Chronique n° 24 parue dans F.C. – N° 1265 – 12 mars 1971

LA QUARANTAINE DES DIEUX (*)

par Aimé Michel

lundi 3 mai 2010

Dès que l’homme peut accomplir certains actes, il en vient à considérer comme normal ce qui lui paraissait impossible. L’habitude, cette « seconde nature » de l’homme, joue son rôle. D’autres questions se posent.

Chaque fois qu’une nouvelle expérience spatiale dépasse assez le niveau de l’ésotérisme technologique et scientifique pour devenir un spectacle, on voit renaître le même malentendu sur la portée, pourrait-on dire, philosophique, de la conquête de l’espace. [1] On aurait pu croire que la vulgarisation de l’astronautique répandrait une plus juste idée de la vraie mesure de l’homme au sein du monde physique. C’est le contraire qui s’est produit. Ce n’est pas l’homme qui a rétréci en découvrant l’infini sous ses pas. C’est l’infini qui s’est escamoté.

Un saut de puce

Rappelons d’abord, pour y mieux réfléchir, quelques faits et quelques chiffres. La masse du soleil équivaut à celle de 332 488 terres. Les étoiles sont autant de soleils. Il y a environ 200 milliards d’étoiles dans notre seule galaxie. L’étoile la plus proche est cent millions de fois plus loin que la lune. Cela signifie qu’en termes d’espace, un singe qui grimpe dans un arbre est plus près d’avoir atteint la lune que nous le sommes d’avoir atteint l’étoile la plus proche. André Danjon, l’ancien directeur de l’Observatoire, parlait avec raison d’un « saut de puce ». Une puce parisienne qui saute en direction du couchant se rapproche plus de l’Amérique que nos astronautes lunaires ne se sont rapprochés de Proxima Centauri.

Encore les images spatiales sont-elles trompeuses. Formidablement plus que l’espace, le temps nous sépare des astres. À la vitesse de nos astronefs actuels, le voyage à Proxima durerait un million d’années, sans compter le retour.

On objectera peut-être que notre astronautique a pourtant bel et bien commencé la conquête des astres, puisque la Lune est un astre. Certes. Mais à ce compte la terre aussi, et nous faisons de l’astronautique quand nous passons de la cuisine à la salle de bains.

Ce qu’il faut comprendre une fois pour toutes, c’est que le soleil, la terre, la lune et toutes les planètes de notre système solaire ne sont dans l’immensité de l’univers qu’un astre de plusieurs masses entre lesquelles seule notre petitesse nous donne l’illusion d’une distance et d’une séparation appréciables. La terre, le soleil, la lune, et les autres planètes occupent le même petit point imperceptible dans un coin perdu de la Voie lactée. Ils ont une même origine, un destin commun, une composition unique à peine différenciée par les cinq milliards d’années écoulés depuis leur naissance. Notre corps lui-même, né de la terre, n’est pas d’une composition chimique très différente de celle du soleil. Comme le soleil, il est fait surtout d’hydrogène, de carbone et d’azote, la seule différence notable étant l’hélium. Même la formidable énergie rayonnée par le soleil ne fait pas différence : à masse égale, notre corps rayonne plus que lui !

L’expression « conquête de l’espace » n’a donc de sens que si l’on entend par « espace » un certain milieu, celui qui commence là où l’atmosphère finit. Alors, oui, il est vrai que l’astronautique signifie quelque chose. Replacée dans l’histoire de la vie terrestre, elle marque une date éminente, comparable en importance à celle où le premier être vivant sortit de la mer originelle.

La mer, l’air, l’espace : les trois grandes étapes de la vie.

L’esprit et l’espace

Le passage de l’air à l’espace est encore plus important que ne fut la sortie de la mer, puisqu’il n’a pu se faire que grâce à la pensée. L’espace extra-atmosphérique semble, en effet, rigoureusement interdit à toute vie non intelligente. Il ne se laisse envahir que par le truchement de la technique. Quelques auteurs anglais et américains se sont interrogés sur la signification de cette barrière opposée par l’espace à toute vie non animée par l’esprit. C. S. Lewis appelle cela la « quarantaine des dieux »
 [2] .

