Apparitions de Fatima (Portugal)

«  Je suis l’Ange de la Paix  »

propos recueillis par Émilie Pourbaix

mercredi 29 septembre 2021

Statue de «  l’Ange de la Paix  » sur le lieu des apparitions de Fatima, au Portugal.
© Castinçal – CC by-sa 3.0

Les apparitions de Marie aux petits bergers de Fatima ont été précédées par celles d’un ange, en 1916. Explications du Frère Jean-François de Louvencourt, trappiste et auteur de Saints François et Jacinthe de Fatima.

On oublie souvent les apparitions de l’Ange dans les apparitions de Fatima. Qui est cet Ange de la Paix, que les petits bergers – Lucie, François et Jacinthe – voient en 1916 ?

Frère Jean-François de Louvencourt : L’une des grandes caractéristiques des apparitions de Fatima, c’est qu’elles sont très bibliques. Or Dieu, dans la Bible, aime envoyer des messagers – c’est le sens étymologique du mot ange. Qu’il suffise de penser, et c’est le plus bel exemple qui soit, à l’ange Gabriel que Dieu a envoyé à Marie le jour de l’Annonciation. À Fatima, Dieu commence aussi par envoyer un messager céleste qui se présente aux trois petits bergers en disant : «  Je suis l’Ange de la Paix.  » Le plus beau nom que l’on pouvait lui souhaiter. D’abord parce qu’un tel nom rassure les enfants dont la réaction bien compréhensible, en le voyant, a été la frayeur. Et aussi parce qu’au printemps 1916 leur pays, le Portugal, entre dans la guerre, la Première Guerre mondiale, et que c’est alors en France l’effroyable carnage de Verdun.

Quel est le sens de la prière que l’Ange leur apprend ?

La première chose que l’Ange demande aux petits bergers est capitale, parce qu’elle va déterminer le climat spirituel de toutes les apparitions qui vont suivre : «  Priez avec moi.  » Il précise bien : «  avec  » moi. De fait, il leur donne l’exemple en inclinant le front jusqu’au sol – l’attitude de l’adoration comme de la supplication – et en leur apprenant une courte prière [1], dont les deux parties forment un parallélisme antithétique de mémorisation facile, et qui contient l’essentiel de la foi chrétienne : le théocentrisme – « Mon Dieu  » –, les trois vertus théologales – la foi, l’espérance et l’amour –, l’adoration – attitude fondamentale de la prière – et la solidarité réparatrice et substitutive pour les autres – « je vous demande pardon pour […]  ».

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.


[1« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne vous aiment pas.  »

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