L’enjeu des reproches au pape et au cardinal Barbarin : la non soumission inconditionnelle au principe de précaution

par Fr. Jean-Miguel Garrigues o.p.

samedi 8 septembre 2018

Un ami m’a interrogé sur le fond de ce que dénonce l’ancien nonce Vigano de la manière inadmissible que l’on sait. Y a-t-il eu de la part des précédents papes et (ou) du pape François une grave négligence, voire – sous-entend-t-on seulement pour ce dernier – une complicité implicite, quand ils ont laissé longtemps « impuni » l’évêque, puis cardinal McCarrick ?

Je crois qu’il y a eu dans les faits un enchaînement plus que malheureux qui a échappé à trois papes successifs. Le problème qui est à la base de l’affaire McCarrick c’est qu’aucun des séminaristes molestés ne l’a jusqu’à maintenant accusé auprès de la justice américaine, ni auprès d’autres évêques et (ou) du nonce aux Etats-Unis. Pour quelle raison ? On se perd en conjectures : complicité (McCarrick les choisissait probablement en fonction d’une certaine fragilité affective qu’il pressentait en eux), arrivisme (crainte d’avoir à être confrontés à un cardinal), mais sans doute aussi pour une part traumatisme (les victimes d’abus sexuels n’arrivent à parler que longtemps après). Or, en l’absence de témoignages directs, ceux qui ont alerté les autorités romaines, comme le nonce Vigano lui-même, ne pouvaient le faire que sur la base de "rumeurs". Une rumeur peut être très répandue, elle peut représenter un indice pour une enquête de police, mais elle ne constituera en aucun cas par elle-même une preuve en justice.

Aujourd’hui le principe de précaution est devenu l’impératif catégorique de nos sociétés, jusqu’à conduire bien des média et une grande partie de l’opinion à piétiner la présomption d’innocence et la prescription. Mais ce changement dans la sensibilité commune, la hiérarchie de l’Église a tardé à le percevoir. Jean-Paul II, c’est connu, en l’absence de témoignages directs, se refusait à prêter l’oreille à des accusations d’immoralité contre des prêtres et des évêques, car il avait été rendu (trop ?) soupçonneux contre des accusations de ce type dont le régime communiste était coutumier en Pologne. Il a néanmoins demandé en 2002 la démission de l’archevêque de Poznam dès que la psychiatre, une de ses amies personnelles, à laquelle des séminaristes s’étaient plaints d’abus sexuels de la part de ce prélat se fut portée garante des accusations. Rien de tel pour McCarrick. C’est ainsi que, comme le cardinal archevêque d’Édimbourg Keith O’Brien avant lui, il a pu devenir archevêque de Washington et cardinal sous son pontificat. Benoît XVI n’a pas osé aller, à l’encontre d’un cardinal soupçonné sans accusations directes, au-delà d’une injonction privée de vie cachée, que celui-ci n’a pas suivie et qui a été tolérée par ce pape, même à plusieurs reprises en sa présence.

Quand François est arrivé, McCarrick semblait donc un cardinal honoré par tous, y compris par le pape précédent. Ce que l’ex nonce Vigano a pu dire au pape François au sujet d’un dossier sur McCarrick existant au Vatican pouvait apparaître en conséquence comme une de ces cabales que la curie romaine a connues ces dernières années et que le nouveau pape n’avait pas à faire sienne sans autre forme de procès. Qu’aurait-il pu faire d’ailleurs ? McCarrick, très vieux, n’était plus évêque en exercice et ne représentait donc plus un danger pour des séminaristes. Fallait-il l’humilier publiquement et lui retirer son cardinalat « honoraire » (il avait plus de 80 ans et ne voterait plus dans un conclave), toujours en l’absence de témoignages directs ? On est ainsi arrivé jusqu’à 2018, l’année en cours. Alors seulement une accusation directe a été portée contre McCarrick par un homme qui avait été victime il y a très longtemps d’un acte de pédophilie. Sans même attendre la décision de la justice américaine, le pape François a alors - principe de précaution oblige - privé McCarrick de son cardinalat « honoraire » et lui a donné publiquement l’ordre de vivre désormais retiré dans la prière et la pénitence.

