L’enfant mort sur la plage

par Frédéric Aimard

jeudi 3 septembre 2015

Avec un jour de décalage sur le monde anglo-saxon, la presse française a donné beaucoup d’importance a la photo d’un enfant syrien de trois ans noyé dont le petit cadavre, encore adorablement émouvant, gisait sur une plage turque.

L’émotion est au maximum. Durera-t-elle ? L’indignation est à la hauteur de notre mauvaise conscience collective. [1] Cette dernière ne remplace pas une action efficace. La première des charités, ce serait de faire une bonne politique étrangère.

Or nos dirigeants politiques sont de mauvais stratèges. Ce n’est pas d’aujourd’hui. Ils l’avaient déjà été face à Hitler et à Staline. Quant à l’hydre islamiste, pour ne pas remonter plus haut, on peut évoquer, au XXe siècle, la politique anglaise, brouillonne, à l’égard des Arabes ou du Pakistan, celle, désastreuse, des Russes en Afghanistan, le lâchage, catastrophique à terme, du Chah d’Iran par les Américains... et les interventions, apocalytpiques, de ces derniers en Irak... A côté, on pourrait presque trouver que l’opération des Alliés en Libye, pour abattre un dictateur sanglant mais fantasque, a été un réussite, même si la suite politique n’a semblé intéresser personne et que le flux des migrants africains, victimes de passeurs odieux, en a été prodigieusement augmenté... Quant au gouvernement israélien et aux Monarchies arabes, par crainte du nucléaire iranien, ils ont fait le jeu de l’Etat islamique en Syrie, en Irak, au Yémen... sans se soucier plus que cela des mouvements de réfugiés. Et les Etats du Nord de l’Afrique se tiennent à carreau, essayant simplement de conjurer le sort. Pour ne rien dire du jeu compliqué à l’extrême de la Turquie.

Le problème pour nous est que le personnel politique occidental n’est pas d’accord sur des solutions dont, de toute manière, aucune n’est a priori possible sans un engagement américain. François Hollande et Laurent Fabius restent persuadés que le refus de Barack Obama de renverser Assad militairement est la raison du drame humanitaire actuel à la frontière sud de l’Europe. Ils s’aveuglent manifestement sur la prétendue modération de l’opposition islamiste hors Daesch. Alors que certains ne voient poindre le salut, sans trop y croire encore, que dans un éventuel coup de force irano-russe pour rétablir le régime syrien actuel dans des frontières défendables, et ainsi sauver ce qu’il reste des minorités non sunnites de cette ancienne mosaïque ethnique... Une solution dont les Eglises chrétiennes sur place s’accommoderaient, même si aucun responsable français ne veut les entendre.

En attendant, nous voilà confrontés à des réfugiés nombreux, mêlés de migrants encore plus nombreux, mêlés de futurs ou actuels islamistes probablement en nombre infime mais infiniment dangereux pour notre sécurité voire notre identité. Après s’être jetés à l’eau au péril de leur vie, beaucoup frappent maintenant à notre porte. On peut, comme les Hongrois tenter de les bloquer par des barbelés, ou comme les Grecs ou les Serbes, les réexpédier au plus vite vers l’Allemagne ou Calais... Tout cela paraît assez dérisoire.

Sauf miracle politique, on ne pourra pas éviter d’accueillir des centaines de milliers de gens qui feront que notre société ne sera plus vraiment la même. Car si on les rejette à l’eau, notre confort sera protégé un temps, mais nos raisons de vivre seront mises à mal. La démoralisation de notre société s’accentuera. Ce sera finalement une sorte le suicide de ce qui reste de nos valeurs (chrétiennes, laïcisées ou non).

A ce stade, qu’on me permette de donner un avis purement personnel. N’engageant pas le journal en tout cas. Aznavour propose de revitaliser tout un monde rural en voie de disparition par l’intégration des réfugiés dans nos "villages". Il n’y avait qu’à regarder l’état du Limousin à l’émission "Des racines et des ailes" hier sur France 2 pour comprendre que ce n’est pas l’espace qui manque. D’autres voudraient qu’on intègre les nouveaux venus comme le fait, mieux que nous, une Allemagne dont le tissu urbain est beaucoup plus dense. Les familles de réfugiés accepteraient peut-être, encore que rien n’est moins sûr. Avoir Internet sur son téléphone, être à côté des centres administrations pour faire ses papiers, pouvoir retrouver des membres de sa famille ou de son quartier d’origine, prime sur toute autre exigence de confort ou d’intégration. Quant aux migrants économiques, ce n’est pas de cela du tout qu’ils rêvent en débarquant chez nous. Comment les tenir "prisonniers" à la campagne ?

Il faudrait pourtant à la fois ouvrir les portes pour éviter les drames, et maintenir la possibilité d’une phase intermédiaire : pour enquêter sur les nouveaux venus, les fixer, les trier, voire, si c’est possible, renvoyer ceux qui ne répondent décidément pas aux critères qui distinguent un réfugié politique d’un migrant économique et ainsi donner un message de fermeté qui pourrait plus ou moins être entendu de candidats au départ qui vont manquer terriblement à leurs pays d’origine, quand ce n’est pas à leur Eglise quand il s’agit de chrétiens.