Si, remarque-t-il, l’espace était franchissable à la vie animale, l’univers entier se trouverait livré à la loi de la jungle et interdit à l’homme, qui n’y pourrait ni paraître ni survivre.

Ce « si », soulignons-le, relève de la science-fiction. Mais il n’en exprime pas moins une observation profonde, à savoir que les progrès de la vie se sont réalisés sur la terre, pour autant que l’on sache, dans un complet isolement, selon le schéma de la Genèse. L’homme, lorsqu’il y est apparu, a pu sans partage « régner sur toute créature ». Il n’en eût pas été de même – c’est-à-dire que l’ordre du monde eût été bien différent – si l’espace extra-atmosphérique se fût trouvé ouvert à la vie animale.

La distance et la parousie

C. S. Lewis fait une autre remarque encore plus troublante à propos des distances interstellaires qui semblent opposer à la science humaine un obstacle aussi radical que le vide extra-atmosphérique à la vie animale : si les étoiles n’étaient pas si fabuleusement distantes les unes des autres, dit-il, l’homme pourrait y propager librement sa violence. C. S. Lewis, qui est un homme religieux, [3] pense que dans le plan divin les distances interstellaires ne sont franchissables que par l’homme futur, celui purgé de toute violence, d’après la parousie [4] .

Il y a là, certes, un mélange très anglo-saxon d’eschatologie et de physique. Cela surprend. Peut-être cependant serait-il instructif de se demander pourquoi l’on est surpris. Ne serait-ce que notre culture ne nous a pas appris à toujours nous situer justement dans l’univers tel qu’il est ? C. S. Lewis suppose que la vie existe ailleurs que sur la terre, ce qui n’est qu’une hypothèse. Mais on remarquera que notre ignorance là-dessus ne naît que des distances interstellaires. Nous n’aurions plus longtemps à nous poser la question de la vie extraterrestre si les étoiles étaient plus proches : cette vie existerait de toute façon, puisque nous ne manquerions pas d’exporter la nôtre sur toutes les planètes habitables à l’aide de nos astronefs.

Nous n’exporterons pas notre vie ailleurs, c’est un fait. Du moins pas dans un avenir prévisible. Je ne sais ce que les théologiens pensent de la « quarantaine » de C. S. Lewis. Mais je sais que cent millions de fois la distance de la lune, c’est loin. Plus peut-être que la parousie.

Aimé MICHEL

Les Notes de (1) à (4) sont de Jean-Pierre Rospars

(*) Chronique n° 24 parue dans F.C. – N° 1265 – 12 mars 1971. Reproduite dans La clarté au cœur du labyrinthe, chap. 17 « Les promesses de l’espace », pp. 451-453.



Rappel :

Entre 1970 et sa mort en 1992, Aimé Michel a donné à France Catholique plus de 500 chroniques. Réunies par le neurobiologiste Jean-Pierre Rospars, elles dessinent une image de la trajectoire d’un philosophe dont la pensée reste à découvrir. Paraît en même temps, une correspondance échangée entre 1978 et 1990 entre Aimé Michel et le sociologue de la parapsychologie Bertrand Méheust. On y voit qu’Aimé Michel a été beaucoup plus que le « prophète des ovnis » très à la mode fut un temps : sa vision du monde à contre-courant n’est ni un système, ni un prêt-à-penser, mais un questionnement dont la première vertu est de faire circuler de l’air dans l’espace confiné où nous enferme notre propre petitesse. Empli d’espérance sans ignorer la férocité du monde, Aimé Michel annonce certains des grands thèmes de réflexion d’aujourd’hui et préfigure ceux de demain.

Aimé Michel, La clarté au cœur du labyrinthe. Chroniques sur la science et la religion publiées dans France Catholique 1970-1992. Textes choisis, présentés et annotés par Jean-Pierre Rospars. Préface de Olivier Costa de Beauregard. Postface de Robert Masson. Éditions Aldane, 783 p., 35 € (franco de port).

