Homosexualité et religion

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jeudi 28 juin 2007

Votre pseudo : Ben

Titre : intransigeance catholique

Votre sujet
J’ai lu l’article sur l’intransigeance gay et je tenais à réagir. Le titre peut se retourner également et l’intransigeance des catholiques alors ?

J’ai toujours été peiné de cette homophobie catholique continuelle et inutile comment peut-on prôner l’universalité de l’amour du Christ, l’amour de son prochain et parallèlement diffuser des messages d’exclusion de son prochain ?

Tout est beau quand on s’aime puisse Dieu un jour vous le faire comprendre … Laissez ces gens vivre en paix la vie est suffisamment difficile comme ça et ils ont suffisamment souffert au cours de l’histoire…

Les homosexuels ne sont absolument pas malades. Ils ont le droit de vivre, d’être amoureux et donc d’organiser la vie juridique de leur couple et de leur famille pour la protéger de tous les accidents comme le font les couples et familles hétérosexuels.

Vous perdez plus de fidèles que vous n’en gagnez dans la poursuite de cette attitude irrespectueuse envers la différence.

Soyez convaincu que dans un avenir proche le Pape au nom de l’Eglise présentera ses excuses à la communauté homosexuelle pour le mauvais traitement qu’Elle lui a fait subir au cours de l’histoire tout comme il l’a fait à la communauté juive.

Bien à vous,

Ben

Messages

  • >Ils ont le droit de vivre, d’être amoureux
    certe.

    >et donc d’organiser la vie juridique de leur couple
    Si c’est juridique, cela signifie que cela concerne la société et le vivre ensemble. On peut donc dès lors légitimement se poser des questions sur le modèle de société proposé. Car il s’agit bien d’une proposition différente, qui a le droit d’être contestée.

    >de leur famille pour la protéger de tous les accidents comme le font les couples et familles hétérosexuels.

    Le revendication homosexuelle va bien plus loin. Et déjà vous introduisez la notion de famille homosexuelle qui est tout à fait discutable. Derrière le terme famille on peut mettre bien des choses, mais pour le coup il faut regarder de près car le langage est vite manipulé.

    >Vous perdez plus de fidèles que vous n’en gagnez dans la poursuite de cette attitude irrespectueuse envers la différence.

    Ne vous inquiétez pas : il n’y a pas de course au fidèle, l’église n’est pas dans une logique de l’éfficacité mais de la fécondité.
    Quand à la différence, le contraire de l’homohilie, c’est l’altérophilie et la justement la défense de la différence. C’est quand même étonnant que des personnes qui construise leur vie affective sur l’identique et la ressemblance fassent des leçons d’ouverture à ceux qui défendent la richesse de la différence comme fondateur de la société.

    Ya martin

  • à propos de la réponse de yamartin :

    > le contraire de l’homo[p]hilie, c’est l’altérophilie

    ça pourraît être un argument de poids, à condition d’y aller à la "h"...

     ;-))

  • > prôner l’universalité de l’amour du Christ, l’amour de son prochain et parallèlement diffuser des messages d’exclusion de son prochain ?

    Ben, vous opérez une confusion. La doctrine catholique ne proclame aucunement l’exclusion de qui que ce soit.
    Les exemples de chrétiens qui se sont occupés et qui continuent de s’occuper de ceux que la société néglige ou rejette (des exclus !) sont abondants.

    Maintenant, pour prendre un exemple différent de notre sujet, aimer et s’occuper d’un "alcoolique" ne signifie aucunement que l’on approuve l’alcoolisme.

    Inversement, condamner l’alcoolisme ne signifie pas que l’on condamne les personnes qui s’adonnent à l’alcoolisme.

    Pour ce qui est de l’homosexualité, oui, l’Eglise, par l’intermédiaire de ce qu’on appelle son Magistère (les Ecritures sont également assez claires là-dessus), condamne la pratique de l’homosexualité. Elle ne condamne pas les personnes.

    Je vous défie de trouver un seul écrit du Vatican qui dise le contraire !

    Sans entrer dans un exposé qui pourrait être vraiment long, on peut comprendre pourquoi l’Eglise condamne la pratique homosexuelle.

    L’activité génitale - aucun physiologiste ne dira le contraire - est ordonnée à la procréation, chez l’homme comme chez les animaux.

    Chez les animaux, l’activité génitale - l’accouplement - est encadrée par l’instinct et obéit à des processus innés (et qui se manifestent au travers de règles comportementales propre à chaque espèce).

    De même que le poulain, à peine quelques minutes après la naissance, se met debout, puis à gambader sans avoir appris tout cela n’y même l’avoir vraiment voulu, de même l’activité génitale de l’animal se déclenchera (en obéissant à des signaux mystérieux où les hormones et autres phéromones jouent un rôle non négligeable) au moment (et en général seulement à ce moment, particulièrement pour les femelles) le plus propice à la fécondation ; et donc à la survie de l’espèce.

    On pourra objecter que ce qui est vrai pour les zèbres, les chats, les éléphants, les pingouins, les dauphins ou les guêpes maçonnes ne l’est pas pour les singes bonobos (rien à voir avec les "bobos" parisiens !).

    En effet, si ceux-ci pratiquent une activité génitale d’apaisement personnel et/ou social, cela n’invalide pas pour autant que dans tout le règne animal la fonction génitale est ordonnée à la reproduction (plus exactement la procréation).

    Chez l’homme (au sens ’anthropos’, large et non pas restreint à la seule identité sexuelle) de même que l’acquisition de la position debout et de la marche s’inscrit dans un processus d’éducation et de socialisation, l’activité génitale est très largement tributaire des apprentissages et des interactions sociales.

    Là où c’est la seule biologie qui chez l’animal déclenche l’activité génitale de reproduction, chez l’homme c’est un ensemble nettement plus complexe de facteurs qui va décider de cette activité génitale.

    Contrairement à l’animal dont les comportements sexuels (déclenchement, périodicité, rituels,etc.) sont imposés par des codes biologiques stricts auxquels il ne peut aucunement se soustraire, l’activité génitale de l’homme s’inscrit dans un cadre beaucoup plus ouvert (notamment au travers de l’accouplement en dehors des périodes fécondes) dans lequel sa volonté et sa décision libre ont un rôle primordial.

    Parmi les facteurs déclenchants, le plaisir (physique et psychique) occupe indiscutablement une part importante. Importante au point que (contrairement aux animaux), fort de cette liberté d’éprouver et de pouvoir assouvir son désir en dehors des périodes de fécondité, l’homme arrive aisément à dissocier l’activité génitale de l’objectif de procréation.

    Jusqu’à, parfois, une dissociation complète qui nie tout lien de l’activité génitale et de la libido avec la procréation.

    L’orientation homosexuelle, du moins lorsqu’elle se concrétise par une pratique sexuelle, s’inscrit dans cette dissociation.

    Il est évident qu’aucune procréation ne peut résulter d’une relation physique homosexuelle, qu’elle soit masculine ou féminine.

    C’est une activité sexuelle qu’on peut à juste titre qualifier de mortifère puisque la pulsion originellement detinée à la perpétuation de l’espèce est doublement détournée de son objet.

    Détournée à la fois par le refus de l’altérité sexuelle qui seule est potentiellement féconde mais aussi par les voies physiologiques qu’elle emprunte pour s’exprimer (jamais la sodomie n’a permis une grossesse...).

    C’est bien à cause de cette orientation mortifère que l’Eglise condamne la pratique de l’homosexualité et non pas à cause d’une prétendue rigidité morale sur les "choses du sexe".

    Le Seigneur dit dans le premier testament : "Tu es face à la mort et à la vie. Choisis la vie." !

    L’homosexualité n’est pas un fait de la nature (hormis des cas rarissimes d’identité biologiquement incertaine), une donnée génétique, elle résulte de caractères acquis (lors du développement) et est pour une bonne part tributaire de "choix" où la volonté a sa place.

    La nature ontologique de l’Homme est hétérosexuelle, pas homosexuelle. "homme et femme Il les fit" dit la Genèse.
    Il n’existe que deux identités sexuelles : l’identité masculine et l’identité féminine.

    En revanche il existe une pluralité d’orientations sexuelles. L’homosexualité n’est pas la seule ; même si elle est la plus bruyante et la plus médiatisée.

    La pédophilie, la gérontophilie ou la bestialité sont aussi (de manière non limitative) des orientations sexuelles. Ce ne sont en rien des identités.