[1J’en vois qui battent leur coulpe sur le flanc de ceux dont ils n’apprécient pas les options politique. Jusqu’à accuser la "Manif pour tous" de ne pas descendre dans la rue pour les réfugiés ! Et pourquoi ne pas accuser les éleveurs en colère de détourner notre attention pendant que vous y êtes ?

Messages

  • Face à l’aveuglement (volontaire ?) de Hollande et d’Obama, nous avons Dieu merci la clairvoyance d’un Poutine, et pouvons croire à un prochain retournement de situation :
    http://francais.rt.com/international/3767-poutine-soutien-damas-combattre-ensemble

  • Tout à fait d’accord avec vous, on arrive au terme d’une politique brouillonne, sans doute fruit de la primauté des cupidités économiques qui a totalement détruit le Moyen-Orient. Mais que valent les indignations de dernières minutes qui ne sont là que pour obtenir quitus de son absence de courage politique : "llores como una mujer, el reino que no pudo defender como hombre !"

  • Oui bonne tentative d’analyse., qui nous interpelle, comme on dit. LE problème est politique. Encore faudrait-il qu’il y en ait une qui prenne figure. Pas avec les princes qui nous gouvernent ou aspirent à le faire sauf exception . ... En France il n’y en a pas eu donc de de réponses aux laissés pour compte de la périphérie , qui ne sont pas pris en compte mais ou diabolisés ou achetés à la petite semaine .
    Bien vu l’hystérie de certains qui règlent des comptes contre la manif pour tous. C’est de la Politique au degré zéro, pardon Mgr...mais attention à l’angélisme !
    Cette manif pour tous, . qui justement a trouvé porte close des politiques avant de se faire rejeter par certains évêques. Entre la politique le le souci de la famille comme le refus de la confusion des genres qui est bien inclus dans le mariage pour tous et le problème des migrants il y a un lien ? Lequel ? Le souci de fonder le lien social sur d’autres bases que l’utopie destructrice de toute transmission. L’enfer est pavé de bonnes intentions, les utopies aussi. Nous y revoilà.

  • L’heure est à l’approche "affective" de l’immigration en raison des tragédies rapportées par nos médias. Mais il faudrait tout de même garder raison...

    1. Les 500 milliions d’Européens ne sont pas envahis par l’immigration illégale même si elle se chiffre en milliers de personnes. C’est la concentration d’immigrés dans certaines agglomérations qui fait en réalité problème et la question de la répartition des ressources : donner plus à l’immigré qu’au Français résident démuni ? "Et moi, et moi, et moi..."

    Sur ce point, on peut distinguer une France coupée en deux : une France de l’est (de Lille à Marseille en passant par la région parisienne et par Lyon) et une France de l’ouest nettement moins affectée. Ceci pose la question de la répartition des immigrés non seulement entre pays de l’Union européenne mais entre collectivités dont certaines ont une capacité d’accueil saturée.

    2. La politique d’immigration de l’Europe n’est nullement "brouillonne" mais elle ne peut pas faire face à un problème structurel irrésistible : le voisinage de territoires prospères (même si la crise est là) et de territoires très pauvres ou en crise et par conséquent l’attraction qu’exercent les premiers sur la population des seconds. Même sans effondrement libyen, et sans guerre en Syrie, les flux migratoires entre nord de l’Afrique, orient de la Méditerranée et Europe seraient intenses.
    Pour parler plus clairement, nous subissons les conséquences de la mauvaise politique des gouvernements algériens, et syrien, pas seulement de la guerre en Irak provoquée par les Etats-Unis. Assad est le premier responsable de la mort de ce petit Syrien qui est dans tous nos journaux.

    3. On montre du doigt la Hongrie à cause de son grillage, mais on oublie que les Etats-Unis ont recours aux mêmes moyens pour bloquer l’immigration illégale sur le Rio Grande.

    4. Quant à ceux qui pratiquent l’autoflagellation, on peut rappeler que la principale cause de l’augmentation de l’immigration est la protection de la vie familiale en vertu de laquelle un étranger peut obtenir un droit de séjour pour garantir la poursuite de celle-ci sur notre territoire. Nos pays ne sont donc pas fermés.

    5. La France doit résoudre ses contradictions : on ne peut pas pleurer devant son écran de télévision en regardant le recueil des cadavres d’immigrés noyés au cours d’une traversée désespérée et se préparer à voter massivement pour le Front national qui, sur ce sujet, sourire et catholicisme de Marion Le Pen ou pas, est sur une ligne intraitable puisqu’il préconise démagogiquement le renvoi des étrangers et la ligne Maginot.

  • Soyons réaliste et juste : le modèle économique imposé par nos élites euro-atlantistes ne va pas dans le sens de développer les campagnes, ni de fournir du travail pour tous. La concentration dans les villes et le chômage de masse compensé par des aides sociales est le résultat normal, et voulu, du système.
    Ce qui est contradictoire (suicidaire ?) est que l’accueil des immigrés est aussi voulu car doit compenser la baisse de natalité, mais surtout réduire le coût du travail. Comment cela peut il fonctionner avec le système en place qui ne saurait absorber ces populations sans effet négatif sur les populations "autochtones" que l’on constate déjà ?