Aimé Michel, L’apocalypse molle. Correspondance adressée à Bertrand Méheust de 1978 à 1990, précédée du Veilleur d’Ar Men par Bertrand Méheust. Préface de Jacques Vallée. Postfaces de Geneviève Beduneau et Marie-Thérèse de Brosses. Éditions Aldane, 376 p., 27 € (franco de port).


[1Voir Quand les papillons guérissent de la rage, in La Clarté, chap. 16, p. 419, où Aimé Michel répond à la question « Pourquoi aller dans la lune ? ».

[2Dans Voyage à Vénus (1943), Lewis écrit : « (…) Cet homme était obsédé par une idée qui circule sur notre planète dans d’obscurs ouvrages de “science-fiction” ; dans de petites sociétés interplanétaires et dans de monstrueux magazines, idée que les intellectuels ignorent ou tournent en dérision, mais qui serait susceptible, si elle en avait le pouvoir, d’ouvrir un nouveau chapitre de misère et de catastrophes pour l’univers entier. Cette idée veut que l’humanité, ayant suffisamment corrompu sa planète natale, doit à tout prix se disséminer dans un espace vital plus large – et, pour cela, arriver à vaincre les distances astronomiques qui sont les garde-fous disposés par Dieu » (« God’s quarantine regulations »). Traduction de Frank Straschitz, Club du Livre d’Anticipation, 1967, p. 238, et Retz, 1976, p. 91. Lewis exprime son hostilité à l’idée de « conquête » du cosmos, pour des raisons éthiques, en d’autres textes (voir la La clarté au cœur du labyrinthe, note 121, p. 123, et Irène Fernandez, Mythe, raison ardente – Imagination et réalité selon C.S. Lewis, Ad Solem, Genève, 2005, p. 33 et sq.).

Aimé Michel rend ici hommage à Lewis mais ses autres chroniques (dont celles rassemblées au chapitre 17 de La Clarté) montrent qu’il n’en partage pas les positions. Les interrogations scientifiques d’un Carl Sagan (Pale Blue Dot, Random House, New York, 1994) et écologiques d’un Kim Robinson (Mars la Rouge, Presse-Pocket, 1991) à propos du terraformage de Mars prolongent ce débat. Pour Sagan, l’espèce humaine ne sera prête à terraformer que lorsqu’elle aura corrigé les dommages causés à la Terre. Dans le roman de Robinson le mot de la fin revient au partisan du terraformage : « Le sens et la beauté de l’Univers se trouvent dans la conscience d’une vie intelligente (…) Nous représentons cette conscience et notre devoir est de la répandre (…) Nous pouvons transformer Mars, comme on bâtit une cathédrale, comme un monument à l’humanité et à l’Univers » (cité par Nicolas Prantzos : Voyages dans le futur, Seuil, 1998, p. 96). Voir également dans La Clarté les chroniques Ce que je voudrais dire au grand corbeau (p. 188) et Questions de bêtes mais point bêtes (p. 192) qui éclairent également ce débat.

