Traduit par Antonia

L’islam en guerre contre le christianisme

Par Michael Coren

mercredi 29 octobre 2014

Tout en écrivant cet article, je m’arrête de taper toutes les cinq minutes pour pétrir dans ma main quelques petits objets rappelant des grains de chapelet en métal couleur rouille. Ils m’aident de la même façon à me concentrer sur l’éternel, l’important et le sacré, ce qui est en quelque sorte profondément bouleversant. En effet, ce sont des balles et de petits éclats d’obus ramassés dans la cathédrale catholique syriaque Notre Dame du Salut à Bagdad après la messe du soir le 31 octobre 2010.

C’était le jour où un groupe terroriste de musulmans sunnites connu sous le nom d’Etat islamique d’Iraq (EI) a lancé une attaque concertée contre l’église, faisant au moins cinquante-huit morts et plus de soixante-quinze blessés. Mes frères et sœurs dans le Christ ont été massacrés cette nuit-là, et le sol de l’église était encore couvert de sang quand les balles des mitraillettes et les éclats des grenades antipersonnel ont été ramassés et conservés.

Je mentionne cette attaque parce que mon nouveau livre, Hatred : Islam’s War on Christianity [Une histoire de haine : l’islam en guerre contre le christianisme] vient tout juste de sortir et que c’est peut-être l’ouvrage le plus important que j’aie jamais écrit. On peut sans être taxé d’emphase, de rhétorique, de grandiloquence ou d’exagération affirmer que ce que les chrétiens subissent en ce moment dans la plupart des pays à majorité musulmane est l’exemple le plus pernicieux de persécution religieuse depuis l’Holocauste.

Un grand nombre de ces pays, en particulier au Moyen-Orient, berceau du christianisme et patrie et cœur de l’Eglise, pourraient voir disparaître tous les chrétiens de notre vivant. Et ce qui est tragique mais guère surprenant, le monde ne fait pas grand-chose pour arrêter ces violences.

La campagne de persécution est internationale. Dans les États du nord du Nigeria où règne la charia, dans les villes et villages du Pakistan, dans les villes d’Egypte, dans un grand nombre des îles d’Indonésie, en Arabie Saoudite, en Iran, en Turquie, au Soudan, en Iraq (depuis la chute de Saddam), dans les zones syriennes échappant au contrôle du gouvernement, même aux Maldives, les chrétiens sont torturés, violés, battus, arrêtés, convertis de force, crucifiés, exilés, assassinés.

Pendant que j’écrivais ce livre, j’ai parfois eu envie de renoncer à ce projet, de succomber au désespoir et à la tristesse d’avoir à relater tant d’agressions et tant de barbarie – tout en sachant que pour de nombreux profanes la persécution des chrétiens relevait du domaine de l’histoire et de la légende et sûrement pas une réalité moderne.

En fait, selon toutes les sources, les chrétiens forment le groupe le plus persécuté du monde, et si deux des vingt pays qui oppriment le plus les chrétiens ne sont pas musulmans – l’un d’eux étant, bien évidemment, la Corée du Nord où tous les habitants vivent dans une sorte de prison – la tendance dominante est bien l’assujettissement des minorités chrétiennes par l’islam.

Même les commentateurs qui admettent que tel est le cas ont tendance à soutenir qu’il s’agit d’un malaise contemporain au sein d’un islam par ailleurs tolérant. Mais c’est faux. Si le Coran contient des versets lyriques, poétiques et tolérants, il en renferme aussi d’autres qui sont violents, absolutistes, répressifs et fortement intolérants.

A cause du mécanisme d’abrogation des versets anciens [on distingue les versets de la période mecquoise qui ont été abrogés et remplacés par les versets plus explicites et à caractère offensif, notamment sur la contrainte religieuse, de la période médinoise (622-632)], les versets écrits plus tard dans la vie de Mahomet ont remplacé des versets antérieurs, et si nous ne tenons pas compte de ce fait, nous pouvons être induits en erreur. Qu’on le veuille ou non, l’islam ne prêche pas la coexistence sur un pied d’égalité avec d’autres religions.

Sous sa forme la plus pure, le Coran ordonne que les gens de l’Ecriture, dont les chrétiens, soient traités avec respect du moment qu’ils paient le tribut, ne prêchent jamais leur foi en public ou tentent de convertir les autres, demandent la permission de construire des églises ou de réparer celles qui existent, ne montent pas à cheval pour ne pas être plus grands que des musulmans et, en général, vivent dans la soumission.

A diverses époques de l’histoire de l’islam, les minorités chrétiennes ont survécu et même prospéré. Mais la vérité incontournable est que moins l’Etat était islamique et théocratique – l’Iran sous le Chah, la Turquie avant le régime actuel, l’Iraq et la Syrie baasistes – meilleur était le traitement réservé aux chrétiens. Saddam Hussein était une brute, Hafez Al-Assad un dictateur, mais tous deux étaient les ennemis du fondamentalisme islamiste et ont plus ou moins bien protégé leurs minorités chrétiennes.