    On voit tout de suite l’imposture qu’il y a à vouloir imposer à une société un modèle basé sur une orientation sexuelle.

    La communauté gay-bi-trans (sic) prétend ériger ses modes de vie et son idéologie au niveau d’un système de valeurs morales auquel l’ensemble de la société se devrait de souscrire.

    C’est ainsi qu’à cause de la lâcheté et de l’absence de réflexion des hommes politiques, la pression médiatique et communautariste a réussi à infléchir la loi dans un sens favorable à tous ceux qui se réclament d’un modèle homosexuel.

    Jusqu’à obtenir l’instauration d’une censure, indigne d’un régime prétendument démocratique, à l’encontre de quiconque oserait émettre le moindre propos critique.

    Un député de la République (récemment confirmé dans son mandat par des électeurs qui ne s’en laissent pas conter), par exemple, est en butte aux attaques fielleuses convergentes et continues du ban et de l’arrière ban de la communauté homo-bi-trans parce qu’il avait osé évoquer une "supériorité" de l’hétérosexualité sur l’homosexualité...

    La psychanalyse est également dans le collimateur de la pensée sexuellement correcte quand elle "ose" situer l’homosexualité dans les "perversions" sexuelles (en comprenant "perversion" dans un sens psycho-analytique) ou que la pratique homosexuelle est "anormale" (seuls les incultes ne connaissent ni Gauss ni Laplace...).

    A quand les autodafés de la volumineuse littérature et des études qui depuis des décennies se sont penchées sur l’homosexualité et n’en tiraient pas des conclusions allant dans le sens de celles du communautarisme gay ?

    A quand les procès de ceux qui ont osé ou osent ne pas penser comme les maîtres à penser du politiquement correct gay ?

    Non, les homosexuels ne sont pas malades (sauf qu’ils peuvent avoir la grippe comme tout un chacun). En revanche, il est clair que le décours de leur oedipe n’a pas suivi celui de la norme des humains ; et qu’il est statistiquement très minoritaire. Ne leur en déplaise.

    Que des homosexuels veuillent être amoureux, nul ne peut guère les en empêcher.

    En revanche, pour ce qui des droits juridiques, il paraît légitime que les couples dits hétérosexuels fassent l’objet d’un traitement disons privilégié puisque c’est bien sur ces couples que repose, par nature, la pérennité et la survie d’une société.

    Pour ce qui concerne les personnes ayant choisi de vivre en couple homosexuel, ou tout autre type d’association fondé sur une préférence sexuelle, il n’y a pas de raison de prévoir autre chose que le droit commun censé s’appliquer à tout citoyen.

    En tout état de cause, prétendre avoir les mêmes droits que ceux attachés au mariage est abusif puisqu’il s’agit fondamentalement de tout autre chose.

    D’un côté il s’agit d’un lien basé sur une préférence sexuelle non féconde par nature ; de l’autre une alliance qui, au-delà des deux personnes concernées, est conclue entre deux lignées destinées à se prolonger par des enfants avec toutes les implications sociales, juridiques et patrimoniales inhérentes à la filiation.

    Lorsque vous évoquez une "attitude irrespectueuse envers la différence", cela laisse accréditer que toutes les "différences" seraient également respectables.

    La différence n’est pas en soi un critère de respectabilité. Un souteneur ou un braqueur vivent certainement très différemment de moi. Je ne vois ce qui, de ce fait, les rendrait respectables... A moins que ce ne soit moi qui sois irrespectable ?...

    Je n’ai aucune autorité pour me prononcer sur les intentions du pape mais je ne vois pas bien en quoi l’Eglise aurait à s’excuser auprès de la communauté homosexuelle.
    Pour le scandale récent et les violences subis en pleine cathédrale Notre-Dame avec la parodie d’un mariage "gay" ?
    Pour les attaques et les insultes répétées adressées à l’encontre de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de tout autre clerc qui prétend retransmettre le message du Christ sans en édulcorer les principes fondamentaux ?

    Les violences subies par les homosexuels au long des siècles sont le fait de la société civile, pas de l’Eglise. Elles existent et ont existé en des lieux qui ne sont en rien des terres chrétiennes.

    Et, pour en finir, une remarque sur le terme "homophobie".

    1 le terme est étymologiquement faux puisque signifiant ’la peur du même’, ce qui n’a pas de sens quand le signifié implicite est ’contre les homos[exuels]’.

    2 En fait, homophobie n’est pas un descripteur neutre mais un terme destiné à stigmatiser (et désigner à la vindicte collective) ceux à qui il s’applique.
    Le choix de ce mot, malgré le contre-sens apparent, n’est pas fortuit puisqu’il introduit la connotation phobique dans l’esprit de l’auditoire.
    La phobie étant une maladie concernant une peur irraisonnée d’objets anodins et normaux, l’homophobe est donc lui-même un "malade", un "anormal" qui ne supporte pas ce qui est normal.

    ...à exclure du champ des gens "normaux".

  • Qu’est-ce que la morale ? Que sont les moeurs ? Sont-elles figées dans le temps ? Evoluent-elles ? Voilà toute une série de questions auxquelles l’individu se trouve confronté dans sa vie, surtout lorsque celui-ci peut avoir l’impression de transgresser les "lois" de la société. Car les moeurs devraient d’abord être vues comme des lois, des lois non écrites mais créées par l’homme et intériorisées par celui-ci. Les moeurs se font passer pour des lois. Essentiellement transmises de manière orale et surtout de manière inconsciente la plupart du temps, les moeurs encadrent les sociétés, leur donnent des repères. Mais ces repères qui sont vite assimilés à des lois naturelles, en raison de l’ambiguïté du statut de "loi" que l’on peut leur prêter, ont tendance à nuire à des minorités qui ont existé de tout temps mais qui n’ont jamais été assimilées par ces moeurs. De hors la loi, certaines minorités ont basculé vers un statut plus trouble. La minorité comme la loi se fond dans la nature, non pas dans la Nature mais dans la nature humaine. Des comportements "déviants" sont ainsi rejetés par la société humaine sans être pour autant incompatibles avec la nature. Ces minorités sont-elles "morales" ou "immorales", vont-elles à l’encontre des sociétés qui ont érigé durant des millénaires toute une série de codes inconscients dont le but ultime était de préserver l’intégrité de ces sociétés-mêmes ? Les comportements dits "déviants", et nous nous réfèrerons ici uniquement à l’homosexualité car c’est elle qui est ici l’objet de notre étude, sont-ils une menace pour les sociétés ? Dans la mesure où ces comportements s’attaquent aux moeurs, et donc aux fondements de la société et de ses structures, ils ne peuvent que heurter les consciences collectives et éveiller par là un sentiment de société en danger ou en cours de désagrégation. L’alerte sonne, les minorités s’effondrent. Mais les minorités, si elles ne sont pas conformes aux lois humaines établies par les moeurs, demeurent fortement ancrées cependant dans le milieu naturel. Si une minorité existe, s’il y a des homosexuels, c’est que l’homosexualité est naturelle. Sinon les homosexuels ne pourraient pas vivre. Tout ce qui existe ne peut être dit "contre-nature" puisque chaque chose qui existe, existe par nature, c’est à dire en soi. En prenant le principe de raison suffisante de Leibniz, Dieu est la cause du monde et ce monde a été créé dans l’optique d’atteindre la perfection (in Principes de la Nature et de la Grâce, § 9-10). Chaque chose existe-donc conformément à la volonté de Dieu. Leibniz tempère cependant ses propos, et il le fait à juste titre :

    " La raison qui a fait exister les choses par lui (Dieu), les fait dépendre de lui en existant et en opérant : et elles reçoivent continuellment de lui ce qui les fait avoir quelque perfection ; mais ce qui leur reste d’imperfection, vient de la limitation essentielle et originale de la créature. [10] Il suit de la perfection suprême de Dieu, qu’en produisant l’univers il a choisi le meilleur plan possible, où il y ait la plus grande variété, avec le plus grand ordre.(...) Car tous les Possibles prétendant à l’existence dans l’entendement de Dieu, à proportion de leur perfection, le résultat de toutes ces prétentions doit être le monde actuel le plus parfait qui soit possible. Et sans cela il ne serait pas possible de rendre raison, pourquoi les choses sont allées plutôt ainsi qu’autrement."

