Homofiliation contre homo sapiens

Entretien avec Tugdual Derville

lundi 9 juillet 2012

Faute d’idées pour sortir le pays de la crise économique, le gouvernement socialiste précipite des réformes de société — censées ne rien coûter — comme le « mariage » homosexuel. Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, nous appelle à une résistance bien argumentée.

Craignez-vous, pendant la session parlementaire extraordinaire, qui se termine fin juillet, une loi sur des questions de société, qui profiterait de la trêve estivale ?

Non. Sur les deux grands sujets que nous avons analysés comme des menaces majeures, l’euthanasie et la prétendue «  homofiliation  », le calendrier du gouvernement est partiellement clarifié. Le «  mariage  » et l’adoption homosexuels devraient être des priorités à partir de la rentrée scolaire, tandis que le débat sur la fin de vie semble plus hypothétique, et en tout cas, plus tardif.

Est-ce à dire que vous partirez en vacances le cœur tranquille ?

Pas vraiment, car c’est aujourd’hui que se prépare la résistance aux projets de demain. Face à l’euthanasie, la mobilisation est déjà forte et unitaire, et les argumentaires éprouvés. Mais pour contester efficacement l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, il faut encore beaucoup travailler. Avec une double difficulté : le gouvernement est déterminé à imposer ce symbole de bouleversement de la société, et sur ce point cette même société nage en pleine confusion.

Comment comptez-vous vous y prendre ?

Pour Alliance VITA, dont la devise est «  Solidaires des plus fragiles  », il faut montrer que derrière l’angélique idée d’un «  mariage pour tous  », il y a de vraies victimes.

Des personnes homosexuelles sont entretenues dans l’illusion qu’il est possible de fonder une famille en affranchissant le couple de parents de la parité homme-femme ; des enfants délibérément privés d’un père ou d’une mère sont abusés par un mensonge à propos de leur filiation ; l’ensemble de la société, spécialement dans ses nouvelles générations, est à son tour entretenue dans la confusion. On lui fait croire qu’il n’y a plus de différence homme-femme.

Je ne pense pas seulement à ce que cela va coûter aux adolescents, fragilisés au milieu de leur construction identitaire ; pour un père ou une mère, se retrouver indifférencié sur un document d’état civil en «  parent 1  » et «  parent 2  » relève de l’agression. Et c’est bien sûr la porte ouverte à la relégation en parent 3 ou 4, etc. au gré des ruptures.

Ce ne sont que de premières conséquences, car, devant la revendication — en réalité très marginale — de l’«  homofiliation  », c’est un bouleversement anthropologique radical qui se profile.

Quel type de bouleversements ?

Je veux parler du fantasme de l‘homme artificiel. Le déni de l’écologie humaine que représente l’invention des mots «  homoparentalité  » puis «  homofiliation  » consacre la fusion entre les revendications d’un petit lobby homosexuel et de grandes transgressions bioéthiques. Cette revendication d’un droit à l’enfant hors de la reproduction sexuée est une aubaine pour certains chercheurs apprentis sorciers : ils rêvent de changer l’homme, en manipulant ses gamètes et ses gènes, ce qui passe par l’abandon des repères paternel et maternel. Ils envisagent ainsi la généralisation des banques de gamètes, l’utérus artificiel, et divers systèmes qui permettraient d’assurer une descendance commune à un, deux ou trois adultes.

Ce type d’expérimentation a commen­cé. Ces chercheurs entendent contourner la reproduction sexuée de l’homo sapiens jusqu’à nier que le genre humain est fait d’hommes et de femmes. Ce fantasme rejoint le rêve d’un Daniel Borrillo qui propose de cesser de désigner un nouveau-né par son identité sexuée de garçon ou de fille. Le débat sur le « mariage » homosexuel ouvre donc une nouvelle bataille bioéthique, où s’affrontent l’écologie humaine et l’homme artificiel.

Cela heurte pourtant le bon sens…

C’est le propre de l’idéologie que de s’en affranchir. Nous avons tous une forme de «  logiciel  » intégré (j’utilise ce mot pour rester dans le contexte) qui détermine, à l’insu même de notre conscience dès l’instant où nous voyons un autre être humain, si c’est un homme ou une femme. Ce n’est qu’en cas de difficulté que la question vient à notre conscience et que nous cherchons à élucider l’énigme. L’indifférenciation homme-femme, visée par l’idéologie du genre dans ses leaders les plus radicaux entend entretenir le trouble. Avec comme objectif d’effacer la famille naturellement constituée comme cellule de base de la société.


Voulez-vous dire que le «  mariage  » homosexuel tend à détruire le véritable mariage ?

