Église et Front national

par Gérard Leclerc

lundi 7 décembre 2015

Quelques jours avant le premier tour des élections régionales, il était patent que le Front national obtiendrait un score impressionnant. Face à cette perspective qui bousculait l’équilibre du pays, on sentit comme un affolement. Il fallait dresser contre cette force en mouvement un barrage, en coalisant toutes les puissances et les autorités capables de venir en aide à des politiques impuissants. C’est ainsi qu’on vit le grand quotidien lillois La Voix du Nord s’engager, vent debout, contre le danger Marine Le Pen. Au même moment, c’était Pierre Gattaz, principal représentant du patronat, qui jetait son cri d’alarme, au nom des intérêts économiques du pays. Comme si cela était encore insuffisant, c’est l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, qui était sollicité par notre confrère La Croix afin d’ajouter le poids d’une autorité spirituelle à la mobilisation de la réprobation anti-frontiste. En dépit de quelques nuances consenties à l’égard des personnes, dont Mgr Ulrich déclare respecter les craintes, on ne pouvait que retenir sa condamnation brutale, qui peut se résumer en une unique phrase (d’ailleurs choisie par La Croix pour en faire son titre) : « On ne peut être catholique, c’est à dire universel et xénophobe. »

Eu égard à la gravité d’un tel grief, on pourrait s’interroger sur le peu de résultats effectifs de la déclaration de l’archevêque de Lille. Et l’on est aussi en droit de se demander si les 40 % d’électeurs qui ont apporté leurs suffrages au Front national dans le Nord peuvent se sentir coupables de réels sentiments xénophobes. Certes, il est de la responsabilité d’un pasteur de veiller aux normes morales et aux conseils évangéliques, dans le but d’éclairer ses fidèles. Mais lorsqu’un tel désaveu s’oppose à sa parole, il est aussi permis de reprendre le sujet, pour examiner s’il a été traité dans tous ses aspects, et de façon convaincante. N’y a-t-il pas danger, lorsque la condamnation verbale est si catégorique, que les intéressés se ferment à tout débat, estimant être incompris, voire diffamés ? De plus, le refus par principe d’ouvrir avec eux un espace de discussion, au nom d’une sorte d’interdit réservé aux infréquentables, risque de conduire à de nouvelles crispations et à des incompréhensions radicales.

Le tollé provoqué par Mgr Dominique Rey, avec l’invitation faite à Marion-Maréchal-Le Pen de venir débattre avec d’autres politiques d’avis contraire à la Sainte-Baume, un haut-lieu signifiant la singularité de l’événement, demeure significatif de la difficulté pour l’Église d’adopter une démarche spécifique. Mais il faudra bien, en fin de compte, revenir sur des dossiers si essentiels que celui de l’immigration, qui ne saurait se ramener à un simple impératif catégorique. On ne peut laisser mourir celui qui est en danger de se noyer, mais on a aussi le devoir impérieux de traiter dans ses vraies dimensions la question des migrations qui conditionne l’avenir de nos pays et le sort de la paix, alors qu’une crise internationale ébranle le bassin méditerranéen, sans que nous sachions ce qui en résultera pour l’Europe entière. 

A lire : sondage du Pèlerin

L’éditorial de notre confrère Isabelle de Gaulmyn dans La Croix sur le même sujet (mais aux conclusions différentes !).

Explosion du vote FN chez les cathos : l’effet Manif pour tous et Marion Maréchal Le Pen

http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/relativisme/isabelle-de-gaulmyn-sen-prend-a-jean-sevillia

Pour aller plus loin :

Messages

  • La prise de position partisane de Mgr Ulrich appelle plusieurs réponses :
    - d’abord, le FN est le parti dont la doctrine est la moins éloignée d’une autre doctrine, la Doctrine Sociale de l’Eglise.
    - ensuite, quand un évêque dont le rôle est d’enseigner la Foi et de donner son avis en matière de foi et de moeurs s’engage sur un terrain qui est celui des laïcs, il outrepasse ses droits d’évêque en s’engageant sur un terrain qui n’est pas celui que lui demande l’Eglise.
    - enfin, une telle initiative appelle une réponse : ne plus fréquenter ses paroisses.

    Philippe Fabre - Association de Catholiques du Val d’Oise

  • J’avais été choqué par les déclarations de Mgr Ulrich qui interdisait de fait aux catholiques de voter pour le FN en raison de la prétendue xénophobie de celui- ci : sans entreprendre un trop long débat, je lui ferai remarquer que "préférence nationale" ne signifie pas xénophobie, mais aussi qu’il me parait outrepasser sa mission pastorale en déniant l’épithète de catholique à tout électeur du FN, qu’il ferait bien d’étudier d’un peu plus près les conséquences de l’ouverture à tout va des frontières européennes aux migrants (car je suppose que c’est cela pour lui le contraire de la xénophobie),en fin qu’il convient de tenir compte du fait que la vote d’un catholique engage aussi l’avenir de beaucoup de non- catholiques.

  • Je trouve étonnante la position de Mgr Ulrich, voire inadmissible.
    Je préfèrerai qu’il ait ce genre de position vis à vis des socialistes qui ont eu des positions pour ce qui concerne la famille totalement inadmissibles .
    J’essaierai d’échanger sur ce thème avec mon Evèque, Mgr Housset

  • Je ne suis pas du Front National et je suis indifférent relativement à ce parti (comme aux autres) au fait que le FN cherche, et on l’y aide, à s’installer dans ce système politique et économique.Tandis que souvent l’Église prône ce même système qui aura miné, et continue de le faire, les valeurs chrétiennes, spécialement catholiques. Que de contrariétés !