Quant à l’avenir, ne prétendons pas qu’il est encourageant. L’une des personnes que j’ai interviewées pour cet ouvrage est le courageux écrivain Farzana Hassan, Canadien d’origine pakistanaise, qui m’a dit :

« Je pense que c’est en grande partie pour des raisons politiques que l’Occident s’aplatit devant les prétentions des tyrans du monde islamique. Si l’Occident n’est pas capable de préserver les valeurs qui lui sont chères comme la liberté d’expression à cause des émeutes et des pressions du monde islamique, comment peut-on s’attendre à ce qu’il influe sur la politique des pays musulmans ? A mon avis, l’Occident devrait assumer un rôle plus actif dans la protection des droits des chrétiens dans ces pays musulmans. Sous la forme soit de sanctions soit de boycotts. L’Occident peut également ouvrir ses portes aux communautés chrétiennes assiégées du Pakistan et du Nigeria. Mais l’Occident dépend pour son économie du Moyen-Orient et a des intérêts stratégiques dans de nombreuses autres parties du monde musulman qu’il ne veut pas compromettre. Le monde musulman va connaître une série de convulsions avant de pouvoir s’engager sur le chemin du progrès, de la prospérité et de la tolérance. Tant que des mouvements comme Al- Qaida et les talibans seront les maîtres du jeu (rôle qu’ils jouent dans plusieurs pays islamistes), les minorités chrétiennes continueront à souffrir. Tous ceux qui tentent de les défendre sont pris pour cibles. L’intolérance vis-à-vis des minorités religieuses est innée dans le monde islamique. Elle est inculquée aux musulmans dès leur plus jeune âge. »

Et pourtant, alors qu’en Occident de nombreux chrétiens débattent de questions relativement superficielles et croient même – comment osent-ils – qu’ils risquent des persécutions, ce cycle d’atrocités se poursuit. A propos, si quelqu’un se demande si j’ai reçu des menaces de mort pour avoir écrit ce livre, je réponds par l’affirmative, mais aussi que je vis dans un pays civilisé où l’autorité de la loi prévaut encore et où la liberté religieuse est sacro-sainte. Au moins, pour le moment.

Ce n’est nullement le cas de nombreux chrétiens et il nous incombe de les défendre parce que nous avons un destin commun.

— -

Michael Coren est un journaliste de radio et de télévision basé à Toronto (Canada). Sa rubrique paraît chaque semaine dans de nombreux journaux. Il est l’auteur de treize livres, dont Heresy, Why Catholics Are Right et Hatred : Islam’s War on Christianity d’où est tiré cet article.

Photographie Michael Coren

Source : http://www.thecatholicthing.org/columns/2014/islams-war-on-christianity.html

Messages

  • Une nouvelle fois, je blâme la violence de ces propos contre l’Islam. Elle ne fait qu’ajouter de la haine à la haine. Il est des meurtriers qui se disent musulmans comme il est des meurtriers qui se disent chrétiens. La seconde guerre d’Irak a presque entièrement détruit l’Irak. Après un impitoyable embargo qui a tué un demi-million d’enfants de moins de cinq ans (comme l’a reconnu l’ONU), l’armée d’invasion et d’occupation a tout renversé et saccagé, elle a affamé, elle a torturé, elle a provoqué des soulèvements qui ont donné naissance au Califat. La violence engendre la violence, l’injustice engendre l’injustice, le mal engendre le mal, l’intolérance religieuse engendre l’intolérance religieuse. Pour arrêter la roue des haines et des massacres, il faut en revenir à la racine de toute vraie religion : respect et amour infinis pour autrui, combat acharné contre le mal mais jamais contre l’homme.

    • Je crois que votre bon coeur vous égare :
      1/ l’invasion de l’Irak en 2003 n’avait rien d’une Croisade et les valeurs prêchées par les USA étaient celles du dieu Pétrole. En France, en particulier, nous n’en fûmes pas solidaires, nous n’avons donc pas à endosser les conséquences de cette erreur, de ce crime des USA
      2/ quand ton ennemi te frappe sur une joue, tend l’autre (je ne sais jamais si on commence par la droite ou la gauche). Certes, mais il n’est pas question de nier qu’on a reçu une baffe.
      La paix, c’est ne pas riposter pas la violence, c’est pardonner mais ce n’est pas le déni.
      Un certain Islam veut à l’évidence la disparition des autres fois. Le Coran est trop flou et, désolé de le dire, incohérent pour que quiconque s’y retrouve ou n’y trouve pas ce qui lui convient.
      Donc il faut éviter la radicalisation des musulmans à tout prix.
      Et il n’y a pas de honte à oeuvrer par la prière, le dialogue, la critique des textes en vue de leur conversion.

    • Il me serait difficile de nier que j’opterais plus volontiers aux lignes ci-dessus. ll est parfois salutaire de reconnaitre ses propres erreurs - non pour excuser tels ou tels comportements violents chez d’autres - mais par simple
      honnêteté intellectuelle. Oui "un certain Islam veut l’éradication des autres fois", je n’en peux qu’en convenir, mais est-il le seul à vouloir, par exemple, l’extinction totale et par des moyens plus que pernicieux mais non moins violents du christianisme. Voyons un peu comme les valeurs chrétiennes sont partout bafouées dans le monde occidental. Peut-on nier ce fait ? Et non seulement les valeurs chrétiennes et plus gravement encore : il n’y a pas longtemps j’avançais l’assassinat d’un être humain au tout début de sa vie, comme de la très dangereuse et néfaste agression sur l’innocence et l’esprit de nos enfants une certaine soi-disant "éducation" interposée. Il ne s’agit pas de
      s’incliner devant un Islam dominateur et dévastateur, pas plus que d’accepter jusqu’à en devenir complices de toutes les déviances et autres obscénités propagées sans retenue via certains media et jusque dans nos rues. Tuer le corps est un crime, et s’attaquer à l’esprit de son prochain c’est quoi donc ?