[3Cette chronique est la seule, je crois, où Aimé Michel cite C. S. Lewis, écrivain important pour tout lecteur intéressé par les thèmes traités dans les présentes chroniques. Lewis, né à Belfast en 1898 d’une famille d’origine galloise, mort le 22 novembre 1963, le jour même de l’assassinat de John Kennedy, était jusqu’à il y a peu de temps relativement peu connu en France mais c’est un auteur classique dans les pays de langue anglaise. Les quatre dernières années de sa vie ont donné lieu à un film de Richard Attenborough, Les Ombres du cœur (Shadowlands) avec Anthony Hopkins et Debra Winger. Si ses travaux de critique littéraire font autorité (il fut professeur de littérature anglaise du Moyen-Age et de la Renaissance à l’université de Cambridge), il est surtout connu auprès des enfants et de leurs parents pour les sept volumes des Chroniques de Narnia (1950-1956, traduction française par C. Dutheil de la Rochère, A.-M. Dalmais et P. Morgaut en un seul volume sous le titre Le Monde de Narnia, Gallimard, 2005-2008) dont il continue de se vendre plus d’un million d’exemplaires par an dans le monde. Ses autres romans sont également remarquables, notamment La Trilogie cosmique, avec Le silence de la Terre (ou Au-delà de la planète silencieuse), Voyage à Vénus (ou Perelandra) et Cette hideuse puissance (rassemblés en un seul volume, trad. M. Le Péchoux, L’Âge d’Homme, Lausanne, 1997) et Un visage pour l’éternité – un mythe réinterprété (1956, trad. M. et D. Le Péchoux, L’Âge d’Homme, Lausanne, 1998) qui est son œuvres de fiction que je préfère. « Pur, classique, singulier », « simple et difficile » (Irène Fernandez) ce livre conte de manière réaliste le mythe de Psyché enlevé dans un autre monde auprès du dieu Cupidon. Roman métaphysique aux multiples résonances s’appuyant avec une égale sympathie sur la raison critique et l’au-delà de la raison, il rassemble les fils divers de la pensée de son auteur et illustre la capacité du mythe à « conduire son lecteur au seuil des sentiments les plus obscurs et des idées les plus difficiles, sans jamais s’y engager lui-même, sans dissertation » comme l’écrit A. Michel d’un livre comparable (La Clarté, p. 594).

On ne peut séparer l’œuvre romanesque de Lewis de son œuvre apologétique, tels que Miracles (1947, trad. J. Blondel, S.P.B., 1985) et Mere Christianity (1952, Les Fondements du christianisme, Ligue pour la lecture de la Bible, 1977). C’est elle qui explique que « Lewis fait partie de cette bande d’auteurs célèbres, mais malheureux, qui ont inspiré plus d’ouvrages qu’ils n’en ont écrits » (Brian Sibley, cité par Suzanne Bray, C.S. Lewis ou La vocation du best-seller, Imago, Paris, 2007). Lewis avait perdu la foi à l’adolescence mais ses lectures, notamment de G.K. Chesterton, et ses discussions avec ses amis, notamment le professeur J.R.R. Tolkien, futur auteur du Seigneur des anneaux, le ramena vers le théisme. Dans son autobiographie spirituelle, Surprised by Joy – The shape of my early life (Collins, Fount Paperbacks, Glasgow) il écrit que Celui qu’il n’avait pas plus cherché que « la souris ne cherche le chat », « Celui que j’avais si sérieusement désiré ne pas rencontrer avait à la fin fondu sur moi. A la Trinité de 1929 je renonçai et admis que Dieu était Dieu, m’agenouillai et priai : peut-être, cette nuit là, le converti le plus découragé et le plus réticent de toute l’Angleterre. » (pp. 182-183). Deux ans plus tard il achevait sa transition vers le christianisme. Là encore avec réticence parce qu’il n’aimait ni ce qui est collectif, ni les cloches, ni les chants, ni l’orgue… « Je crois vraiment que je serais venu au christianisme avec beaucoup moins de réticence s’il n’avait pas comporté l’Eglise » (cité par Irène Fernandez, Mythe, raison ardente, op. cit., p. 82). C’est la réalité de Dieu qui lui importe avant tout et c’est ce « noyau dur » qu’il entend défendre contre ceux qui veulent une religion purement humaine, expurgée de Dieu.

