L’héritage de Mitterrand : un inventaire incomplet

par Denis Lensel

vendredi 8 janvier 2016

En ces jours où François Hollande et les socialistes célèbrent le 20ème anniversaire de la mort de François Mitterrand qui leur a ouvert les portes du pouvoir, ils revendiquent son héritage politique avec reconnaissance, émotion et même dévotion. Mais, ce faisant, ils oublient pudiquement un aspect capital de cet héritage : la mise sur orbite du Front national comme arme de division massive du pays et de la classe politique, une arme qui a permis au PS de se maintenir au pouvoir pendant longtemps, soit qu’il y reste, soit qu’il y revienne, après avoir durablement divisé l’électorat de droite désorienté.

En se rendant en pèlerinage sur sa tombe à Jarnac, François Hollande le manœuvrier pouvait remercier post mortem François Mitterrand le Florentin, qui avait su faire de son vieux complice de la IVème République Jean-Marie Le Pen un allié très utile pour plomber l’avenir de la Vème République. Sans cet aspect des choses, l’histoire des quatorze ans de pouvoir mitterrandien ne serait pas complète.

Messages

  • Entièrement d accords sans oublier toute les affaires financière

  • Sauf que le FN n’est plus s’il a jamais été ma marionnette de Mitterrand et du PS, et qu’il exprime désormais, certes sans être le seul, mais le seul avec un peuple derrière lui, et certes avec des gênes peu amènes à l’égard de toute immigration, la volonté de pérenniser la France.

    Il ne sert désormais plus à grand chose d’imputer notre Machiavel stylé (comparé à son ombre pataude plus vulgairement cynique actuel), pour ne pas penser la nouveauté radicale de notre situation, sociale, économique, politique et sociétale. Ce qu’il nous faut c’est penser de front l’impasse radicale où nous enfonce le duo des compères de l’euro-mondialisation et des complices de la contr’anthropologie nhihiliste dont elle est l’expression (la vérité) spontanée, comme processus, et comme politique.

    Ce n’est pas le FN qui nous empêche de revendiquer l’existence dans la fidélité à quinze cent ans d’histoire, mais seulement notre lâcheté.

    Même si ce propos était juste en 1984, n’ayons pas la naïveté de chercher par bouc-émissaire posthume, au futur antérieur, un alibi à notre propre impuissance.

  • Mitterrand fut le dernier monarque républicain, considéré et respecté comme tel en Europe et dans le monde. Après, nous n’avons plus eu que des roitelets.

    Jospin a revendiqué un droit d’inventaire. Mais la gauche a préféré s’abstenir de procéder à cet inventaire car il serait trop terrible pour elle...et pour nous. Elle n’en subi pas moins les dégâts.

    L’émergence du FN favorisée par Mitterrand ? Oui, bien sûr, mais s’il n’y avait que cela...

    Avant tout, Mitterrand fut un génial menteur. L’arsouille, disait De Gaulle. Sans foi, ni loi... "Rester libre" disait-il. Ses livres sont déjà oubliés, mais l’écrivain qu’il voulait être laisse un très bon roman d’aventures : celui de sa carrière politique, avec un héros florentin.

    Mitterrand aura trompé ou dissimulé sur à peu près tout, droit dans les yeux, avec un aplomb incroyable : ses convictions de gauche, son parcours sous Vichy et ses dîners avec Bousquet à Latché, sa politique glauque sous la 4ème république, sa double vie, sa maladie...

    L’honneur jeté aux chiens ? Qui aura aussi efficacement traité ses adversaires, ses amis politiques et ses courtisans comme des chiens ? Il aura flingué Rocard, qui valait mieux que lui, et laissé Bérégovoy se flinguer.

    Il aura même exploité la révélation de sa maladie pour faire passer le oui à Maastricht, d’une prostate...Rappelons-nous un Seguin tétanisé face au grand malade...

    Elu sur un programme commun de gauche archaïque, il aura furtivement mais sûrement ligoté la France dans la gouvernance européenne qui promeut une Union hyper-libérale. L’Europe de la monnaie unique, c’est lui.

