Faut-il saborder le mariage ?

par Tugdual Derville

lundi 4 juillet 2011

Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, Dominique de Villepin et désormais Alain Juppé… Comment analyser la cascade de ralliements au «  mariage homosexuel  » à droite et au centre à l’occasion de la gay pride ?

Aucun des ralliements au ma­riage entre personnes de même sexe n’est véritablement surprenant. Les centristes évitent les convictions de principe : ils ont saisi l’occasion de se différencier de l’UMP en se rapprochant des socialistes. C’est logique même si leurs arguments sont cotonneux, avec, en prime, une légère amnésie chez Jean-Louis Borloo qui reproche à la majorité actuelle d’avoir combattu le Pacs dont il fut un opposant comme député à la fin des années 90…

Difficile de dissocier le mariage du droit d’adopter des enfants. Au moment de son ralliement au gay-mariage, Domi­nique de Villepin a cependant ré­pondu, à propos de l’adoption : «  Je ne suis pas sûr que tout le monde y soit prêt.  » Étrange façon, pour celui qui se présente comme un homme d’État, de revendiquer une conviction provisoire. Deux autres frères ennemis du centre ont des positions contradictoires. François Bayrou travaille pour une union civile en mairie offrant les avantages du mariage civil, c’est-à-dire un système singeant l’institution sans en porter son nom ; si le président du Modem s’oppose à l’adoption conjointe, c’est sans exclure qu’une personne homosexuelle passe par l’adoption comme célibataire. La posture ménage la chèvre et le chou. Opportunisme ? Quant à Hervé Morin (Nouveau Centre), il se déclare «  pour l’adoption, mais opposé au mariage  » homosexuel. Original.

Roselyne Bachelot est plus cohérente : depuis son soutien au Pacs socialiste, la pharmacienne s’assume au gouvernement comme fer de lance du lobby homosexuel. Elle lui offre l’argument de l’inéluctabilité : «  Un jour, le mariage entre personne du même sexe existera dans notre pays.  » Avant d’enfoncer le clou : «  Ma famille politique m’a toujours rejointe à la fin.  » Une déclaration qui a provoqué l’appel à la démission de quelques députés UMP sans choquer l’exécutif. François Fillon a même volé au secours de sa protégée, que deux autres collègues, de la nouvelle génération, rejoignent : Chantal Jouanno, ministre des Sports et Jeannette Bougrab, ministre de la Jeunesse.

Le cas d’Alain Juppé est ressenti plus cruellement chez les défenseurs de l’institution du mariage car l’ancien premier ministre fait figure de sage. Le maire de Bordeaux ne brille pourtant pas par sa compréhension de l’âme humaine. Celui qui avait fustigé en Benoît XVI «  ce pape  » qui «  commence à poser des problèmes  » ne souffre-t-il pas de cette faiblesse anthropologique qu’on reproche souvent à sa froideur technocratique ?
Tous les récents ralliés ne font que suivre l’évolution des mœurs ou, plutôt son exagération médiatique. Faute de boussole intérieure, ils ont l’œil rivé aux sondages d’opinion : 63 % des Français pour le mariage homosexuel et 58 % pour l’adoption d’enfants. La girouette est l’obligée du vent.
Il y a par ailleurs, dans ce type de question de société, un facteur personnel à ne pas éluder. Pour défendre le mariage, il faut y croire. Croire à un mariage qui engage, parce que la construction de la société nécessite des couples stables, principalement pour assumer la longue éducation conjointe des enfants, mais aussi pour protéger les plus vulnérables, souvent les femmes, que les hommes abandonnent volontiers au milieu de leur vie.
Or, quelles que soient leurs qualités de cœur ou intellectuelles, ce n’est faire injure à personne que de noter que les ténors ralliés au «  mariage gay  » on fait l’amère expérience de la faillite de leur propre mariage. On peut l’affirmer pour les principaux candidats à l’élection présidentielle, sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans les détails : Nicolas Sarkozy, Martine Aubry, Marine Le Pen (comme son père) ont divorcé. Deux fois pour le président, tout comme Jean-Louis Borloo. La plupart se débattent avec des recompositions familiales compliquées. Réalité dont ils sont enclins à nier les conséquences, à l’image de Jean-Louis Borloo concluant sa récente convention sur la famille du parti radical par un témoignage sur sa petite dernière en assurant benoîtement : «  Les enfants s’adaptent !  » Tout cela sous le nez de la pédiatre Edwige Antier, autre député du Parti radical, qui a préfacé Les enfants du divorce : l’ouvrage démontre au contraire que ce sont les enfants qui «  trinquent  ».

Dominique de Villepin s’était imprudemment moqué de Nicolas Sarkozy au début de son mandat («  un homme qui n’est pas capable de garder sa femme ne peut pas garder la France !  »). Son propre couple a, depuis, volé en éclats.

François Hollande et Ségolène Royal n’ont jamais jugé bon de se marier. On imagine ce qu’ils pensent de l’institution… Beaucoup d’observateurs estiment que la candidate puise dans l’infidélité du candidat une bonne part de sa motivation à briguer une seconde fois l’investiture socialiste. Le couple se déchire désormais sous le regard de ses quatre enfants.