    Sans le principe de raison suffisante, sans Dieu, on ne peut trouver d’issue à l’affirmation "rien n’est sans raison". L’idéologie catholique nie le principe de raison naturelle (et donc de raison suffisante, - et donc Dieu ?) en ce qui concerne les homosexuels dans la mesure où l’homosexualité est pleinement un choix pour ces derniers. Le principe qui verrait l’homosexualité comme étant une chose naturelle est nié. L’homosexualité est rattachée à la sphère de la raison par l’intermédiaire du principe du "choix", c’est-à-dire de la volonté. on retombe donc selon une pensée qui verrait l’homme comme un être pur à son origine, et qui s’est corrompu à partir du péché originel. Par ses actes l’homme s’est rendu mauvais. Cette assertion n’est pas fausse. L’homme, par ses actes ne peut être parfait. Ces actes ne peuvent être parfaits. Mais que peut l’homme contre sa nature ? Est-il coupable, responsable de ce qu’il est imparfait ? Choisit-on d’être homosexuel ? L’homosexualité ne peut être un choix (pourquoi penser au suicide alors ?). La manière de la vivre, par contre, renvoie aux actes et donc ouvre la porte à la critique de l’action humaine et à ses dérives perverses. Si les hétérosexuels agissent selon leur nature (procréation) les homosexuels, qui ne sont pas des dégénérés (puisqu’ils existent), agissent aussi selon leur nature. C’est alors que revient la question de la morale et la question de la norme. L’homosexualité est-elle immorale, est -elle mauvaise ?

    Des homophobes pourront rétorquer que les homosexuels ne sont pas naturels et qu’ils sont donc mauvais, dans la mesure où beaucoup de ces derniers sont frappés par le suicide, qu’ils ne sont pas viables. Un homosexuel qui se suicide donne ainsi la preuve qui permet d’affirmer que l’homosexualité n’est naturellement pas viable, comme ne le sont pas aussi les êtres nés avec des maladies génétiques ou frappés par des myopathies. On ne peut mettre sur le même plan des maladies aussi graves tels que les cancers ou les myopathies et l’homosexualité. Si les deux peuvent conduire à la mort, elles n’y conduisent pas pour les mêmes raisons. Dans le premier cas l’individu disparait en raison de critères physiques : la maladie. Dans le deuxième cas, celui du suicide, l’individu disparait en raison de critères sociaux. Mais dans les deux cas, l’individu vient au monde, il existe malgré ses faiblesses : il est donc Naturel et existe selon la volonté de Dieu. La mort des premiers serait-elle liée à la volonté de Dieu ? On ne peut connaître la volonté de Dieu. Ce serait donc une faute grave que de vouloir prétendre que Dieu a voulu la mort d’un tel ou d’un tel. L’Eglise est revenue sur ces propos qui disait que le SIDA était une maladie imposée par Dieu aux homosexuels. Leibniz ne critique en rien Dieu. Les faiblesses de l’homme appartiennent à l’homme. Dieu a tout fait pour avoir le meilleur des mondes. Ses créatures et leur devenir ne dépendent pas de lui. Ainsi tous les individus qui naissent différents de la norme sont naturels. Cependant leur évolution ne suit pas toujours le même cours. Marginalisés, sans cesse représentés par des images négatives, les homosexuels intègrent le rejet que la société leur manifeste. Rejet, haîne de soi conduisant à l’immobilisme complet et à une perte d’intérêt pour la vie... de tels comportements conduisent au suicide. De nombreux homosexuels se suicident parce qu’ils n’ont pas une bonne image d’eux-mêmes. La société ôte aux homosexuels leur liberté d’agir selon leur nature. Ce qu’ils sont, ils ne peuvent l’exprimer. Quel est donc le sens de la vie ? La religion catholique, et plus largement, les sociétés influencées par des conceptions du monde trop hétéronormées, ne critiquent pas la nature de l’homosexuel mais le fait que celui-ci vive selon cette dernière. En niant sa volonté, ces groupes (il ne faut pas non plus généraliser) nient l’existence-même de ces êtres. Hypocrisie profonde ? Le rejet, la perte de repères pour les homosexuels engendre la haîne et le repli sur-soi. Et la haîne est une spirale sans fin lorsqu’elle est enclenchée. A qui la faute ? Aux moeurs. D’amoral, l’individu se sent anormal et la métaphore filée se poursuit jusqu’à la dégénéressence complète.
    Les moeurs, les normes de la société, se sont créées à partir de l’intériorisation de cycles naturels. Le mâle et la femelle doivent procréer. C’est à cette logique issue de la nature qu’appartiennent la majorité des sociétés. En dehors de la procréation, toute autre union est immorale car contre-nature selon Benoît XVI (Congrégation pour la doctrine de la foi, LETTRE AUX ÉVÊQUES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE SUR LA PASTORALE À L’ÉGARD DES PERSONNES HOMOSEXUELLES, 1986). Tout rapport sexuel doit être tourné vers la procréation, sinon il pousse à "une inclination sexuelle désordonnée, foncièrement caractérisée par la complaisance de soi." (ibid.) L’acte sexuel est-il purement égoïste ? Il faut redéfinir la sexualité. Certaines personnes ne voient pas les rapports sexuels comme des choses égoïstes. Quand un lien de confiance et d’amour unit deux êtres, l’acte sexuel peut être le symbole d’un don de soi. Partage et enrichissement dans le respect de l’autre. Ouverture à l’autre. On touche ici à une question cruciale car deux conceptions de la Nature se confrontent, imposant ainsi une redéfinition de ce qu’est la Nature. L’homme a t-il le pouvoir de dire ce qu’est la Nature, de saisir dans son entier l’oeuvre du Créateur ? La réponse est mitigée pour Leibniz. L’homme perçoit certes une oeuvre immense, mais pour lui, tout est flou, tout se mélange. Il ne pourra jamais saisir le monde dans toute sa clarté. Pour l’Eglise catholique, le Pape et l’Eglise sont inspirés par la vision de Dieu. On peut aussi ériger le dogme de l’infaillibilité pontificale pour accroître la vérité de ce lien entre Dieu et les hommes. On peut croire aux miracles. On peut croire en Dieu. Mais si l’on croit en Dieu, c’est une croyance en un Dieu d’amour. Lorsque l’on naît homosexuel, que l’on ne demande rien à personne et que l’on finit à la porte, on peut s’interroger quant à l’exactitude des fondements de l’Eglise catholique. Dans la présente démonstration, la démarche qui consiste à court-circuiter l’Eglise catholique sera abordée afin de donner des éléments plus rationnels qu’une simple "illumination" qui autoriserait toute dérive : "Dieu a dit...donc..." ; "Allah a dit faites la guerre contre les juifs, exterminez-les tous..." On connait ces phrases et leur conséquences. On ne peut dire "Dieu a dit...donc" sans savoir de quoi l’on parle. L’Eglise catholique semble avoir du mal à clarifier ses positions sur la question homosexuelle : elle accepte les homosexuels tout en interdisant leurs pratiques - Traduisez : on vous accepte mais renoncez à ce que vous êtes. Il faudra de nombreux arguments pour essayer de détruire ce qui paraît comme un paradoxe. Le débat reste ouvert.

    Mais revenons aux conséquences d’une vision hétéronormée du monde. L’interprétation des phénomènes naturels par l’entendement conduit à l’élaboration de structures préconçues du monde qui finissent par assimiler la nature humanisée à la Nature. Les homosexuels se retrouvent donc rejetés non pas par la Nature mais par la nature humanisée. L’homosexualité ne peut donc être considérée, objectivement parlant, comme étant une chose immorale puisqu’elle ne relève pas à l’origine du domaine de la morale. C’est dans la mesure où l’individu homosexuel doit s’intégrer dans la société dans laquelle il se trouve que celui-ci va se trouver marginalisé et que donc ses actes vont devenir immoraux. Le débat entre homosexualité et moralité reste ouvert dans la mesure où il impose une relecture complète des rapports qui lient chaque société à la Nature. Repenser les fondements n’est-ce pas, au fond, attaquer une structure ? A ce titre on peut bien dire que l’homosexualité est un phénomène destructurant et destabilisateur pour une société. L’homosexualité est donc une menace pour les sociétés qui n’ont jamais pris en compte l’aspect naturel et originel de l’homosexualité. Les homosexuels pourront-ils finalement parvenir à se faire passer, non pas pour des étrangers, mais pour des individus normaux au sein de leur société ? Mais là encore, qu’est-ce que la norme ? Le débat est sans fin mais reste ouvert. Dans tous les cas, l’homosexualité ne peut être considérée comme immorale en soi. C’est de fait que l’homosexualité est immorale.