    Mais au lendemain de ce tour des élections régionales, on sent comme un même fumet de ce qui s’était passé en 2002 le lendemain du 21 avril 2002 où le FN restait en lice pour les présidentielles. Résultat "magnifique" ! Le 5 mai 2002 Jacques Chirac fut réélu avec quelques 80% des voix ! Même de Gaulle (à part peut-être le oui au référendum de 1958) n’a jamais eu un tel score !

    Maintenant, qui se souvient des 12 années des deux présidences de J. Chirac ? Son seul ’exploit’ aura été de s’être opposé résolument à la guerre contre l’Irak. C’est là son seul acte positif. Le reste ? J’ai même entendu autour de moi des gens dire que cette élection du 5 mai 2002 étaient "une bonne marche" de la "démocratie". Quel aveuglement ! Quelle pantomime !

    Aujourd’hui (a part un ou des événements spéciaux intérieurs ou extérieurs, ou les deux, peu probable) on peut presque parier que dimanche prochain 13 décembre une "droite" de type sarkozienne, gonflée de socialistes attachés à leurs prébendes va remporter ce deuxième tour comme il se doit. Merci le FN ! Les "élus" de ce système pourront dire au FN : vous êtes notre meilleurs tremplin pourvu qu’on continue tous à toucher nos prébendes succulentes.

    Le pays va a veau-l’eau, empêtré et infirme, en plus très malade dans cette maudite nasse "européenne" avec sa monnaie unique-inique l’euro, mais ça ne fait rien ! Un bon coup de FN et nous voilà réélus. Quoi de mieux ? Le reste... C’est quoi le reste ?

    • Je crois que Dimanche Marine, Marion et Florian peuvent l’emporter...et grâce à HOLLANDE et VALLS la Gauche aura été éradiquée au NORD comme au SUD...et à l’EST si VALLS réussit son coup et force les colistiers à se désister !

      HOLLANDE et VALLS veulent assassiner la GAUCHE pour mieux combattre le FN et SARKOZY en s’alliant avec NKM, RAFFARIN, APPARU, JUPPE, BAYROU, LAGARDE... ils se moquent bien de savoir si le FN va gagner ou pas...ce qui importe c’est qu’ils se positionnent comme ayant comme seul adversaire le FN et ses alliés, en éliminant "la vielle gauche" qui les entravent.

      Leur stratégie a depuis le début été de faire monter le FN pour mieux isoler SARKOZY et créer enfin le Parti de leur reve : libéral européïste lgbtiste, atlantiste, immigrationniste et islamistophile !

      Mais ça Mgr ULRICH n’en a cure...lui aussi est européïste, immigrationniste, islamistophile...

  • Tout cela est grotesque. Si nous avions des politiques digne de ce nom, qui règlent les problèmes et anticipent l’avenir correctement, sans mensonges nous n’en serions pas là. Si nous avions des évêques un peu plus courageux, qui expliquent ce qu’est l’Islam dans son fondement : une secte et rien d’autre. Prônant le respect des ces croyants mais combattant l’idéologie comme ce fut pour le communisme... Nous n’en serions pas là entre soumission et dhiminitude. Car nos responsables politiques et confessionnels portent une bien lourde responsabilité. Une réponse lapidaire n’apporte pas un éclairage à un questionnement... Au contraire former les consciences, apporter des réponses, voilà ce qui aurait dû être fait. A chaque chrétien de puiser sa force dans le Seigneur, prier la Sainte Vierge. Quand je pense à nos frères chrétiens d’Orient qui ne cessent de nous prévenir de ce qu’est vraiment l’Islam, de leur souffrance, de leur quotidien et que nous frétillons pour des élections... j’ai un peu honte... où sont nos priorités ? Voilà la réponse au Front National mais cela n’a pas été fait !!! donc ils ont grossi leurs rangs. Bonne soirée à Tous. Emeraude.

    • Ah ! Re-voilà Emeraude qui n’a, si ma mémoire est bonne, qu’une petite heure par semaine, et encore, à accorder à ce forum. On peut être d’accord - ou pas - avec le contenu, ou une partie de son message, l’essentiel est qu’elle s’est exprimée.

      Toutefois, sans aucune volonté de brandir, comme dirait l’autre, un "carton jaune" en espérant, contre toute espérance (dont "on" "est habité") faire un carton, une phrase a interpellé ma mémoire, mes souvenirs, une rétrospective à la hâte de tout ce qui a été dit, écrit et vu sur "nos frères chrétiens d’Orient". "...quand on pense à nos frères chrétiens d’Orient qui ne cessent de nous prévenir de ce qu’est vraiment l’islam, de leur souffrance, de leur quotidien..." etc...etc...

      En ce qui me concerne - et sans intention d’avaliser ou de contredire - ce passage ému sur "nos frères chrétiens d’Orient", il serait, si ce n’est pas trop demander, tout à fait bienvenu de soumettre à l’attention des lecteurs des passages, si possible, des discours ou entretiens par lesquels ces frères "ne cessent de nous prévenir de ce qu’est vraiment l’islam...". Comme tout un chacun j’ai pu être parfois informé de leur souffrance, de leur quotidien, etc... mais, après avoir bien cherché ici et là ce qu’ils nous auraient eu de cesse "de nous prévenir de ce qu’est vraiment l’islam", c’est de deux choses l’une : ou bien que ces "préventions" n’ont pas eu lieu (sauf, peut-être, un seul et unique cas, et encore...) ou bien que ma mémoire me fait sérieusement défaut.