Quant à Dominique Strauss-Kahn, la presse a beau titrer "Victoire de l’amour" à propos de sa possible réhabilitation, il partage avec son épouse actuelle une conception de l’union conjugale aux antipodes de ce que le mariage recouvre pour ceux qui veulent le défendre. Et c’est d’ailleurs là que le bât blesse : le mot mariage n’a pas le même sens pour tous.

Faut-il avancer que la plupart des politiques chargés de se positionner sur cette institution n’y comprennent plus rien ? «  C’est tout juste s’ils savent s’ils sont ou non mariés avec leur compagne  », se désole une personnalité ecclésiale ayant discuté de l’institution du mariage avec quelques leaders. Force est de constater que le lobby homosexuel exploite la fragilité d’un mariage civil en pleine dérive, spécialement chez les élites. Même la digne Christine Lagarde, qui s’empare de la direction du FMI avec une hauteur de vue qu’on aimerait voir dans un président de la République, a connu l’échec de son premier mariage…

Du coup, une interrogation renaît dans l’Église catholique : faut-il se préparer à s’éloigner d’une institution qui aura achevé de se déliter en s’ouvrant aux personnes de même sexe ? Pour éviter de cautionner la dénaturation de l’union conjugale et redonner au mariage religieux sa force, certains reparlent de le découpler du mariage civil. Des fidèles y seraient prêts. Entre l’État et l’Église, ce serait une logique de rupture : l’Église marierait religieusement des personnes non mariées civilement, notamment pacsées, puisque, désormais, le Pacs offre les mêmes avantages fiscaux que le mariage. Peut-être faudrait-il même inventer un nouveau mot et délaisser celui de mariage, vide de sens, comme un reptile abandonne sa peau morte, devenue inutile.

Laisser couler l’institution, serait-ce la politique du pire ? Inventeur de ce qui s’appelait le CUC dans les années 90, Jan-Paul Pouliquen préconisait ce naufrage : «  Le mariage civil se cassera bel et bien la figure lorsque notre contrat aura fait ses preuves  ». Douze ans plus tard, le Pacs concurrence sérieusement le mariage civil. Mais, quantitativement, le mariage résiste. C’est d’autodestruction par dissolution interne qu’il est menacé. Pouliquen estimait que le mariage civil était, par sa solennité et la promesse de fidélité, une déclinaison du mariage religieux dont il perpétrait le caractère injuste, intrusif et liberticide. En s’appropriant le mariage civil, le lobby homosexuel pourrait achever de le vider de sa substance : exit l’engagement durable entre un homme et une femme destinés à procréer ensemble… Les théoriciens du gender se targuent de réinventer la liberté : ils veulent dynamiter le «  mariage bourgeois  » en cassant l’idée de fidélité hétérosexuelle qui lui est attachée.

La cérémonie en mairie va-t-elle être boudée par ceux qui ont la plus haute idée du mariage ? Il n’est pas certain que les maires apprécieraient cette dévalorisation d’un événement emblématique de leur mission. Nombre de Français de bon sens, même incroyants, restent attachés à l’institution du mariage parce qu’ils croient encore à l’amour conjugal fidèle, orienté vers l’éducation des enfants.

Pour les chrétiens, ce serait donc aujourd’hui un crève-cœur de participer au sabordage du mariage en mairie. Mais demain ? De toutes les façons c’est le mariage religieux qui est revendiqué par certaines personnes homosexuelles, comme on le voit là où le mariage civil leur est ouvert. Au-delà d’une reconnaissance sociale, la validation ultimement recherchée demeure morale.

Messages

  • Le lent travail de sape continue...

    Tout doit ètre repensé , revisité , reformé , dans le sens de toujours PLUS de ceçi , de celà , surtout de PLUS de LIBERTE pour l’ètre humain...

    Liberté , liberté suprème , pour tout , pour tous , sans entrave d’aucune sorte , sans interdiction , sans réserve...

    Mais, mais ,

    Il manquera toujours la liberté de VIVRE AUSSI LONGTEMPS que l’on veut

    et cette liberté là , on ne l’a pas , on NE L’AURA JAMAIS !

    NON , Humanité , heureusement que tu ne l’as pas ,cette liberté là , heureusement...

  • Faut-il saborder le mariage ? Je me demande si la question est encore utile alors que l’issue du débat devient de plus en plus évidente, malheureusement.

    Il serait peut-être plus éclairant d’observer COMMENT on s’y est pris, à gauche mais tout autant à droite et au centre, sans que nous, électeurs, n’y trouvions jamais rien à redire (car nous sommes aussi responsables), pour saborder le mariage et cela depuis bien plus longtemps que la revendication du lobby gay, avec les réformes successives du divorce notamment.

    On s’apercevrait que le processus n’est pas sans rappeler le lent mais inéluctable effondrement de tout un pays qui s’achève brutalement en juin 40 : un renoncement ou un désarmement moral durable et amplifié,auquel l’Eglise catholique en France a sa part, une incapacité à cerner les vrais enjeux, à identifier l’ennemi, beaucoup de démagogie, plus encore de lâcheté politique face à des minorités non représentatives mais puissamment relayées dans les médias, dans les lieux de pouvoir, jusque dans les cours suprêmes nationales et européennes. Il n’y a pas que les mariages qui se sont progressivement décomposés comme ceux d’un nombre impressionnant de responsables politiques... la société française aussi qui donne à présent dans le "pluralisme des modèles familiaux" pour mieux cacher la misère des enfants du divorce.