  • En fait l’église condamne l’homsexualité au même niveau que le sexe récréatif.

    Ainsi, toute personne ayant eut une relation pour le plaisir, que ce soit hors du mariage comme à l’intérieur de celui-ci, est coupable aux yeux de l’église. Cette personne est "désordonnée".

    Nous sommes donc (pour la très très grande majorité) tous coupables. Gay, hétéro, homme, femme, célibataire comme marié.

    Vote église condamne l’humanité dans son ensemble. Alors s’il vous plait, arrêtez de vous focaliser sur nous, les homos, et condamnez sans hypocrise, de façon générale et unie, sans emphase sur une partie qui subit par votre faute, des douleurs et des brimades.

    Vous êtes là pour amener l’amour, mais vous rendez vous compte que par votre attitude, vous êtes à l’origine de tant d’intolérance et d’oppression ? Je vous en prie, réfléchissez y.
    Car chacun des mots contre l’homosexualité que vous prononcez, même si ils vous parraissent justifiés, se répercutent par des comportements inacceptables.

    Bref, oui nous souffrons, non pas parce que nous doutons de nous même, mais parce que la société, entre autres par votre faute, nous opresse.

  • J’ái une petite correction a faire en regarde de l’árticle ecrit par Mr.Eric13. disant que Allah a dit de tuer tous les Juifs. Mr. Eric13, laissez moi vous dire que la source de tous les problemes human est l’ígnorance, et si je nétais pas un musulman, peut etre j’allais croire a ce que tu as dit. Mais heureusement, jái lu le Koran et je te defis de me donner le paragraphe ou Allah (dieu) avait demander aux Musulmans de tuer les Juifs.

    C’est une chose que jái apprise dans la vie, ne jamais croire un seul cote’ de n’import quel histoire, car il y a toujour une autre patie avec le reste de la veritee.

    Rien de personel. Et bonne continuation.

  • Je n’ai pas lu l’article d’origine, mais je me permettrai une breve reponse a l’horripilant Reginald Decoucy :

    "Que des homosexuels veuillent être amoureux, nul ne peut guère les en empêcher.

    En revanche, pour ce qui des droits juridiques,
    il paraît légitime que les couples dits hétérosexuels
    fassent l’objet d’un traitement disons privilégié
    puisque c’est bien sur ces couples que repose,
    par nature, la pérennité et la survie d’une société.

    Pour ce qui concerne les personnes ayant choisi de
    vivre en couple homosexuel, ou tout autre type
    d’association fondé sur une préférence sexuelle, il
    n’y a pas de raison de prévoir autre chose que le
    droit commun censé s’appliquer à tout citoyen.

    En tout état de cause, prétendre avoir les mêmes
    droits que ceux attachés au mariage est abusif
    puisqu’il s’agit fondamentalement de tout autre chose"

    Votre discour est tres tendancieux.
    De fait votre manque d’objectivite le rend fallacieux.

    Il sous-tend inconsciemment, d’abord que la vie est belle et que donc il faudrait non seulement en etre reconnaissant a la societe qui nous a fait naitre,
    mais en plus que sa perennite est une necessite.

    J’ai traverse moi-meme, par le passe, les affres de la depression et du suicide subsequents a la difficulte d’accepter mon orientation homosexuelle dans votre belle societe d’hypocrites, et je souffre encore aujourd’hui du sentiment d’etouffement qui persiste du fait que j’objecte a me laisser enfermer dans une "communaute" artificielle engendree par votre societe pour continuer a refuser d’integrer notre nature dans sa definition de la norme.

    Sur cette base, j’oserai dire que non, la vie n’est pas necessairement vecue comme une belle chose par tout le monde, et non je ne suis pas reconnaissant a ceux qui me l’ont donnee egoistement, pour leur plaisir de jouer a papa et maman, ou pour leur plaisir de satisfaire leurs convictions religieuses, ni a la societe qui les y a pousses, je dirais plutot qu’ils sont coupables et me sont redevables, comme la societe, de ne pas avoir fait le necessaire pour me permettre de m’epanouir dans de bonnes conditions. Et enfin non je ne vois pas comme absolue necessite que l’espece humaine se reproduise, surtout quand on voit l’impact du fleau humain sur l’equilibre ecologique planetaire...

    Votre article justifie ensuite clairement sur cette base que la societe privilegie l’union heterosexuelle a l’union homosexuelle, pretendant que le droit commun "cense" s’appliquer a tout citoyen n’empeche pas les couples homosexuels de se former. Sauf que vous oubliez justement que les prejuges et le comportement conformiste des citoyens conduits inexorablement a ce que l’homosexuel soit bafoue dans ses droits les plus elementaires, et que rien ni personne n’intervienne pour le proteger, meme s’il vit dans la stricte chastete.

    Il conviendrait de parler de l’individu homosexuel, avant de parler de couple, d’union et de pratiques sexuelles hypothetiques, et de reflechir aux mecanismes psycho-sociaux qui font qu’encore aujourd’hui l’homosexuel est un indesirable.

    Si, comme vous le soulignez, l’on ne peut attribuer l’origine de l’homophobie a la conception catholique, celle-ci en revanche ne fait pas le necessaire pour y remedier, malgre ses hautes pretentions chretiennes.

    Et le necessaire en l’occurence serait, au contraire de sa position actuelle, d’aider a ce que l’orientation homosexuelle soit indifferente a tous, puisse s’exprimer sans crainte au grand jour depuis la cour de recreation jusqu’a l’entreprise afin que les homosexuels sortent de l’ombre et s’epanouissent comme tout le monde, et peu importe la survie de l’espece et ce qu’en pense Dieu (surtout que ca ne la menace en rien, les seuls qui ont a y perdre sont les dominants, les males, ceux qui y puisent du pouvoir).

    Que ca plaise ou non, cela passe par la dissociation du marriage de sa fonction procreatrice (ce n’est pas la seule), et la reconnaissance de la possibilite de choisir de s’unir avec l’un ou l’autre sexe quelque soit le sien,
    et par l’education vers ces options des le + jeune age.

    Qu’on ne s’y trompe pas : la banalisation d’un mode de vie dit "homosexuel" ou "gay" comme on observe aujourd’hui, et la reconnaissance d’une forme d’union homosexuelle distincte du mariage ne sont qu’un leurre, une hypocrisie de plus de la part d’autorites usurpees qui persistent a vouloir voir en nous des "etrangers".

    Nous sommes vos enfants, nous sommes comme vous, nous avons grandi dans votre societe qui continue de nous manquer de respect en nous refusant le droit a un modele visible et valorisant qui nous permettrai de nous construire psychologiquement et nous epanouir dans le respect de notre idendite, ne vous en deplaise.

    Reduire l’homosexualite a une simple pratique sexuelle, qui plus est la mettre au meme niveau que d’autres comportement avilissants, c’est vouloir nier une dimension essentielle qui n’est pas du seul privilege de l’heterosexualite, et qui n’a pas besoin de pratique pour exister et meriter expression, valorisation et reconnaissance : l’amour. Car nous tombons amoureux comme vous, a l’ecole, dans nos loisirs ou au travail, et loin de n’etre qu’une illusion, ce sentiment nous broie les entrailles autant qu’a vous, nous sommes aussi capables de sacrifice pour ceux que nous aimons.

    A partir de la, si les Eglises et tous les bigots qui suivent le Pape persistent a refuser d’accueillir l’homosexualite comme une composante de la nature humaine dont la reconnaissance est necessaire pour favoriser l’epanouissement du plus grand nombre,
    ils leur faudra bien accepter qu’on les taxe de mauvaise foi et d’hypocrisie. Ceux qui ont un attachement profond et sincere au message fondamental du Christ qui est d’aimer son prochain comme soi-meme devront bien prendre conscience qu’ils sont abuses par les autorites et les communautes religieuses.

    Je persiste a penser moi aussi qu’un jour l’Eglise et tous les bigots devront rendre des comptes et demander pardon pour le mal qu’ils font a l’homme a l’exploiter comme du betail, pour de pure raisons de domination et de prestige, plutot que de le laisser libre, a vivre selon son coeur tant qu’il ne nuit a personne ni a autrui, et l’y aider, tout simplement, par amour vrai.