      Il me semble qu’en peu de mots Endymion a abordé avec pondération et justesse le problème présenté. Et avec les dernières lignes de son message et les mots
      d’Hervé, on aura compris que la prière et l’Esprit-Saint peuvent nous aider à mieux discerner les événements et
      y répondre comme il se devrait.

      Point n’est besoin ici d’interminables, savantes et ronflantes tartines pour comprendre l’essentiel des conseils évangéliques afin, avec l’aide de l’Esprit-Saint et de Marie, et en commençant par la conversion de nos coeurs, de participer à notre humble niveau- mais oh combien cher au Coeur de Dieu- à l’avènement de la paix et de la fraternité.

      Ces deux mots ne relèvent pas d’une chimère, surtout en étant sûr de Sa Parole et en avançant avec la certitude qu’Il est "Le Maître de l’Impossible".

      Il ne s’agit pas de, comme on dit vulgairement "penser positif ou négatif", il s’agit d’avancer avec confiance et espérance. Ce chemin est long, mais il est peut-être le plus sûr.

    • Vous soulignez avec justesse le risque qu’il y a à assimiler christianisme et Occident.
      C’est le danger "identitaire" : défendre le christianisme n’est pas une composante de la défense de l’Occident.
      Et c’est dans ce piège que sont tombés les islamistes en assimilant le christianisme aux avanies coloniales et post-coloniales (je pense à l’épisode Mossadegh en Iran) que des pays occidentaux leur ont fait subir et, parfois d’ailleurs, en les noircissant à l’excès.

  • Cet article est politiquement très incorrect mais il ne fait qu’aligner des faits parfaitement exacts.

    Il suffit de se reporter à une carte des pays où les chrétiens sont le plus persécutés au monde pour s’apercevoir qu’à l’exception de la Corée du Nord et de la Chine qui sont des fossiles de régimes totalitaires, la ceinture de la persécution est quasi exclusivement islamique.

    Théologiquement, l’islam est fondé sur la négation du messianisme chrétien.

    Politiquement, la cité islamique ne tolère que l’extinction des autres religions quand elle n’en pratique pas l’éradication immédiate. L’exclusion de la liberté de conscience et de religion est inhérente à l’islam.

    Culturellement, l’islam propage l’intolérance aux civilisations et religions non islamiques, qui sont méprisées, et c’est l’une des causes principales des difficultés d’intégration des musulmans en France. Le phénomène du "beur djihadiste" n’est que la manifestation la plus radicale de cette incapacité d’intégration du fait d’une conception hétérogène de l’identité religieuse et culturelle et d’un complexe d’infériorité qui s’invertit en rage de conquérir pour détruire ce qu’on ne peut maîtriser et intégrer.

    Le paradoxe vient de ce que l’islam paraît fort et menaçant parce qu’il est agressif alors qu’en réalité, cette agressivité masque une impuissance radicale des sociétés islamiques et des musulmans à s’inscrire dans le monde contemporain : impuissance politique à organiser des formes politiques et des régimes adaptés aux besoins des sociétés, impuissance intellectuelle à répondre aux aspirations de l’homme contemporain et plus encore de la femme contemporaine, impuissance religieuse à médiatiser la transcendance autrement que par un carcan répressif qui impose aux communautés et aux individus une police permanente des moeurs et des idées dont il ne saurait être question de s’affranchir, sauf dans le secret des habitations.

    D’où cette hypocrisie permanente née du décalage entre le prescrit islamique, idéalisé, et la réalité islamique, qui peut aller jusqu’au sordique ou au monstrueux : comme la lapidation. Mais qui peut aussi prendre des formes comiques, comme ces cartons d’ "eau minérale" importée en détaxe par une ambassade saoudienne dans un pays maghrébin que j’ai vus un jour chez le fournisseur et qui étaient en fait des cartons de bouteilles de whisky...

    Je l’ai déjà dit. C’est participer aux crimes qui sont commis au nom de l’islam que de se refuser à voir ces faits et à interpeller les musulmans sur leur religion qui les avalise et les légitime. Mais il faut bien voir que la résistance sera immense car interpeller l’islam sur ses racines de violence contenues dans le Coran, c’est déjà en saper les fondements : il ne peut pas tenir sans elle. Il se déliterait comme la religion antique et idolâtrique du dieu unique des juifs et des chrétiens qu’il est en réalité depuis les origines.

    Il faut bien reconnaître que nous sommes désarmés face à l’islam déraisonnable. D’où ce malaise devant des interventions militaires qui ne règlent rien mais aggravent parfois la situation. Tout se passe comme si nous n’avions que la ressource de la "camisole de force" (dictatures, interventions militaires) pour tenter de maîtriser les crises épileptiques de l’islam. Le remède ne peut venir que des sociétés islamiques mais le bilan des printemps arabes ne donne pas beaucoup d’espoir qu’on y progresse. La seule chose que nous puissions faire, c’est de tenir bon chez nous face à cette pathologie islamique. Car il ne fait pas de doute à mes yeux que si le Coran est un texte inspiré, il ne l’est pas par une force bénéfique. C’est un euphémisme.