    En fait l’opinion a fini par tirer les enseignements de cet abandon programmé par toute une classe politique qui se contentait de mettre en phase les lois avec les moeurs...Si on peut appeler cela des moeurs.

    La différence avec 1940 c’est que nos aïeux, pas comme les gogos qui vont au spectacle des chars de gay prides, avaient bien conscience du désastre en voyant ceux de la Wehrmacht sur les Champs-Elysées. Tudgual Derville va sursauter à cette comparaison anachronique mais c’est ainsi : le nouveau totalitarisme du XXIème est libertaire et il imprime sa violence à toute une société, jusque dans nos écoles (voir l’affaire du "gender"). On nous demande en plus de lui faire bonne figure...Qui croit pourtant qu’une union de deux personnes du même sexe forme un couple et une future famille ? En 2012, le parlement ne risque pas de voter une loi : juste une foutaise. Que des maires et des juges vont devoir se charger de mettre en oeuvre au quotidien. Il n’y a pas de quoi sortir de sa réserve ?

    Bref, la question n’est plus de savoir si le sabordage est accompli. La question est maintenant de savoir comment on organise la résistance...Résistance qui n’est pas la réaction, j’insiste sur ce point, mais la refondation du vrai mariage. Il fait quoi à ce sujet, Stéphane Hessel, avec ses indignations bêtasses ? Il n’a pas compris que c’était là que se joue le nouveau programme du "CNR" ?

    Une chose est sûre en tout cas, il ne faudra pas compter sur les Gamelin et Weygand du moment qui ont signé leur armistice et ont déjà,moralement, perdu les élections...

    • Mais la réponse à toutes vos interrogations est pourtant claire, elle tient en quelques mots : vous êtres ultra minoritaires donc vous ne pesez pour rien dans le débat démocratique français.
      Allez votez ! Comptez vous !

    • Vous défendez le mariage. Fort bien, j’espère que vous êtes un exemple rayonnant de mariage réussi, mais arretez d’insulter gratuitement Weygand et lisez ses mémoires avant de trancher. Ou alors c’est la polémique sans risques .

      Quant à l’effondrement moral de 1940, il a une cause, que Bernanos fine mouche a décelé : la propagande imbécile qui a eu lieu pendant la première guerre, due à un régime , qui a un nom, et auquel l’union sacrée à donné un blanc seing, peut être à revoir ! .
      Cett jeunesse risquait sa vie pour défendre sonpays et l’on abreuvait d’une propagande idéolgogique débile, civilisationelle ! .
      Certains ne sont pas relevés comme Céline, d’autres ont fui vers leur jardin secret comme Giono, et on peut les comprendre, d’autre ont attendu le moment de résister, d’autres ont résisté tout de suite mais en joignant la résistandce intéirieure aux nécessaires combats comme Bernanos, non sans jugements injustes dus à sa verve polémique, d’autres comme de Gaulle ont résisté, mais au nom de la France, laissant à d’autres le soin de donner le sens ultime de ce combat..avant que le sens profond de sa geste soit récupéré par les mêmes qui
      mais le dévouement de Weygand à la France n’est pas à jeter comme ça .. ;

      Résistez donc pour que l’engagement d’un homme avec une femme ou d’une femme avec un homme garde tout son sens et sa toute sa sève, mais par pitié cessez d’utiliser les armes d’une guerre civile idéologique, qui signe la déconfiture de notre pays et qui nous épuise

    • Non, nous ne sommes pas ultra minoritaires, je vous défie après avoir parlé à une classe de jeunes et leur avoir expliqué les vrais enjeux de cette défense du mariage, de dire que nous sommes minoritaires.
      Vous confondez l’argument d’autorité qui s’exprime par la pression médiatique culpabilisante, ce que j’appelle le " terrorisme compassionnel avec la démocratie, la vraie où l’on débat vraiment.
      Nous résisterons.

    • Par votre réaction vous confortez au contraire le bien-fondé de ma comparaison : la débâcle actuelle de la classe politique et de l’opinion dans les sondages est aussi due à une propagande idéologique qui a favorisé ce que Gérard Leclerc appelle fort justement une "désintégration anthropologique" et un véritable désarmement moral. Ce n’est pas seulement une révolution intellectuelle. C’est aussi un changement profond dans les modes de vie depuis 40 ans. Les gens ont de plus en plus adopté vis-à-vis du mariage un comportement qui, autrefois, était celui du milieu artistique ou médiatique connu pour son instabilité (mariage, divorce, remariage, redivorce ou bien : plus de mariage du tout et des enfants dans tous les azimuts) en faisant délibérément l’impasse sur l’incroyable violence imposée aux enfants (on en arrive même à parler du "divorce heureux"). C’est ça le contexte de la revendication gay. A ce compte-là, une violence de plus imposée aux enfants qui auront deux papas et deux mamans...C’est déjà le cas ! Et le milieu catholique n’est pas non plus épargné. Il ne s’agit pas de faire la leçon, juste de voir lucidement où nous sommes parvenus. Le terrain (vermoulu) est prêt pour le mariage homo.