      Ce que, personnellement, j’ai lu de valable concernant nos "frères d’Orient", c’est qu’avant le catapultage de l’EILL, EIL, EI et Daech dans leurs patries respectives, ils vivaient, chrétiens, musulmans et autres confondus... Ils vivaient... Et aussi, un souvenir, ces 21 coptes, chrétiens d’Egypte tombés en Libye où ils avaient trouvé un boulot, ces 21 chrétiens d’Egypte dont la tête est tombée sous le couteau égorgeur des mercenaires grassement payés, oui, ces 21 coptes chrétiens d’Egypte égorgés vifs en prononçant seulement deux syllabes :"Jésus !". Et d’autres, et d’autres de ces chers, n’Est-ce pas, "frères d’Orient", en Syrie, en Irak, en Afrique, et ailleurs, qui sont tombés et qui continuent de tomber au gré des intérêts des uns et des autres, de leur pouvoir, de leur cupidité, de leur rapacité, de leur... si bienveillante sollicitude...

      De "nos frères chrétiens d’Orient" je n’ai pas encore lu (sauf peut-être un seul cas) ni entendu aucune sirène, aucun "klaxon", c’est-à-dire appareil "avertisseur" de "ce qu’est vraiment l’islam". Et comme on dit fort justement que l’"expérience des autres ne sert à rien", raison de plus de plus pour nous ingénier à trouver les meilleures solutions possibles, en commençant, à chaque fois, par une petite prière. Si ce n’est pas trop demander.

      De grâce, ne pas faire dire à "nos frères chrétiens d’Orient" autre chose que ce qu’ils auront vraiment exprimé.

      Chercher l’erreur...

      MERCI.

    • Monseigneur Emil Nona, archevêque de Mosul, lors d’une interview au quotidien Avvenire le 12 août 2014 affirmait que les terroristes islamiques représentent la véritable vision de l’islam :

      « La base du terrorisme est la religion islamique elle-même »
      « La base [du terrorisme] est la religion islamique elle-même. Dans le coran il y a des versets, qui appellent à tuer les Chrétiens et tous les autres infidèles. Le terme « infidèle » dans l’islam est une terme très fort : l’infidèle dans l’islam n’a aucune dignité, aucune humanité, aucun droit. Il est permis de faire subir à un infidèle n’importe quoi : le tuer, en faire en esclave, et tout ce que l’infidèle possède, selon l’islam, appartient de droit au musulman. Ce n’est pas une idéologie nouvelle, il s’agit d’une idéologie basée sur le coran lui-même. Ces personnes représentent la vraie vision de l’islam. »

      Le Père Douglas Al Bazi, prêtre de la paroisse Mar Eillia à Erbril, participant au Meeting de Rimini le 23 août dernier, a déclaré que l’islam est égal au terrorisme.

      « SVP, si quelqu’un pense encore que l’Etat Islamique ne représente pas l’islam, qu’il sache qu’il a tort.

      L’Etat Islamique représente l’islam à cent pour cent.

      Je vous en supplie : ne parlez pas de conflit. Il s’agit d’un génocide.

      Réveillez-vous !

      Le cancer est devant votre porte. Ils vous détruiront.

      Nous, Chrétiens du Moyen Orient, sommes les seuls à avoir vu le visage du Mal : l’islam.

      Réveillons-nous. »

    • cf. : 8 décembre 18:11
      @ albe

      Bonjour, c’est seulement maintenant, 09/12/15 06:27, que je viens de finir la lecture de votre message. Ce n’est pas moi qui viendrais vous contredire sur les interventions de l’archevêque de Mossoul (Nivive) en 2014, Mgr Emil Nona (présenté tantôt comme Amel Shimoun Nona, Amel Schmoun Nona, Emil Shoumoun Nona etc... et j’en passe, selon telle ou telle source d’information. Comme, par exemple, on peut lire et écrire Mossoul, Mosul...). "Avvenire" est le quotidien catholique, pourrais-je dire le porte-parole des évêques d’Italie, qui transmettait une interview de Mgr Nona du 12/08/2014.
      Ici même, sur FC, Denis Lensel écrivait un article daté du 24/09/2014, suivi de réactions d’intervenants, dont moi-même.

      Concernant Mgr Nona, Irakien, prélat chaldéen (qui, sauf erreur, fuyant les massacres perpétrés par l’EIL, a émigré en Australie où il résiderait depuis), il ne saurait en aucun cas représenter, je cite, "nos frères chrétiens d’Orient", ni quelques-uns d’entre eux ni leur grande majorité. Il n’est pas non plus, à ma connaissance, un expert en Islamologie, pas plus qu’un spécialiste de l’Islam ni un spécialiste du Coran, cela juste pour se référer à ce qu’il aurait avancé sur les versets de ce livre etc... Ce qu’a représenté à mes yeux cet archevêque chaldéen c’était un homme, témoin de massacres de la population de Ninive parmi ses propres fidèles, épouvanté (on le serait à moins) de l’ampleur de la férocité de l’EIL, etc...