On est en présence, avec la demande de démission du pape par l’ex nonce Vigano, d’un phénomène, non pas identique, mais analogue à ce qui s’est produit à Lyon, lorsqu’un prêtre du diocèse a demandé publiquement au cardinal Barbarin de démissionner pour négligence coupable. Dans les deux cas il y a eu objectivement des erreurs d’appréciation de la part des prédécesseurs du pape et de l’archevêque, dont on leur fait porter maintenant la responsabilité, à eux qui ont seulement hérité d’une situation qu’ils n’ont pas créée. En effet, qui a fait de McCarrick un évêque puis un cardinal, qui a ensuite toléré le premier qu’il continue à parader même après sa retraite ? Certainement pas le pape François. Qui a manqué de vigilance à l’époque où le prêtre Preynat commettait ses actes pédophiles ?

Certainement pas le cardinal Barbarin. On lui reproche de ne pas avoir dénoncé le prêtre pédophile, mais ces actes avaient pris fin quinze ans avant et leur auteur n’a plus que l’on sache récidivé depuis lors. Mais le pape et l’archevêque étant en charge, on peut demander leur démission en guise de boucs émissaires ou (et) parce qu’il déplaisent pour des raisons autres que l’on n’invoque pas.

Dans les deux cas on accuse le pape et l’archevêque de Lyon de n’avoir pas appliqué dès leur arrivée en charge le sacrosaint principe de précaution. Dans le cas du prêtre Preynat, après avoir été longtemps écarté, il a été nommé par le cardinal Barbarin à une paroisse parce que, en raison de la prescription, il n’y avait plus de charges contre lui devant la justice française, parce qu’il n’avait plus fait parler de lui depuis de longues années et que le manque de prêtres était dramatique dans le diocèse. Il n’y a d’ailleurs pas eu de plaintes contre lui au cours de ce dernier ministère. Dans le cas de McCarrick, parce que, jusqu’en 2018, on ne le soupçonnait pas d’un acte de pédophilie mais, et toujours sur de simples rumeurs, d’une grave inconduite morale avec de jeunes adultes. L’éventuelle accusation d’abus sexuel par personne ayant autorité ne reposait que sur des on-dit sans témoignages directs et n’avait pas motivé une action de la justice américaine. Par ailleurs, McCarrick, étant à la retraite et n’exerçant plus aucune autorité épiscopale, ne représentait plus un risque réel pour de jeunes clercs. Il ne lui restait plus que son cardinalat honoraire. Fallait-il aller, encore une fois sans preuves ni même accusations, jusqu’à cette ultime humiliation ? Dès qu’est survenue à son encontre l’accusation directe d’un crime pédophile, le pape François n’a pas hésité à lui imposer publiquement cette peine, avant même que la justice américaine se soit prononcée.

Ce dont on accuse en fait aujourd’hui les papes successifs et l’archevêque de Lyon c’est de ne pas avoir poussé ce sacrosaint principe de précaution jusqu’à ses extrêmes conséquences en ne voulant pas créer une catégorie de suspects stigmatisés publiquement comme pestiférés et privés de leurs droits par avance, sans qu’il y ait encore de témoignages directs recevables en justice. Ces « lanceurs d’alerte » qui les mettent au pilori ainsi que ceux qui leur font chorus dans les média et l’opinion se rendent-ils compte du danger qu’il y a à créer, antérieurement ou en dehors de toute accusation reçue en justice, une catégorie de "suspects" ? Depuis l’infâme Loi des Suspects de la Convention jusqu’à la tristement célèbre Commission contre les Activités Anti-américaines du sénateur McCarthy, on sait pourtant sur quelles chasses aux sorcières et sur quels abus débouche une telle logique du soupçon.