      C’est pourquoi je ne partage pas la conclusion de Gérard Leclerc quant à la mobilisation qui pourrait se faire autour de la candidature de Christine Boutin. Outre que le crédit personnel de cette dernière a, me semble-t-il, beaucoup souffert de ses erreurs d’engagement antérieures (qui donnent à penser qu’une fois de plus, elle monnayera son petit score à des fins beaucoup plus prosaïques que ses thèmes de campagne : en clair, quémander quelques strapontins pour son micro-parti), Mme Boutin ne parviendra pas plus en 2012 que dix ans avant - et même moins- à dégager une masse critique (au deux sens du mot) suffisante.

      La résistance, ça commence toujours comme ça. Il faut qu’il y en ait quelques-uns qui se lancent pour que ça prenne. Il y a une contradiction dans la posture de Mme Boutin entre son discours de résistance et sa posture centriste tout simplement intenable dans le contexte actuel comme on l’a déjà vu en 2007-2009. Je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de gens pour le relever.

      Mais une fois de plus l’expérience historique de Vichy est à méditer : le fait "d’avoir de la religion catholique" ne donne pas nécessairement un bon discernement politique. C’est peut-être finalement ce qui vous dérange dans mon allusion à De Gaulle...parce qu’en fait je vous dis qu’il faut réinventer une forme de résistance gaulliste et que vous en êtes encore à Weygand qui n’avait pas compris qu’on se battait contre un monstre idéologique et s’imaginait 1940 comme un remake de 1870...

    • Ah, Fred, vous êtes un drôle !

      Dans votre emportement on ne voit pas très bien quelle catégorie, précisément, englobe ce "vous" un peu fulminatoire. On peut supposer que ce sont les tenants du mariage normal entre deux personnes dont les sexes sont complémentaires (ce qui permet à l’espèce humaine de se perpétuer, à défaut de se renouveler) qui sont ainsi désignés, mais ce n’est pas tout à fait assuré ni clair.

      Vous prenez vos espérances pour des réalités.

      Pourtant si vous tentiez de compter (comme vous "nous" y invitez) qui dans la population rêve d’une union stable et d’une famille vous verriez que c’est l’immense majorité. Et le drame (pour votre thèse), c’est que ça commence très tôt dans les cours de récré, rêves de princes charmants et de belles princesses "qui se marièrent et eurent beaucoup d’enfants"....

      Vous allez peut-être rétorquer que les pauvres marmots innocents sont les otages d’une odieuse morale bourgeoise teintée de cléricalisme (ce qui est pourtant antinomique depuis bien longtemps) qui les conditionne et les formate à une institution maritale dépassée et les empêche de s’ouvrir aux joies d’un sexe libéré, en particulier de toute connotation procréatrice.

      Pourtant, c’est bien le contraire. Ce sont (comme de tous temps) des minorités qui essaient de peser sur le débat démocratique et circonvenir les opinions. Et elles arrivent à leurs fins puisque la "majorité silencieuse" se laisse berner par les campagnes et les insidieuses propagandes orchestrées depuis quelques décennies.

      Ce qui est minoritaire, c’est l’orientation homosexuelle ; c’est d’ailleurs logique, puisque celle-ci est un comportement déviant et acquis quant à la norme d’une sexualité dont la finalité naturelle est tout de même - et quoi qu’en disent les libertins, d’occasion ou multi-récidivistes - la procréation...

      Une minorité bruyante et désormais très visible, omni-présente dans certains médias, veut donner l’impression d’un fait majoritaire. La richesse de certains de ses adeptes en accroît l’influence. Vous pouvez invoquer tous les débats possibles en les affublant du qualificatif démocratique, rien n’y fait. La minorité, et très minoritaire, c’est l’homosexualité !

      Ce n’est pas la première fois dans l’Histoire qu’un groupe de pression tente de faire croire à l’universalité de sa doctrine, de sa méthode ou de ses moeurs.

      Quoi qu’il en soit, et sans que ce soit l’ultima ratio, si l’homosexualité venait, par un hasard improbable, mystérieux et quelque peu diabolique, à s’imposer sur la totalité de la planète, la race humaine serait tout naturellement proche de l’extinction faute d’instinct de reproduction.
      Ce serait peut-être la réponse la plus appropriée et définitive à une pulsion mortifère érigée en modèle et qui n’a de cesse de vouloir tout submerger.

      Pourtant, Fred, ce sont les pulsions de vie qui l’emportent, in fine...

    • Je pense vraiment que l’on s’égare totalement sur un sujet qui n’a pas grand-chose à voir.

      Sauf, peut-être que les déconfitures militaires et nationales sont souvent précédées par des déconfitures morales.

      Tout le reste appartient à un débat où la polémique partisane prend trop souvent le pas sur la réflexion indépendante.

      L’espèce de déconfiture morale gélatineuse (celle que masquent des paillettes tout en autant gélatineuses, dans leur matière cette fois-ci) que nous pouvons constater vient de loin. Et ce n’est pas sans intérêt que de tenter d’en comprendre les racines et la dynamique. Cela peut donner quelques idées sur la manière dont il convient d’aborder le problème.