    A partir de la, on finirait par comprendre qu’on n’a pas besoin de savoir si Dieu existe ou pas : on s’en fout !...

    Voir en ligne : http://blog.gayattitude.com/-alias-/20060203224544/

  • Dans les propos précédents, il y a une chose que je voudrais soulever, qui est la base le plus souvent de l’opposition au mariage homosexuel : le but de procréation du mariage.

    Voyez vous, rien dans la loi ne lie le mariage au fait d’avoir des enfants. Le statut ni est pas intrinséquement lié. Dans son histoire, avant les méthodes de contraception, le mariage incluait évidement d’avoir des enfants. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Les gens peuvent passer 5 voir 10 ans marié sans enfant.

    De là, de manière à lever l’hypocrisie de l’interdiction du mariage homosexuel, il paraitrait juste à mes yeux que les fameux "avantages" qui justifient ce status en vertu de son but de perennisation ne soit donné aux couples qu’à partir du moment où ils ont des enfants.

    De là, homo et hétéro seront égaux, car seul les hétéro apportant un plus à la société seront avantagé par rapport aux homos.

  • Regarde un peu ce que dit le catéchisme de l’église catholique sur le sujet de l’homosexualité avant de gober tous ces ragots de basse cour dont se délecte la presse pour faire croire que l’Eglise est homophobe. . Le Christ défend l’Amour, parceu’il sait qu’il est en danger.la société actuelle prône une société gaie, ouaaa !!!! quel avenir, c’est super un ? la démographie est assurée !Je n’ai strictement rien contre l’homosexualité, bien au contraire, je sais de quoi je parle, et je sais aussi qu’il n’y a aucun avenir souriant pour une société à qui on veut faire croire que l’homosexualité est une juste alternité.Il serait peut-être tant de se demander pourquoi l’homosexualité se répend-elle tant de nos jours ? Parceque la société va de mieux en mieux ? ou parceque les enfants n’ont plus de repères pour s’identifier ?qu’on arrête de se mentir, et ayons un peu plus de bon sens !Il ne s’agit pas de condamner l’homosexualité,le Christ serait le premier à venir visiter les homosexuels, Il leur dirait sans doute simplement :"Laisser entrer ma lumière en vous vous n’êtes pas réduits à votre sexualité, vous ETES d’abord une créature de Dieu faite à son image, cette image est blessée, et je suis là pour la restaurer"Il s’agit d’une grande blessure affective excessivement douloureuse, qui a besoin d’être confiée à Dieu. Mais qu’on arrête de faire l’appologie de l’homosexualité, Traiter l’homosexualité avec autant de légèreté comme vous le faites dessert totalement l’humanité des homosexuels.

  • Bonjour, J’ai pris connaissance de votre article sur les « Trans » et, après avoir beaucoup hésité, je souhaiterais vous faire part de quelques réflexions.

    La conduite de cette personne enceinte (j’hésite moi-même à la désigner) est assez pathétique. Il témoigne à la fois d’un manque de maturité et d’une instabilité certaine. Vivant cela de l’intérieur (je suis moi-même concernée par la problématique), je crois que votre approche manque d’information et stigmatise plus qu’elle ne diffuse un message de charité et d’amour.

    Il faut savoir que, sur cent Trans, il y a cent cas différents. Certaines d’extrême droite, d’autres d’extrême gauche ou encore du centre, parfois athées ou bien fort pieuses. Si je vous dis que je crois profondément en Dieu, vous vous demanderez sans doute comment je parviens à conjuguer ces apparentes contradictions. Permettez-moi de vous ,préciser quelques éléments.

    Les Trans donnent souvent l’image de personnes perverses, excentriques et fantasmatiques (vous avez un reportage qui est intéressant sur France 3, dimanche prochain vers 22h30). C’est complètement ignorer que la plupart vivent une vie très normative et ne souhaitent qu’une chose : se faire oublier en s’intégrant dans la société. Certaines personnes revendiquent en effet une confusion (la déconstruction du genre) car elles
    sont psychiquement instables et ne peuvent parvenir à trouver leur identité. Ce n’est pas une raison pour mettre tous les Trans dans le même panier et jeter le bébé avec l’eau du bain. Dans la rage qui les anime parfois, il y a souvent beaucoup de souffrances et il me semble plus utile de les aider à trouver la paix que de les rejeter.

    Dans votre article, vous insistez sur la génétique mais c’est un peu court car il faut savoir que ce problème identitaire est médical et fort complexe. Si les Trans sont souvent associés au mouvement homo (ce que je
    désapprouve), je crois que c’est surtout pour se raccrocher au wagon d’un lobby et c’est un acte plus politique qu’un véritable sentiment d’appartenance. Pour ma part, je me sens plus proche des intersexués avec
    qui j’entretiens d’excellents rapports. Ce sujet m’amène à vous inciter à faire quelques recherches sur les spécificités et autres mutations génétiques : XX et XY ne sont que deux pôles et les variantes sont nombreuses. Je vous invite à consulter le site de l’OII pour en savoir
    davantage.

    http://www.intersexualite.org/French-Index.html

    « … dans le cadre de nos connaissances actuelles, il existe en principe une différence génétique entre hommes et femmes mais seulement en tendances de fond. Les hommes ont généralement deux chromosomes
    différents. Un Y et un X (XY). Les femmes généralement ont deux chromosomes identiques X (XX). Il existe des exceptions chromosomiques à ces tendances comme par exemple des hommes XXY, des femmes XY et des hommes XX. Très schématiquement, l’embryon reste « féminin » jusqu’à la huitième semaine de son développement. Puis le fœtus XX sera faiblement
    virilisé et restera une fille. Le fœtus XY sous l’effet des hormones masculines majoritaires sera davantage virilisé. Les organes génitaux féminins du départ seront transformés en organes masculins. Toutefois
    la similitude entre les organes féminins et masculins demeurera.

    Dans certains cas où il y a une insensibilité presque totale aux hormones masculines, malgré un sexe "masculin" génétique XY, sera obtenue une personne aux organes féminins complets. En conclusion, en l’état actuel de nos connaissances, il n’est pas possible de constater de différences absolues entre personnes dites de sexes différents puisque même le caryotype XY ne suffit pas à définir, sans aucune exception, le sexe conventionnel obtenu. Et quand une règle a une exception ce n’est plus une règle d’un point de vue scientifique. Les différences ne sont que statistiques avec bien entendu une fréquence
    élevée de personnes ayant les phénotypes féminins et masculins conventionnels selon leurs caryotypes « féminin » XX ou « masculin » XY. »

    Pour clore le chapitre médical, ma mère a pris de nombreux médicaments
    lors de sa grossesse (dont du Distilbène dont on connaît les ravages) et, étant donné la pollution par les produits médicamenteux et industriels, il y a fort à parier que ces cas ne vont faire que se multiplier dans les années à venir.

    Il faut savoir que les enfants intersexués sont encore trop souvent assignés de force (fille ou garçon) et développent plus tard une identité opposée ; ce qui es source de biens des drames.

    Pour en arriver au chapitre spirituel, je fais partie d’une famille catholique et j’ai même été chef scout (FSE) dans les années 80. Je vous assure que j’ai lutté et prié pendant des années pour échapper à cette « malédiction » mais il est arrivé un moment où le pronostic
    vital a été engagé. En d’autres termes, c’était la « transition » ou la mort. Il n’y a eu aucun choix de ma part mais cette épreuve a été nécessaire pour que je puisse reprendre une vie normale. Quant au côté
    sexuel, je l’ai toujours trouvé difficilement attractif et je n’ai pas eu le moindre rapport depuis 1991. Vous ne croyez pas que nous sommes loin des clichés de la Trans déjantée et dépravée ? Je ne suis pas un cas
    unique, soyez-en sûr.

    Je me suis longtemps posé la question : pourquoi moi ? Pourquoi Dieu permet-il cela ? Dieu a-t-il voulu cela ou bien est-ce le diable qui a obtenu la permission de me tourmenter au point de me conduire dans des abîmes dangereux ? Je l’ignore. Tout ce que je sais est que, si le
    démon trouble et inquiète, Dieu apaise. Je suis apaisée dans mon corps et dans mon esprit. Qu’en concluez-vous ?