      A ne pas négliger non plus la manière dont sont souvent diffusés tels ou tels discours, les sources, l’époque, etc... et concernant Mgr.Nona, son "avertissement", sa "mise au point", sa "déclaration", etc... Il n’y a pas que Mgr Nona qui aura donné sa vision des massacres perpétrés par l’EIIL alors, ni celle de l’islam etc... Il me semble que tout ce qui se dit ici et là, la façon dont c’est rapporté, les termes employés, tout doit être reçu avec prudence. Pourquoi ne pas retenir, dans le même contexte, les mots de Mgr Sako, de Mgr Casmoussa, eux aussi Irakiens et responsables ?

      En aucun cas je ne me permettrais de juger Mgr Nona, j’insiste seulement sur le fait qu’il n’est pas sensé représenter "nos frères chrétiens d’Orient", mais étant l’un d’eux. Et comment occulter, dans ce contexte, plusieurs aspects : politique, économique, social, régional
      et mondial ? On ne saurait réduire l’énormité de l’effrayante réalité que subit la région et au-delà au seul paramètre religieux.

      C’est la raison pour laquelle je ne retire rien du contenu de mon précédent message. L’appréhension, plus exactement la peur est un sentiment humain, avoir peur n’est pas de la couardise, mais essayer de surmonter la peur parce qu’elle est paralysante, ne pas se laisser annihiler par elle, voilà notre responsabilité. Comment surmonter la peur ? A chacun son appréciation...

      MERCI.

    • P.S. à mon précédent message de ce jour

      Oups ! Dans ma réponse, j’ai oublié de me référer au père Douglas Al Bazi cité plus haut. Il m’en souvient que ce prêtre avait été enlevé pendant quelques jours (était-ce après la première guerre des USA en Irak ?... du temps de Bush senior ). Son supérieur hiérarchique avait donné de ses nouvelles en disant, après sa libération, qu’il avait été éprouvé et qu’il s’en était sorti avec quelques traces sur le plan psychologique. On ne peut que comprendre.

      Le père Douglas Al Bazi a tenu, sauf erreur, le même discours que Mgr Nona, et à en croire certaines infos de l’époque, c’était presque du "mot à mot"...en tous cas les propos tels que transmis...

      Il me semble qu’en ces temps tourmentés - et en tous temps - il serait de première importance d’être, autant que faire se peut, bien documenté sur les sources d’informations. "L’enfer est pavé de bonnes intentions" selon le dicton. Quoiqu’il en soit, on ne saurait tout accueillir comme étant "parole d’évangile", c’est-à-dire digne d’intérêt, pour le moins. Pas plus le père al Bazi que son confrère Mgr Nona ne sauraient, à eux deux seuls, parler au nom ni et représenter "nos frères chrétiens d’Orient". Deux ministres du culte ne sont pas "le peuple chrétien d’Irak". Avec, bien sûr, le respect qui leur est dû comme à tout un chacun.

      Pas plus les paroles lénifiantes que les paroles, comment dire, inquiétantes ou terrifiantes ne sauraient être de bon conseil. Une fois de plus, tout ces drames ne sauraient avoir pour unique responsable l’EI ou l’islam dont il se réclame. "Le père du mensonge", il serait parfois bon de s’en souvenir, et "il est légion". Je n’invente rien...

      MERCI ;

  • Le discours de l’archevêque de Lille sur le FN frappe par son archaïsme et son caractère inopérant. L’archevêque parle du FN comme on en parlait dans les années 90...

    D’ailleurs, est-il plus immoral aujourd’hui de voter pour un FN taxé de "xénophobie" que pour un PS libertaire (comme probablement une majorité des curés du diocèse de Lille et d’un certain nombre d’autres...) qui légalise la recherche sur l’embryon, le mariage pour tous, et qui diffuse l’idéologie du gender à l’école publique sans rien entreprendre de sérieux pour réduire le taux d’IVG ? L’archevêque de Lille a-t-il jamais mis en garde contre tous ces maux socialistes ne serait-ce que dans son presbytérium où, comme ailleurs, on doit bien voter PS ?

    Cela me fait un peu penser à un évêque luthérien de République démocratique allemande entretenant les meilleurs contacts avec le régime communiste qui continuerait de mettre en garde ses ouailles contre les désordres causés par les manifestants à l’automne 1989 sans comprendre qu’un monde ancien est en train de passer et que le peuple va faire sauter le mur de Berlin et les appareils...

    J’ai l’impression que l’établissement catholique n’a pas plus réalisé que la nomenklatura politique le retournement auquel nous assistons : aujourd’hui, le "barrage républicain", ou plutôt la "barricade républicaine" avec le drapeau tricolore dessus, pour beaucoup de gens, ça consiste à voter CONTRE les partis de gouvernement qui ont failli à leur mission : celles d’assurer un minimum vital de consistance aux moeurs de la cité, un minimum vital de contenu éthique à nos lois, un minimum vital de sécurité dans nos banlieues, un minimum vital de sécurité économique et sociale, un minimum vital d’espoir de justice et de promotion sociale, un minimum vital de souveraineté nationale dans une France qui est en train de se dissoudre sous l’action délétère de la gouvernance européenne et de la mondialisation.