    • Nous sommes d’accord sur l’essentiel, oui il faut que quelqu’un commence à résister, comme disait Maurice Clavel en 1975 dans " Dieu est Dieu , nom de Dieu" où il citait ce passage sur la guerre de 1914 " En avant cria un simple soldat et il fait reculer l’ennemi . Clavel, lui, pensait à l’effondrement de la foi, réduite au social.
      Maintenant pour revenir à Weygand, cette querelle un peu picrocholine , je l’avoue, j’ajouterai
      que ne suis en rien partisan de Weygand, ni d’un régime, mais j e voulais simplement dire qu’il ne faut pas lui imputer une responsabilité de la débâcle, qui est antérieure à son champ d’action. Après la défaite chacun était libre évidement de se situer dans la résistance, mais il y a un tempo pour tout, et les responsabilités du régime républicain sont écrasantes dans la défaite ,et ceci est occulté. . .
      Par ailleurs pour résister il ya différentes demeures et la plus efficace à l’intérieur ou à l’extérieur, n’est pas la même, simple réalisme, cela peut encore se discuter. Sinon, à ce compte là vous en bannissez de Lattre, qui n’a rejoint qu’en 1942
      Dire que Weygand s’est trompé d’époque est, il me semble, un peu facile, je vous conseille de lire « la montée aux extrêmes » dans « achever Clausewitz de René Girard, qui montre que l’époque de l’affrontement idéologique, comme vous dites, remonte aussi à nous, c’est-à-dire, commence à Iéna ….Evidement il y a eu depuis monté en puissance de divers cotés….

      Bien à vous …

      .

    • A Réginald de Coucy

      Désolé d’insister mais vous déformez complètement mon propos et mon intention. Je suis en train de tenter d’expliquer qu’on est dans un effondrement de civilisation : le sabordage est DEJA accompli. Cela a pris en gros 40 ans. Il est illusoire de s’imaginer qu’on pourra faire une bataille d’arrêt en 2012 alors que le libertarisme est en train de gagner la bataille de l’opinion et fait céder l’un après l’autre les ténors de la droite parlementaire. Dès lors, la question qui se pose est la suivante : est-ce que le petit reste des catholiques français se replie dans un communautarisme identitaire de bon aloi (et je pense que la candidature Boutin a sinon pour objet du moins pour effet d’entretenir cette tendance qui est pour moi une impasse) ou est-ce qu’il faut une mobilisation de toute l’Eglise catholique en France sur le couple, le mariage, la famille qui alors, ne peut certainement PAS ETRE PARTISANE mais doit au contraire s’ouvrir aux hommes et aux femmes de bonne volonté d’où qu’ils soient ?

      Je ne me place vraiment pas dans la polémique partisane mais clairement dans l’option n°2 qui est MISSIONNAIRE...Nous sommes pour l’instant défaits par des forces, notamment médiatiques, supérieures. Mais le combat de civilisation n’est pas seulement national. Il est européen et même mondialisé. A la dimension de l’Eglise universelle. Nous ne manquons pas de ressources. A nous de les mobiliser : pourquoi d’ailleurs le Pape Benoît XVI, dont la détermination est admirable, va-t-il porter les JMJ au coeur de l’Espagne "zapatérisée" sinon pour préparer la jeunesse de ce pays et celle de l’Europe ?

    • Ah, Réginald, vous en êtes un autre... de drôle !

      Ne prenez pas vos espérances pour des réalités, vous avez déjà perdu... Quelle lucidité du monde qui vous entoure, ce monde qui n’est plus le vôtre, fort heureusement !

      Si vous tentiez de compter ceux qui ne pensent pas comme vous, vous comprendriez très vite que le qualificatif d’"ultra minoritaire" est LA réalité, VOTRE réalité... Qu’elle vous dérange c’est un fait !

      Je n’ai, fort heureusement, rien besoin de "rétorquer" (comme vous dites) mais juste d’accompagner, d’encourager et d’observer cette société d’hommes et de femmes progresser chaque jour un peu plus vers plus d’humanité. Vous vous rendez compte, cher Réginald, quelle hooooreur, cette société évolue depuis des siècles et des siècles et elle continuera à le faire bien après ma mort, votre mort... Quel espoir !!

      Mais qui donc êtes vous, Réginald, pour insinuer qu’une "majorité silencieuse se laisserait berner par des campagnes et des insidieuses propagandes orchestrées depuis quelques décennies"... Considérez-vous les "autres", cette "majorité silencieuse", comme moins lucide, éduquée, éclairée, intelligente que vous-même ? Quelle prétention et "haute" estime de vous même !

      Décidément vous les traditionalistes vous avez toujours en bouche les termes, les modes de pensée et les raisonnements d’un autre temps, d’une autre époque... c’est fini tout ça !

      "La minorité, et très minoritaire, c’est l’homosexualité !" Quelle lucidité Réginald ! Je rajouterais juste : la majorité n’en a rien à foutre et l’accepte, fort heureusement ! Si l’orientation homosexuelle est effectivement minoritaire, en revanche le terme de "comportement déviant" vous va comme un gant.

      "Ce n’est pas la première fois dans l’Histoire qu’un groupe de pression tente de faire croire à l’universalité de sa doctrine, de sa méthode ou de ses moeurs" : vous avez raison, reportez vous à l’histoire des premiers chrétiens... dont je suis l’humble représentant !