A l’évidence, même si certains de ceux qui le revendiquent n’en ont pas conscience, ce ne peut être qu’une étape vers d’autres formes de transgressions, actuellement vues comme déraisonnables. Sujet fou, il y a vingt ans, l’idée d’une «  famille homosexuelle  » ne s’est-elle pas imposée comme sérieuse ? Il n’y a pourtant pas de commune mesure entre le mariage civil fondé sur les repères de la filiation et un «  mariage  » homosexuel fondé sur la soif de reconnaissance sociale et le «  désir  » d’enfants.

Le futur « mariage » entre personnes de même sexe, qu’on annonce irrépressible, est déjà attaqué par les tenants de la bisexualité. Comme certaines ligues libertaires du début du XXe siècle, qui appelaient de leurs vœux une sexualité très précoce pour favoriser l’instabilité des relations et dissuader une fidélité conjugale jugée liberticide, la nouvelle vague de la bisexualité prône désormais des unions à partenaires multiples. Ces unions seraient le meilleur creuset de l’homoparentalité.

Comment les enfants s’en sortiront-ils ?

Mal. Ces systèmes utopiques avec des adultes multiples exerçant une autorité confuse sur des enfants ont déjà été expérimentés. Je pense aux dérives de communautés fondées sur des utopies spiritualistes ou écologistes. à partir du moment où l’enfant et ses parents ne sont plus unis par le lien de filiation naturelle (qu’il soit biologique ou adoptif) qui préserve au fond l’égalité parents-enfants dans leur accueil réciproque, l’abus peut vite devenir gravissime, qu’il soit psychique, sexuel, etc. Déjà, nous recevons des témoignages poignants autour de la prétendue homoparentalité : ils montrent à quel point les enfants peuvent souffrir, malgré l’injonction d’aller bien qui leur est faite. Tout cela ne trompe d’ailleurs pas les adultes concernés. Ils sentent au fond qu’avoir privé délibérément leur enfant d’un véritable couple parental fut injuste et s’en culpabilisent.

Comment comptez-vous faire valoir ces analyses dans le débat ?

En ne restant pas seuls. Il nous faut surtout libérer la parole. Beaucoup de personnes n’osent rien dire. à force de n’oser rien dire, ils n’oseraient presque plus penser... Mais la tyrannie culturelle de la prétendue homoparentalité est d’autant plus fragile qu’elle est idéologique. Il faut donc secouer les consciences pour opérer leur sortie du rêve (ou du fantasme) et qu’elles soient en capacité de retrouver leur bon sens. C’est urgent : on s’apprête à bafouer les droits fondamentaux des enfants, à promouvoir des formes d’autorités éclatées, sources de mille maux, à consacrer la loi du plus fort, en l’occurrence des désirs d’adultes en difficulté, plutôt que l’intérêt des plus faibles.

La sidération sur laquelle joue le lobby homosexuel quand il réclame le « mariage pour tous » nous ferait-elle oublier que chaque être humain se construit aussi au travers de saines frustrations sans lesquelles la société serait un champ de bataille ? Il n’est pas forcément bienfaisant d’assouvir tout désir, surtout quand il paraît irrépressible.

Que dites-vous à ceux qui sont tentés de baisser les bras ?

Nous ne savons pas si nous parviendrons à faire entendre ces voix, pendant le débat législatif, mais elles finiront assurément par crier. Les conséquences de l’effacement du modèle familial naturel sauteront tôt ou tard aux yeux. Des études qui semblent enfin sérieuses comme celle du sociologue américain Mark Regnerus que nous venons de découvrir montrent combien les enfants souffrent de l’homosexualité de l’un de leurs parents. Si nous pouvions éviter ces blessures aux générations futures, nous en serions heureux pour elles. De toutes les façons, laisser faire sans réagir l’étape «  mariage  », c’est accélérer les dérives suivantes. Considérons que ce débat sera au moins l’occasion de faire connaître les maux de la prétendue homoparentalité. C’est une opportunité à ne pas laisser passer.

Messages

  • On peut compter sur Alliance Vita/Allliance pour les droits de la vie pour réaliser une mobilisation de très bonne qualité aussi bien sur l’argumentation que sur la communication.

    Mais Alliance Vita ne suffira pas pour réveiller les consciences.

    Pour ma part, j’attends une vraie mobilisation de toute l’église et même de tous les chrétiens pour la promotion du mariage entre un homme et une femme, et pour le bien des enfants, à la hauteur de l’enjeu. Dans l’idéal, il faudrait une mobilisation comparable à celle réalisée pour la défense de la liberté scolaire en 1984, avec une contribution de tous les diocèses, une dimension oecuménique et même inter-religieuse, avec les juifs et les musulmans, voire une association de tous les Français de bonne volonté dont le bon sens n’est pas complètement anesthésié par un matraquage médiatique de près de 10 ans.