    Homme de culture, il aura submergé le pays sous la culture toc de style Jack Lang, en arrosant abondamment le lobby des "cultureux", de ceux qui font 50 000 euros de notes de taxi et bien d’autres...

    Exécuteur en série sous la 4ème république dont il fut le guillotineur n°1, il s’est payé le luxe de passer à la postérité comme l’initiateur de l’abolition de la peine de mort.

    L’homme qui se targuait de défendre les libertés, avec son ami Badinter, faisait des écoutes et fliquait la presse au point que pas un n’a osé prendre le risque de révéler ce que tout le petit monde parisien savait : que le Chef de l’Etat entretenait son irrégulière et sa fille naturelle dans les écuries du Prince impérial (ça ne s’invente pas...) aux frais du contribuable.

    Dans ses gouvernements, il aura eu le droit (Badinter), mais aussi le tordu et la canaille (Tapie).

    Ayant trompé beaucoup, il s’est aussi beaucoup trompé lui-même. A contretemps de la décolonisation algérienne sous la 4ème République, il n’a pas compris que le 20ème siècle, son siècle, était fini avec la chute du mur de Berlin et la chute de l’URSS à laquelle il ne croyait pas. Anti-communiste viscéral dans sa jeunesse, il aura jusqu’au bout cru à la survie des Etats zombies du communisme : la république "démocratique" allemande comme celle des soviets.

    Mais le pire de l’inventaire, c’est en fait la vérole que la gauche aura contracté à son contact : la perte de toute éthique politique. Machiavel aurait pu lui dédicacer son "Prince" sans aucune difficulté : Mitterrand en est le portrait robot contemporain.

    Toutefois, ce que Mitterrand, par la magie de son verbe et son habileté personnelle, avait réussi à conserver, l’autorité, ses successeurs à l’envergure bien plus réduite n’ont cessé de la dissiper. L’Etat post-mitterrandien n’est plus que l’ombre de l’Etat gaullien. Hollande, c’est du Mitterrand bas de gamme : sans grandeur, sans culture ; le gouvernement à la godille. Mitterrand avait l’allure d’un empereur romain ; Hollande, celle d’un notable rad-soc du sud-ouest dépourvu de tout charisme.

    La réussite du FN, c’est d’avoir dénoncé l’imposture des années Mitterrand bien mieux que la droite, elle aussi contaminée par deux cohabitations. Chirac en fin de parcours fait du sous-Mitterrand. Mitterrand, ce fut la gauche caviar des beaux quartiers prétendant faire la morale au peuple des banlieues pourrries avec son "touche pas à mon pote". L’imposture plus la bonne conscience...

    Oui, Mitterrand nous a collé une maladie politiquement transmissible dont nous aurons du mal à nous débarrasser à présent que le corps social est parasité par le FN...Le score du FN, c’est la facture des années Mitterrand et consorts (Chirac).

    Et ce n’est ni le petit Nicolas, ni le déjà vieux Juppé, qui se peaufine un profil de maréchal seul capable de sauver un pays à la déroute, qui pourront nous redonner la santé et le goût de la politique.

    • Chapeau !

      Ce portrait en pied a belle allure et j’ai plaisir à y souscrire, avec en toute modestie deux ajouts.

      Le pas de clair sur l’enseignement privé.

      Un à son actif. L’intelligence (ou peut-être la conscience, inscrite dans une lointaine strate catholique enfouie), de reculer sur le pluralisme scolaire, et donc de facto l’irréductibilité du droit (’naturel") des familles.

      Un Etat culturel tendanciellement totalitaire.

      L’élaboration du second s’inscrit pour moi dans des années d’enseignement d’"histoire des politiques culturelles". Son marqueur est pour moi un relatif mystère par sa contradiction avec certains des axes les plus manifestes de ses choix personnels. C’est le règne quasi absolu de Jack Lang dans ses registres non seulement culturel devenant cultureux, superficiel mondain et désubstantialisé, mais lourdement idéologique et de fait dédié tragiquement à la jeunesse dans un débordement jeuniste aux troubles connotations, contribuant à l’acculturer au culturel mondialisé, globish et mercantile. Il est bien plus à son passif que vous ne dîtes.
      Ayant su devenir en ces larges domaines, et d’abord pour l’accès au pouvoir, son âme damnée avec son nihilisme et son cosmopolitisme propre), il a instauré un durable et de moins en moins virtuellement totalitaire, Etat culturel imposant de plus en plus son monopole étayé par les media, jusque -aujourd’hui dans l’école même. Il a rejeté radicalement la francité (la chanson française notamment, expression de l’âme populaire largo sensu, la mémoire nationale vaporisée, la langue par la dévalorisation de l’écrit), au nom d’une world culture, à la fois marchande et anglo-américaine, habillant le vide d’un droit de l’homimisme obligé, et toute expression du sacré au nom d’un relativisme absolutisé et d’une contr’anthropologie.

