Faire rayonner l’humanisme chrétien

par Ghislain Lafont, président de l’AES

mercredi 13 novembre 2019

L’Académie d’éducation et d’études sociales (AES) éclaire l’actualité à la lumière de l’enseignement social de l’Église.

La période d’après-guerre, avant la grande crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, a montré la nécessité de réflexions et de recul dans ces temps dramatiques. Edmond et Suzanne Bruwaert, un ménage franco-américain, catholique et protestant, ont fondé l’Académie d’éducation et d’études sociales en 1922 dans ce contexte troublé. Les textes proposés par l’Église dans la veine des premières encycliques du pape Léon XIII sur la doctrine sociale, les ont touchés. Les Bruwaert ont été assurément des prophètes et des visionnaires en proposant à leurs contemporains de réfléchir et de mettre en pratique les recommandations de l’Église pour aider la société à mieux vivre.

Cercle influent
Dans sa définition d’origine, cette institution composée de philosophes, universitaires, chefs d’entreprise, hauts fonctionnaires, historiens, médecins, voulait «  coordonner, unifier, encourager, guider et aider le travail social  ». Cinq sections structuraient l’organisation de l’académie autour de la morale, la famille, l’éducation, le travail et la prévoyance. Il s’agissait de «  se mettre en contact avec tous ceux dans le pays qui réfléchissent et qui agissent en vue du progrès social  ».

Au cours du temps, cette académie a travaillé sur tous les sujets de société portés par de hautes personnalités, de divers horizons, jusqu’à faire de cette institution un cercle de réflexion et de recherche reconnu et influent.
Depuis ces vingt dernières années, l’AES travaille sur un large spectre des préoccupations actuelles en les étudiant à la lumière de l’enseignement social de l’église. Les sujets traités touchent aussi bien les thèmes de la vie, de la mort, de l’économie, l’entreprise, la famille, le travail, que ceux de l’engagement, l’enracinement, etc.

Hormis les travaux académiques de réflexion et d’approfondissement, un prix récompensant un jeune auteur chrétien est également attribué chaque année : le prix Humanisme chrétien, récompensant un ouvrage novateur et formateur, accessible au plus grand nombre et répondant aux valeurs de tradition sociale et d’humanisme chrétien. En 2019 le jury du prix Humanisme chrétien composé de membres français de l’AES et suisses de l’association d’éducation et d’entraide sociale (AEES), a choisi un jeune auteur, Thomas Jauffret, pour son premier livre Dieu, l’entreprise, Google et moi. La doctrine sociale de l’église à l’ère numérique (éd. Salvator). Ce prix lui sera officiellement remis le 15 novembre prochain. Le jury a retenu l’audace de l’auteur de traiter l’enseignement social de l’église par le canal d’Internet, sans rien retrancher de la Tradition. En montrant comment les textes et la pensée de l’Église pouvaient être mis à la portée du plus grand nombre, grâce aux moyens de communication d’aujourd’hui.

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