    • Comme le Coran, l’Ancien Testament contient de très nombreuses injonctions à la violence la plus cruelle. Un seul exemple (Deutéronome, chapitre 13, version Louis Segond de 1910) :

      "Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou ton ami que tu aimes comme toi-même, t’incite secrètement en disant : Allons, et servons d’autres dieux ! - des dieux que ni toi ni tes pères n’avez connus, d’entre les dieux des peuples qui vous entourent, près de toi ou loin de toi, d’une extrémité de la terre à l’autre - tu n’y consentiras pas, et tu ne l’écouteras pas ; tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l’épargneras pas, et tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir ; ta main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ; tu le lapideras, et il mourra, parce qu’il a cherché à te détourner de l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Il en sera ainsi, afin que tout Israël entende et craigne."

    • Oui mais nous suivons le Nouveau Testament, l’Ancien Testament est une histoire de la Révélation de Dieu au travers de l’histoire des hommes jusqu’à l’avènement du Christ.
      Le mécanisme d’abrogation est chez nous un résultat de l’Histoire : la Révélation ne se vit pas de la même manière à trois mille ans d’intervalle.
      Dans l’Islam, l’abrogation des versets mecquois par les médinois est une affaire d’années voire de mois et peut être soupçonnée d’opportunisme politique sans passer pour une trop mauvaise langue.
      Pourquoi n’appliquerait-on pas aux textes musulmans le même marteau de la critique textuelle qui n’a pas réussi à pulvériser les Ecritures chrétiennes ?

    • Certes, mais le retournement se produit avec le récit de la femme adultère, magnifique dépassement de la loi mosaïque qui a plus d’un trait en commun avec la loi coranique : et pour cause, la seconde s’est inspirée de la première...

      Et li n’est pas indifférent que ce soit la femme qui soit au centre de celui-ci...Quelle actualité !

      Jacques Jomier (dans "Pour connaître l’islam", un chef d’oeuvre sur la question) fait à juste titre le parallèle entre Mohamed et Jésus, en rappelant une tradition que rapportent les commentaires du Coran.

      Mohamed, observe J. Jomier, fait passer l’obéissance à la loi coranique avant tout et ordonne la lapidation de la femme adultère. A propos, n’est-ce pas la première de nos réactions lorsque nous commençons à nous cabrer à l’idée que l’Eglise puisse renouveler sa réflexion sur l’accueil des divorcés et des personnes homosexuelles ? Nous aussi nous sommes toujours quelque part humainement prisonniers de la lettre de la "Loi". Mais Dieu veut plus et mieux...Le juif pharisien sommeille toujours en moi mais le Christ veut réveiller la sainteté chez le publicain que je suis en réalité...

      Jésus quant à lui ne contredit pas la Loi mosaïque qui condamne l’acte de la femme adultère mais renvoie les lapideurs à leur propre indignité, à leur propre péché. Jésus ne se contente pas de relever la femme adultère : il hisse ses interlocuteurs à un niveau supérieur d’humanité, ou plutôt leur fait entrevoir ce qu’est la vraie humanité débarrassée du péché. Seul Dieu peut accomplir cela en nous, en dépit de nos faiblesses. Jésus va beaucoup plus loin que la loi comme guide de la vie bonne : il révèle à l’homme qu’il est capable d’aimer, par la grâce, comme Dieu aime. Si les "lapideurs" ont entendu la parole de Jésus, ils ne peuvent pas repartir seulement penauds, confus et décontenancés. Ils doivent aussi, dans le silence du coeur, sortir humainement grandis de l’épreuve : grandis en miséricorde. Le fauteur d’adultère absent de la scène n’aurait-il pas pu être l’un d’entre eux ? La pierre, c’est vers le péché qu’il faut la diriger, et le péché en moi, par vers la personne pécheresse qui est en face de moi et qui me fait oublier le pécheur que je suis moi aussi...

      Voilà ce sur quoi le Coran pose un interdit définitif. C’est pourquoi l’islam est irréconciliable au christianisme. Ou plutôt, il a été conçu pour être irréconciliable. Tragique barricade. IMPOSSIBILITE DE REMONTER A LA SOURCE QUI A ETE OBTUREE.

      Le musulman peut lui aussi être touché par la grâce, mais ce sera toujours EN DEPIT DU CORAN. Peut-être grâce à une "pépite" de judéo-chrétienne que les auteurs du Coran unifié ont laissé passer...Mais tout de même en dépit du Coran, car rien ne peut empêcher Dieu d’atteindre tout homme à sa convenance, pas même le Coran qui n’est pas sa Parole. Admirables saints que les saints méconnus au coeur de l’islam...

      Voilà la vraie violence qu’impose le Coran à la communauté des croyants, beaucoup plus tragique que tous les méfaits du monstreux "Etat islamique".

