Chronique n° 220 parue dans France Catholique-Ecclesia − N° 1504 – 10 octobre 1975

LA CRISE DANS LES PAYS DE L’EST (II)

par Aimé Michel

lundi 13 août 2012

REVENONS [1] A LA CRISE ECONOMIQUE DANS LES PAYS DE L’EST à la lumière de ce qu’écrivent et racontent les témoins et voyageurs, en soulignant d’ailleurs que je ne dis là rien de neuf. Tout cela a été exposé, mais reste peu connu ; je ne sais pourquoi [2]. En remarquant aussi qu’on me reprochera peut-être le côté négatif de ma description qui « passe sous silence les conquêtes du socialisme ». Cette fois donc, commençons par les avantages.

Dans les pays de l’Est, tout le monde est fonctionnaire. On est frappé d’entendre Soljenitsyne répéter pour donner du courage aux opposants passifs (à qui il ne demande aucune action hostile au communisme, mais seulement le « refus du mensonge ») : Que craignez-vous ? Tout ce que vous risquez, c’est d’avoir à vivre moins bien, d’avoir à renoncer aux hiérarchies, aux responsabilités, aux honneurs, d’accepter de demeurer au bas de l’échelle sociale. »

De même, Nadejda Mandelstam rapporte qu’ayant, à un moment de persécution, été secourue par des ouvriers, ceux-ci lui répétaient : « Mais pourquoi ne restes-tu pas ouvrière ? Tu fais ton boulot, tu fermes ta g..., tu ne t’occupes de rien, tu dis toujours “ouiˮ, et tu vis en paix comme nous. »

Evidemment, Nadejda, poursuivie par le souvenir brûlant de son mari (l’un des plus grands poètes russes du XXe siècle, d’après les connaisseurs), mort dans un camp de Sibérie, ne pouvait accepter de « fermer sa g... ». [3]
Il y a donc certainement dans les pays de l’Est un sentiment de stabilité, une absence de soucis majeurs, dans les classes politiquement neutralisées et économiquement pauvres et qui acceptent de le rester.

De même, tout est fait pour faciliter les études à tous les niveaux sociaux. Enfin, s’il est vrai que le parti constitue le caste noble par excellence, que tout se fait par lui, qu’il décide de tout et que ses cadres bénéficient largement de leur situation (royalement chez les hauts cadres), cette caste se renouvelle par cooptation en puisant ses membres à tous les niveaux sociaux. Mais ce n’est vrai qu’en partie : les fils et filles de cadres se marient entre eux et n’ont aucun problème pour « se caser » dans le milieu favorisé où ils sont nés, dans leur caste.

Du point de vue humain, il se crée même une situation morale diffuse qui peut donner un charme profond à la vie, si l’on en croit certains témoins bien familiarisés avec la vie privée russe (ceci n’est peut-être vrai que de la Russie) [4] : c’est que toute l’activité de défense étant tournée contre les inconvénients quotidiens et l’oppression latente du système, les rapports personnels, non politiques, sont plus doux, plus chaleureux. L’amitié est plus chaude. plus abritée des aléas de la lutte pour la vie.

Même le système policier impitoyable a ses avantages : « le délit socialiste par excellence », si l’on peut dire, est le chapardage qui s’exerce essentiellement aux dépens de l’État. Mais la violence est sévèrement bridée. Pas de hold-up, pas de prises d’otages, pas de fusillades entre gangsters, pas de violence publique. Les gangsters existent, certes, puisqu’ils jouent un rôle de premier plan jusque dans la vie des camps, mais ils exercent leurs coupables activités dans une prudente clandestinité, essentiellement, semble-t-il, dans d’invraisemblables circuits parallèles de marché noir dilapidant les biens d’État à la faveur de la pagaille et des bilans truqués. La morale publique (sauf en ce qui concerne le chapardage) est certainement plus haute dans les pays de l’Est que chez nous, tant qu’elle ne concerne pas les rapports avec l’Etat. [5]
Revenons à la crise économique. Au début de la crise, les Russes ont cru pouvoir vivre en marge de celle-ci, et en particulier laisser les Occidentaux se dépêtrer seuls avec les phénomènes nouveaux et inconnus des monnaies instables, de l’inflation galopante, de la stagnation, du désordre dans les échanges. Mais ils ont dû aligner d’abord le prix de leur pétrole, étant donné que, comme tout le monde, ils doivent régler leurs achats en dollars quand le troc est impossible.

