Élise Bisschop

L’apostolat du sourire

par Émilie Pourbaix

vendredi 23 avril 2021

C’est au pied de la croix qu’Élise décide chaque jour d’être joyeuse et de sourire aux autres.
© Paroisse de Mailly-le-Château

Le concours de poésie chrétienne Élise Bisschop s’est ouvert début avril, en partenariat avec France Catholique. C’est l’occasion de découvrir cette poète du XXe siècle encore méconnue, dont le procès de béatification est en cours.

« Sourire à tout et à tous, par amour pour Jésus  » : cette devise, Élise Bisschop l’a choisie pour sa courte vie. Elle avait 13 ans. Ces mots peuvent sembler écrits dans l’élan naïf de la sortie de l’enfance, mais il n’en est rien. À cet âge, Élise a déjà une âme virile, éprouvée par une grave maladie des bronches et un asthme qui la feront souffrir toute sa vie. Jusqu’à entraîner sa mort prématurée, à 38 ans.

Née le jour de Pentecôte, le 31 mai 1925 dans l’Yonne, elle a 5 ans quand ses parents déménagent à Mailly-le-Château, où elle passera le reste de sa vie. Élise est brillante, toujours première de classe, première de son canton pour le brevet d’études. Mais son parcours scolaire est brisé net par ses problèmes de santé. Elle n’en éprouve aucune amertume.

Au contraire. À onze ans, le jour de sa première communion, elle se consacre à Dieu en lui offrant toute sa vie, comme elle le racontera plus tard à son père spirituel, l’abbé André Générat : «  Je vous ai dit que je m’étais donnée à Lui à l’âge de onze ans, acceptant à la fois d’être malade toute ma vie, et par conséquent de ne pas me marier.  »

Don artistique

C’est sans aucun doute à son père chéri, René Bisschop, peintre, qu’elle doit son âme contemplative et son don artistique. Elle l’exprime dans l’écriture poétique et commence à composer à 13 ans poésies et chansons. Ces textes au son pur et joyeux sont le reflet de son amour de Dieu et de sa contemplation de la nature.

Lorsque son père meurt en 1951, Élise a 26 ans et reste seule avec sa mère, car son frère s’est marié. Après avoir connu l’aisance matérielle, c’est le début de la grande précarité. La jeune fille essaie d’accomplir de menus travaux manuels pour gagner sa vie, mais sa santé est si fragile qu’elle ne peut faire grand-chose.

La douleur physique sera toujours l’ombre d’Élise, sans jamais pourtant la rendre égoïste, ni aigrie. Au cours d’un séjour à l’hôpital d’Auxerre elle écrit : «  Me voici en retraite, à l’école de la souffrance, du dépaysement, de l’obéissance. (…) Je garde la paix, je me cramponne à mon chapelet comme à une bouée de sauvetage.  » Elle accepte humblement cette vie douloureuse, comme elle l’écrit dans une lettre : «  Pour moi, j’ai simplement essayé de dire oui. Oui pour tout, oui pour l’avenir, oui pour tout ce que le Seigneur peut me demander qui ne sera pas ce que j’aurais voulu.  »

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le magazine.

EN PARTENARIAT AVEC FRANCE CATHOLIQUE

Concours de poésie

L’association Les Amis d’Élise Bisschop a lancé début avril le prix Élise Bisschop : un concours national de poésie chrétienne pour adultes, inspiré des poèmes d’Élise, sur le thème du printemps. L’objectif est de faire connaître son chemin de vie exemplaire et de l’intégrer à la vie culturelle et religieuse du paysage français.

Pour participer, envoyez votre poésie avant le 31 août sur : lesamis@elisebisschop.fr

Tous les détails sur : https://elisebisschop.fr/

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