      Si nous en étions plus conscients, je pense qu’un grand pas dans la démythification du danger islamique serait franchi. Notre vulnérabilité, en effet, ne vient pas de l’Islam qui ne peut pas atteindre la seule vraie foi. Elle vient de ce verrou que l’idéologie libertaire, qui imprègne à présent toute la "religion civile" républicaine, a mis sur la source chrétienne de notre civilisation. Un verrou tout aussi redoutable que le verrou islamique car l’idéologie libertaire nous fait prendre le mal pour le bien au point d’ignorer jusqu’à la loi naturelle. Même les musulmans en sont révoltés qui manifestent avec nous chrétiens contre le "mariage" entre homosexuels, un non sens absolu...

      Le vrai danger n’est donc pas l’Etat islamique mais l’Etat libertaire. Combien sommes-nous ici en France à avoir clairement conscience de la violence que véhicule l’Etat libertaire, alors qu’une bonne partie de la classe politique, y compris en la personne d’hommes politiques de premier plan, a déjà abdiqué ?

    • Mais alors, le judaïsme, qui ne connait pas le Nouveau Testament mais seulement l’Ancien (à peu de choses près), est-il aussi incorrigible que l’Islam... ?

    • "Le vrai danger n’est donc pas l’Etat islamique mais l’Etat libertaire." (!!!!??) Voilà le genre de conclusion où nous conduit le dérèglement de l’esprit.

      Oh là la oui quelle souffrance la liberté d’opinion, la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience, la liberté de la presse, la liberté d’élire ses dirigeants, la liberté de disposer de son propre corps, la liberté d’aimer, la liberté de choisir sa religion, son école,...!!!! C’est vrai, notre souffrance n’est rien à côté de celle des Iraniens.

      "Le vrai danger n’est donc pas l’Etat islamique mais l’Etat libertaire." : réflexion d’enfant gâté de la liberté et qui ne sait pas quoi en faire, mentalité d’esclave. Le christianisme au contraire libère les esclaves et leur ouvre le chemin exigeant du choix et de la responsabilité.

    • Si vous observez bien ce qui se passe en Israël avec les juifs intégristes les plus durs, on retrouve des comportements violents et intolérants qui ne sont pas si éloignés que cela de l’islamisme radical. Ces juifs-là sont au nombre des colonisateurs les plus résolus dans les territoires palestiniens.

      Les deux extrémistes ont d’ailleurs en commun le désir d’un contrôle exclusif de la terre et d’une nomocratie (application intégrale de la loi religieuse dans la vie civile) : les juifs intégristes considèrent qu’Israël doit récupérer tout l’Eretz Israël. Or la partie la plus vénérable de la terre juive se trouve précisément en Judée-Samarie (en bref, toutes les hautes terres de Palestine de Dan à Beersheva, avec Hébron, Jérusalem et Shehem-Naplouse), donc dans les territoires palestiniens actuels. En revanche, la plaine côtière correspond à la Philistie et non à l’Israël vénérable.

      On comprend pourquoi Israël a largué sans trop de difficulté Gaza mais grignote systématiquement du terrain autour de Jérusalem (Maale Adoumim), en Samarie (ex : Givat Zeev), en Judée au sud de Jérusalem (Etzion), etc...

    • Vous n’y êtes pas, je le crains...

      Quid de la liberté de conscience des professionnels de santé, infirmiers, praticiens, pharmaciens obligés de vendre des produits abortifs ?

      Savez-vous que le Pr. Nizand (CHU de Strasbourg) impose à ses internes de faire des IVG ? Qui ne consent peut "dégager"...

      Savez-vous qu’on a demandé à certains internes de respecter le silence sur des pratiques euthanasiques qu’ils ont eu la surprise de découvrir dans les services où ils ont été affectés au cours de leurs études ?

      Savez-vous qu’on refuse dans de certains établissements de santé de recruter des personnes dans un service de maternité si elles ne sont pas prêtes à participer à des IVG juste à côté ?

      Savez-vous que dans une grande ville du sud-ouest, une infirmière ayant refusé de pratiquer des IVG a été indirectement sanctionnée en se voyant interdire toute affectation stable dans un service, ce qui revient à la pousser à la faute professionnelle ?

      Avez-vous entendu parler des élus qui refusent de "célébrer" des "mariages" taubira et qui risquent des poursuites ? Il y a un cas en ce moment à Marseille, avec une élue socialiste de confession...musulmane.

      Croyez-vous qu’en France, des convictions catholiques affichées n’entraînent pas des risques réels pour le déroulement d’une carrière ?

      Vous rappelez-vous le véritable lynchage médiatique qu’a dû subir Frigide Barjot pour avoir si vaillamment animé les Manifs pour tous ?

      Savez-vous qu’un maire d’une grande ville de province qui a recruté un organisateur des Manifs pour tous pour appâter les électeurs cathos lui demande à présent, sur un ton plus qu’affirmatif que l’élu ne laisse évidemment pas paraître dans les médias, de démissionner du conseil municipal car à présent il devient encombrant lorsque ledit maire, qui se met dans le sens du vent, s’avise de passer des mesures pro-libertaires comme par exemple de faire voter des subventions aux mouvements LGBT ?

      Partout on assiste à une montée d’intransigeance et de répression...Je ne suis pas sûr que les Manifs pour tous, si elles se poursuivent, ne rencontreront pas sur leur chemin des opposants aussi violents que ceux qui se sont illustrés dans le Tarn.