    Il y a là une vraie épreuve de vérité pour l’Eglise catholique en France. Ce qui est en jeu, c ’est ni plus ni moins la preuve que cette église n’est pas devenue une église "normalisée" de démocratie populaire, d’avance prête à subir des choix politiques qui vont pousser un peu plus loin la déconstruction des fondements anthropologiques de nos lois.

    Il serait catastrophique que la parole chrétienne dans le débat public soit accaparée par des officines marginales mais activistes comme Civitas, difficilement contrebalancées par les interventions d’Alliance Vita car les médias mettront diaboliquement l’accent sur le côté "repoussoir" Civitas pour discréditer l’opposition au mariage homo.

    Pour éviter ça, il faut que les évêques orientent les efforts dans la bonne direction, déjà esquissée par Alliance Vita : c’est le moment de "donner de la crosse", si elle sert encore à quelque chose...

    L’église catholique a fait a la preuve qu’elle savait très bien communiquer au moment des états généraux de bioéthique, au point d’ailleurs que François Fillon a délibérément décidé de mettre de côté les résultats complets des consultations qui étaient trop favorables aux thèses cathos. Mais à la différence du débat bioéthique qui avait été piloté par une petite équipe d’évêques, il faut ici que tout l’épiscopat s’y mette avec l’aide de l’Esprit saint...Il faut redonner aux Français le goût du mariage, du vrai !

    • {{}}je partage complètement les réflexions de monseur Philippe Pouzoulet.

      je pensais qu’il était sans doute urgent que nous nous mobilisions tous pour une grande manifestation, comme ce fut le cas pour la défense de l’école libre.

      Et maintenant, je crois que cela est possible avec l’aide de l’Esprit Saint.

      Nous ne pouvons pas baisser les bras devant la menace d’un si grand bouleversement de notre humanité.

  • Se marier avec une chêvre ..vous verrez .on y viendra ..au moins ce serait moins néfaste que l’adoption.Ce monde devient fou à lier ! et on a pas tout vu et "on ne nous dit pas tout ......

    • bravo
      Moi je défends la famille et suis administrateur à la fédération de la médaille de la famille française et milite pour la famille nombreuse composée d’un père et d’une mère
      bonjour de la Mayenne
      il faut aller à Paris comme en 1983

  • Un promoteur célèbre de l’union gay est poursuivi actuellement par la justice pour ses frasques. Combien d’autres promoteurs tomberont ainsi ? Difficile de le dire mais une chose est certaine : tous ceux qui prendront la peine de considérer la vie qu’ils mènent seront ahuris de voir jusqu’où peut entraîner la perte de repères solides. Ces promoteurs de l’union gay et du "mariage" homosexuel, après avoir gâché leur propre existence, la vie de leurs proches, ... tentent d’imposer des largesses - des "erreurs grammairiennes" disait Montaigne - pour atténuer le poids de leurs responsabilités et de leur culpabilité. Ils aimeraient que leurs transgressions passent pour des actions pionnières ouvrant la voie à une libération toujours plus grande du genre humain.

    Quand nous découvrons le degré d’esclavage où sont enfermés ces promoteurs du "mariage" homosexuel, nous n’avons qu’un désir : prendre le contre-pied de leur mode de vie. Certains sont tenus par des rites ésotériques, alambiqués et ridicules ; d’autres n’ont plus la force de sortir de situations intenables ; d’autres encore sont tellement épuisés par leurs plaisirs qu’ils ne peuvent apparaître en public que poudrés, fardés et maquillés ... comme des voitures volées.

    Tous les promoteurs dont nous venons de parler sont nuisibles mais peu dangereux tant ils sont fragiles. Restent ceux qui, tout en menant une existence dite classique ou rangée, se font les chantres et les hérauts d’une geste nouvelle, moderne, innovante, ... Ils défendent le "mariage" homosexuel la main sur le coeur ; vous parlent de générosité, de liberté, de tolérance, d’ouverture d’esprit. Osez les contredire et les voilà campés sur leurs positions, sectaires en diable, fustigeant ceci et cela, telle ou telle institution. Eux qui vantaient les mérites de la libre expression se livrent à des attaques ad hominem pour n’avoir pas à dévoiler l’épuisement de leur argumentaire. Ils vous ringardisent aussitôt. Leur plus grande peur : être déclarés complices du malheur des enfants qui subissent la folie des adultes qui ont perdu le nord ; complices de la dépression qui s’empare de ceux qui aimeraient tant pouvoir quitter un compagnon ou une compagne de même sexe qui les écrase sous le poids d’une domination psychologique, physique ou matérielle.