    Bref, ne soyons pas naïf : c’est une remise à plat totale de notre système politique, et donc économique, qui est à faire. Une approche similaire à Poutine : rejet de la vassalité Euro/Etat-Uniene et réaffirmation de notre culture chrétienne. Bref, quitter l’Europe, l’Euro et l’OTAN, rétablir une école libre du savoir, rétablir l’autorité à tous les étages.

    Alors nous pourrons retrouver notre liberté géopolitique et réduire fortement le coût de nos exportations, reconstruire notre économie de PME et agricole, voir réindustrialiser la France, donc repeupler la campagne et rééquilibrer notre système social.

    Il sera alors envisageable d’accueillir des immigrés prèt à accepter notre "nouvelle France" et sa culture, et surtout, arrêter hémorragie des forces vives de ces pays !

    Aucun des partis politiques en vue (Fn inclus) ne vont dans ce sens à ce jour. Et l’ensemble des élites sont totalement opposées à un retour des états-nations qu’ils ont presque totalement éradiqué en Europe et bientôt au Moyen-Orient... sans parler de l’Afrique que l’on interdit de se réorganiser par Etat-tribut.

    Aussi, il faut soutenir les nouvelles initiatives en ce sens, et prier. En effet, il y a du boulot et seul la grace pourra nous donner la force et la clairvoyance dans ce long travail de reconstruction ou de construction d’une nouvelle France...

    • Vous me faites rire avec votre approche "Poutine". Sauf si vous parlez de l’approche "fric pour l’oligarchie" et "trique pour la contestation"...Avec une approche Poutine on aurait envoyé l’armée pour mettre au pas les agriculteurs et cela ferait longtemps que les sit-in écolos auraient été dispersés à coup de matraque.

      Et s’il est un pays qui est en train de rater sa restructuration politique et économique, c’est bien la Russie qui est en passe de se "spécialiser" dans la production de pétrole, de gaz, et d’armements...

      Blague à part...

      Les pays occidentaux connaissent une mutation structurelle comme ils ont dû en traverser dans leur histoire : machinisme à vapeur, ère du moteur à explosion et de l’électricité, aujourd’hui électronique et automatisation. Mutation qui se produit simultanément avec le décollage de grands pays anciennement du tiers monde. D’où la déflagration.

      Il ne s’agit pas d’une dictature des élites euro-atlantiques...Mais ce qui est vrai, c’est que certaines catégories socio-professionnelles sont mieux armées pour affronter ces mutations que d’autres. Celles qui souffrent le plus ont la tentation de refuser l’inéluctable.

      On ne pourra pas arrêter cette dynamique. Pas plus qu’on a arrêté le train ou la voiture automobile, ou l’avion... En revanche, il importe de savoir comment contrôler ses effets pervers (voir l’encyclique Laudate si qui en dresse un panorama sans concessions) et comment maintenir une justice sociale et économique dans ces conditions pour les catégories et les territoires les plus affectés.

      Au lieu de vitupérer contre les élites euro-atlantiques, vous feriez mieux de vitupérer contre la démocratie populaire qui a fait de l’école publique un système aussi inefficace que coûteux qui produit de plus en plus d’inégalité. Merci pour elles : les élites ne souffrent pas trop...Et ça, ça ne dépend pas du tout des Américains... C’est un foirage 100% franchouillard. Le système éducatif US va bientôt devenir plus démocratique que le nôtre car il permet à l’ascenseur social de fonctionner...

      Vous vous trompez de causes et de cible...

    • cf : 4 septembre 09:45

      D’accord avec ce qui est écrit sur les raisons et les conséquences fort probablement attendues des personnalités par l’accueil des immigrés. Egalement d’accord sur les perspectives présentées afin de retrouver notre liberté géopolitique - j’ajouterais pour ma part - sur tous les plans.

      La prière est, bien entendu, la force sine qua non pour accompagner la construction d’un monde meilleur pour tous.

      Il serait injuste de ma part de quitter mon billet sans dire combien a été apprécié le fait d’avoir strictement circonscrit ce message dans son cadre original, à savoir, accueil des immigrés, moyens et possibilités, évitant ainsi le piège de déborder du sujet initial. Vu sous cet angle, l’attention du lecteur se trouve elle aussi concentrée sur l’objet de ce forum, ici consacré aux populations des migrants et les moyens indispensables pour améliorer, chez nous, ce qui devrait l’être.

      Merci.

  • Cette journaliste Turque n’a pas perdu son sang-froid, assez curieux pour une femme et c’est un militaire qui prend l’enfant dans les bras !!!
    Que devient la sensibilité féminine ?

    Alors que de nombreux enfants paient par leur vie ; dernièrement encore à Paris par le feu, des petits chrétiens tués en Syrie, Irak etc... La presse avec la mort de ce petit être en profite pour culpabiliser les occidentaux. Je ne crois pas à la charité imposée mais à celle qui vient du coeur. Tout ce qui se passe est bien le fruit de la volonté de nos fausses démocraties d’imposer la "démocratie" à des pays qui vivent autrement.