      La société libertaire est extrêmement violente et intransigeante envers tout ce qui menace son hégémonie...Nous n’avons pas encore tout vu, d’autant plus que la France est un pays peu habitué au pluralisme et où la passion dominante est celle de l’égalité et de la non-discrimination, pas de la liberté. Or, le libertarisme avance sur un "panzer" qui s’appelle non-discrimination...

    • Ceci peut paraître bizarre mais je commence cette intervention par le dernière phrase du message de Vaclav Olmac : "Le christianisme au contraire libère les esclaves et leur ouvre le chemin exigeant du choix et de la responsabilité". Tout, ou presque, est dit, en ce qui concerne le message du Christ, sauf erreur. De plus, le titre de l’article à l’étude étant : "L’Islam en guerre contre le christianisme", il convient de le respecter tout en le développant et surtout, surtout, sans s’en éloigner au risque de sortir du sujet - comme on a pu le constater en d’autres occasions dans ce forum. Voilà en quoi les intervention d’Endymion et d’Hervé rejoignent directement ou indirectement la fin de l’intervention de Vaclav Olmac. Autrement dit, au lieu de jeter la faute à ceci ou cela, reconnaissons que le Christ nous offre, si nous l’acceptons, oui, si nous l’acceptons, la lourde tache du choix et de la grande responsabilité, d’où la vraie liberté de choisir, d’où notre entière responsabilité dans nos choix. Les tentations sont proches et grandes, mais c’est à nous qu’il incombe de les accepter ou de les refuser. En prenant en compte que sans l’aide de l’Esprit-Saint et de la prière, l’option la meilleure est très difficile à atteindre. Sinon impossible.

      On est en droit de citer telle oeuvre de tel auteur, mais quand on a eu le privilège de partager un repas avec le Père Jacques Jomier, dominicain, en discutant de sujets d’actualités touchant à l’Islam, (sans mentionner les actions qu’il a entreprises pour mener à bien un projet important, par exemple) ; quand on a eu la joie de connaître et de discuter avec Serger Laugier de Beaurecueuil également dominicain après son retour d’Afghanistan (où il a résidé pendant 20 ans) exerçant d’abord en tant que professeur à l’Université de Kaboul puis auprès des enfants (avant que les ignominies de certains ne transforment ce pays en ce que l’on sait),
      on se sent tout petit, presque en devoir de demander des excuses de tant de grâces reçues par la volonté du Seigneur. Alors, non seulement un livre du Père Jomier, mais son action, non seulement l’action du Père de Beaurecueil (sans mentionner tant et tant d’autres de diverses spiritualités), alors tout cela serait-il perdu ? Personnellement, je me refuse à le croire, mais, attention, en ayant des postures sujettes à radicaliser les musulmans (par l’Islam interposé, par exemple) nous pourrions nous rendre coupables de voir tous ces efforts réduits à rien. Quand le Père Jomier offre un livre sur les musulmans et sur l’Islam ce n’est pas pour juger, c’est pour expliquer et alors voilà une incitation à exercer la liberté dont parle Vaclav, liberté qui nous vient de Seul Seigneur, et qui engage notre responsabilité.

      Il est entendu que mes lignes ci-dessus n’engagent que ma personne et restent disponibles à rectification et réajustement éventuels. Nul ne détient à lui seul la vérité ou l’exactitude d’une pensée ni d’un écrit.

      C’est la raison pour laquelle j’ose avancer que point n’est besoin de haute philosophie ni de s’égarer dans des voies hors sujet alors que tout est là qui nous permet d’appréhender au mieux les idées des uns et des autres dans le but de nous enrichir mutuellement si je peux m’exprimer ainsi "à peu de frais" et sans garder jalousement le fruit de nos réflexions personnelles comme notre propriété mais, les rendant accessibles, les partager en fraternité avec tous les lecteurs de ce forum.

    • PS.

      - pouvez-vous être plus clair ? j’ai du mal à comprendre où vous voulez en venir ;

      - il me semble - mais je peux me tromper- que l’approche de l’islam par l’Eglise catholique est un peu moins "naïve" qu’elle ne l’a été dans les premières années de ce qu’il est convenu d’appeler le dialogue islamo-chrétien, consécutives au concile Vatican II ; même quelqu’un comme le père Borrmans convient qu’il n’écrirait plus la même chose qu’à l’époque(voir son livre Jésus et les musulmans aujourd’hui) ;

      - au risque d’une redite, notre approche de l’islam (religion et civilisation) ne saurait être confondue à notre approche du musulman ; ce sont deux plans distincts. L’Evangile ne nous demande pas d’être charitable avec l’islam mais avec les musulmans qui sont des personnes avant d’être des musulmans ; avec l’islam, mieux vaut être lucide ; le problème, c’est qu’il est aujourd’hui impossible d’avoir en France une expression aussi franche sur l’islam que cet article en donne l’exemple car on est sans cesse en train d’éviter deux écueils : éviter de stigmatiser une communauté déjà mal intégrée (voir par exemple dans le film "Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?", les précautions qu’on prend avec le gendre musulman alors que le gendre juif est copieusement étrillé : aucun risque qu’on mette le feu aux cinémas et qu’on menace d’égorger le réalisateur...) et éviter de provoquer des gestes vengeurs (le syndrome des caricatures de Mahomed) ;