      L’homosexualité n’a aucune prétention "à s’imposer sur la totalité de la planète", le pourcentage de personnes homosexuelles est inchangé depuis les premières études sur le sujet au 19ème sciecle... En revanche, ce qui change, et ce qui semble vous déranger, c’est que ces personnes vivent aujourd’hui comme tout un chacun , sans honte, sans avoir à se cacher... ne vous en déplaise !

      Pourtant, Réginald, ce sont les pulsions de vie, de respect et d’amour qui l’emportent, in fine... Méditez...

      Allez Réginald, voyagez un peu, ouvrez-vous au monde, aux autres cultures...voire même tout simplement aux autres, vos contemporains.

      Ne soyez pas aigri et n’essayez même pas de changer de pays : il n’en existe aucun sur cette terre dont la "majorité silencieuse" pense comme vous ; à part quelques dictatures manipulatrices de leur opinion... mais c’est votre choix. Bon voyage alors !

    • Votre assimilation des chrétiens des premiers âges à un groupe de pression serait presque comique si les fonts baptismaux du christianisme n’avaient été tant baignés du sang de ces chrétiens.

      Comme groupe de pression, il me semble que l’on fait mieux ou alors on n’a peut-être pas tout à fait la même définition de ce qu’est un groupe de pression.

      A moins, peut-être même, que vous ne compariez délibérément les communautés gay, et plus largement LGBT, à des martyrs !
      Auquel cas, vous ne manqueriez vraiment pas de souffle, parce qu’en matière de martyre on ne voit pas bien en quoi une communauté qui se distingue par un hédonisme très marqué subirait un quelconque martyre de la part de sociétés occidentales qui lui réservent une place de plus en plus médiatique et confortable.

      Vous voulez croire que je suis dérangé par le vécu homosexuel. Même si je trouve plutôt répugnant que deux types se roulent une pelle (et je n’évoque même pas le reste), je me fiche un peu de ce que chacun peut avoir comme fantaisies sexuelles dans sa vie privée dans la mesure où il ne cherche en rien à l’imposer aux autres.

      Et c’est peut-être là que le bât blesse puisque, en dépit de vos dénégations, on constate un prosélytisme qui a largement dépassé le stade diffus.

      Il y a en effet longtemps que les rencontres furtives dans des vespasiennes, qui ont d’ailleurs entre-temps disparu, ont fait place à des revendications tonitruantes et visibles dont la gay-pride est une sorte d’apothéose et de défilé de la Victoire célébré à date fixe.

      Si c’est ça que vous appelez "progresser vers plus d’humanité" ! Il semble au contraire qu’on assiste plutôt à une régression vers des pulsions primales érigées (sans jeu de mot) en modèle unique de conduite de vie. Des choix de comportements sexuels particuliers qui font l’objet d’une pression vers le législateur pour que celui-ci les reconnaisse et les impose désormais comme normes sociales.

      En matière de "respect et d’amour" on peut donc s’interroger, même si on veut bien croire que l’ensemble des homosexuels présente quelques disparités ; il suffit d’avoir les yeux et oreilles ouverts, d’entendre ce qui se dit, de lire ce qui s’écrit (écrits et dires communautaristes). Ou alors, une fois encore, on n’a pas tout à fait les mêmes définitions de ce que sont le respect et l’amour.

      Il est même assuré que nous n’ayons pas les mêmes définitions vous et moi. C’est clair. Puisque en faisant semblant de vous demander qui je suis, vous m’attribuez dans la foulée une palanquée de qualificatifs et de traits de caractères qui ne correspondent à rien, le plus amusant étant celui de "traditionaliste" ! Ce en quoi vous vous fourrez très profondément le majeur dans l’orbite oculaire.

      En matière de ces voyages et rencontres, auxquels vous m’invitez, j’ai fait à peu près ce qu’il faut.

      Ce qui m’a permis de constater, au passage, que cette agitation du microcosme LGBT autour d’une prétention bruyante à un "droit" au mariage entre personnes de même sexe n’est qu’une revendication étrange et dérisoire aux regards d’une multitude humaine, totalement absurde pour beaucoup de cultures ; y compris pour nombre d’homosexuels qui récusent le "mariage" gay et l’adoption !!!

      Multitude dont les besoins et les interrogations sont aux antipodes de cet enfermement narcissique d’une petite caste de privilégiés de la civilisation technologique, enfermés dans leur monde clos, confinés dans leur confort égoïste, et qui prétendent réduire la vie à leurs pratiques sexuelles centrées sur une préférence pour un sexe miroir, pour leur double gonadique, dans un refus résolu de s’ouvrir à la procréation, à la différence et à la complémentarité.

  • Tout cela est consternant : Villepin, Juppé, Borloo, etc. à l’affut des prises de position "dans le vent". Aucune conviction sérieuse ! Il faut dire que tous ces gens ont connu deux ou trois mariages. Mais le pire est qu’aucun d’entre eux n’exprime même la moindre interropgation vis à vis du ressenti par les enfants qui vivent des situations anormales. Et pourtant, ils en ont tous plein la bouche des prétendus droits de Pierre, Paul Jacques, de préférence marginaux d’une façon ou d’une autre. Mais les enfants, comme ils ne votent pas, on se moque bien de ce qu’ils peuvent penser et souffrir. Lamentable.