    Voilà donc ces quelques lignes en réponse à votre article que j’ai trouvé assez blessant de par sa généralisation. J’espère que ces quelques lignes vous amèneront à réfléchir sur cette question et à éviter les jugements. Comme autre sujet de réflexion, voici un lien
    concernant la vie de Sainte Marine

    http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7320/Sainte-Marine.html

    J’ai découvert cette histoire après avoir choisi ce nouveau prénom. N’est-il pas dit que Dieu donnera aux élus un nouveau nom ? Faut-il y voir un signe précurseur ? Je plaisante à peine car il reste tant de questions sans
    réponse...

    Puisse Dieu avoir pitié de nous tous dans les temps difficiles qui
    viennent.

    Marine

    Voir en ligne : Marine

  • Je tiens d’un prêtre - un vrai- qui est contre le mariage, contre les manquements à la règle, pour le port de la soutane, un prêtre qui ne craint pas de l’être, bref un prêtre tel que je les aime- je tiens de lui donc qu’il n’y a homosexualité que lorsque consommée au yeux de Dieu.

    Dieu nous donne en effet le pouvoir de lutter de toutes nos forces -aidés de Sa grâce- contre certains penchants aliénants pour notre âme.

    Ce prêtre m’a parlé de deux cas : celui de cet homme trop sexué qui se tuait au sport pour ne pas tromper sa femme. Et celui de cet homme marié, attiré que par la plastique masculine, qui s’est confessé tous les samedis, sa vie durant pour ne pas céder à ses pulsions. Il est mort âgé sans n’avoir jamais touché un homme.

    Quant à ne pas mettre tous le même panier, c’est un exercice de chaque instant. Dans tous les domaines. Face auquel nous sommes là encore inégaux.

    Les complexes nourris par l’opinion par rapport à l’Eglise catholique sont du même ressort.

  • Difficile de parler de l’ homosexualité sana l ’inclure dans la sexualité en général : les hétéros et les "homos" - qu’ ils me pardonnent ce vilain mot dont on les désignent- sont tous frères et soeurs devant Dieu.....et meme encore devant la République qui le rapelle, pour les incroyants . C’est pas exact ?
    C’est donc au nom de cette fraternité et pas au nom d’ une religion qui condamne que j’entre dans le "dialogue entre homos et hétéros".
    UN PRINCIPE premier : pour y voir plus clair :
    Seul l’Amour est la finalité et le sens profond de notre existence et nous ouvre l’Eternité.
    La transmission de la vie par le sexe reste matérielle et les chiens comme les pourceaux reproduisent aussi leur propre chair.
    Nos parents sont bien plus qu’un ovule ou
    qu’ une cellule génétique . Mais c’est en nous aimant toute leur vie qu ils méritent le titre de "père" et de "mère". Non par leur sexe mais par leur esprit et leur coeur, c’est a dire par l’Amour.
    Merci Papa ,Merci Maman...et sans oublier les autres membres de la famille qui nous ont aussi beaucoup "donné" et de tout leur coeur.
    Alors les lois de la Nature ? elles sont nécéssaires mais ne peuvent etre sacralisées ou divinisées.
    La chasteté sacerdotale des pretres et des
    " consacrés" est un exemple magnifique de don a Dieu et au service de l’Eglise. Mais ces " consacrés" ne sont ils pas un Défi aux lois de la Nature ?
    Certes tout le monde ne peut comprendre cela !
    Pourtant seul l’Amour est Seigneur, et seul
    l’ Amour est Roi et les lois de la Nature ne sont que son humble servante.
    Cette vérité concerne tous les hommes....qui sont croyants ou mettent l’Amour au dessus de toutes choses.
    Une mère , un père, c’est un coeur, un amour donné pendant des années... c’est bien plus que les lois de la Nature.
    Selon le Curé d’Ars.." le coeur d’une mère est un abrégé du Coeur de Dieu."
    On est loin des lois de la Nature, non ?
    Bien sur c’est Dieu qui a fait la sexualité
    Mais s’ Il nous voit a genoux devant le sexe
    Il doit alors regretter de nous en avoir donné un et les Anges doivent préférer leur état....
    rien que l ’Amour.
    Si on ne peut comprendre l’ homosexualité - quand elle est raisonnable et respectueuse d’autrui , non agressive et consciente des dangers qu ’elle peut representer au sein de la société, quand elle est non provocante, - que le rejet de l’ homosexualité ne soit pas un prétexte pour faire passer la Nature , animale, avant l’Amour, divin.
    Au fait ...ce serait contre la nature de l’Amour ! Non ?
    Mais n’ est ce pas aux Hétéros que s’adresse cet avertissement ?
    Car le péché n’est pas "contre la Nature" mais "contre l’ Amour".
    Il y aurait tant a dire encore...

  • Salut a toutes et a tous,
    franchement... S’il est vrai qu’il faut de tout pour faire un monde et s’il est tout aussi vrai qu’il faut etre conciliant avec ses proches, cela n’enleve nullement le droit a quiconque d’avoir une opinion contraire.

    Les debats sur l’homosexualite font rage ces derniers temps, et certains pensent a injuste titre detenir le dernier mot sur un sujet dont les tenants et aboutissants ont deja ete evalues par la race humaine...Mais Helas ! La memoire fidele et l’instinct de conservation font encore defaut a certaines mentalites desabusees qui croient user de liberte alors qu’au fait elles usent de libertinage.

    Je ne vais pas m’etendre trop longtemps sur des faits dont les consequences nefastes peuvent tout bonnement parler d’elles-memes. Seulement :

    1) La Religion, mentionnee dans votre article, ne peut se limiter aux pratiques actuellement connues dans notre cher petit monde, mais doit aussi inclure certains aspects et memoires a nous legues par nos Aieux de differents continents. La Bible, par exemple, qualifie cette pratique dont vous traitez d’ABOMINATION...Feuilletez avec l’oeil bien ouvert, et vous trouverez comme un grand les nombreuses references en la matiere.

    2) Si la Religion peut effectivement presenter des arguments fallacieux dans maints domaines, elle se retrouve du moins confirmee dans ses affirmations veridiques par les experiences quotidiennes qui ne peuvent que nous mettre au pied du mur des lamentations (Facon de Parler...)

    3) l’Homo perd ipso facto le droit a la procreation selon un ordre naturel pre-etabli...Pourquoi donc lui accorder le droit de Parente ? Parce que nous nous enfouissons de plus en plus dans le trou des comportements deleteres et degeneratifs...Sous couvert de garantir des droits...Mon oeil !

    4) L’homosexualite est bel et bien une maladie :

    a) Chez l’Homosexuel confirme, on notera un dysfonctionnement du second Chakra (Recherches necessaires...) directement lie aux glandes, comportements et activites sexuels ou encore une rotation inversee de ce Chakra. Ce qui amenera comme consequence evidente une tendance vers les individus de meme sexe.

    b) Si vous ne partagez pas cet avis, ce qui, bien sur, est votre droit le plus entier et le plus legitime, passez a cette experience mental :

    A partir d’Aujourd’hui, Tous les Hommes decident de vivre exclusivement avec des Hommes et Les Femmes en font de meme. Eh bien...!!!??? Cher Ami, il faudra, dans ces contextes anormaux et MORBIDES, compter seulement moins de 150 ans pour voir l’extinction de la race humaine qui existe de par les comportements sexuels naturels normaux depuis....combien de millions d’annees deja ????

    OUI...LAISSONS VIVRE TRANQUILEMENT LES HOMOS, MAIS SOYONS PRETS A TIRER LA SONETTE D’ALARME POUR LA PERPETUATION DE LA RACE !!!!!

  • Au comité de rédaction de France Catholique.

    Je suis homosexuel et vit depuis huit ans avec un homme avec qui, chaque jour, nous bâtissons une belle union sur cette terre qui, comme l’indique la liturgie de la messe, n’est qu’un pèlerinage vers un Au-delà éternel. Nous sommes tous deux catholiques pratiquants et nous aimons dans la fidélité et le partage. Mon ami a reçu un agrément favorable pour un projet d’adoption. Cet enfant, nous désirons le baptiser et l’éduquer selon les valeurs chrétiennes. Nous avons fait part à un prêtre d’une paroisse parisienne, dont nous sommes membres, de notre projet. Il ne nous a pas rejettés mais semble très gêné. Pourquoi l’Église continue-t-elle à nous considérer comme des "blessés de la vie" alors que nous sommes pleinement heureux ensemble ?