Les catholiques du moins devraient être alertés par une opinion que l’on répand actuellement dans nos sociétés, toujours en vertu du principe de précaution, et qui voudrait exiger que les crimes de pédophilie soient dénoncés en justice par les confesseurs qui viendraient à les connaître, même si c’est uniquement par l’aveu du pénitent dans la confession. Se rend-on compte que notre société risque de glisser peu à peu vers le cauchemar de ce monde futur imaginé par Spielberg dans son film Minority Report, où les personnes soupçonnées d’être simplement enclines à commettre un crime sont congelées dans des containers cryogéniques, avant toute mise en œuvre de leur part, par une intervention préventive de la police ?

Pour aller plus loin :

Messages

  • Cher Père Garrigues,

    puisque vous me citez, je vous réponds. Votre texte m’afflige car vous vous présentez comme un homme sans idée du mal. Evidemment que le principe de précaution ne doit pas être poussé à son extrême, mais s’agit-il bien de cela ? Sans vous en rendre compte, vous défendez les clercs dans leur cléricalisme et nous ne prenez pas en compte la parole et les souffrances des victimes. Pour l’affaire Preynat, on n’en est plus depuis longtemps à des supputations, à des suspicions ou à des rumeurs. On est face à des faits. Allez-vous oser parler du principe de précaution face aux 72 victimes recensées pour le moment de La Parole Libérée ? Car il y a évidemment toutes celles qui n’ont pas encore parlé après 1991. Il en existe mais elles sont encore enfermées dans la prison de la fausse culpabilité dans laquelle les a enfermées leur prédateur. Vous ne pouvez pas ne pas savoir que la pédophilie est une tendance irréversible. Je suis désolé de vous le dire parce que j’ai de l’affection et de l’estime pour vous, mais votre réflexion tombe à plat, complètement à plat. C’est un présupposé d’école en théorie absolue. Dans les dossiers concrets de victimes dont je m’occupe depuis longtemps, les cas de mythomanie sont rarissimes. Ils existent mais qui va aller avouer de gaîté de coeur qu’il s’est fait tripoter ? J’ajoute que vous avez quitté la Communauté Saint-Jean à cause de dissensions intellectuelles avec le père Marie-Dominique Philippe. C’est à votre honneur. Mais déjà à l’époque il était su que les actes qu’il commettait sur des religieuses n’étaient pas seulement des rumeurs. On l’a laissé sévir jusqu’au bout, ainsi que son frère Thomas, et c’est même le cardinal Barbarin qui l’a enterré solennellement avec de nombreux évêques. Allez dire après cela qu’il faut suivre jusqu’au bout la présomption d’innocence. C’est parce que nos évêques n’ont pas été vigilants (sens du mot épiscopein) et n’ont pas appliqué les lois canoniques de l’Eglise qu’on se trouve dans la situation de débâcle actuelle. Nos chefs se comportent de la même façon que le généralissime Gamelin en 1940 : il avait raison sur tout sauf que la France était totalement vaincue. Croyez-moi, en écrivant ma lettre ouverte dans laquelle j’ai appelé les personnes du peuple qui ne font pas vos distinctions subtiles à relever le sens de l’honneur, je n’ai invité personne à réclamer la tête du cardinal Barbarin et à empêcher le travail de la justice. J’en ai simplement appelé à l’honneur en citant avec à propos le père Yves de Montcheuil. Les gens du peuple l’ont tout de suite compris à défaut des élites cléricales auto-référentielles qui se sont coupées depuis longtemps du peuple auquel elles prétendent dicter sa conduite. Nous sommes dans une débâcle. 27 évêques français ont été recensés comme ayant objectivement couvert des pédophiles. Ça n’est pas avec un appel théorique sur des principes censés être mal appliqués qu’on va sortir du cléricalisme, source des abus de pouvoir qui sont à l’origine des déviances de toutes sortes dans notre Eglise. Je ne m’en suis tenu qu’aux faits d’ordre public pour le cardinal Barbarin : je ne sais pas comment vous faites pour justifier ses reculades sur la connaissance des faits criminels commis par Bernard Preynat : 2014, 2007, 2004. Ce ne sont pas des choses que j’ai inventées et elles ne sont pas fondées sur des rumeurs. Je pourrai en parler encore longtemps. J’arrête là. Les principes cèdent parfois devant les faits, surtout quand ils sont avérés et sus de tout un chacun. Vous avez parfaitement le droit de défendre votre point de vue, ce qui me donne celui de vous répondre puisque vous me citez. J’espère, pour l’honneur de France Catholique, que ça sera publié. Pour terminer en paix : si nous ne communions pas sur la philosophie, nous communions dans la Foi et les mœurs. C’est un devoir moral impératif de dénoncer une situation gravissime qui cause du tort au prochain. C’est ce qui est en train de se passer dans notre Eglise. Pour ma part, je m’en réjouis car c’est annonciateur, même si nous n’en sommes pas encore là, d’un futur où l’air sera plus respirable. Fraternellement même si vigoureusement.