L’augmentation valait naturellement pour les « pays frères ». D’où déficit et inflation chez ceux-ci, puis, par répercussion, chez les Russes eux-mêmes. Cette inflation est cachée à court terme par la planification, mais elle désorganise celle-ci, qui constitue le fondement économique de tous les pays socialistes. Je ne saurai en dire plus, ces questions étant très techniques et hors de ma compétence.

Voici, en revanche, un élément de crise en aggravation permanente et parfaitement perceptible au niveau du citoyen : dans le système socialiste, non seulement personne n’a intérêt à pratiquer le zèle économique (ingéniosité, renouvellement, dépassement des normes), mais la pression naturelle du système pousse à l’apathie, à l’absentéisme, à ce que l’on appelle chez nous le « tire-au-flanc ». En effet, l’insuffisance et l’incohérence de la production et de la distribution ôtent tout agrément à la dépense : on ne trouve pas ce qu’on voudrait, et ce qu’on trouve, on n’en veut pas. Alors, l’argent va aux Caisses d’épargne en attendant son emploi.

A première vue, c’est avantageux pour l’État qui éponge ainsi l’excès de circulation et dispose de capitaux pour faire ce qu’il veut. Mais apparaissent aussi des phénomènes inassimilables par la planification : cet argent de la Caisse d’épargne finit par être dépensé et il se porte alors sur des objets de consommation de plus en plus imprévisibles, qu’aucun plan n’avait programmés et qui donc ont tendance à s’offrir dans les circuits « noirs » incontrôlés.

Les journaux de l’Est sont pleins de ces doléances sur des millions de paires de chaussures fabriquées par le plan et dont personne ne veut plus, sur la vogue déraisonnable de tel article rare, etc. Le gaspillage de la production qui se perd en route semble atteindre des niveaux fabuleux dans les domaines influencés par la mode. Or, ces domaines ont tendance à devenir de plus en plus importants à mesure que l’économie évolue. Tant qu’il s’agit de nourriture (où les besoins ne changent pas), la prévision est grossièrement possible.

Seules difficultés, mais de taille : 1. Le kolkhozien n’a aucun intérêt à augmenter sa productivité, si bien que l’agriculture russe ne produit pas plus maintenant, ou peut-être produit-elle moins, que du temps des tsars. 2. On ne planifie pas la météorologie. Les journaux de l’Est rapportent force anecdotes sur ce dernier point : le plan d’arrosage est exécuté, même s’il pleut, mais si rien n’est prévu à telle autre époque où le temps se met au sec, on laisse tout sécher.

Mais après la satisfaction des besoins élémentaires, la fantaisie commence à intervenir, et alors la production gaspillée ne cesse d’augmenter.
Enfin, les pays de l’Est deviennent de plus en plus dépendants de l’Occident pour tout ce qui est par nature rebelle à la planification, notamment l’informatique (se rappeler les marchés discutés récemment entre Français et Roumains), mais la situation est encore plus frappante entre Américains et Russes. Que conclure de tout cela ?

Que, comme le disait M. Mitterrand, la « victoire du socialisme » ne peut venir de l’économie, bien au contraire. De ce point de vue, le retard des pays socialistes s’aggrave chaque année. Il tient au système et il est irrémédiable avec l’accession de l’Occident à des structures post-industrielles de plus en plus implanifiables, dans lesquelles le vieux P. N. B. s’investit de plus en plus dans du non-matériel (programmation, par exemple) [6]. En revanche, cette victoire est réalisable politiquement. Tout pays occidental, s’il le décide au moment des élections, peut « rallier le camp socialiste », sans considération des avantages et inconvénients, parce que telle est sa fantaisie.