    En cela les "politiques" sont responsables et la presse également qui ne fait pas un travail de fond. Situation engloutie dans le mensonge. Ces pauvres gens seront chez nous, qu’allons nous en faire ? Soit ils sont reconnaissants de cet accueil et s’intègrent soit ils seront une force "musulmane" et notre Occident sera éradiqué de sa pensée chrétienne. Il ne faut pas se voiler la face. Il n’y aura pas d’autre réalité.

    OU, bien notre pays retrouve ses racines chrétiennes ! Vocation réelle de la France : à nous de choisir !

    • Enfant mort sur la plage : hormis les "petites gens" de bonne conscience,pour nombre de nos dirigeants cela semble uniquement une récupération média politique pour ’lutter contre les prétendus sans-coeurs" ( ou style FN) qui ne seraient pas d’accord avec le "bobo philo bidon"...une suite à Charlie quoi ?
      Primo,on ne voit pas et on ne dit pas tout les non dits :étant Père d’enfants,Personnellement, je n’aurai jamais mis mon fils ou ma fille ou ma femme sans gilet de sauvetage sur une barque et surtout sans caractère d’urgence (départ plage de Turquie)...Premier mensonge...

    • Excellent article que celui de Frédéric Aimard, tour d’horizon lucide, honnête et, même si - qu’on veuille bien excuser mon expression -
      indigeste peut-être pour certains, difficilement, très difficilement critiquable, et en tous cas inattaquable.

      La photo de cet enfant mort sur la plage a, nous a-t-on martelé, fait le tour de la planète. Une responsable politique n’a pas pu retenir ses larmes devant son auditoire etc... Mais ce n’est pas la première fois que les media font preuve de maestria pour jouer sur l’émotion : qui ne se souvient du matraquage quasi quotidien fait autour du "Journal d’Anne Frank", nous avons tous encore en tête les longues et journalières jérémiades sous la photo de la petite Zlata, du temps de la guerre en Bosnie, etc... On ne peut pas, bien entendu, rester indifférent face à ces images, mais il arrive un moment où, quand on a cru comprendre - ou compris, mais oui - comment ces photos et ces articles sont susceptibles de se transformer - et se transforment en appât, alors, on a le droit aussi de s’indigner.

      Au niveau du langage : j’entendais hier ou avant-hier un de nos responsables politiques, j’ai oublié lequel, qui disait que lorsqu’on est une personnalité politique on ne peut pas dire n’importe quoi et qu’il fallait faire attention aux mots qu’on prononce. Que faire sinon tout simplement approuver tant de sagesse...si on n’avait encore en tête que des personnalités politiques ont utilisé, pour désigner un supérieur politique étranger ou un homonyme, le terme de "boucher", et les mots "il aurait mieux valu que cet homme ne viennent pas sur terre"... C’est quand même surprenant de constater combien la mémoire fait souvent défaut à certains, qui oublient aussi que le peuple, lui, est capable d’une extrême attention et qu’il retient tout ou presque. Toujours au sujet du langage, il y a trois jours en parlant de l’afflux des migrants, etc... on a imaginé des, je cite : centres de tri...oui, parfaitement, des centres de tri, comme pour les paquets à la poste ou le bétail dans les fermes et les foires. C’est à la télé que j’ai découvert cette innovation. Puis, le surlendemain, j’ignore pourquoi
      et comment le disque avait changé : on se préoccupait d’installer des "campements". Voyez, on peuT si l’on veuT faire des progrès...

      Revenant à l’article de Frédéric Aimard, je me permets de reprendre :
      "L’émotion est au maxium. Durera-t-elle ?". "La première des charités est de faire une bonne politique étrangère". Cette phrase mérite d’être soulignée, dix fois plutôt qu’une. Elle est plus que percutante, et n’étaient-ce la délicatesse et la"charité", là aussi, de F. Aimard, cette phrase claque comme une gifle. Elle me fait aussi penser à une marche contre laquelle un pied cognerait faisant se retrouver son propriétaire, K.O., au sol. Le 3ème paragraphe est une rétrospective réaliste, honnête et courageuse. Personnellement j’insiste surtout sur "courageuse". Comprenne qui veut... Les 5e et 6e paras. donnent surtout à réfléchir sur l’avenir de notre société. Pour ce qui est du 7e para. mon avis est lui aussi personnel et n’engage que moi : la proposition d’Aznavour me surprend : peut-être pense-t-il à ce vaillant peuple arménien qui, après le génocide dont il a été la victime - sans que personne au monde ne lève le plus petit doigt - et dont les survivants ont été disséminés un peu beaucoup partout dans le monde. La très grande majorité des arméniens se sont adaptés admirablement à leur nouvel environnement ; travailleurs honnêtes et capables dans bien des domaines ils ont donc été bien intégrés par les populations. Tout cela en préservant précieusement leurs traditions, leur langue maternelle, leur identité. Si j’en parle c’est que j’ai des amis arméniens dont la sincérité n’a jamais fait défaut. Aznavour s’est beaucoup investi dans la cause de son peuple et voici enfin l’Arménie rendue aux arméniens. Ceci dit, d’un autre côté, je m’étonne de la proposition d’Aznavour d’accepter les réfugiés pour repeupler nos campagnes désaffectées, etc...J’ai ressenti cela comme un donnant-donnant qui m’a, quelque part, indisposé. Tant pis pour moi, mais je vois le problème sous un angle différent. A mon avis, nos campagnes pourront revivre grâce à une politique intelligente et équitable, une gouvernance volontariste et sur le long terme, un changement dans l’éducation qu’on veut imposer à nos enfants, un rééquilibrage en profondeur de nos comportements et dans notre société happée par ces "lobbies" divers et nombreux qui l’attirent vers le bas. La solution à bien des problèmes je la vois dans le changement d’orientation des politiques non seulement "homicidaires" mais aussi suicidaires. Après avoir mis ou contribué à mettre des pays entiers à feu et à sang, revenir à la raison et les aider à réintégrer leurs habitants, éteindre les incendies provoqués. Je n’ai pas peur des mots. L’Occident est en train de perdre son âme. Il est encore temps, je veux le croire de toutes mes forces car les bonnes volontés existent elles aussi. Il est encore temps. Mon ami le père Henri Boulad a, et que de fois, averti : "Il est moins cinq !". De mon côté, "l’effet boomerang" que j’ai plusieurs fois cité dans ce forum est en train de se réaliser.

