissement général. Mais c’est l’exception qui confirme la règle.

    Ainsi, globalement, l’Eglise, particulièrement en France, compte pour bien peu dans la cité. Même pour les fidèles, de nombreuses paroisses ne sont plus que des lieux de "distribution" des sacrements (j’en connais où il s’agit surtout des funérailles...). C’est important mais c’est insuffisant. Ce ne sont pas des pôles de vie. C’est le plus souvent ailleurs qu’on va chercher les nourritures intellectuelles et même spirituelles. Par conséquent, on ne peut pas demander à des gens qui gravitent loin de l’Eglise de s’intéresser à un organisme si peu audible et si peu capable de proposer de vraies options de vie pas seulement spirituelles mais aussi CIVILISATIONNELLES (couple, accueil de la vie, famille, éducation, éthique en politique, etc).

    Bref, au risque de forcer le trait, il faut modérément compter sur l’Eglise de France pour une présence catholique dans ce pays...S’il n’y avait pas le pape François pour qu’on s’y intéresse un peu à ce que l’Eglise annonce et propose...

    Sans aucun doute, il faut incriminer l’affaissement démographique du personnel de l’Eglise, qui s’accompagne d’un appauvrissement culturel et intellectuel inévitable car les bases du recrutement sont de plus en plus étroites. On manque partout de temps et de moyens. Les ressources ne sont pas négligeables ailleurs que chez les clercs, elles sont même en renaissance chez les jeunes, mais avant qu’on les mobilise...

    Et quand ça se produit...A peine avons-nous assisté, enfin, à un réveil prometteur, avec la participation des cathos aux Manifs pour tous, que la direction de l’épiscopat, inquiète de tant d’audace, a sifflé la démobilisation. A la CEF, c’est le retour aux abonnés absents...Surtout pas de vagues...Pourtant, il y a là une nouvelle génération qui est née à la politique, avec souvent de beaux talents, et il faudrait continuer à accompagner sa montée en puissance, la former, la nourrir...

    Je pose la question : on parle souvent de donner plus d’autonomie aux conférences épiscopales mais n’y a-t-il pas dans l’Eglise un "problème épiscopal" au sens où le frein paraît toujours l’emporter sur l’élan missionnaire ?

    Conséquence : comme l’Eglise "mainstream" est taisante, ce sont les petites chapelles des marges pas toujours romaines qui font surtout parler d’elles et pas toujours en bien.

    Heureusement que le bon pape François se démène...A Rome nous serons consolés...

  • Je pense que l’article e de Gérard Leclerc pose un problème de fond et mériterait plus de commentaire.

    • réf. : 4 mars 15:51

      C’est possible, car c’est là, en laissant un peu de place à d’autres, enfin, je ne sais comment le dire, l’auteur d’un article pourrait, volontairement ou pas, en s’effaçant, encourager des commentaires, des interventions qui complèteraient, probablement, le sujet, l’enrichir, y apporter plus de lumière, plutôt que d’aveugler le lecteur de ses intuitions, perspectives ou idées personnelles. C’est ce qui fait qu’un auteur d’article, en l’écrivant, pose un signe...Et à d’autres d’y apporter leur petit caillou. Ce qui pour moi équivaut à respecter la liberté d’autrui et, du même coup, le faire réfléchir, s’il le voulait, sur une situation donnée et ainsi, l’encourager
      à participer à un débat sur des bases, même si quelque peu "bancales" parfois, au moins consciencieusement étudiées et donc saines. Au lieu de se jeter pour écrire n’importe quoi et n’importe comment. Enfin, tout ceci dit, comme toujours, sous tout risque de me tromper.

  • Ci-dessous voici cette vidéo (de 10 minutes 19 secondes) avec Vincent Peillon. Cette vidéo est de 2011, je l’avais vu cette même année, c’était avant qu’il soit nommé ministre de l’Éducation Nationale lors d’un premier "gouvernement" de F. Hollande.

    Je précise que j’ignore tout de la série (s’il y a une série) où pourrait se trouver cette vidéo, ni des sujets que cette série de vidéos comporterait s’il s’agissait d’une série.

    Quoiqu’il en soit, voici très clairement compris l’attitude et le discours qui sont ceux de l’institution républicaine française depuis la Révolution française. Il s’agit de la "force" qui a entrepris la destruction, pas forcément claironnée de cette manière en public, mais constante, constatable historiquement dans maints et maints directives, lois, décrets, programmes, méthodes, etc, pour effacer l’essence de la Nation Française. Effacer surtout dans les esprits, dans les têtes, la Nation Française gallo-romaine catholique qui se forma au cours des siècles sur le substrat de l’Empire Romain.

    Ce qui apparaît le plus clair, entre autres éléments de ce discours tout aussi clairs, c’est que la Révolution française aura été la revanche (entre autres raisons) de la Réforme protestante qui ne put jamais prendre racine en France, et ça, c’est impardonnable n’est-ce pas ?
    Tout est très ’clair’ ici
    Rien, dans les propos de V. Peillon ne relèvent de l’identité française.