Aimé MICHEL

Les notes sont de Jean-Pierre ROSPARS, le 13 août 2012


[1Cette chronique s’inscrit dans une série qui comporte également les chroniques n° 214, Le cheval fou (La « crise » de 1975 à nos jours) parue ici le 30.01.2012, et n° 217, La crise économique à l’Est (De la crise permanente à la crise mondiale en 1975 et après), mise en ligne la semaine dernière, ainsi que les deux chroniques consacrées à la Révolution des œillets au Portugal, n° 215, Pluralisme normalisé (La Révolution des œillets vue de France), et n° 216, Le syndrome portugais (Conversation avec un Suédois qui ne comprend rien à ce qui se passe en France), mises en ligne les 23 et 30 juillet 2012. Les chroniques des prochaines semaines poursuivront cette ligne de réflexion. Ces faits historiques récents méritent d’être médités non seulement parce que le monde actuel y plonge ses racines, mais aussi parce nous sommes toujours menacés de retomber dans les mêmes ornières.

[2La vie quotidienne dans les Pays de l’Est a été consciencieusement décrite dans des articles de presse et des livres de l’époque (les années 1970) mais est pourtant demeurée « peu connue ». Il s’agit là d’un fait remarquable qui mériterait une analyse approfondie (sans doute a-t-elle d’ailleurs été faite mais est restée également « peu connue »). On peut tenter d’en tirer deux enseignements. Le premier est que tout se passe comme si l’opinion française, au fond, ne souhaitait pas connaître les faits, en accord avec la fameuse formule de Jean-Paul Sartre « Il ne faut pas désespérer Billancourt ». Je me souviens que les nouvelles en provenance de l’Est, telles que les queues devant les magasins, étaient accueillies avec scepticisme, et, si le journaliste était Américain, tenues pour de la pure et simple propagande américaine. L’indulgence dont a pu bénéficier en France le régime en vigueur dans ces pays a été considérable en raison probablement de ses bonnes intentions sociales affichées. Ce jugement d’une politique sur les seules fins visées, indépendamment des moyens à mettre en œuvre, reste une tentation permanente de l’opinion française. Le second enseignement, plus général, est que l’état d’esprit d’une époque est un filtre puissant qui bloque le passage des informations et empêche la prise de conscience de bien des observations pertinentes dès lors qu’elles sont (ou semblent) contraires aux attentes. Ceci n’est pas seulement vrai dans le domaine politique mais également philosophique et scientifique. C’est l’un des thèmes que les présentes chroniques illustrent à leur manière…

[3Cette incitation à « fermer sa g… » et à rentrer dans le rang en en faisant le moins possible est confirmée par l’historien Alain Besançon (Anatomie d’un spectre. L’économie politique du socialisme réel, Calmann-Levy, Paris, 1981) :

« Traditionnellement, dans les économies non socialistes, il y a une proportion effective, quoique non rigoureuse, entre l’enrichissement et le travail. L’économie a distendu ce lien. (…) Mais dans le secteur II [celui de l’économie “planifiée”], il n’y a pas de lien. D’où le vieux proverbe : “Ils font semblant de me payer et je fais semblant de travailler.” Les tâches étant souvent irréalisables dans les conditions proposées, le travail devient fictif. Les ouvriers ne pouvant, faute d’une organisation syndicale autonome, peser sur leurs conditions de rémunération, travaillent le moins possible et le plus mal possible. C’est le règne de la khaltura, du travail bâclé, salopé. Du travail dans les bureaux, il vaut mieux ne pas parler. Il n’empêche que pour la première fois, dans l’histoire du monde, l’antique malédiction du travail a été levée, non sous le mode de l’abondance, comme l’espéraient les fondateurs du socialisme, mais sous le mode de la fainéantise et de l’irresponsabilité. Les travailleurs ont obtenu, moyennant un renoncement à ce qui s’appelait autrefois l’honneur du travail, de ne plus travailler. » (pp. 148-150).