      Pour en terminer, plus que la photo de "l’enfant mort sur le sable", ce soir une autre image de la télévision m’a atteint en plein cœur : celle du papa de ce petit garçon revenant au pays avec les cercueils des membres de sa famille afin qu’ils reposent dans la terre qui les a vus naître. Oui, pour qu’ils reposent dans leur pays, dans leur patrie, dans leur terre. Ce sont ces images montrées brièvement qui me restent en mémoire.

      On ne construit pas un monde, on ne le fait pas avancer, on ne le fait pas exister à coups d’émotions préfabriquées et médiatisées. Il n’y a pas d’émotion en politique. En politique il n’y a que volonté, courage et audace. Il ne nous reste qu’à prier et espérer que dans notre monde déboussolé ces trois vertus indispensables trouvent enfin leur place.

      Qu’on me permette de laisser le dernier à Frédéric Aimard :

      "La première des charités ce serait de faire une bonne politique étrangère".

      Merci.

    • La première des charités est une bonne politique tout court... Edmond Michelet avait pris tout son engagement politique avec la conviction que la politique est la forme la plus élevée de la charité.

      Tout le problème est que la charité va avec la vérité en politique aussi. Quand on vous affirme que deux hommes forment un couple mariable, on comprend qu’on a déraillé. Mais ceci est un autre sujet...

      Je vous écris d’une campagne profonde du sud-ouest et soyez rassurés : elle n’est pas morte et vit encore...sans apports de Syriens déracinés.

      L’idée de mettre des réfugiés syriens en pleine cambrousse est bien une idée de chanteur d’origine arménienne qui a mieux connu les scènes parisiennes que le Limousin...On a affaire à des gens souvent très simples et qui vont déjà avoir du mal à apprendre le français. Il leur faut donc un environnement étoffé pour les accompagner dans leur implantation que seul peut offrir le milieu urbain, si possible encore à échelle humaine. Pas les banlieues de grande solitude de la région parisienne par exemple.

      Une obs encore. On peut brocarder la médiatisation à l’émotion avec cette affaire de photo d’enfant mort. N’empêche que les gens ont encore le coeur et la raison de réagir et de comprendre qu’on doit faire quelque chose. Notre monde n’est pas si désespérant, déboussolé et sans âme.

      Et une remarque en passant : que chacun s’occupe de ses messages et le forum saura bien se garder sous l’oeil du webmestre. Ces intervenants qui veulent faire les instituteurs, à peine passé le cap de la rentrée...

    • cf. : 4 septembre 13:39

      Ce message avait attiré mon attention, hier, et c’est aujourd’hui seulement que je peux me permettre de réagir. En fait, en peu de mots, ces lignes décrivent des faits divers et parfois réels. J’y ai reconnu, sauf erreur, comme une appréhension, quelque part d’ailleurs probablement justifiée aux yeux de son auteur, et la conclusion semble nous placer, si je ne me trompe, face à la responsabilité de nos choix.

      Pourrai-je avancer quelques idées sans prétendre ni tenir à faire accroire que je détiens la vérité, ce qui dénoterait une bien stupide approche.

      Il y a eu de tous temps des flux migratoires dans le monde, fait que l’on peut facilement repérer en revoyant un peu les livres d’Histoire. Ce qui me semble, toutefois, j’ose le mot : effarant, c’est le rythme et le nombre de migrants qui atteignent - ou pour mieux dire les choses -
      ceux d’entre eux qui n’ont pas péri en mer, ou dans les camions, ou sur les routes, ces migrants qui atteignent disais-je les rives des pays occidentaux. Effarant aussi ce qui se passe dans certains pays. Tout cela ne me semble pas du tout relever d’un hasard. Personnellement, je ne crois pas au hasard, mais dans ce cas précis, j’ai comme le sentiment qu’il y a ici ou là volonté de destruction, de déstabilisation, d’appel du chaos, j’ai bien écrit : volonté, ce qui me pousse, en y réfléchissant en profondeur, a ne pas écarter l’hypothèse qu’il y aurait, dans ce basculement à tous les niveaux, des intérêts économiques, politiques, de pouvoir, bref, tout une stratégie pour une transformation
      pure et simple de notre monde. Il y en a qui parlent de "Nouvel Ordre Mondial", d’autres de "chaos organisé" pour y arriver, etc... Quoiqu’il en soit nous voici, comme malgré nous, devant une épouvantable transformation qui n’apporte, comme on le constate, que malheur, pauvreté ajoutée, violences et mort. Même en fermant les yeux, ce qui est en train de se passer n’est pas un spectre mais une réalité.