    Ce qui frappe depuis dimanche soir, c’est que les Sarkozy, les Juppé, les Cambadélis, les Bayrou, les Raffarin etc...n’ont rien à dire de signifiant : car il leur faudrait reconnaître qu’ils sont dépossédés des principales thématiques républicaines qu’instrumentalisent aujourd’hui les leaders du FN avec un talent indéniable. De ce point de vue, le duel Marion Le Pen - Estrosi est emblématique d’un choc de culture doublé d’un choc de génération. Estrosi a beau rester en lice en région PACA sans concurrent socialiste, c’est une "ambulance", comme aurait dit Françoise Giroud, qui va concourir au 2d tour contre la fringante Marion.

    Comprenez-moi bien. Je ne me réjouis pas de ce qui se passe car je continue de penser que le FN apporte de mauvaises réponses à des questions pertinentes. J’aurais préféré autre chose. Mais le séisme FN semble pour l’instant être la seule façon de mettre à bas un régime des partis vermoulu afin de pouvoir reconstruire autre chose sur d’autres bases. La vague bleu marine a pris trop d’ampleur pour qu’on puisse la contenir. Et le première indice de la recomposition réside dans le refus des Républicains de jouer le jeu pervers du retrait ou de la fusion avec le PS qui aurait bien tenté le centre.

    Une recomposition du spectre politique est en train d’apparaître : d’un côté, ceux qui préfèrent avec la gauche persévérer dans le marasme libéralo-libertaire ; de l’autre, ceux qui sont partisans d’une reconquête de la république sur des thématiques de bien commun national et qui sont en train de devenir une majorité en puissance même s’ils sont pour l’instant divisés entre droite classique et droite FN. Et je me range évidemment de ce côté qui est celui de la refondation républicaine et nationale. Cette recomposition ne laissera personne indemne, pas même le Front national qui doit muter de parti rebelle en parti de gouvernement. Ces élections vont y contribuer. Dans l’ombre s’opère aussi la mise au rencart du vieux Le Pen.

    Mais on reste encore dans l’ambivalence notamment chez les catholiques où les conservatismes bourgeois sont tenaces. On le voit bien à Bordeaux où les "bourges cathos" des quartiers calmes et prospères continuent de prêter leur voix à Juppé, alors que la posture de ce dernier est clairement "libéralo-libertaire PS-compatible" doublée d’un anti-christianisme subliminal mais déterminé. Juppé veut clairement une France libertaire post- et a-chrétienne multiculturelle et écologique et il ne peut se faire élire en 2017 qu’avec une partie des voix de gauche contre celles de la droite populaire. Il attend le bon moment pour mener la contre-offensive face au FN en espérant rallier les débris socialistes rescapés du quinquennat Hollande tout en brandissant la menace FN comme autrefois on brandissait celle du PC. C’est donc l’un des principaux obstacles à la recomposition car il joue le "revamping" du système Chirac qui a déjà tellement plombé la France.

    En tout état de cause, un nombre croissant de Français, qui sont loin d’être tous des électeurs du FN, n’ attendent plus rien du régime des partis actuels qui est tout aussi condamné que l’était celui qui s’est écroulé au moment de la guerre d’Algérie. Ils pourraient bien ne rien faire en 2017 pour le retenir dans sa chute. L’élection de Chirac en 2002 avec les voix de la gauche a laissé un souvenir trop cuisant ou trop amer...

    On entre dans une zone de turbulences. Il faudrait tout de même que nos évêques s’intéressent de plus près à la chose politique sous peine de faire de la mauvaise figuration en se retrouvant en retard d’un cycle...On a besoin d’eux pour éclairer un peu plus efficacement les consciences.

  • ...sur leur propre responsabilité...eux qui sont en connivence avec les représentants des islamistes Frères Musulmans, particulièrement à Lille où sévit Amar LASFAR Président des Frères Musulmans en France, dont les représentants de l’épiscopat ne rate pas un seul Congrès ou mettent en valeur Tareq OUBROU ce Frère Musulman proche de Juppé et de Cazeneuve !

    Alors que ces éminences s’occupent d’évangéliser les musulmans et de de créer les conditions d’accueil de tous les musulmanes prêtes à se convertir ! Qu’ils ouvrent leurs yeux et leurs oreilles ! Cela leur permettra d’entendre Amar LASFAR faire l’éloge des Frères Musulmans, demander d’être généreux pour les islamistes syriens...et leurs frères chrétiens d’Orient les conjurer de se réveiller ! Au fait à Calais, le FN a fait 50%...parce qu’ils sont xénophobes ? Non, parce qu’ils sont envahis...et le Secours Catholique encourage l’invasion ! Continuez comme ça !

  • Sans aucunement entrer dans un quelconque débat politique - lequel, par ailleurs, pourrait s’avérer intéressant et utile -, ce billet de Gérard Leclerc, non dénué d’intérêt, me fait réagir "à chaud", pour ainsi dire.
    Ce message couvrira uniquement, je ne sais comment expliquer,
    disons l’aspect journalistique de la présentation d’un article ou autre.

    Me référant à mon message du 03 décembre 02:06 sous le titre "Pleurez avec ceux qui...." donnant mon point de vue sur la manière dont les media choisissent le "chapeau" de leurs articles, j’en viens à l’entretien accordé par Mgr Ulrich au journal cité. Gros titre : "On ne peut être catholique, c’est-à-dire universel, et xénophobe", puis sous-titre : "ENTRETIEN à la suite des récentes prises de position de "La Voix du Nord" contre le Front National, l’archevêque de Lille met en garde..." et enfin les questions/réponses.