    Pourquoi l’Eglise nous parle-t-elle de "choix" alors que l’homosexualité, à l’instar de l’hétérosexualité, n’est qu’un état ?

    Pourquoi l’Eglise assimile-t-elle notre sexualité à une perversion alors que notre Amour s’est bâti sur le respect de l’autre et la fidélité ?

    Nous aimons le message du Christ, source d’un Bonheur éternel.

    Nous nous aimons tendrement et vivement. Nous ne pouvons renoncer ni à l’un ni à l’autre. Quand l’Eglise nous reconnaîtra-t-elle comme des créatures de Dieu le Père qui nous a conçus comme tels : chrétiens et homosexuels ?

    En union de prière,

    Gabriel S. (Alfortville)

  • En quête d’une attitude juste vis à vis de l’homosexualité

    Bien sûr qu’il y a un risque de propagation de l’homophobie, mais le principal danger réside bien davantage dans sa banalisation.
    Entre une tolérance molle et sans repères de l’homosexualité et l’homophobie dont certains représentants adultes se disent victimes (parfois plus par calcul publicitaire que par sincère conviction) il y a place pour une autre attitude et d’autres sentiments plus complexes et plus justes.
    On peut regretter et même déplorer la particularité homosexuelle, ne s’y complaire en aucune façon, tout en aimant les personnes, ce qui veut dire au moins les respecter, s’appliquer à les comprendre dans leur différence, les accueilir, apprécier leur valeur, en aucun cas ne les marginaliser.

    Au cours de l’histoire récente du christianisme, celle que je connais et dont je puis être témoin, histoire qui a d’abord influencé la société civile mais qui s’est trouvée surtout marquée par celle-ci, il y a eu et il continue d’y avoir trois réactions vis à vis de l’homosexualité.

    • La première fut de rejet absolu, d’ordre principalement moral : les homosexuels pèchent contre nature et sont pervertis ; ils sont responsables et coupables de leur aberration... Cette réaction abrupte et sans nuances a prévalu plusieurs années encore après la guerre jusque vers les années 60.

    • Puis, deuxième moment, psychologie et psychanalyse aidant, le regard sur eux s’est peu à peu modifié. On a compris que l’homosexualité n’était pas d’abord un choix délibéré, mais qu’elle était davantage le résultat de conditionnements d’ordre psychique et qu’elle s’inscrivait dans les avatars d’histoires personnelles souvent malencontreuses et meurtries. On pensait toutefois que cette homosexualité de conditionnement, subie, pouvait aller de pair avec un certain consentement, si bien que l’approche psychologique n’éteignait pas complètement une objective qualification morale. Ce qui veut dire que moralistes et psychologues, devenus tolérants car mieux éclairés (pas seulement les spécialistes, mais le commun des mortels), tout en s’abstenant de condamner, gardaient cependant à l’esprit que la variante homosexuelle n’était pas une bonne chose, qu’elle contrariait des finalités repérables inscrites dans la nature, et que l’attitude juste vis à vis de cette anomalie était de l’apppeler par son nom et de s’efforcer de la prévenir, car, vraisemblablement, on ne naît pas homosexuel, on le devient. Prévention à mettre en oeuvre, et pour le bien personnel d’enfants et d’adolescents risquant d’être atteints par cette dérive, et pour le bien de la société dans son ensemble, qui fonctionne et se reproduit au masculin/féminin.

    • Troisième moment, enfin, nous y voilà : l’homosexualité est en train de perdre son caractère de déviance et d’anomalie psychique et/ou morale pour émerger comme une disposition humaine pleinement accordée à la nature au même titre que l’hétérosexualité. Comme dans la nature on trouve diverses variétés de pruniers, pourrait-on dire, ainsi chez nous rencontre-t-on la variante homosexuelle, minoritaire certes (mais pour cela même, à choyer avec d’autant plus de soins...) et la variante hétérosexuelle, la plus nombreuse.

    Faute de repères suffisamment assurés et communiqués sur l’essence et le sens profond et vrai des êtres et des choses - ce qu’ils sont, ce pour quoi ils sont faits - et, dans la même mouvance, sur le bien et sur le mal, on embouche aujourd’hui la trompette de la tolérance en oubliant qu’il existe une partition.
    La rencontre amoureuse et sexuelle d’un homme et d’une femme qui s’aiment est “très bonne” : elle correspond assurément à une disposition prévue et voulue par Dieu créateur. Bien qu’elle soit révélée aux croyants, elle est repérable par tous dans la nature, on l’a dit. Peut-on en dire autant du coït anal de deux hommes homosexuels qui s’aiment ? Se contenter de dire : "pourquoi pas, si ça leur plaît et que ça leur fait du bien", et abdiquer tout jugement de valeur, alors que l’aberration saute aux yeux ?

    La liberté et la reconnaissance sociale auxquels ils ou elles ont droit sont une chose. L’assimilation d’une union homosexuelle au mariage et le droit d’y introduire des enfants - car c’est bien de cela qu’il s’agit, maintenant - sont autre chose. La résistance n’est pas conservatrice et rétrograde. Elle est saine, elle est normale.
    Loin de moi l’idée de réduire l’amour entre personnes homosexuelles comme d’ailleurs entre personnes hétérosexuelles au seul échange charnel : mais enfin, celui-ci est l’aboutissement normal de l’amour, et il porte en soi la possibilité de procréation. Or l’échange homosexuel, en plus de son “étrangeté”, est par définition en dehors de ce cycle, et c’est souvent une lourde épreuve... La tolérance moderne, cependant, ne veut voir là aucun signe avertisseur de la nature, laquelle doit plier et se soumettre.

    A quoi est-ce que je veux en venir ? Premièrement, à dénoncer face à ce problème sérieux, comme on pourrait le faire en plus d’un domaine, une certaine mentalité moderne qu’on pourrait qualifier de socialement individualiste, amorale et ultra-libérale. Branchée sur la liberté sans norme et sans repères, elle appréhende les faits et les évolutions sociales en aval, c’est à dire une fois qu’ils se sont produits et qu’ils existent avec leur lot de disfonctionnements, d’aberrations, de drames, de problèmes insolubles car ils ont été mal posés..., et presque jamais en amont, du côté des causes, des erreurs ou des fautes de départ. S’agissant de l’homosexualité, il semble que l’on ait abandonné globalement toute idée de prévention et de guérison à la racine par la constitution notamment d’un tissu familial et social qui soit sain et porteur, par l’orientation des adolescents et leur soutien à une période délicate de leur vie, par une image scolaire et médiatique de l’amour et de la sexualité valorisante et qui aide les gens à se construire dans l’altérité...Tout ne serait pas résolu pour autant, mais nous aurions un ciel moins chargé.

    Aux chrétiens souvent déboussolés par la déferlante du libéralisme sexuel avancé, je voudrais dire ceci : le service que nous avons à rendre à la société en ce secteur ne consiste pas à ravaler honteusement nos positions, encore moins à applaudir démagogiquement à l’évolution des moeurs et au recul de la civilisation, mais à prendre à notre compte, prière et méditation aidant, tels jugements puisés dans la Parole de Dieu, afin de les faire entendre dans notre milieu ecclésial, d’abord, et de les traduire de façon profane dans la société laïque, ensuite, car la Sagesse de Dieu dans la création nous éclaire tous et n’est la propriété de personne.

    “Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, qui joignent champ à champ jusqu’à ne plus laisser de place et rester seuls au milieu du pays” - voilà pour le libéralisme économique avancé. Et stigmatisant du même mouvement toute grave inversion de valeurs, le prophète poursuit : “Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres...” (Isaïe 5, 8 ; 20-21)
    Et cette affirmation redoutable de l’Apôtre Paul, dans l’épitre aux Romains, selon laquelle la méconnaissance de Dieu a entraîné presque fatalement l’homme et la femme à des passions avilissantes, dont celle-ci qui consiste “à échanger les rapports naturels pour des rapports contre nature”. (Romains 1, 18-32)

    Benoît A. Dumas

  • Je doute fort qu’un jour un Pape s’excusera auprès de votre communauté.

    Car après l’obtention du mariage,la prochaine étape sera sans doute l’adoption...

    Adoption qui est déjà rejetée par la majorité sur cette planète,mais malheureusement acceptée par plusieurs pays européens dont notamment la Belgique.