    Oui, il faut que les langues se délient, que les plus fragiles, les plus timides puissent s’exprimer et faire part de leur immense souffrance. Qu’il soit possible pour eux de déclarer publiquement qu’ils en ont assez de subir la loi d’un plus fort, d’être privés de la liberté de dire "non", de s’opposer à la tyrannie, au chantage et à la manipulation.

  • c’est assez révoltant, mêmme pour les non-croyants
    et si on descendait dans la rue, comme en 1983 (?) pour l’école libre ...
    Jean-Marie Limal,
    pédiatre

  • Si cette dérive était adoptée, il faudra changer le mot "mariage" contre un autre mot ex. "engagement chrétien", nous rertounerons à Versailles !!
    Yves

  • Absolument,il faut tous se mobiliser et descendre dans la rue comme en 1984
    Philippe Brun (Montpellier 34)

  • oui , il faut réagir ensemble .

  • Bonjour,

    Ce qui a permis de telles évolutions dans les idées et les mentalités, c’est l’endoctrinement évolutionniste. Or, voici des documents qui apportent la preuve du caractères infondé de cette théorie pseudo-scientifique, et néanmoins vraie idéologie matérialiste athée, rejetant Dieu et ses commandements, et mettant ainsi en péril non seulement la science, mais l’homme, et la nature...

    A vous de juger !

    Pour un complément d’information pour montrer sur quoi repose la théorie de l’évolution :

    http://www.youtube.com/watch?v=qG2R...
    http://www.youtube.com/watch?v=A0c7...
    http://www.youtube.com/watch?v=YKB_...
    http://www.youtube.com/watch?v=vZPb...
    http://www.youtube.com/watch?v=D271...

    Et

    http://noevolution.org/

    En souhaitant bien du plaisir aux évolutionnistes et à tous ceux qui s’accrochent à cette théorie pour ne pas paraître obscurantistes !

  • La voix du bon sens a peu de chances d’être entendue dans un débat surveillé par le KGB médiatique, où la bêtise le dispute à la lâcheté.

    Une manif monstre style école libre en 1984 serait bien sûr efficace, mais il est peu probable que la mobilisation se fasse autour d’un sujet aussi confus dans le grand public.

    IL me semble qu’une action symbolique forte aurait plus de chances de déclencher un vrai débat. Par exemple, les religions pourraient refuser de rendre obligatoire le mariage civil avant le mariage religieux (mouvement commun à toutes les religions).
    J’ai aussi pensé à un "divorce citoyen" (le terme citoyen ne veut rien dire, mais plaît beaucoup aux politiquement corrects) qui serait une façon de rendre à l’Etat le mariage civil qu’il nous a donné, puisqu’il le dénature. Le lien matrimonial civil achèverait de perdre toute signification s’il devenait une institutionnalisation de la sodomie (désolé, il faut être clair). Il suffirait de quelques milliers de demandes en divorce (par consentement mutuel) de ce type pour qu’on en parle dans le landerneau !

    • Et si les cardinaux français remettaient leur légion d’honneur à l’Assemblée Nationale, comme le suggère le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine lorsqu’il évoque le scandale de la légalisation de l’avortement, dans son livre Homme et prêtre. Mais pourquoi donc se scandaliser de la légalisation du mariage homosexuel (oxymoron abominable) et de la légalisation de la mise à mort des souffrants et des agonisants (perversion de la charité et de la compassion), quand on tolère depuis plus de 30 ans la loi inique qui légalise l’avortement, ce crime contre les plus innocents de nous tous ! (Génocide inavouable commis sur l’autel de l’égoïsme)

      Il nous faut entrer, nous chrétiens endormis par le discours lénifiant et abrutissant, paralysant que l’on nous sert depuis des années, en résistance intellectuelle, morale et pratique : autrement dit une résistance spirituelle fortement incarnée !

  • Ne laissons pas faire ceux qui s’acharnent pour élever le vice en vertu et qui menacent pour leur commodité les fondements de notre civilisation occidentale. Lorsqu’on veut construire une société digne de ce nom et lui donner ses titres de noblesse qui seront reconnus par tous, on fait en sorte de creuser des cachots pour les vices et d’élever des temples à la vertu.Ce n’est pas du tout ce qu’est en train de faire ce gouvernement. Il faut mobiliser toutes les forces qui s’opposent à la déliquescence de notre société et agir pour que nos députés toutes tendances confondues réagissent et réfléchissent sur la société que nous allons laisser à nos enfants. Etre député ne constitue pas le fait d’être le porte parole d’un parti politique celà va bien au delà rappelons leur leur role qui est de batir une société sur des bases éthiques et non sur une fausse égalité ou sur une fausse liberté qui n’est autre que du libertinage...que je qualifierai de maladie de la liberté dans la société d’aujourd’hui. Très cordialement Pierre JEAN

Un message, un commentaire ?


Les forums restent ouverts durant 15 jours après la date de publication

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.