      - le titre de l’article peut prêter à des réserves compréhensibles ; l’islam n’est pas en guerre contre le christianisme, il est en guerre avec tout ce qui n’est pas musulman, car l’islam est conquérant (tandis que le christianisme a cessé de l’être pour rester seulement missionnaire) ; mais l’antagonisme avec le christianisme est d’autant plus puissant que l’islam est fondé sur la négation du christianisme, religion de la divino-humanité de l’homme qui est l’horreur absolue en islam ;

      - enfin, si j’ai fait cette allusion, qui peut sembler surprenante, au danger que représente le libertarisme, c’est qu’il nous prive des ressources nous permettant d’appréhender l’islam sans peur et avec fermeté car le libertarisme est en train de couper définitivement plus de 90% de la population des sources chrétiennes de notre civilisation. Bientôt, un jeune Français éduqué à l’école publique en saura aussi peu sur une église que sur une mosquée et peut-être même plus sur une mosquée en raison des programmes de l’éducation nationale qui mettent l’accent sur "l’accueil de la différence". Face à l’islam, la république libertaire ne produit plus qu’une jactance idéologique et des moeurs méprisables pour n’importe quel musulman. Il est parfaitement compréhensible qu’un musulman n’ait aucune envie de s’intégrer à une société où les homosexuels se marient dans la maison de la république le samedi matin, tout le monde trouvant cela normal y compris le maire de Bordeaux qui passe pourtant pour être l’un des hommes politiques les plus intelligents du pays mais se fie à l’opinion des filles de sa femme...

      N’oublions pas que Byzance est tombée face au conquérant islamique précisément parce que l’empire d’orient était perclus d’hérésies. Or la religion libertaire qui tient lieu aujourd’hui de religion civile est une fantastique hérésie occidentale. On ne peut plus défendre la civilisation de libertés qui est la nôtre en se référant au paradigme libertaire qui est totalement dépourvu de légitimité pour qui a un minimum de fidélité à la loi de Dieu, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane.

      Par conséquent, je ne crains aucun "virus" islamique. Je redoute seulement que le corps social soit privé de ses capacités naturelles de résistance aux agressions "contre-nature" (nature entendue au sens philosophique bien sûr). En particulier, il est impossible de faire valoir aux musulmans un rapport homme-femme différent de celui qu’impose le Coran, mais respectueux de l’identité sexuée de la personne et des charismes respectifs de l’homme et de la femme dans le couple, quand le modèle qu’on a à leur proposer est celui véhiculé par le "gender".

  • Comme le dit Фёдор Достоевский au XIXe siècle, "le Christ est avec les bêtes avant d’être avec nous". Saint François d’Assise aurait sans doute ici approuvé le grand écrivain russe. Je pense aussi que le Christ, avant d’être avec nous, est avec tous ceux qui souffrent : qu’ils soient musulmans, juifs, bouddhistes, athées, etc.

    • Cela suffit :
      1) la guerre contres l’Irak ou les guerres sont certes venues d’Amérique mais aussi de pays arabes corrompus, et les opposants à cette guerre furent aussi européens., pas assez certes, mais quand même la France un peu. Cela n’excuse donc en rien pas la persécution odieuse des chrétien d’Irak qui , eux, n’y étaient pour rein.
      2) Les forces obscures qui se déchaient contre les chrétiens ont eu des encouragements d’une partie de l’occident.
      3 ) Il y a bien dans l’Islam une volonté de persécuter les chrétiens ,nous avons le droits de les défendre, même si cela agace Hervé et de les mettre les dirigeants actuels devant leurs responsabilités .
      4° le Christ est venu pour tout te monde, sûr et alors ? Bien sûr , convertissons les si nous pouvons, mais entre temps défendons nous devant les attaques injustes ; Etre chrétien, c’est répondre présent, c’est donc se défendre ou aider les victimes à se défendre , à Varsovie pendant la guerre, non cultiver ce genre de grandes déclarations , qui n’ont aucun sens, parce qu’elles diluent ou évaporent la responsabilité. Oui le Christ est venu aussi pour les bourreaux,mais cela ne me délie en aucun cas de porter secours à leurs victimes , les amener à repentance par la légitime force du fort au service du faible. et inciter des musulmans a aussi les défendre. La non assistance à personnes en danger, la passivité sont le contraire de ce qu’on attend d’un chrétien, qui est incarné dans l’histoire avant d’être voué au martyre
      5) Ces chrétiens désarmés deviennent des martyrs qu’ils soient entourés de nos prières et qu’il sachent qu’un jour nous agirons , le plus tôt , c’est le mieux, n’est ce pas Hervé !!!!!!.
      _

    • Voilà une intervention d’Henri tout à fait dans le champ du titre : "L’Islam en guerre contre le christianisme". De plus sa construction, point par point, la rend accessible et donc compréhensible, au lieu de pousser le lecteur dans des filets inextricables de bavardages et pseudo-conceptions allant dans tous les sens. Ce message est une réponse à celui d’Hervé du 29 octobre 22:50 qui redit son refus de la violence et de la haine qui toutes deux sont de nature à engendrer encore plus de violence et de haine. Il ne me viendrait pas à l’esprit de contredire ces réalités.