      Concernant la démocratie, j’ai lu "nos fausses démocraties" et la "volonté d’imposer la démocratie à des pays...". Sur ce point je ne peux que souligner l’expression "fausses démocraties" ; quant au reste, hélas, tout se rejoint puisque de "fausses démocraties" tentent, d’après ce que je comprends, d’"imposer la démocratie à des pays qui vivent autrement"... Cela donne à réfléchir, et il y a matière à cela...

      Deux cas de figure sont décrits : ou bien ces migrants s’adaptent et pourraient, ce faisant, être bien intégrés, soit c’est l’islam qui va envahir l’Occident. J’espère que c’est bien, mais avec d’autres mots, ce qui est avancé. Et on comprends mieux les appréhensions.

      J’en arrive à la conclusion du message : "OU notre pays retrouve ses racines chrétiennes, vocation réelle de la France. A nous de choisir.".
      Et là, le verbe qui a bien attiré mon attention c’est "retrouver" : ou notre pays "retrouve" ses racines chrétiennes... Peut-on convenir qu’on ne peux re-trouver que quelque chose qu’on a perdu ? Si je me trompe qu’on veuille bien m’en excuser. Et si ce n’est pas le cas c’est que notre cher et beau pays n’a pas attendu ces milliers de migrants qui arrivent par grappes pour perdre ses racines chrétiennes... Si j’ai bien compris, l’arrivée en masse de ces migrants nous plonge dans le risque d’être islamisés, alors que nous aurions "déjà" perdu nos racines chrétiennes. Le risque d’islamisation est, comment dire, une sérieuse probabilité et nous nous devons d’être vigilants, comme on dit. Mais, d’autre part et, peut-être, avant tout devrions-nous chercher pourquoi, où et comment une déchristianisation déferle sur le pays de Saint Louis, Jeanne d’Arc, ce pays qui a donné tant de missionnaires de par le monde, qui a apporté Christ à tant de peuples... Pourquoi, où et comment une telle déchristianisation... Et celle-ci aura peut-être fragilisé notre équilibre faisant de notre pays comme un "appel d’air",
      un terrain propice à l’émergence de tout et n’importe quoi.

      La peur est un sentiment humain, et la peur, hélas, est paralysante. C’est justement, qui sait, le pari qui nous est imposé : contrer toutes les idées, toutes les tentatives de domination, bref, tout ce qui nous empêche d’avancer. Comme bien lu entre les lignes du message ci-dessus, il incombe à la politique de s’atteler à sauvegarder les vraies valeurs de notre pays (j’allais dire : au lieu de faire le contraire),
      et à notre niveau nous protéger de ces fausses libertés, de ces faux bonheurs, de ces faux plaisirs offerts tous les jours via de nombreux subterfuges, à nos yeux, nos sens et notre conscience, sur des plateaux d’or et d’argent. C’est alors que notre pays pourra résister aux tentatives désespérées de le dissoudre, de l’anéantir dans le magma du matérialisme le plus répugnant.

      Nous sommes, comme dit dans le message cité, devant un choix... Et la prière ? Et Sa promesse qu’Il sera toujours avec nous ?

      C’est à nous d’être au rendez-vous. Puisse-t-il nous aider à répondre à l’Espérance.

    • P.S. cf. : 5 septembre 00:23

      Omis, et qu’on veuille bien m’en excuser, de souligner que la phrase de F. Aimard : "La première des charités ce serait de faire une bonne politique étrangère" S’INSCRIT DANS et RESPECTE LE SEUL SUJET de son article "L’enfant mort sur la plage", cette tragédie étant, hélas, une parmi tant d’autres, la conséquence de la "politique étrangère" menée dans ce contexte précis et bien ciblé, on l’aura compris : celui des flux migratoires que l’on constate tous les jours depuis quelques mois. Malheureusement bien d’autres problèmes mondiaux existent qui ont fait et continuent de faire l’objet de différents billets, articles, analyses, études, messages, etc...

      Cela, n’est-ce pas, sous réserve que j’ai bien lu et bien compris le billet de F. Aimard sur le sujet.

  • La "proposition Aznavour" part d’un bon sentiment. Malheureusement elle ne peut que dérailler, à défaut de rester à quai.