      Cette dernière s’est épanouie mais était déjà là, diffusée partout, pas seulement mais très singulièrement avec l’homosexualisme, avec le ’mariage pour tous" et l’idéologie du genre.

      C’est spécifiquement Lang, certes déjà partiellement relayé dans l’école par Jospin, qui a été le bras séculier du nivellement des valeurs et de la promotion des sous-cultures communautaires et communautarisées, au même niveau que les grandes oeuvres promues par Malraux, d’un "art contemporain d’Etat déconstructeur, machine de guerre contre l’art tout court, la beauté, la transcendance. Cette autonomie propre du Langisme,l’affirmation et le maintien d’un domaine présidentiel réservé (inintégrable), Le Grand Louvre, l’opéra Bastille ; la TGB, en sont les preuves expérimentales.

      Certes Mitterrand fut "le dernier monarque républicain" digne d’être mis en comparaison avec nos plus grands monarques tout court, à ceci-près que ces derniers avaient en mille ans construit notre souveraineté et que Mitterrand, indexant le franc au mark, et déclenchant la fuite en avant européiste, en est devenu le fossoyeur. A ceci près que la nouvelle culture d’Etat, privée de ce qu’étaient les contre-pouvoirs culturels de l’Eglise et des singularités provinciales, n’avait jamais autant approchée l’empire d’une tyrannie unique sur les âmes, et ceci indépendamment des personnes de Lang et de’ Mitterrand, de par l’immense encerclement de la mondialisation, dont le premier fut le promoteur durable et le seconde peut-être le spectateur résigné ?

    • Oui, merci de votre réflexion. Je vous rejoins sur le point important que vous soulignez.

      Mitterrand était libre penseur, avec un retour, comme toujours ambigu et ambivalent comme tout ce qui touche à sa personnalité, à la foi ou du moins à la religion en fin de vie : on se souvient de son invraisemblable "une messe est possible"... Mais il n’était pas pour autant un anti-chrétien. Or, l’idéologie libertaire qui, aujourd’hui, imprègne tout le parti socialiste est anti-chrétienne.

      Sur le legs culturel, entièrement d’accord. Sur le "chêne massif" de notre patrimoine, Jack Lang a ajouté sa couche de "formica". Par exemple, on avait les festivals de musique, il a créé la fête de la musique, la fête des beuglants...Le style Jack Lang : du moche et du creux, mais pourvu que ça plaise au gogo, il en a pour son argent et un certain nombre d’acteurs s’en mettent dans la poche...Ainsi, je me souviens qu’un médiocre peintre franco-maghrébin bien introduit au sein du clan au pouvoir avait inondé les ambassades de ses croûtes acquises fort cher sur fonds publics à la faveur de l’idéologie de la nouvelle culture française multi-ethnique et tout cela parce qu’il scribouillait des caractères arabes sur fond de couleur...

      Sur l’école, oui, Mitterrand a reculé après une mobilisation monstre, mais l’école catholique n’en a pas moins continué d’être asservie à l’éducation nationale après les accords Lang-Cloupet...

      Il est certain que la vérole mitterrand a aussi atteint toute la culture.

      Comme pour l’école, nous ne pourrons nous en débarrasser qu’à la faveur d’une désétatisation. De même qu’il faut libérer l’école de l’éducation nationale, en redonnant une vraie liberté scolaire aux établissements, y compris ceux de l’école publique, de même il va falloir libérer la culture du ministère de la culture en révisant drastiquement la politique de subventionnement pratiquée par l’administration culturelle qui a trop souvent servi les copains de Jack Lang et les charlatans.