    Dans l’adresse ci-dessous il y a un X (X majuscule) rajouté après le mot youtube. Pour voir cette vidéo il suffit de copier-coller et, une fois placé cette adresse dans la barre, effacer ce X qui ne sert qu’à la sécurité.
    https://www.youtubeX.com/watch?v=tQvC49WqEJQ

    S’il avait une difficulté quelconque il suffit alors de taper sur Google ceci :
    - la religion démocratique expliquée par Vincent Peillon -
    et on trouve cette vidéo.

    ou encore taper ceci :
    - Vincent Peillon avoue qu’il veut tuer le catholicisme -

    cette vidéo-ci est légèrement plus longue elle dure 11 minutes 52 secondes.

    • réf. : message du 4 mars 17:38

      J’ai visionné la vidéo indiquée. Jusqu’au bout. Je n’en
      ai cru ni mes yeux ni mes oreilles. J’avais une petite idée de ce qui allait être peut-être dit, une petite idée. Et là, je me suis demandé où j’étais, dans quelle sphère j’évoluais. Mais nous sommes "entourés" de tout "ça".

      Comment peut-on avancer dans ces conditions.

      A pleurer. Voilà aussi de ces choses qui contribuent, je ne sais pas, disons probablement, à encourager l’Islam, et à le radicaliser. Sans vouloir confondre les sujets

      Dommage que pas assez de lecteurs éclairés, ne donnent ici leur avis. Ou bien ont visionné le film mais ont préféré se taire...

    • Oui, il faudrait que cette vidéo soit visionnée le plus possible en milieux catholiques, chrétiens, enseignants, etc., pour beaucoup mieux saisir le type de pensée qui s’infiltre en nous depuis des générations.

      Ici, le message est limpide et précis. Prendre en compte les attitudes expliquées ici par celui qui allait être quelques temps ministre de l’Éducation Nationale l’année suivante après tant et et tant d’autres ministres et confrères des mêmes obédiences, servirait à rendre plus lucides nos esprits perdus de longue date dans des rideaux de fumée... On en aurait enfin fini de tourner indéfiniment et stérilement autour du pot sans jamais traiter de l’essentiel. L’enjeu est grave.
      La déclaration de Jean Pierre Denis vient des milieux chrétiens influencés par ce qu’explique ouvertement Vincent Peillon, ne nous leurrons pas.

      On a là l’une des causes, sinon la principale cause du pourquoi "le Christianisme va mal, très mal". L’actualité de l’Église, par exemple venant l’Allemagne, parle d’elle-même. C’est là un grave élément parmi d’autres. Faut-il le rappeler ?

    • Oui, Renaud et Gemayel la religion laïque de Vincent Peillon est une fausse religion , une religion d ’un Christ universel sans Dieu s’évaporant dans la nature, le contraire d’un Christ qui nous regarde avec une infinie bienveillance mais aussi une infinie tristesse devant nos vrais péchés. C’est aussi une religion qui refuse la grâce, le sacrifice, ni bien sûr notre retournement.
      Une religion basée sur un pur relativisme et le refus de la conscience éclairée. Le seul bien étant de son coté, refusant de voir le mal au cœur de chacun de nous
      Une religion qui réduit notre liberté à un pur acquiescement à soi-même, non à un vrai combat en fait une religion qui évacue notre liberté de choisir entre bien et le mal puisque le bien est défini par moi.Elle évacue tout combat intérieur dans la douce torpeur d’un monde s’auto-souriant, du selfie généralisée ?
      Une religion féroce et aussi de combat avoué contre notre religion qui a dessiné et exploré les contours de la foi de de notre salut et de notre espérance ;
      La religion de Peillon ne fonde rien mais vit à nos dépens, comme le mal vit avec le masque du bien et en épuise le corps. Finalement elle ne peut qu’échouer , mais peut d’ici là faire des dégâts ,si elle n’est pas dénoncée comme ce qu’elle est : un rapt totalitaire des consciences, camouflé derrière le masque souriant de la libération des consciences, c’est dire en fait du refus d’exercer la notre, de la distinction du péché.
      Il est vrai que sa conception nihiliste s’infiltre partout , même dans l’Eglise. A nous de réagir ! Comment ? En ne séparant pas la foi de notre vie,en montrant qu’elle nous fait vivre en devenant " rouages actifs de l’histoire" , à travers la notre et en refusant cette conception de la transcendance qui détruit toute révélation, sachant que "le voile gris du nihilisme sera déchiré par le soleil d’une nouveau réveil religieux "
      Jean Pierre Denis veut une Église qui convertit à l’extérieur, mais elle ne peut convertir si elle ne poursuit pas ce travail d’approfondissement et de conversion intérieure . On ne peut pas séparer l’extérieur de l’intérieur, c’est tout un.

  • Merci à vous deux, Renaud et Gemayel je verrai demain cette vidéo " édifiante" et je répondrai ou je tenterai de le faire à vos inquiétudes, le débat continue.

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