      Ceci étant, et alors qu’Hervé rappelle justement les conséquences mortifères de toutes sortes engendrées par la 2ème guerre contre l’Irak (je dis : agression), Henri apporte un éclairage complet dénonçant à juste titre et pèle-mêle d’autres responsables de la violence contre l’Irak en précisant que les chrétiens n’y sont pour rien dans ce déchaînement. Il mentionne aussi, je cite : "les forces obscures" contre les chrétiens de ce pays. Il me semble qu’il est d’une grande importance de pouvoir un jour sortir de leurs ténèbres ces "forces obscures" et les appeler enfin par leur vrai nom. Pour l’instant elles bénéficient du flou le plus artistique qui les cachent...

      Mais, pourquoi ne se limiter qu’aux chrétiens d’Irak puisque ceux de Syrie ne sont pas en reste ? (sans parler d’autres régions du monde). De plus, nous nous devons de reconnaître, les faits sont là : dans les deux pays mentionnés IL N’Y A PAS QUE les chrétiens à qui l’on fait subir le martyre, on ne peut oublier des musulmans, des yézidis, des alaouites et tant d’autres minorités."Il y a bien dans l’Islam une volonté de persécuter les chrétiens" et j’ajouterais pour ma part que ce n’est pas d’aujourd’hui. Mais en observant justement ce qui se passe maintenant sous nos yeux, qui pourrait affirmer que ce Califat parachuté d’on ne sait où ni comment qui viole, égorge, décapite à tour de bras, qui pourrait dire en vérité que ce Califat EST l’Islam ou même ferait partie de tout l’Islam. (Observez leur drapeau noir : une calligraphie qui n’a rien d’arabe et des mots inversés !).

      Bien des grands de ce monde ont parlé, parlent encore et ne cessent de parler de ce Calife auto-proclamé et de son fameux Califat (sans mentionner certains media qui leur servent de pendants en diffusant nombre d’"infos", j’allais dire : le plus souvent intox). Curieuse situation...
      Mais nul besoin d’explications quand on sait que cet EI ou Daech est assis sur des milliards de dollars et de pétrodollars, la corruption, bref, que cet EI est l’une des plus grandes organisations maffieuses dans notre monde actuel. Ne peut-on être en droit de se demander pourquoi cet EIIL, puis EIL, puis EI ou Daech soit apparu d’abord du côté de Mossoul, en Irak, ville bordée de puits pétrolifères comme d’autres à côté ? On voit bien en recomposant ce puzzle de contradictions et d’informations désordonnées une entreprise à l’échelle internationale afin de justifier l’inqualifiable pour des raisons qui n’ont franchement rien à voir avec ce qu’on nous veut nous faire croire.

      Tout est lié : le merveilleux "Printemps arabe" est bel et bien le titre donné par l’Occident et ses suppôts du Golfe pétrolifère et autres, cette belle saison mère de l’éclosion des fleurs, de la sortie de la léthargie de l’hiver qui paralyse, de l’avant-goût de la prospérité engendrée par les terres prêtes à être cultivées et par ces arbres gorgés de sève et...et...et...Mais pour se réveiller et être témoin de quoi ? Du résultat de ce
      "Printemps arabe" autrement dit de dévastations, d’assassinats d’êtres humains sans distinction de races
      ni de religions, "printemps arabe" qui a installé le chaos le plus total dans des pays millénaires et de civilisations des plus anciennes et donc si riches d’Histoire.

      La conclusion de toute cette belle ouvrage : la formation d’une pseudo-coalition pour tuer en Irak d’abord (autour d’un barrage et de puits de pétrole) des éléments de l’EI, puis en Syrie pour tuer d’ici de là et par jour 12, puis 37, puis 15 et ainsi de suite membres de Daech alors que dans les pays d’Occident tout est mis en oeuvre par crainte de voir refluer (j’ai bien écrit refluer) des tueurs aguerris là-bas et dont il faut protéger les habitants des méfaits de ces terroristes.
      Comme le disait quelqu’un à propos d’une ancienne et autres situation donnée : "Si vous comprenez vraiment quoi que ce soit à cette politique c’est qu’on vous a mal renseigné".

      Toutefois, oui, Henri, il est tout à l’honneur de chrétiens d’Occident de soulager les misères de leur frères de là-bas, leurs frères en Jésus-Christ, de les aider à se relever, à retrouver goût à la vie et à les maintenir dans l’espérance (qui ne les a jamais quittés, du moins pour la plupart d’entre eux). Il y a plusieurs façons de combattre le Mal, le tout est de ne pas sombrer dans les mêmes stratégies... Que le Seigneur me pardonne mais il m’est difficile de faire confiance dans les bombes US qui tombent en Syrie "sur les membres de l’EI". Voyez l’état où sont les chrétiens, et bien d’autres de leurs compatriotes de diverses sensibilités religieuses...Les "sauveurs" seraient-ils arrivés un peu tard ? Je ne pas à en juger. La seule chose en laquelle je crois c’est en l’action du vrai Sauveur, le Nazaréen, "N", la lettre "noun" en arabe. Et c’est le vrai Sauveur qui inspirera les chrétiens de chez nous sur la manière d’aider leurs frères de l’autre côté de la Méditerranée.

      Tout ça pour en être réduit, après avoir fait surgir le "Printemps arabe", à avoir à se protéger contre les dangers qu’il a suscité partout.

      Le bout de celluloïd du premier court métrage des Frères Lumière : "L’arroseur arrosé" ça vous dirait, par hasard, quelque chose ?....

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