    • Tout ce tapage pour en arriver là.Un homme avec un homme, une femme avec une femme. Cela mêne à quoi..à la mort du monde.La plus grande merveille qui puisse exister c’est l’union d’un homme et d’une femme 1+1 = 3 la plus grande merveille du monde= la vie De l’autre coté 1+1=O. A quoi bon se marier cela ne sert a rien sinon à braver la nature que l’on ne pourra jamais supplanter. Je ne m’attarde pas sur les vie des homos, c’est leur problème mais de grâce qu’ils n’essaient pas d’imiter ce qui est inimitable.Quand aux hommes d’état qui admettent le mariage homo, je pense qu’ils sont assez intelligents pour reconnaître au fond d’eux même le ridicule de la situation alors que le pacs existe. Mais ces hommes d’Etat pensent aux élections c’est tout. Pour moi c’est un manque de courage.Le mariage entre un homme et une femme respectueux de la création ne sera JAMAIS sabordé.

  • Ce qui est compliqué, dans ce genre de réflexion, c’est la difficulté - c’est l’art même de la politique - qui consiste à accompagner l’évolution d’une société et, en même temps, de la guider vers le meilleur.
    Opter seulement pour le second volet, c’est se condamner, à terme, à être écarté de la vie démocratique puisque l’homme, par nature, est fragile face au "mal" : il écoutera donc plus volontiers le discours "facile". Comment, alors, rester dans le jeu ( puisque nous sommes dans un système électif) au risque de perdre son âme ?

    Jean-paul II invitait à s’engager dans la politique. Il faut admettre que le défi est difficile. Sauf à considérer que l’on peut faire de la politique hors des partis en tentant de peser par sa vie et par les contacts autour de soi en professant ses convictions dans une recherche du bien commun pour le monde inspirée de l’Evangile.
    Pour le reste, pointer les incohérences de "l’autre" ne permet en rien de faire gagner ses idées. Nous en avons tous ! Cherchons avant tout de vivre au plus près du message de l’Evangile.

  • "Faiblesse anthropologique"..."suivre l’évolution des moeurs"... C’est la politique du chien crevé au fil de l’eau, la même que celle des princes qui nous gouvernaient en 1974 et qui n’ont pas tardé, aussitôt élus, à céder devant le lobbye de l’avortement. Nous sommes loin ici des vertus propres aux chefs : prudence et force (morale s’entend). Force de l’exemple aussi.Tout cela est pitoyable !

  • Tugdual Derville pose une vraie question.
    Quand l’état nie la première vocation du mariage qui est d’institutionnaliser la famille en créant un environnement plus sûr et plus stable pour le développement de l’enfant, il convient de réfléchir à des alternatives "de résistance".

    Il faudrait y refléchir sur le plan juridique mais que se passerait-il si 2 millions de couples attachés à une conception du Mariage forte au service d’une famille forte allaient en mairie demander le divorce...
    Ce serait certainement un coup médiatique sans précédent, peut être apte à faire réfléchir les politiques qui ont basculé dans le suivisme au dépens de la plus élémentaire de leur mission : la défense du bien commun .

  • dans les années 70 lorsque je demandais à des concubins pourquoi ils ne se mariaient pas , ils répondaient :parce que cela est mon problème ,ma vie cela ne regarde pas la société ; maintenant les homosexuels affirment ne pas pouvoir vivre sans cette reconnaissance ; qui sont les plus libres, à la personnalité la plus affirmée ?le mariage religieux est étranger à cela

  • cette évolution est malheureusement logique et s’explique par deux points très simples. la première condition pour faire de la politique à haut niveau ( ministre député) est d’accéder au pouvoir par de nombreuses élections. Ceci exige mécaniquement un surinvestissement de temps de travail. Personne n’y arrive en travaillant ne serait ce que 10 heures par jour et sans les we. C’est juste impossible . D’ou une explosion logique de la vie privée et du lien conjugal.
    la seconde condition est que depuis presque 300 ans, le guide philosophique du politique n’est plus le bien commun mais le confort et le progrès. Le bien commun a des racines de réflexions d’absolu et demande à réfléchir au bien. Le confort et le progrès sont très relatifs et accomodent à peu près tout. Ce peut en effet être présenté comme un progrès et un confort pour les intéressés d’autoriser le mariage homosexuel et même l’adoption des enfants ( qui sinon seraient inconfortablement orphelins).
    Avec ces deux mécanismes, il y a une sélection quasi inéluctable de personnes politiques qui vont casser leurs couples, et en plus qui , pour garder leur poste si chèrement acquis, vont parler progrès et confort.

    Quoi faire ?

    D’abord vivre nous mêmes en paix et joie notre couple . Le bien s’explique sans doute mais il se rayonne plus surement.
    Ensuite redémontrer que le bien n’est pas moralement une forêt d’interdits mais plutôt un chemin de paix , joie et bonheur pour les personnes, dans nos vies et dans nos écrits. M Yumus pour n’en citer qu’un rayonne de tout ceci et a réussi à proposer un autre système...

    Alors cela redeviendra une option possible en politique, dans le concret de nos petites vies quotidiennes . Tout en restant un combat quasi éternel car la conception du monde et de l’homme sont toujours des problématiques à débattre....