    La France, ou plutôt ses gestionnaires successifs, a fait le choix depuis bien longtemps d’une agriculture dite compétitive. Il n’y a plus de place pour cette petite paysannerie qui a fait le tissu français pendant des siècles. Je le sais fort bien puisqu’une partie de ma famille est issue d’une longue lignée de villageois dont l’agriculture était le pilier essentiel et la survie. Je le sais d’autant mieux que les terrains nourriciers dont j’ai hérité sont situés dans des villages dans lesquels il y a au maximum un seul agriculteur (plutôt âgé) quand il y en avait encore jusqu’à 70 (par commune !) il y a moins d’un demi siècle. Tout le département est dans la même dynamique, ses voisins à peu près idem.

    Tout cela a aujourd’hui disparu, anéanti à la fois par un légitime progrès mais également par de sournoises décisions politiques qui ont agi en faveur de trusts (agro-alimentaires en particulier) et de politico-technocrates qui n’ont aucun intérêt à voir perdurer des installations auto-suffisantes qui échappent, même partiellement, aux circuits commerciaux pourvoyeurs en abondance de TVA pour les caisses de l’état.

    L’agriculteur moyen tel qu’il existait encore dans les années 50 n’existe plus. Il a été supplanté, par volonté administrative, par des installations industrielles de grande taille qui peinent à survivre. L’actualité fournit en permanence et d’abondance de tristes exemples de paysans qui font deux semaines en une avec des revenus inférieurs au Smic malgré un capital mobilisé très impressionnant (et très fragilisant). Les suicides illustrent le problème de fond.

    Non seulement le petit paysan n’existe plus (ses derniers exemplaires sont bientôt comme les derniers poilus : à la retraite ou morts) mais il est interdit de reconstitution. Tout est encadré et légiféré jusqu’à la moindre traite de chèvre. Le simple abattage d’un cochon (même à usage strictement familial et personnel) doit être réalisé par des organismes qui supposent des transports nécessairement coûteux qui se rajoutent au coût (taxé) de la prestation.
    Personne ne pourrait (n’aurait le droit !) aujourd’hui de s’installer avec cinq ou six vaches sur six ou dix hectares, même s’il en avait l’envie forcenée et les compétences pratiques (à défaut du diplôme officiel d’une éducation nationale qui s’est fait le relais de doctrines agricoles qui font la part belle aux pesticides et aux techniques qui transforment les produits agricoles en véritables usines chimiques).

    Alors, la filière néo-rurale pour résorber l’afflux des migrants et pallier l’absence de politique étrangère de nos gouvernants, mieux vaut oublier.

    • Si je prends la liberté de revenir sur l’article de Frédéric Aimard : "L’enfant mort sur la plage", c’est qu’aujourd’hui, encore plus qu’hier, son contenu ne peut être discuté, et encore moins cette phrase en conclusion : "La première des charités ce serait de
      faire une bonne politique étrangère". Mille fois oui, et je souligne : "....politique étrangère". Nul ne saurait ni n’aurait le droit d’en effacer le contexte et encore moins un seul mot de cette phrase. C’est mon point de vue, personne n’est obligé d’y adhérer, mais moi, je m’y tiens.

      Voilà plus de quatre ans maintenant qu’a débuté la fonction de l’EI ou Daech, étudiée, programmée et planifiée depuis bien avant le début des massacres :
      on ne s’improvise pas tueur à gage du jour au lendemain, pas plus qu’on ne peut se retrouver armé, co-voituré, massacreur, persécuteur, décapiteur, formé, formaté, etc... comme ça, du jour au lendemain, comme par un coup de baguette magique. Comme dans le film "Le magicien d’Oz" programmé à New York sans interruption depuis son tournage ou peu après...

      Voilà plus de quatre ans maintenant qu’on a été témoins, par écrans et ondes satellitaires et hertziennes et tout ce qu’on voudra, des destructions massives (bien réelles celles-là) de vestiges "inscrits au patrimoine de l’Humanité, de l’Unesco et tout itou", de villes et villages, témoins au plus oculaires au moins audibles des faits de persécutions, décapitations, témoins... A l’ONU on déplore, on regrette, on beaucoup de bonnes choses, et ici et là on discute, on commente, on explique, on explicite, on justifie, on... Et, là-bas, les villages, les villes, les êtres humains tombent. C’est la vie, on n’y peut rien.

      Et, vlan ! en moins de quelques petites heures d’une petite journée, une photo est diffusée dans tous les pays de la planète, qui fait que tout et tout le monde se réveille, s’agite, écrit, parle, s’indigne, prononce, dénonce. Depuis quatre ans que...et voilà que la photo de "l’enfant mort sur la plage" rend la vue aux aveugles, la parole aux muets, le mouvement aux paralysés.... C’est un petit Syrien, nous dit-on, un petit Syrien...Oui, mort sur la plage (sous-entendu, une victime collatérale du dictateur dont il faut débarrasser la Syrie). Et du jour au lendemain, on ouvre les portes, les centres de tri, les bras et les coeurs à ces migrants qui arrivent, pour ceux qui en ont eu de la chance, par milliers, dizaines de milliers, sans rien peut-être savoir d’eux, ni qui se serait faufilé parmi eux... Même le pape François qui lance un appel aux paroisses...Avec la différence que François, lui, n’a pas sorti son appel de dessous sa calotte, comme ça, sous le coup de l’émotion, de l’effarement, de la compassion subite, parce que François il y a un bon moment qu’il a prononcé le mot "miséricorde" et qui pourrait douter du fait que son appel a été décidé depuis un bon moment lui aussi, mais qu’il est arrivé au moment où François l’a jugé opportun.