    Il m’a semblé avoir lu ceci ou à peu près : "...je reprends à mon compte le discours du 8 novembre 2015 de Lourdes de Mgr Pontier...qui disait qu’on ne peut pas être catholique, c’est-à-dire universel, et xénophobe....". "Je reprends à mon compte le discours de...". Cela rappelé sous toutes réserves.

    C’était juste et s’il m’était permis pour attirer l’attention sur ce que j’oserais appeler "l’effet domino à rebours" ou : un quotidien se réfère à un archevêque qui se réfère à son confrère Président de la Conférence des évêques de France qui a dit....". En conclusion : quelque chose qui ressemblerait à tout le monde dit la même chose sans dire exactement la même chose tout en disant la même chose.

    La fin de cet entretien m’a donné l’impression, juste l’impression, que Mgr Ulrich avait hâte de le terminer. C’est peut-être subjectif... Mais, et que le ciel me pardonne car, de mon côté, j’ai éprouvé comme une (légitime) satisfaction de terminer ma lecture.

    MERCI.

  • Je voudrais donner un exemple de cette recomposition que le séisme FN peut provoquer.

    Plus personne aujourd’hui n’ose aborder le sujet de l’IVG : ni les républicains, ni les socialistes,...ni l’archevêque de Lille et ses confrères.

    Marion Le Pen, elle, l’aborde, même si c’est en des termes contestables. Elle est d’ailleurs loin de faire l’unanimité au FN qui est aussi un parti atteint par le libertarisme, comme le montre les déclarations contraires de Me Collard.

    Certes, on peut la suivre lorsqu’elle préconise de revoir le système de financement du Planning Familial qui est un organisme libertaire de promotion de l’IVG comme moyen de substitution à la contraception déficiente. Il faut purement et simplement arrêter de soutenir cette idéologie.

    Mais là n’est pas l’essentiel. Cela n’a aucun sens de préconiser la "suppression de l’IVG" comme le fait Mlle Le Pen. Repénaliser l’IVG ? Autant rouvrir une guerre civile sur le sujet, dans laquelle les médias vont se déchaîner alors que l’établissement politique a déjà "panthéonisé" Simone Veil de son vivant.

    Je suis pour ma part partisan de toucher le moins possible à la loi mais de rendre le recours à l’IVG de plus en plus sans objet par une politique éducative et de conseil notamment en direction des jeunes, chevillée directement dans l’éducation nationale, et une politique de communication déployée en direction de toutes les catégories de femmes touchées par l’IVG : non seulement l’IVG tue, mais en plus l’IVG démolit celle qui y a recours. L’IVG, procédé anti-écologique, ruine de l’écologie humaine.

    Ce ne sera pas facile car il faudra affronter le parti libertaire dans l’éducation nationale et dans les médias où il est fortement incrusté.

    Et je souhaite que la recomposition politique se fasse autour de cette question : qui veut continuer d’étouffer les consciences sur ce sujet et qui souhaite qu’on s’adresse enfin à elles tout en respectant la liberté de chaque femme et de chaque couple ?

    Ce que nous faisons pour la transition énergétique, nous pouvons aussi le faire pour la "transition bioéthique". Personne ne proteste qu’on informe et mobilise l’attention des gens sur la question du réchauffement climatique. La bioéthique mérite au moins autant d’attention car l’IVG a pourri la vie de nombreuses femmes.

    Bref, il ne s’agit pas de provoquer un réveil répressif, mais un réveil éthique.

    Entre le discours de Mgr Ulrich et celui de Mlle Le Pen, je suis obligé de constater que sur l’IVG, Mlle Le Pen est plus courageuse et plus actuelle que Mgr Ulrich qui parle du FN comme M. Delanoë ce matin sur France Inter...

    • Marion Marechal Le Pen n’a pas proposé la suppression de l’IVG, mais la suppression des subventions au Planning Familiale parce que cette association était politisée et partisane.

    • C’est avec attention que j’ai lu les 9 messages précédents qui semblent, à quelques différences près, se rejoindre quant aux réponses de Mgr Ulrich données à la journaliste du quotidien La Croix.

      Un fait m’a toujours, comment dire, épaté concernant ce qui a pu être dit ou écrit à propos de tel ou tel représentant de partis politiques, c’est leur sourire, parfois leur rire qui donne à penser que les coups de leurs adversaires ne les touchent pas vraiment beaucoup, voire pas du tout. Cela peut se comprendre dans la mesure où on les sait "formatés" (ou d’origine) pour opposer des épaules solides aux attaques les plus virulentes. Que de fois a-t-on vu les uns et les autres afficher une désinvolture apparemment naturelle après avoir pourtant écopé d’une copieuse "douche" administrée par des adversaires. Quand ce n’est pas lorsque certains d’entre eux ont été surpris à faire tchin-tchin avec leurs "arroseurs" dans un restaurant parisien renommé dont ils comptent parmi la fidèle clientèle. Tout personnage politique peut aussi montrer une mine compassée devant une catastrophe, un regard courroucé accompagné d’un verbe haut et fort etc.... Adolescent, on m’avait assuré que des prêtres prêcheurs avant leur prêche s’exerçaient à l’élocution et à l’expression devant un grand miroir (on appelait cela des "sermons"). Si tel pourrait être le cas, bon nombre de personnages politiques n’auraient rien à envier quiconque.