    • Je pense qu’il faut d’abord remettre à plat tous les avantages qui sont liés au mariage : acquisition d’un titre de séjour et de la nationalité française, couverture sociale, pension de réversion, héritage.
      Si on s’aime vraiment on ne se marie pas pour cela....
      Mais les maires le constatent chaque jour :
      Ils célèbrent des mariages blancs ou gris où la vie commune n’existe pas. D’autres mariages durent moins de 5 ans.
      Les centre ville où se trouvent souvent la mairie sont pavoisés de drapeaux algériens ou turcs tous les samedi...avec la musique assortie.
      On peut être mal à l’aise sans être un extremiste...
      Avec le mariage homosexuel on aura une gay pride en plus..
      et l’afflux d’ayants droits de toutes provenances..
      Une solution raisonnable serait de réserver tous ces avantages aux couples seulement après une vie effective commune de 20 ans ou au moins la naissance d’enfants.
      En tout cas refuser à ceux qui ont obtenu la nationalité française par mariage+divorce d’un française, le droit de faire venir une nouvelle épouse de leur pays d’origine. ( mariage=filière d’immigration légale)
      La municipalité socialiste de Saint Etienne a supprimé les mariages le samedi après midi.Pourquoi ?
      Peut-être la solution serait de construire une salle des mariages dans la zone industrielle où les places de parking sont abondantes si on tient à vider encore plus le mariage de son sens naturel.

  • Je vous remercie, 12 ans plus tard, de me donner raison quant à ce que je prédisais.
    Je me souviens de madame Boutin affirmant que le Pacs ne concernerait que 30 000 personnes tout au plus. Les faits sont là : plus d’un million de personnes sont pacsées...
    Je précise donc que je suis toujours opposé au mariage des gays... car je suis favorable au seul mariage religieux : que des gays catoliques le revendiquent me semble hérétique... mais c’est le problème des catholiques.
    Jan-Paul Pouliquen

    • Au risque de chagriner quelques-uns, puisque nous sommes sur France-Catholique, media religieux, je dirai que la question du mariage religieux est très secondaire pour ce qui concerne le phénomène des revendications gay et LGBT.

      En effet, le mariage légal, en France, n’est pas le mariage religieux que la loi ignore complètement. C’est d’ailleurs du ressort unique des religions de définir les règles concernant leurs sacrements, rites et cérémonials. Le sacrement de mariage en fait partie à ce titre.

      Non, le débat porte bien sur le mariage civil, celui qui emporte des conséquences juridiques, de filiation et patrimoniales. Celui qui concerne très précisément la structures de la société civile et qui s’impose à tous, quelle que soit la religion ou la philosophie de chacun.

      Notre réflexion doit donc porter sur la cohérence ou l’incohérence anthropologique et sociale qu’il peut y avoir à étendre l’institution maritale à des "couples" de même sexe.

      ça suppose donc de réfléchir en préalable à la signification et au rôle du mariage en évitant de laisser polluer cette réflexion par une dimension religieuse (même si celle-ci revêt une importance forte).

      Il n’est d’ailleurs nullement besoin de recourir à des arguments théologiques ou bibliques pour arriver à la démonstration de l’incohérence d’un mariage accordé à des personnes de sexe identique.
      Sauf à vider le mariage de sa substance et à vouloir reconstruire l’ensemble des bases sur lesquelles notre société est fondée.

      Il me semble que le point essentiel est celui qui tient à la pérennisation de la société, celle-ci étant tributaire de sa propre fécondité et d’une capacité essentielle à renouveler les générations.

      Or il est totalement évident, au-delà de tout argument moral, que s’il existe des facteurs de vie, l’union à caractère homosexuel est par définition inféconde et, partant, induit un facteur d’extinction et de mort d’une société ; plus particulièrement encore dans l’hypothèse où ce type d’union acquiert force légale et est, d’une certaine manière, encouragée.

      On ne peut donc pas mettre sur un même plan un mariage entre deux personnes de sexe différent (même susceptibles d’être stériles), dont la vocation est d’unir et prolonger deux lignées, et une union entre deux individus (et pourquoi pas plus ?!) de même sexe, inféconde par nature.

      N’en déplaise aux thuriféraires forcenés de l’égalitarisme !
      Sachant, par ailleurs, que le principe égalitaire allégué est prodigieusement hypocrite, ces mêmes individus ne se souciant en rien des très réelles inégalités individuelles de conditions sociales, de revenus et de patrimoines, pour se focaliser sur un "droit" au mariage !

  • Chercher à avoir accès au mariage de la part des homosexuels est désir de reconnaissance morale et non plus simplement civile, obtenue par le PACS.
    Les politiciens sont prêts à leur accorder par calcul et des 63% de français favorables combien le sont positivement, par conviction, combien par défaut : pourquoi leur inderdirait-t-on ? Je n’ai pas encore lu d’arguments positif à ce sujet.
    L’acceptation du mariage homosexuel sera donc une marque d’indifférence de la part de la société et non de reconnaissance. L’indifférence n’étant distincte du mépris que par l’ajout de lâcheté.
    Le mariage n’a pas besoin d’être sabordé, il coule déjà par la peur grandissante d’un débat (re)fondateur.

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