      Dans les deux cas ce sera difficile en raison des puissants intérêts en présence qui s’y opposent : les syndicats corporatistes dans l’éducation nationale, imbibés d’esprit laïcard, et les groupes d’intérêt libertaires dans la culture où le lobby homosexuel fortement représenté règne puissamment avec des relais non moins puissants dans la presse. On peut presque parler d’une nomenklatura de type soviétique...

    • Oui, bel et impitoyable tableau qui est dressé là de l’habile imposteur.

      Le menteur arrivait masqué et il a trompé beaucoup de monde, dont moi, en 1981.
      Mais comment connaître les aspects noirs du passé de ce personnage, sauf à procéder à des investigations que même les journalistes à l’époque n’ont pas faites ? Ou ont laissées sous le boisseau. En tout cas, le jeune public dont j’étais ne savait, en général, du passé de Mitterrand que ce que la Légende Dorée habilement arrangée voulait bien mettre en évidence.

      Il est vrai qu’il fallait impérativement se débarrasser de Giscard d’Estaing (en tout cas, c’était mon objectif personnel), presque à tout prix tant cet individu, en un septennat avait montré sa toxicité. C’est lui qui avait enfoncé ce formidable coin dans la société en faisant voter (à l’encontre de l’opinion publique majoritaire) la dépénalisation de l’avortement. Laquelle dépénalisation allait inéluctablement se transformer en un droit, devenu lui-même une des misérables clefs de voûte de l’édifice libéralo-libertaire.

      Giscard, c’était également lui l’artisan du "regroupement familial". Décision adoptée dans une indifférence quasi générale tant seuls quelques spécialistes de la démographie et des migrations pouvaient anticiper les dérives qui allaient en découler. Personne ne s’est donné la peine de décrypter une décision demeurée confidentielle, sauf auprès de quelques professionnels spécialisés dans l’aide apportée aux immigrés.

      Une boîte de Pandore venait d’être délibérément ouverte dans une surprenante collusion d’idées et de projets entre la droite libérale (laquelle droite magnifiquement incarnée aujourd’hui par un Juppé) et la gauche tiers-mondiste, le tout enrobé de justifications aux apparences généreuses et humanistes.

      Il faudrait plus de temps et d’espace pour développer mais on peut affirmer qu’une partie des événements du 13 novembre est en filiation directe avec cette loi giscardienne du regroupement familial qui a ouvert tout grand les vannes à un accroissement exponentiel d’une immigration sub-méditerranéenne non maîtrisée (malgré les textes et les dénégations officielles) et surtout à sa sédentarisation.

      Giscard c’était les rentrées discrètes à l’heure du laitier, les chasses centrafricaines et les diamants de Bokassa...

      Plus grave, Giscard, c’était également une étroite connivence avec ce que l’on a appelé la Nouvelle Droite. C’est sous son septennat qu’une formidable chambre d’écho a été offerte aux idées nocives portées par des gens tels que Alain de Benoist, la revue Eléments et l’organisation Nouvelle Ecole (le Figaro Magazine assurait pour sa part une médiatisation vulgarisée et ludique des thèmes généraux de ce courant d’idées). Peu nombreux ont été à l’époque ceux qui ont dénoncé ce péril idéologique et s’y sont affrontés (des catholiques lucides tenaient les premières lignes).

      Suprématie de la race (et des êtres supérieurs au QI élevé) fondée sur de pseudo et folkloriques lois d’hérédité. L’acquis nié au profit de l’inné. Sélection biologique (dans laquelle l’avortement "giscardien" s’inscrivait tout naturellement, avant que ne se profile logiquement cette euthanasie, aujourd’hui reprise en chœur par des gens qui seraient pour certains très surpris d’apprendre qu’ils sont les héritiers putatifs des thèses de la Nouvelle Droite).
      C’étaient là quelques uns des thèmes fondamentaux de cette Nouvelle Droite encouragée et soutenue par la giscardie agissante et pensante.