L’analyse de Besançon va plus avant et montre d’autres conséquences perverses :

« Les qualités qui en Occident font parvenir, l’intelligence, le savoir, le bon sens, le courage, là-bas font échouer. C’est qu’en effet toutes ces qualités sont liées au développement libre de la personne qui n’est pas favorisé dans le régime soviétique. Celui-ci préfère donc et promeut ceux qui se satisfont d’un développement impersonnel, d’un état de non-personnalité. La promotion est donnée à ceux qui font preuve de fidélité, ou de conformité, et le test de celle-ci est la capacité d’accomplir certains actes que la morale commune réprouve, mais que la morale idéologique ordonne. Aller publiquement contre les évidences de sa raison, et les injonctions de sa conscience, flatter et vénérer celui qui, plus avancé dans cette morale, a été institué votre supérieur, dénoncer, réclame des qualités incompatibles le plus souvent avec l’intelligence, le savoir, le bon sens, le courage et l’honneur. Ainsi se dessine le profil psychologique et moral de celui qui est destiné à faire carrière. Celui qui se sent une telle vocation s’y prépare et, par quelques actes judicieusement posés, se désigne à l’attention du Parti. Celui-ci décide, après mûr examen, de lui ouvrir ses rangs, et de lui mettre le pied dans l’échelle du pouvoir. » (pp. 150-151).

[4Ce « charme profond » de la vie privée est également relevé par Alain Besançon : « Ce côté sous-développé de l’économie soviétique contribue malgré tout d’une certaine manière à l’agrément de la vie. En effet, la croissance économique et le développement du Welfare State ont été chez nous payés par un énorme accroissement du contrôle. Tout acteur économique occidental doit faire face à des obligations administratives, fiscales, comptables dont le soviétique se trouve heureusement dispensé. Le poids de l’Etat, la minutie des contrôles atteignent seulement les responsables économiques des secteurs socialistes. Eux vivent dans la crainte, la peur perpétuelle du revizor. Mais l’immense majorité des travailleurs ne se sent pas concernée. La vie matérielle est en U.R.S.S. pauvre et difficile, mais elle est simple. » (op. cit., pp. 105-106).

[5Ayant eu régulièrement l’occasion de travailler à l’Académie des Sciences de la République tchèque à Prague depuis la Révolution de velours, j’ai pu recueillir les témoignages de collègues tchèques sur la vie dans ce pays au temps du communisme. Ils confirment en tout point les observations d’Aimé Michel et Alain Besançon.

La Bohême a fait sa révolution industrielle dès 1850. Dans l’entre deux-guerre la Tchécoslovaquie était la seule démocratie d’Europe de l’Est. Son économie était alors l’une des plus performantes au monde ; en dépit de la crise de 1929, son PIB par habitant était au 7e rang mondial et son niveau de vie y était nettement supérieur à celui de la France. Le pays bénéficia donc après guerre de traditions, d’un savoir-faire, d’équipements (l’industrie et l’agriculture n’avaient presque pas souffert de la guerre), qui y rendaient les conditions de vie bien meilleures qu’en URSS à la même époque, en dépit de l’érosion progressive de ces acquis anciens.

A la différence de pays voisins, comme l’Allemagne de l’Est ou la Pologne, toutes les exploitations agricoles, tous les commerces et toutes les entreprises de Tchécoslovaquie avaient été nationalisés à la suite de la prise du pouvoir par les Communistes en 1948. Comme le souligne Aimé Michel, l’un des traits les plus frappants de la société ainsi créée est l’absence non seulement de compétition mais même d’incitation au travail. La vie professionnelle était entièrement régie par l’avancement à l’ancienneté. La voie était toute tracée. De plus il n’y avait pas de sanctions, sauf pour fautes graves, puisque personne ne pouvait être renvoyé. Aussi certains emplois peu recherchés s’avéraient-ils difficiles à pourvoir : ils faisaient l’objet d’affiches vantant les avantages particuliers qu’ils offraient aux candidats éventuels. Cette situation avait des conséquences positives : une décontraction générale, une vie sociale riche, des tavernes toujours pleines (même si le service y est lent voire absent : on ne gagne rien à satisfaire les clients sinon plus de travail), une vie intellectuelle active, des librairies nombreuses, des livres qu’on lisait et discutait… Tel était le charme de la vie à Prague en ces temps révolus (la restriction d’Aimé Michel, « Ceci n’est peut-être vrai que de la Russie », paraît donc pouvoir être levée, au moins pour Prague).