Revenons à la Trilogie cosmique. Jacques Bergier l’analyse avec beaucoup de pertinence, en dépit de quelques inexactitudes, dans ce qui est sans doute son meilleur livre, Admirations (Christian Bourgeois, Paris, 1970). « [C]ette trilogie est inclassifiable, écrit-il. Elle présente une vision de l’univers qui est absolument à contre-courant de la vision scientifique. (…) Elle ne mentionne pas un instant la religion personnelle de Lewis : ce n’est pas une tentative de conversion. C’est un univers et tout ce qu’on peut en dire, c’est qu’il paraît plus vrai, plus raisonnable, répondant davantage à ce besoin qu’on a de comprendre et d’approuver, que l’univers de la science. Aussi, à la fin de l’apparition de la trilogie, les savants ont-ils hurlé. J.B.S. Haldane a publié un certain nombre d’essais contre Lewis et se fit écraser par celui-ci. (…) Il a simplement dit : la malchance veut que Lewis soit un grand écrivain et pas moi. (…) Le lecteur n’oubliera pas (…) de si tôt parmi les visions d’une Angleterre où la dictature du rationalisme néo-hitlérien est en train de s’établir, la description de la lesbienne chef de police, Miss Hardcastle. Quiconque a connu des policières hitlériennes ou staliniennes reconnaîtra le portrait. Oui, la trilogie de Lewis reflète pour commencer notre monde à nous, avec une vision réaliste, précise et détaillée. Ce n’est en aucune façon un conte de fées vague. Seulement, au lieu de présenter uniquement un univers désespéré et incompréhensible comme tant d’autres devant lui, C.S. Lewis nous montre les mécanismes intérieurs, les puissances secrètes qui dominent notre monde et aussi les forces opposées, auxquelles on peut faire appel et qui peuvent intervenir en notre faveur. A condition, toutefois, de combattre soi-même : “Aide toi, le Ciel t’aideraˮ. (…) Le monde de Lewis est donc remarquable non seulement parce qu’il donne des portes permettant de s’échapper des pires enfers du nôtre, mais parce qu’il donne la possibilité d’une contre-offensive. Car le ciel est éternel mais tous les enfers doivent finir, même s’ils paraissent très longs. » (pp. 201-225).

Lewis donne des portes de sortie, écrit Bergier. De même une statue de bronze érigée à Belfast montre Lewis en train d’ouvrir la porte de l’armoire qui donne accès au Monde de Narnia. A travers toutes ces portes, l’art de Lewis nous fait entrevoir un autre monde. Pour lui, l’imagination, le mythe ne sont pas mensongers mais nous permettent, comme il l’écrit, de contester « le monde familier, borné, rassurant où nous vivons d’ordinaire, et dont certains voudraient que ce fût le seul monde » et de percevoir la nature réelle de l’univers, « la réalité divine, magique, terrifiante et extatique où nous vivons tous. » (cité par I. Fernandez, op. cit., pp. 368 et 371). Les mythes au sens de Lewis ont ce pouvoir d’atteindre tout homme au plus profond de son esprit, d’y être reconnus et de donner ainsi accès à une réalité voilée en temps ordinaire. Cette réalité est l’une des formes les plus émouvantes du Monde 3 de Popper, Monde qui n’est donc pas peuplé seulement d’êtres mathématiques et de théories scientifiques dont nous parlerons une autre fois.

Curieusement Aimé Michel n’avait pas pris la mesure de Lewis. Il n’avait pas apprécié par exemple la description de l’espace interplanétaire grouillant de vie que l’on trouve dans la Trilogie qu’il trouvait trop irréaliste. J’avais plaidé la cause de Lewis en lui disant par exemple qu’on trouvait dans ses romans les évocations littéraires parmi les plus convaincantes connues de moi d’une rencontre avec des êtres supérieurs à l’homme. Je lui avais aussi envoyé Miracles mais il tomba malade peu après et nous n’en reparlâmes jamais. J’aurais pu ajouter qu’outre ce fond commun d’idées, le style de Lewis était comparable au sien : toujours teinté d’humour, veillant à conserver un vocabulaire simple, évitant les abstractions, préférant l’allusion et l’aphorisme à la longue explication, faisant appel à l’imagination de son lecteur, refusant tout élitisme enfin.

[4A rapprocher de « l’absence de prédateurs descendus du ciel », voir La porte étroite, in La Clarté, chap. 16, p. 434.

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