IVG : une guerre culturelle

par Gérard Leclerc

lundi 20 janvier 2014

La marche pour la vie a connu, hier à Paris, un beau succès, même s’il n’est pas du même ordre que celui de la Manif pour tous, lors des gigantesques manifestations de l’an dernier. Mais il faut dire que la cause est difficile à défendre dans le climat d’une culture extrêmement crispée à propos de l’avortement. On sait qu’en Espagne, le gouvernement qui veut revoir la législation se trouve en réelle difficulté, face à une opinion publique qui ne comprend pas, d’autant qu’elle a ingéré depuis des décennies toute une idéologie qui se veut libératrice de la femme et énonce des axiomes incontestés du style « mon corps m’appartient ». Sous-entendu, on ne peut m’imposer une naissance que je ne désire pas.

Oui, il est périlleux d’être à contre-courant, d’autant qu’à vouloir défendre la vie, on se trouve immédiatement en présence d’une agressivité qui n’admet aucune objection. Il est interdit d’interdire, le fameux slogan joue ici à plein. D’où la nécessité de ne pas opposer agressivité à agressivité. La bataille, si elle se situe au niveau des seuls interdits sera forcément perdue. Elle ne sera gagnée qu’à persuader les esprits et surtout les cœurs, et cela demande infiniment de délicatesse. La vie s’offre d’abord à aimer. Sans amour, il n’y a que la brutalité des combattants, avec des rapports de force qui sont en défaveur des défenseurs de l’enfant à naître. Et, de ce point de vue, nous sommes en danger, notamment en ce qui concerne la liberté de conscience et d’expression, avec des mesures répressives possibles à l’encontre des sites pro-vie.

Mon corps m’appartient, sans doute. Mais pas sur n’importe quel mode. Il ne m’appartient pas comme je suis propriétaire de ma bagnole. Nous ne sommes pas dans l’ordre de l’avoir, mais de l’être. Je suis tout entier mon corps, que je dois respecter et aimer, ainsi que l’enfant à naître qui est à respecter et à aimer comme un mystère présent au sein de la mère et non comme un objet dont je suis maître du destin. Mais pour s’en persuader, il faut être en situation d’accueil et d’admiration et non de toute puissance !

Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 20 janvier 2014.

Messages

  • Il me semble que l’apaisement aurait du consister préalablement à s’abstenir de faire l’éloge de la décision prise par le gouvernement espagnol, ce qui n’a nullement été le cas, et la loi dite Veil n’aurait peut être pas fait l’objet d’une modification sémantique. La manifestation d’hier était bel et bien placée sous l’égide des couleurs espagnoles et par conséquent alignée sur une position dure, et c’est en ce sens également qu’il faudrait parler d’une certaine agressivité revendicative, et je l’écris en toute indépendance d’esprit.

    • Il est quand même incroyable de renverser la charge de la preuve sur l’agressivité.
      Ce que nous demandions, nous les manifestants, c’est que d’abord nous ayons le droit élémentaire d’aider encore une femme ne détresse et lui conseiller d’éviter ce frame qui la blesse.
      Bref nous défendions la liberté sacrée d’expression e de conscience. Je sais de quoi je parle, car j’ai débattu dans les années 90 avec mes élèves du public en toute liberté. Vingt ans plus tard j’aurais été viré comme l’a été un collègue sous Sarkozy ! Pour avoir osé les faire réfléchir.
      Ensuit nous demandons que les pouvoirs publics ne prennent pas parti en faveur de l’’avortement refusent de considérer tout autre solution dont la plus simple et humaine, qui est de garder l’enfant Quelles sont les mères qui nous reprochent après de les avoir aidées et guidé sur ce choix et qui regrettent, oui, la naissance de leur enfant !
      Et nous demandons aussi aux pouvoirs publics de proposer aussi cette alternative à la mère en difficulté é et la considérer comme possible , non de favoriser l’avortement par une propagande officielle envahissante et des pressions psychologiques souvent indignes sur des femme refusant d’avorter.
      Que l’Espagne approfondisse la réflexion et cesse de banaliser l’avortement t où est la provocation ? Oui, où est-elle dans ce coup d’arrêt ? Caroline Fourest considère bien que c’est une provocation de dénoncer l’impunité dont bénéfice les femens.

      Pour conclure j’ai bien peur que trop de catholiques souffrent du syndrome de l’homme de droite : En 1956 Pierre Boutang disait « un homme de droite c’est un homme qui commence par donner raison à ses adversaires » « 
      En 2014 – 58 ans après- j’ai bien peur que pour trop de catholiques , - et même hélas en haut lieu épiscopal parfois , il s’agit d’abord de donner raison à des adversaires, et dénoncer nos frères qui qui protestent, contre ceux qui nous refusent tout simplement le doit d’exprimer nos convictions et défendre la société contre des choix qui nous paraissent plus qu’inquiétants, pour ne pas dire effrayants ! ;
      Bref sois » catho et tais toi « , soliloque avec toi- même et ne réveille pas la conscience de ton frère. Tel est leur mot d’ordre ;
      Ce n’est donc pas en défendant la culture de la vie qu’on amené les lobbies pro avortement à faire cette loi, c’est parc qu’ils sentent monter un effroi des personnes, qu’ils veuillent verrouiller leur pratiques qui nous désolent en nous refusant droit même finalement d’exister comme interlocuteurs et td ‘entrainer les hommes de bonne volonté .
      Non et non ne donnons pas raison aux lobbies de la culture de mort qui ont investi l’Etat et luttons remercions les manifestants , les organisateurs qui réintroduisent le débat t sur la palce publique pour redonner le sens de la liberté à nos concitoyens, la vraie, celle qui nous fait échapper au grand Inquisiteur, qui veut la confisquer et « nous endormir paisiblement vers le néant » , quitte à l’accélérer par d nouvelles lois pour l’euthanasie. ! Qui provoque, celui qui résiste ou celui qui succombe ?

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