Le revers de la médaille était la pénurie généralisée de biens et de services. Par exemple, l’un des biens les plus rares étaient les pneus de voitures. Si vous alliez chez le vendeur, il vous répondait invariablement : « On n’en a pas, mais revenez la semaine prochaine, on attend un arrivage ». En fait les pneus n’apparaissaient jamais. Ils étaient conservés dans les arrières boutiques et n’en sortaient que sous conditions. Quelles conditions ? Le troc de biens ou de services. Vous pouviez avoir votre pneu en le payant le prix fixé par le règlement mais à condition d’ajouter un dessous de table, non monétaire en général : une bouteille de whisky par exemple, ou des paquets de cigarettes d’une marque rare, ou n’importe quelle denrée recherchée par le vendeur.

Dans un système de troc tout le monde n’est pas à égalité car certaines professions ou compétences sont plus faciles à troquer que d’autres. On le comprend pour le plombier ou l’électricien. Mais c’est aussi vrai pour le dentiste (« Procurez moi des pneus et je vous soignerai les dents suivant le meilleur traitement disponible ») ou pour l’ouvrier du bâtiment qui peut voler des matériaux sur les chantiers (d’où le dicton « qui ne vole pas l’état vole sa famille »). Une des professions offrant les meilleurs revenus était chauffeur de taxi, car le chauffeur de taxi, en contact avec des étrangers, pouvait se procurer des devises étrangères et les revendre au marché noir à des taux bien supérieurs aux taux officiels. Quant à l’intellectuel il pouvait toujours donner des cours particuliers aux enfants du garagiste…

En fait, dans une telle société, tout le monde (sauf les plus déshérités) trouve le moyen d’avoir quelque chose à échanger, même si l’inégalité individuelle est très forte. Prenons des exemples. Si vous avez l’ « intelligence sociale », l’art de la conversation, vous vous faites aisément des amis qui vous fournissent de précieux renseignements. Vous savez qui fait quoi et auprès de qui vous procurer tel bien ou service, ce que vous pouvez ensuite « monnayez » (en nature). A contrario, si vos talents et compétences ne sont pas « échangeables » malheur à vous. Comme la crise du logement sévissait, le gouvernement avait accepté la création de « coopératives » associant des particuliers désireux de construire par eux-mêmes leur immeuble. On avait évidemment intérêt à avoir quelques professionnels du bâtiment avec soi, non seulement pour leurs connaissances techniques, mais aussi pour leur aptitude à fournir le matériel nécessaire (voir plus haut). Les participants ayant des moyens d’échange pouvaient louer les services de ces professionnels. Quant à ceux qui n’en avaient pas (les chercheurs scientifiques par exemple, une fois donnés leurs petits cours), ils n’avaient d’autres ressources que leur force physique et se voyaient ainsi souvent cantonner aux tâches les plus rudes, celles auxquelles ils étaient les moins préparés, telles que de monter les briques et les sacs de ciment dans les étages !

Déjà le souvenir de cette époque commence à s’estomper. Certains peuvent avoir la nostalgie des aspects positifs de la vie d’alors. Surtout, l’expérience de la pénurie et de toutes les conséquences et adaptations qu’elle entraîne mécaniquement, ses injustices profondes, s’effacent de la conscience commune.

[6Sur ces investissements croissants dans le non-matériel, voir notamment la chronique n° 210, Les marchés de l’immatériel (Presque toute richesse est destinée à devenir informationnelle), parue ici le 12.01.2012.

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