      Comment n’aurions nous pas été tentés d’accorder toutes ses chances à un Mitterrand qui paraissait l’antithèse parfaite d’un Giscard ? En fait, c’était seulement accorder la préférence à un sphinx mensonger et calculateur face à statue creuse et prétentieuse de faux aristocrate en stuc et en toc.

      Faut-il avoir des regrets ? Oui, on le peut. Néanmoins les options offertes en 1981 étaient minces et les jeux des appareils (à peine bridés pendant l’intermède gaullien) reprenaient de plus belle pour noyer et circonvenir l’électeur.

      L’une de mes conclusions est que si la tragi-comédie du septennat giscardien n’avait pas été ce qu’elle était (la fermentation d’un fruit pourri, emballé dans de la soie fine et de riches écrins dorés mais pourri quand même) peut-être que la France aurait échappé à ce vieux reliquat de la IVe et de la nébuleuse pétainiste et vichyssoise qu’était le mari de Danielle Gouze...

    • Exact : le vrai tournant libertaire date de Giscard. La société libérale avancée, c’est du libertaire "soft".

      Mais à l’époque on s’est laissé prendre au "confort" des libertés tous azimuts sans imaginer ce que ça allait entraîner en termes de violence sociale...Moins de 10 ans après mai 68, Giscard a notamment acclimaté l’idéologie libertaire chez les bourgeois dont il a préparé le désarmement intellectuel, abouti avec quelqu’un comme Juppé qui, aujourd’hui, a abdiqué.

      On peut même dire que Giscard résume à lui seul l’évidement de la République décrit par Pierre Manent dans son dernier livre, de la loi Veil au projet de constitution européenne. Giscard, c’est le nihilisme libertaire en style louis-philippe. Sans fantaisie mais cossu.

      Son septennat marque une transition décisive, avec le vote de la loi IVG comme charnière. Mouvement que l’ère Mitterrand-Chirac allait considérablement amplifier avec l’aggravation du régime de l’IVG et la dégradation des lois de bioéthique. Hollande marque l’acmé du cycle libertaire avec la loi Taubira, le gender à l’école et quelques autres inepties encore.

      Je ne suis pas sûr que ces questions passionnaient Mitterrand qui n’a pas qu’un bilan sombre d’ailleurs : il a institué le comité national consultatif d’éthique, par exemple, même si le comité a mal tourné depuis. Mais il a laissé faire par opportunisme, j’ai l’impression. Etant lui-même dépourvu d’éthique, il n’avait pas l’autorité pour freiner la dérive. Chirac non plus, qui était un pur opportuniste. Il est responsable du bilan de la législation IVG autant et sinon plus que S. Veil car c’est lui qui l’a fait voter, étant Premier Ministre.

      Juppé s’annonce comme une synthèse mitterrando-chiraquienne...Il fera "bouger le curseur" en fonction des sondages...On peut donc s’attendre à pire s’il est élu. L’éthique de Juppé se résume à peu près à l’écologie : le réchauffement climatique, le vélo urbain, les bâtiments à bilan énergétique positif, etc...des trucs plus ou moins gadget pour un consensus mou post-moderne comme on les aime dans le sud-ouest...Tout changer pour que rien ne change en fait...La force tranquille ressuscitée, sauf que Juppé ne posera pas sur fond de clocher...La forme molle de la future cité internationale du vin lui conviendrait mieux.

      Juppé est exactement comme Bayrou : ils se sont pris une grosse gamelle par le fait d’avoir un jour été un peu trop "droit dans leurs bottes" et mis les gens massivement dans la rue (Juppé sur les pensions, et Bayrou sur l’école libre). Depuis, ils passent leur temps à faire oublier et et ils ne reprendront jamais un tel risque même pour la meilleure cause éthique possible...Mieux vaut subventionner les gay-prides et entendre "Ju-Ju avec nous !"...

      Bref, le fantôme de Mitterrand continue de hanter les rêves des futurs candidats à l’Elysée...Je pense qu’on en verra des traces au cours de la campagne...

  • Errata,

    Désolé pour au moins deux coquilles...
    Pas de clerc évidemment et Droitdel’hommisme. A supposer que ce néologisme mérite une ortho-graphie...

  • sans oublier les "nouveaux pauvres" et l’émergence de coluche

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