    Père Pierre Vignon

    Auteur de la lettre ouverte présentée par deux associations de victimes sur le site change.org Prière de s’y rendre et de la lire avant d’en parler.

  • Toute l’argumentation du R.P. Garrigues op repose sur le caractère de "simples rumeurs" des mises en cause.

    En l’absence de publication des notes remises dès les années 2000 par la Nonciature de Washington, ce genre de suppositions reste hasardeux.

    Par ailleurs, parler de "grave inconduite morale avec de jeunes adultes" occulte le fait que les séminaristes sont en sujétion à leurs supérieurs, sur les plans

    - hiérarchique,
    - matériel,
    - quotidien (de par la vie commune),
    - vocationnel (vouloir faire le don de sa vie à Dieu, c’est vouloir faire un don total, totalement remis - soumis - entre les mains des supérieurs),
    - spirituel et psychologique, de par la vulnérabilité qu’amène nécessairement la croissance spirituelle.

  • Je ne peux laisser passer votre lettre sans réagir.
    Je suis moi même l’une des victimes de B. Preynat. J’ai témoigné longuement à ce sujet sous serment devant les autorités tant ecclésiastiques que judiciaires.

    Vous écrivez :
    "Dans le cas du prêtre Preynat, après avoir été longtemps écarté, il a été nommé par le cardinal Barbarin à une paroisse parce que, en raison de la prescription, il n’y avait plus de charges contre lui devant la justice française, parce qu’il n’avait plus fait parler de lui depuis de longues années et que le manque de prêtres était dramatique dans le diocèse."

    Un minimum de vérité : B. Preynat n’a été "écarté" que 6 mois en 1991 (séjour comme aumônier dans un couvent de petites Soeurs des Pauvres) avant d’être nommé Curé en bonne et due forme dans la paroisse de Neulise du diocèse de Lyon par le Cdl Decourtray. Les nominations se succéderont régulièrement à la tête de groupes paroissiaux de plus en plus importants.
    Le Cdl Barbarin a affirmé être au courant des agissements de Preynat en 2007 : "Je l’ai appelé, lui demandant : ’comment de telles choses sont possibles ?’ Il m’a répondu : ’ce n’est pas la peine que je vous explique vous ne comprendriez pas’." Il l’a laissé en place sans autre investigation avant de le nommer en connaissance de cause dans un gros groupe paroissial en 2010. Il finira par le promouvoir en 2013 à la tête d’un des 17 doyennés du diocèse, avant une dernière nomination pour intégrer le Sedif, le service diocésain de la formation en 2015.
    Actuellement en 2018, il y a encore plusieurs victimes de B. Preynat pour qui les faits ne sont pas prescrits, d’où les procédures judiciaires en cours. En 2007, nous étions des dizaines de victimes pour qui la prescription ne s’appliquait pas !
    Les qualités « techniques » indéniables de B. Preynat dans le domaine pastoral (en 2016 un évêque français m’a redit son admiration pour la façon dont Preynat faisait le catéchisme !) ont effectivement pesé beaucoup plus lourd dans son maintien en fonction que la réalité de ses actes pédocriminels et que la souffrance de ses victimes.

