Femmes

Jeanne, Geneviève et les autres

par Aymeric Pourbaix

mercredi 4 septembre 2019

En cette période de rentrée scolaire, où la priorité est donnée au bon redémarrage des enfants, l’actualité de ce début septembre est aussi marquée par les interrogations, récurrentes, sur la place des femmes dans la société. Avec notamment la présentation d’un projet de loi sur l’émancipation économique des femmes, et la révision de la loi bioéthique qui ouvre de nouvelles possibilités aux femmes, avec des interrogations éthiques graves…

Dans l’église également, il semble que la question féminine soit redevenue sensible, malgré le magistère des papes qui a beaucoup approfondi le sujet, au moins depuis Jean-Paul II. Mais ces derniers mois, l’impératif d’une réforme a fait renaître, en même temps que de vraies questions, des vieilles revendications de pouvoir qu’il faudrait mieux partager entre femmes et hommes au sein de l’institution, pour que tout aille mieux.

Apparitions à des femmes

Pourtant, l’histoire enseigne un fait étonnant : les apparitions connues de Jésus ou de Marie se sont souvent adressées à des femmes – et souvent même des enfants : Marie-Madeleine, pour la première apparition de l’ère chrétienne, puis à plusieurs siècles d’intervalle, Jeanne d’Arc au XVe, qui sera canonisée en même temps que Marguerite-Marie Alacoque en 1920, ou encore Bernadette de Lourdes au XIXe, etc.

Sans doute cela tient-il à ce que ces apparitions supposaient ensuite un certain courage pour affronter des oppositions, voire des persécutions, inévitables lorsqu’il s’agit de paroles déroutantes pour le cours ordinaire des événements.

Étonnant encore, ces grandes saintes au cœur véritablement «  viril  », qui ont accompagné ou lancé elles-mêmes de grandes et profondes réformes dans l’Église, la plupart du temps dans le sens d’un approfondissement de la vie intérieure. Ainsi de Geneviève, de Catherine de Sienne, de Thérèse d’Avila, et plus proche de nous, de Thérèse de Lisieux…

Il y a là un enseignement à tirer pour aujourd’hui, pour avancer vers ce grand élan de réforme spirituelle et morale dont l’Église et le monde ont tant besoin.

Plus que des solutions mondaines, des réformes de structure ou de répartition du pouvoir entre femmes et hommes, comme pour l’administration, la politique, ou les entreprises, il s’agit bien plutôt de redécouvrir la nécessaire complémentarité entre hommes et femmes, en particulier au plan spirituel.

Non pour satisfaire un simple sens de la justice et de l’équité, mais en vue de ce qui a toujours été l’objectif et la raison d’être même de l’Église : enfanter des âmes à la vie spirituelle.

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