    Vous vous rendrez très vite compte qu’après le camouflet imbuvable du mariage,le Vatican n’acceptera pas de boire votre deuxième fiole empoisonnée qu’est l’adoption,celà va évidemment sans dire...

    Votre communauté demande aussi le mariage,l’ordination des pretres homosexuels et leurs enfants adoptés ?

    Vous demanderez aussi aux curés de bénir vos unions,de baptiser vos enfants adoptés ?...

    Autant demander au Pape d’avaler des briques rouges et de les digérer...

    Je ne peux,pour ma part,qu’exprimer mon profond mépris et ma colère auprès de notre Premier Ministre Belge,Guy Verhofstadt:alors que ce genre de sujet aurait du etre soumis à référendum,ce ne fut pas le cas.

    Il savait que les holebis disposaient,au sein de leurs lobbys,de leviers économiques importants.

    Et donc,afin de ne pas plus plonger encore dans l’abime des élections,il a préféré agir contre l’avis du peuple,majoritairement,suite aux sondages,opposé à l’adoption ;et voter pour l’adoption au Sénat et au Parlement.

    Et celà,alors qu’il faut privilégier,pour l’équilibre privé et scolaire de l’enfant,l’adoption par un couple hétérosexuel.

    En effet,si un enfant en bas age est élevé par un couple homosexuel,il subira les brimades de ses camarades quand ceux cis constateront que celui ci n’a pas un père et une mère mais deux parents du meme sexe...

    Ensuite,après l’adolescence,il faudra faire des choix.

    Car si l’enfant est à la base hétérosexuel,élevé et influencé par deux parents homosexuels,il pourrait choisir de se marier,alors,avec un homme au lieu d’une femme.

    Meme si ce risque est limité,il serait inacceptable qu’il devienne homosexuel et contracte un mariage homosexuel alors qu’étant depuis son enfance un hétérosexuel normal destiné à se marier avec une femme,quoi de plus logique...

  • ouai ouai , et bah franchement vous me faite bien rire, je suis HOMOSEXUEL nin malade ni fou, je suis stable et respecteux envers les autre je n affiche pas ma vie intime mais je ne la cache pas. moi comme tans d autre je ne demande qu a ce que l on me laisse tranquille je demande juste a etre proteger si il arrive malheur a mon ami et qu il en soit de meme pour lui, ou est le mal ? elever dans la foi, baptise j ai egalement fait ma premier communion puis quelques anner plus tard en me rendant compte que j etait rejetter par ces eglisse soit disant tolerante qui pronne le respect et l amour je me suis eloigner et me defini maintenant comme athee. et je dirait meme plus je suis scandaliser quand j entend les propos tenue par votre "guide", au sujet de l homosexualiter, mais ossi au sujet de la contraception, de l avortement et bien au sujet du preservatif et du sida....
    comment expliquer vous cette faciliter a ce dire respecteux et empli d amour pour vos semblable, et cracher sur cette difference parmi d autre ?

  • Ouvrez donc la bible, et cherchez les versets se rapportant à l’homosexualité, et vous verrez ce que Dieu en dit : il dit que celle-ci est une abomination. Puisque ce sont les paroles de Dieu, il n’y a pas à discuter là-dessus !
    D’autre part, Dieu aime chaque créature qu’il a créée, il aime donc aussi ceux qui s’adonnent à l’homosexualité. MAIS, cela ne veut pas dire qu’il ne condamne pas leurs actions, car il considère cela comme un péché.
    Dieu veut que nous aimions notre prochain comme nous-même, donc nous devons aimer aussi les homosexuels. Les aimer, c’est aussi, leur expliquer que leurs pratiques est détestée par Dieu et qu’ils doivent se repentir et reprendre le droit chemin, pour que Dieu leur pardonne.
    Ce n’est pas la personne que l’on doit rejeter, ce qui doit être rejeté, c’est ce que la personne fait de condamnable.
    L’opinion publique doit arrêter de faire l’amalgame en parlant systématiquement d’homophobie quand quelqu’un dénonce l’homosexualité ! Je ne doute pas, que parmi les dénonceurs, il y ait des homophobes, qui ne cherchent qu’à faire du mal, mais ce n’est pas toujours le cas !

  • Je tiens à répondre à la personne ci-dessous, sans doute belge, critiquant son gouvernement pour avoir autorisé le mariage homosexuel. Pourquoi ne pas avoir fait un référendum ? Tout simplement parce qu’un tel projet n’a pas besoin d’être voté par le peuple entier, surtout concernant le mariage homosexuel, qui ne doit représenter qu’un petite partie de la population. En France, j’aimerais qu’un tel droit existe, mais j’aimerais qu’il soit voté par le gouvernement et non par le peuple. Moi, homosexuel, doit avoir l’autorisation de mon peuple pour pouvoir me marier ? En gros, le peuple, a forte dominance hétérosexuelle a le pouvoir de décider si les homos ont le droit de se marier ou pas ... Un peuple entier décide pour une minorité ? Eh bien je trouverais ça scandaleux, surtout qu’un tel projet n’aura dans un tel cas aucune chance d’aboutir. Donc il est normal que ce soit le gouvernement qui décide, et pour le coup, ils ont fait un pas en avant dans l’acceptation et la reconnaissance du couple homosexuel dans la société, et surtout en Europe.

    Et pour l’adoption, qui est légale dans certains Etats, je doute fort qu’un enfant élevé par un couple lesbien ou gay se transforme au cours de sa jeunesse (comme par magie, bien entendu) en une personne homosexuelle (une sous-personne en gros ? non ? Parce que c’est bien ça dont il s’agit je crois dans la plupart des débats).
    Bref ...

  • Bonjour,

    On croirait rêver ! Il faut savoir que le refus de l’Eglise catholique d’accorder aux homosexuels le mariage et l’adoption d’enfants ne procède pas d’un dogmatisme irréfléchi mais bien plutôt éclairé par une anthropologie saine et réaliste.

    Comme le fait très justement remarquer Pierre Legendre toutes les sociétés humaines ont buté sur la question de l’homosexualité et du statut à accorder à ces mœurs en ne lui reconnaissant rien qui puisse fonder la société, en ce sens que le droit ou la loi a toujours eu pour fonction d’articuler avec bon sens la nature et la culture.

    [Pierre Legendre est un historien du droit et un psychanalyste français né le 15 juin 1930 en Normandie, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, (Ve section, sciences religieuses). Il a fondé et il dirige le Laboratoire européen pour l’étude de la filiation. Il est actuellement professeur émérite.

    Après avoir été expert auprès d’institutions internationales (UNESCO), Pierre Legendre a soutenu, en 1957, une thèse en histoire du droit romain et droit canonique. Poursuivant en parallèle de ses recherches juridiques et historiques, une formation en psychanalyse dans la lignée de Jacques Lacan, il est amené à s’interroger sur les fondements langagiers de toute société humaine. Historien du droit d’un côté, psychanalyste de l’autre, Pierre Legendre fonde, à travers un œuvre abondante, les bases d’une nouvelle discipline, qui tienne compte de ces deux versants, et qu’il nomme anthropologie dogmatique, mais qui se rattache plutôt à la sociologie historique], voir la suite sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Legendre_%28juriste%29

    Par ailleurs je ne saurais trop recommander la lecture de "Non à la société dépressive", et de "Le règne de Narcisse : les enjeux du déni de la différence culturelle" de Tony Anatrella.

    Enfin n’oublions pas que l’homosexualité est devenu un objet de théorisation idéologique sous la forme de la théorie du genre développée par Judith Butler. Or, ce genre de théorie procède d’un déplacement grave des concepts qui conduit à des confusions graves, symptômes alarmant d’une crise anthropologique !!!

    Enfin sur la question du communautarisme homosexuel et de son idéologie, je recommande de visiter le site de l’Observatoire du communautarisme, dont le lien est joint.

    "La vraie liberté ne consiste pas à faire ce que l’on veut mais à vouloir ce que l’on fait"...alors réfléchissons et approfondissons...car il en va du devenir de notre humanité...ce qui n’est pas rien...

    Ainsi l’intransigeance de l’Eglise est tout à fait justifiée, n’en déplaise à certains !!!!

    Alors à bons entendeurs salut !

    Voir en ligne : L’Homosexualisme, nouvel avatar de la « libération sexuelle » et cheval de Troie du néolibéralisme

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