      Oups, m’éloignant quelque peu du sujet je reviens aux attaques contre tel ou tel parti politique : on oublie souvent, pour ne pas dire toujours, qu’à travers eux ce sont des citoyens qui se voient brimés, parfois comme insultés, alors qu’ils pensent être libres d’appartenir à tel ou tel formation, libre de voter pour ceux-ci ou ceux-là etc...Il me semble que ce fait est à prendre en considération, les électeurs quels qu’ils soient ayant comme tout un chacun droit au respect, ne serait-ce qu’à leur titre de simple citoyens, ou êtres humains. Et ne pas oublier que, peut-être, à force de se voir considérés comme quantité négligeable ils ne se "radicalisent" (mot à la mode) encore plus. Au-delà de tout aspect "charitable", il n’est pas bon d’humilier quelqu’un.

      C’est sur ce dernier paragraphe que je me proposais d’attirer l’attention. Qu’on veuille excuser les précédentes longueurs.

      MERCI.

    • Oui, on voit l’idée, mais le sujet est plus complexe. Il faut entièrement repenser l’aide aux femmes en détresse d’IVG et l’affectation des crédits publics à cette politique.

      Je crois me souvenir que Mme Boutin en son temps avait fait une proposition de loi très complète et très intéressante qui évidemment été enterrée par l’UMPS.

    • Merci Michel Jeaubelaoux de rétablir la vérité sur ce sujet. Il s’agit de supprimer les subvention au planning familial, non son existence Rappelons que le Planning familial avec mon argent a recouvert nos murs à Paris d’une propagande digne d’Orwell pour l’avortement t à tout va ,détruisant les ressources secrétés de nos âmes. rappelons l’ignoble e trafic qu’il pratique aux USA sur les foetus, trafic non démenti par notre planning familial . Marion, Maréchal a mille fois raison , et il fallait voir à la télé Sarko tout feu tout flamme pour le défendre, se faire reprendre par le présentateur du journal télé de la 2 qui lui faisait remarquer qu’il ne s’agissait que de supprimer une subvention.
      Faut-il que nos mentalités soient corrompues , minées de l’intérieur pour que droite Sarko ou Etrosi alliés à la gauche se comportent en Ayatollah de la propagande de l’avortement à tout va et de la culture mortifère qui va avec. .
      Que font -ils du fiat de Marie, qui a sauvé l’humanité et que chaque femme répète en secret ou non dans son cœur dans l’accueil d’une vie qui vient. ( Nous sommes loin de tout jugement pharisien sur les femmes en détresse, nous jugeons ceux qui les enfoncent, non les personnes)
      Prions ,oui prions pour que dimanche prochain en Provence la terre des santons de Noël , la vie l’emporte sur la culture de mort et que nous arrivions à convaincre de ce choix tous les Provençaux croyants ou non, qui ont cœur à faire revivre leurs traditions de Noël , qui nous font vivre. Et demandons à Mgr Ulrich de s’associer à nos prières ..

    • cf. : 8/12 18:52

      Si je réagis à ce message - avec du retard, il est vrai - c’est que j’ai pensé utile de m’y arrêter un instant. Ce que contiennent les lignes ci-dessus ne sont pas une vue de l’esprit, mais une réalité qu’il nous faudra, un jour ou l’autre, regarder dans les yeux et reconnaitre.

      Il serait malvenu de ma part de me substituer à ce message mais seulement dire que j’y adhère. Parfois, souvent même, la vérité peut faire mal. Serait-ce une raison pour l’occulter ?

      J’espère que Mgr Ulrich se sera associé à nos prières, selon le vœu en conclusion de ce billet à mes yeux - qu’il me soit permis de ne pas mâcher mes mots - : courageux.

      MERCI.

    • Merci Gemayel de soutenir notre prière. J’ai écrit personnellement à Mgr Ulrich sur le site du diocèse de Lille pour le supplier de prier pour celle et ceux qui défendent la vie dans cette terre provençale. D’autres peuvent le faire en toute sérénité et tenter aussi de découvrir le merveilleux sourire de la Vierge à son nouveau né , dans le retable d’Issenheim, sourire qui transperce les voiles annonçant la passion, un des plus beaux que j’ai vus, de tendresse et jubilation. . Il n’est pas nécessaire d’attendre une réponse pour lancer une supplication sincère à nos évêques, car elle touchera forcement un cœur.

    • OUI Henri, notre Eglise universelle, doit rester fidèle aux commandements de DIEU : "tu ne tueras point"
      220.000 avortements en France annuellement, avec un financement Honteux et provocateur au regard des personnes âgées qui ne peuvent se soigner. Dans cette même année, nombre de couples souhaitent adopter, et se heurtent au mur du combattant, alors qu’il serait si facile, si nous avions un "planning familial" DIGNE, de porter un regard d’Amour sur cette personne souhaitant "tuer" son enfant, afin de lui faire comprendre qu’il est tellement plus heureux de donner la VIE que de tuer. Bien entendu un accompagnement financier pour aider la future "maman" à garder son bébé, ce serait tellement merveilleux que de savoir que notre Pays "fille ainée de l’Eglise" sauve des milliers de vies innocentes et "choisies par DIEU".

  • Un sondage publié dans la Croix de ce jour confirme ce qu’on pressent en lisant ce forum : de plus en plus de catholiques votent FN, et sans aucunement avoir l’impression d’être anathèmes.