    Vous écrivez :
    « Dans le cas de McCarrick, parce que, jusqu’en 2018, on ne le soupçonnait pas d’un acte de pédophilie mais, et toujours sur de simples rumeurs, d’une grave inconduite morale avec de jeunes adultes. L’éventuelle accusation d’abus sexuel par personne ayant autorité ne reposait que sur des on-dit sans témoignages directs. »

    Concours de circonstances mais le même jour que la publication de votre article, on apprenait de la part de la conférence des évêques des USA, que les affirmations de Mgr Vigano sur le fait que le Saint-Siège était au courant des turpitudes de l’archevêque McCarrick depuis 2000 étaient confirmées. La Catholic News Service (CNS), agence d’information officielle de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a commenté : « La lettre de 2006 du substitut Sandri non seulement confirme les précédentes remarques faites par le Père Ramsey, mais aussi des éléments contenus dans le document écrit par l’archevêque Carlo Maria Viganò qui fut nonce aux États-Unis de 2011 à 2016 ».
    http://www.catholicnews.com/services/englishnews/2018/letter-confirms-vatican-officials-knew-of-mccarrick-allegations-in-2000.cfm

  • Il me semble aussi que la lettre du p.Garrigues est trop généraliste.

    Pour ce qui concerne l’ex-cal us, les témoignages ne manquent pas, aux USA et cf https://www.churchmilitant.com/news/article/one-mans-open-letter-to-the-canadian-bishops, au Canada.
    Et il n’empêche que ce vieil homme est toujours archevêque émérite, et prêtre, malgré ses turpitudes, sexuelles comme financières apparemment.
    Il a beaucoup voyagé, envoyé par le pape François...J’ai lu une de ses conférences, sujet doctrine sociale de l’Église et...les points communs avec l’islam, cela m’étonnerait qu’elle vous agrée...
    Vous semblez aussi ignorer son discours d’octobre 2013 adressé aux étudiants catholiques de l’Université Villanova, où cardinal McCarrick explique son rôle dans l’élection du pape François, et je vous assure que cela vaut la peine de lire...
    Alors affirmer qu’il est vieux, dépassé, pas sûr que vous soyez dans le vrai !

    Ceux des cardinaux US qu’il a contribué à mettre en place, y compris parfois contre l’avis de la congrégation romaine, affirment leur ignorance de sa vie....Mais sont aussi plus ou moins impliqués dans des affaires de diocèses de Pennsylvanie...
    Sont à ce jour soupçonnés d’encore couvrir certaines activités de prêtres pédophiles.
    Et LA question demeure : y a-t-il comme une mise en réseau d’évêques, cardinaux ou favorables à la militance LGBT ou pratiquant cette militance ?
    Car enfin, être homosexuel, mais continent, ou militant LGBT ce n’est pas la même chose, non ?
    Le pape François a nommé, promu plusieurs dont les conduites ont fait scandale en Italie (au Vatican même pour l’un) et en Amérique latine...
    Ce qui interroge...

    L’affaire Mc Carrick n’est apparemment qu’un apéritif... car plusieurs membres, au moins deux du C9 sont mis en cause dans leur diocèse... y compris pour l’un par la moitié de son grand séminaire ...

    Alors, à tout le moins, il me semble qu’il faut chercher les infos.
    J’avais transmis à ce journal 3 articles éclairant.
    Dont l’un date des années 2000, écrit par un S.J américain s’interrogeant sur le grand nombre de prêtres morts du sida...y compris dans la Compagnie.
    La prudence est de mise donc. Entr’autres....

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