La palme de la liberté

mercredi 27 avril 2011

Le 4 mai 2011, mobilisons-nous pour la liberté religieuse dans le monde.

Quelle que soit notre appartenance ou non à une religion, nous sommes tous concernés !

Catholiques, protestants, orthodoxes, hindouistes, sunnites, ahmadiyya … sont humiliés, persécutés ou tués pour le seul fait de leur croyance, en Egypte, Irak, Turquie, Inde, Pakistan, Chine, Somalie, Maldives…
La déclaration universelle des droits de l’homme est constamment bafouée dans certains pays « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion – art.18 »
Artisans de paix

>> L’oasis de la Paix, de 9h00 à 22h00

Venez découvrir l’oasis de la paix sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Palmiers, sable et eau évoqueront la fragile liberté religieuse dans le monde. Une exposition retracera la vie de ces hommes tués ces derniers mois pour le seul fait d’être croyant.

Chacun sera invité à faire un geste symbolique, pour soutenir la liberté des libertés.

Le sang des martyrs est semence de chrétiens

>> Messe présidée par le Cardinal André Vingt-Trois, à 18h30

Le Cardinal célèbrera une messe dans Notre-Dame en union de prière avec tous les témoins de la foi d’aujourd’hui. Leur mort et leur martyre, rappelé par les palmes, est source d’un renouveau dans la foi et l’attachement au Christ de chacun.

Victoire de la vie et triomphe de la paix

>> La Nuit des Témoins à 20h00
Une soirée de prières, de chants et de témoignages pour les chrétiens persécutés dans le monde aujourd’hui. Michael Lonsdale, meilleur second rôle aux césars 2011 pour Des hommes et des dieux livrera des témoignages de ces moines de Tibhirine.

Mgr Casmoussa (Irak), Mgr Golta (Egypte), Mgr Coutts (Pakistan) témoigneront de la vie au quotidien dans leur pays respectif.

« J’exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d’un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi. (…)Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par l’espérance et le témoignage de l’amour de Dieu ! »

Benoit XVI

La messe et la Nuit des Témoins seront retransmises en direct sur KTO

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« Consacrer une journée dans l’année à la liberté religieuse est un signe d’encouragement fort pour toutes les victimes à travers le monde. Aujourd’hui plus de la moitié des hommes vit dans un pays de non droit de la liberté des libertés, la liberté religieuse. Des représentants des communautés religieuses persécutées seront présents le jour de la Palme de la Liberté. »
Marc Fromager, directeur de l’AED

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« Le droit à la liberté religieuse est un des fondements de la vie sociale, la pierre de touche des droits de l’homme. C’est pourquoi les conditions de sa mise en œuvre intéressent croyants et non-croyants et doivent être constamment réfléchies et vérifiées. L’initiative de l’Aide à l’Eglise en Détresse de « la Palme de la liberté » nous aidera à comprendre comment se construit (ou se déconstruit) un climat de tolérance vraie, de vérité et de respect, et comment liberté d’expression et liberté religieuse ne s’opposent pas, mais se confortent l’une l’autre. »
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris


Un projet à soutenir

Le cœur de Tibhirine

Le monastère lieu de paix et de fraternité entre musulmans et chrétiens est toujours au cœur du village de Tibhirine. Tibhirine signifie « les jardins », en kabyle. C’est un petit village accroché dans les collines de la région de Médéa, en Algérie, à une petite centaine de kilomètres au sud d’Alger. La vie y est simple et rude.

Mais les murs et toitures du monastère ressentent les effets du temps. Même si aujourd’hui le monastère n’abrite plus aucun moine, il est nécessaire d’entreprendre des travaux de rénovation et de restauration des lieux.

Répondant à l’appel de Mgr. Ghaleb Bader, archevêque d’Alger, l’AED soutient le projet de sauvetage du monastère de Tibhirine.

http://www.aed-france.org/non-classe/la-palme-de-la-liberte/

Messages

  • Bonjour,

    Premièrement, nous sommes tous concernés, à la vérité, par la distinction entre bon usage et mauvais usage de la liberté religieuse, ou, si vous préférez, par la distinction

    - entre l’usage de la liberté, en matière religieuse, ordonné à la vérité, en matière religieuse,

    - et l’usage de la liberté, en matière religieuse, plus ou moins désordonné, car non ordonné à la vérité, en matière religieuse.

    Deuxièmement, la liberté religieuse n’est qu’un cadre juridico-politique, qui très bien devenir, comme la langue chez Esope, la meilleure ou la pire des choses ;

    - la meilleure, mais pas la seule, quand ce cadre est pensé et vécu dans le respect de l’articulation entre la véritable autonomie de la personne humaine, et l’autorité de la véritable parole divine ;

    - la pire, mais pas la seule non plus, quand ce cadre sert d’argument ou d’instrument, d’occasion-prétexte, pour promouvoir une confusion entre liberté et volonté de licence, ou une confusion entre liberté et volonté de puissance, contre soi-même ou contre autrui.

    Troisièmement, la question de l’usage de la liberté, en matière religieuse, renvoie à celle de son fondement et à celle de son contenu : il devient urgent de dire que la dignité de la personne humaine constitue, pour la liberté religieuse, un fondement bien fragile, chacun ayant sa conception de la dignité de la personne humaine, alors que si la liberté religieuse avait pour fondement la loi naturelle, dans tous ses aspects et enjeux, et non pas, par exemple, le Décalogue sans les trois premiers articles, on découvrirait rapidement, par exemple, que ceux que l’on appelle les libéraux libertaires, sont, en réalité, opposés à la liberté responsable, en matière religieuse.

    J’appelle de mes voeux, je vais essayer de conclure par ce point, la promotion de l’usage de la liberté responsable en matière religieuse, responsable devant Dieu, devant le seul vrai Dieu, bien sûr, mais aussi devant les hommes, y compris devant ceux qui ne croient pas en Lui.

    Pour le dire autrement, la promotion de la liberté responsable, en matière religieuse, doit pouvoir nous maintenir à distance des deux tentations contemporaines que sont l’athéocratie hédoniste, d’une part, la théocratie islamiste, d’autre part.

    Théonomie, en effet, n’est pas théocratie, elle est acceptation de l’usage de la liberté responsable, en matière religieuse, par les incroyants comme par les croyants de toutes les confessions, religions et traditions, là où la théocratie articule

    - acceptation de la liberté religieuse pour tous, là où les adeptes d’une religion, en particulier, quelle qu’elle soit, sont plus ou moins minoritaires,

    - réprobation de la liberté religieuse pour tous, là où ces mêmes adeptes sont grandement majoritaires,

    au risque de rendre cette religion, en particulier, encore une fois, quelle qu’elle soit, ni libératrice, ni responsabilisante, mais asservissante, sinon totalitaire, y compris au détriment de ses adeptes.

    Bonne réception de cette tentative de contribution et bonne soirée.

    André REBOUR

    • A. Rebour, à rebours donc, c’est surtout à faire circuler auprès des non catholiques romains, pour bien leur faire comprendre où est leur place, à la porte, mais n’entre pas qui veut. A la porte, à rebours, à méditer.

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