La fierté d’être Français

par Gérard Leclerc

mercredi 9 décembre 2020

© Pascal Deloche / Godong

Le gouvernement est à la peine pour trouver un équilibre entre mesures répressives et mesures positives afin de lutter contre les tendances séparatistes. Il ne suffit pas d’envisager un volet social dans la logique de la politique de la ville. Car la question est aussi civilisationnelle.

La mise au point de la loi contre le séparatisme s’est avérée délicate. Il s’agit de prendre les mesures les plus efficaces contre l’extrémisme islamiste et sa logique de fait séparatiste, mais aussi de ne pas, comme on dit, « hystériser le débat ». Hystériser le débat se serait réduire toute une stratégie politique à des mesures autoritaires et répressives, alors qu’il y a a tout un volet social qui s’impose pour ne pas repousser toute une population hors de la cité. C’est ainsi qu’au XIXe siècle on définissait la condition prolétarienne. Aujourd’hui, le prolétariat a été remplacé par les migrants. Le problème s’est donc compliqué, aggravé, de façon que la puissance publique peine à le résoudre et même à l’analyser.

Le volet social nécessaire, je l’évoquais lundi dernier, en parlant de la nécessité d’en finir avec les ghettos urbains où se structure le séparatisme. Cela réclame déjà des moyens considérables en termes financiers. Mais il n’est pas sûr qu’à disperser l’habitat, comme me le fait remarquer un correspondant, l’extrémisme se dissoudrait. Ne se répandrait-il pas sous d’autres modes ? Il y a bel et bien un problème de fond qu’Emmanuel Macron a tenté de définir dans un entretien au média Brut, à destination de la jeunesse. Il faut que la jeunesse immigrée se sente reconnue avec sa part d’identité légitime.

Mais cette identité n’est pas évidente à reconnaître. Est-elle de nature religieuse ? Ne risque-t-elle pas de se ramener à des marqueurs qui concernent la couleur de peau. Sans compter qu’une idéologie dite indigéniste ou post-coloniale se répand pour entraîner à la révolte contre une nation dénoncée toujours comme oppressive. Est-il impossible d’inviter toute une jeunesse à participer à la fierté d’être française ? Oui, la tâche est redoutable avec un séparatisme qui est d’abord de nature culturelle et idéologique.

Messages

  • "Un Plan Marshal" version plus contemporaine de la jeunesse européenne, doit devenir un défi profond d’exaltation des valeurs de l’avenir, pour sortir d’un sentiment de guerre inachevée contre le spleen ambiant actuel.

    Redonner vie et confiance aux jeunes les plus éprouvés par la pandémie, dans leurs formations perturbées, leurs espoirs de trouver un emploi correspondant à leurs études, le goût de vivre et plus de survivre par défaut, en somme un espérance qui manque !

    - Le confinement ne fait qu’accentuer le fossé et l’abime de la liberté individuelle imposé par les circonstances sanitaires, mais qui à cet âge de la vie, aggrave davantage encore le goût des rêves et des aventures personnelles.

    - On comprend aisément que toutes les solutions en cours soient utiles et indispensables.

    Politiques en faveur des quartiers difficiles, rejet des formes de séparatismes et de communautarismes délétères, infiltration des religieux par des activistes malveillants, propagandes maléfiques pour des actions dévastatrices du tissu social.?. Oui de toute évidence

    - Il est un enjeu majeur, que celui de redonner espoir aux jeunesses nationales et européennes pour le cas, sans lesquelles le défi de l’avenir serait bouché et sans solution durable.

    En économie Plans de l’urgence, Plans de salut de sortie de guerre donnent des réponses immédiates.

    - La remise en place d’un Commissariat au Plan français est attendue sur un thème fort peu économique au prime abord et essentiellement sociétal.

    Qu’en feront les auteurs, inspirateurs, créateurs de ces perspectives ?

    - La jeunesse est en attente d’autre chose pour l’heure.

    Mieux formés que les anciens, plus exercés dans les réseaux numériques, plus à même de comparer et de se comparer entre eux, la capacité intellectuelle de se projeter dans l’avenir pour ces générations montantes devient une aspiration supérieure.

    - Qui parmi les plus expérimentés chez leurs ainés auront cette tâche d’instruire dans les faits ces horizons de l’espoir en attente pour l’heure ?

    - La mission des apprentissages, des enseignements et des formations est immense.

    La fierté nationale au demeurant bien française n’a cure d’effets d’annonce inappropriés.

    - Les idéologues de l’actualité polémique et de la compétition individuelle des générations qui cherchent à ses sauver par elles mêmes, ont perdu la partie.

    Sans prétendre déjà et désormais que la tâche est incommensurable, l’Espoir doit renaître comme dans un passé encore récent, pour une génération qui dès la Libération redonna confiance à la Nation par sa jeunesse.

    - Elle avait fait la guerre, elle fit la paix, elle rebâtit un pays en friche, elle redonna les couleurs bleue, rouge et blanche à une population désabusée, meurtrie, appauvrie par la division à l’extérieur et à l’intérieur dans les antres de la France.

    - Ne perdons confiance dans la jeunesse française !
    Donnons lui des gages d’espérance !

    "Ne dénaturons pas" ses facilités naturelles à recréer de l’espoir pour elle même et pour nous !

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