      D’autre part, que n’a-t-on lu contre les Arabes, sans distinction aucune, contre les musulmans, contre aussi les chefs religieux des églises orientales, mais oui, rien ne se perd dans la nature, que n’a-t-on écrit et ré-écrit...Et voilà que depuis à peine quelques petits jours, sort, elle aussi comme par magie, la partition de la bonté, des gens qui ont du coeur, que notre monde n’est pas si mauvais que cela, que les musulmans sont des êtres humains qui souffrent, qu’on doit aider les migrants... On carbure à coups de kleenex ou de mouchoir en délicat tissu de linon, on pleure et on veut pomper les glandes lacrymales des sans-coeurs, des égoïstes, des tout ce qu’on voudra d’ennemis de la charité (chrétienne et autres). Je n’invente rien, tout est vérifié et vérifiable. C’est fou ce que les, comment on appelle cela, les "chocottes" peuvent provoquer comme conversions subites et...subies, et aussi comme de de retournements de vestes, probablement pour une meilleure et plus facile liberté de mouvement. Pas comme cette veste d’Angela Merkel toujours étriquée, boutonnée comme, par force, comme un vêtement une taille au dessous.

      Et, pour finir, en pleine crise des agriculteurs dont un des représentants a crié, aujourd’hui même (vu et entendu à la télé), sa détresse, ce que ces gens sont privés de vendre à cause, je cite, "des sanctions prises contre la Russie qui importait beaucoup des récoltes", bref, au milieu de tout cela l’idée d’envoyer, cette fois en Syrie, des forces aériennes pour aider la "coalition internationale". Mais on a soin de doubler cette info en redisant qu’il fallait débarrasser la Syrie d’Assad. Ma parole, à croire que si des avions français devaient prendre leur envol ce serait aussi avec l’espoir qu’une bombe perdue tomberait, plouf, sur la tête dure de ce encore plus dur dictateur...

      Non, il faudrait, tout en aidant pour le temps qu’il faudra, aider les malheureux, mais si une véritable et sincère volonté d’en finir avec cette situation chaotique qui a bien finit par nous rejoindre - et qui ne ferait que commencer si on continue ainsi -, si donc une véritable et sincère volonté de faire en sorte que tout cela s’arrête, ce ne pourrait être que par des concertations politiques avec tous les membres concernés directement, oui, un règlement de cette folie meurtrière ne saurait être QUE politique. Je ne peux parler en expert, je n’en suis pas un, je parle comme seulement quelqu’un qui voit les choses ainsi et pas autrement. D’où l’actualité plus que jamais de mise de cette phrase :

      "La première des charités serait DE FAIRE UNE BONNE POLITIQUE ETRANGERE". (F. Aimard).

      Je pourrais me voiler la face et fermer les yeux, mais pas indéfiniment.

      Merci.

  • La solution encore une fois est politique dans le respect de certaines règles éthiques et non compassionnelle, ce que semble oublier bien des clercs. peut être n’ont -ils aucune formation politique et confondent politique et millénarisme, qui est toujorus violent. . C’est aussi un talent à cultiver demande l’évangile pour ceux qui en disposent. C’est aussi une forme de charité pour les clercs compris et même hauts clercs...
    En France j’en vois peu, un ou deux.....
    Enfin c’est donc aux Politiques de prendre leurs responsabilités, sans attendre.. Sinon qu’ils s’en aillent..

    • cf. : 6 septembre 23:53

      Exact : "La solution encore une fois est politique...". Et si je peux me permettre, pour essayer des comparaisons fruits de, comment dire, coïncidences (alors que je redis ne pas croire au hasard).

      En 2014, plus de 2000 victimes civiles à Gaza, alors que presque en même temps commençait "la crise Ukrainienne" transformée en guerre.
      Nos écrans télé étaient saturés pendant des jours et des jours sur les Gazaouis, les tunnels, etc... rien que cela, alors que sur ce qui commençait à devenir de plus en plus sérieux, sinon grave, je parle de l’Ukraine, motus...

      Aujourd’hui, avec la focalisation des infos sur la photo de l’enfant mort sur la plage, l’affollement généralisé face au flux de plus en plus grandissant de migrants, la décision ici et là de lancer une flotte aérienne pour des "vols de reconnaissance" ou "des frappes ciblées", etc..., bref, tout ce bruitage autour de ce seul sujet, 24h/24h, aurait-il une quelconque signification ? "Un train peut en cacher un autre" comme le dit je ne sais trop qui ou quoi...

      Où alors, pure coïncidence...

      Et/ou : les rênes sont en train d’échapper aux mains du/des cochers...

      Voilà comment en jouant le suspense, on fait naitre et on alimente la peur.

      Eh bien non ! Gérard Leclerc a raison quand il écrit qu’il "faut garder la tête froide", et, aussi bien lire la fin du message ci-dessus qui, a elle seule, fait office d’un début solution.

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