    Ceci confirme que la hiérarchie catholique que représente Mgr Ulrich est exactement comme l’établissement politique : elle perd le contact avec sa base...

    44% des catholiques voteraient encore Républicains UDI Modem. Sans doute moins pour la holding électorale Sarkozy-Juppé-Raffarin-Bayrou et autres, qui ne rime plus à grand chose, tant ces gens-là tirent à hue et à dia dans des directions différentes, que pour des hommes connus sur le terrain, comme par exemple l’excellent B. Retailleau en Pays de Loire.

    Le vote socialiste s’effondre chez les catholiques : il y a toutefois encore 8% à 15% d’entre eux à donner leurs suffrages à une formation politique 100% libertaire...Sans doute de la miséricorde...pour rester charitable. Il doit en plus y avoir une surreprésentation de curés dans cette part de l’électorat catho.

    Le Front national recueille à peu près 1/4 des voix de cathos pratiquants. Si on extorque les cathos tradis qui votaient déjà pour le FN depuis longtemps, à l’époque où le parti était nettement facho, cela signifie que le FN mord à présent aussi au-delà sur l’électorat catho "conciliaire".

    Les commentaires ci-dessus donnent à penser que les cathos supportent de moins en moins les partis de gouvernement qui trahissent allègrement leurs valeurs, mais qu’ils ne supportent pas non plus très bien les évêques qui donnent l’impression de continuer d’apporter leur soutien à ces partis tout en prétendant leur donner des leçons de morale politique. On ne peut pas critiquer efficacement Marine Le Pen en paraissant rouler pour Martine Aubry...

    Pour revenir à l’Aquitaine, je me souviens d’une réunion publique à Bordeaux où Juppé, interrogé par des cathos sur le projet de mariage homo, avait rétorqué en ne prenant aucune position claire et avec un cynisme touchant compte tenu de la position qu’il a prise peu après : "faites -vous entendre"...

    Je suis d’avis qu’un certain nombre de bourges cathos, constatant que l’immense clameur des Manifs pour tous n’a pas été entendue, sont passés au régime FN et ont rejoint l’extrême-droite et la plèbe insécurisée par la crise qui font le terreau du FN.

    Ils se sont fait entendre dimanche dernier. Et on peut s’attendre à un bis dimanche prochain...

  • Revenons peut-être au centre du sujet : l’Eglise et la politique, plutôt que l’Eglise et le Front national qui n’est qu’un aspect finalement conjoncturel.

    Tout d’abord, qui peut parler pour l’Eglise dans la cité politique ? Le pape sans doute, mais en France ? Je ne vois pas grand monde...Quelques évêques doués d’un charisme particulier : le cardinal Barbarin, le cardinal Vingt-Trois, autrefois le cardinal Lustiger...Cela reste des voix autorisées mais isolées. Aujourd’hui, il faut bien constater qu’un évêque seul dans son diocèse pèse bien peu dans la vie de la cité...

    Ne pas négliger le manque de temps et de moyens. Sur qui un évêque peut-il compter pour lui rassembler des données et des réflexions fiables ? Dans les petits diocèses, sur pas grand monde, voire seulement sur la Croix et la télé...Ce n’est pas dans la Croix et en regardant Nadine Morano à "On n’est pas couché" qu’on va au fond de la crise de la démocratie libérale...

    Il me semble qu’aujourd’hui l’épiscopat ne peut se faire entendre que dans sa collégialité. Ceci revient à poser la question de la capacité du collège à parler sinon d’une seule voix du moins en tenant des discours qui ne soient pas contradictoires...On peut dire des choses convergentes avec des sensibilités différentes.

    Cette absence d’unité est en réalité inquiétante.

    Elle signifie qu’aujourd’hui en France, en dépit de ce qu’ont enseigné les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, les évêques ne sont pas d’accord sur la façon d’appréhender la crise du politique qui est d’abord et avant tout une crise éthique de la démocratie libérale. Se sont-ils même donné le temps d’une réflexion collective à ce sujet ? J’en doute. En tout cas, on n’en voit pas les traces...

    Bref, ce qui est en jeu, c’est l’application in concreto de la doctrine politique de l’Eglise catholique. Elle fonctionne ou non, cette doctrine, Messeigneurs ?

    Les propos de Mgr Ulrich en disent long de cette carence de réflexion approfondie sur ce qu’est le phénomène FN. Quelle cohérence entre un évêque à Lille qui met le FN à l’index pour cause de xénophobie et un autre dans le Var qui invite une figure de proue du même parti à son université d’été ?

    Je pose la question : si eux, nos évêques, ne parviennent pas à s’entendre pour tenir un langage commun et fort, alors qu’ils sont censés avoir en commun l’essentiel, qui le pourra ?

    Et de quoi s’agit-il ? De donner des préconisations à la veille d’un vote comme l’a fait plus ou moins implicitement Mgr Ulrich ? Non. De prendre position pour tel ou tel parti ? Encore moins.

    On demande aux évêques de nous parler de ce qui fait que nous vivons ensemble dans une même communauté nationale et de la façon dont nous devons entretenir et développer cette amitié républicaine. Ce qui suppose d’avoir en commun des moeurs et des principes pré-politiques auxquels le plus grand nombre possible de citoyens puisse adhérer parce qu’elle est l’expression non travestie de notre commune humanité. Je dis bien : non travestie. Et si ces moeurs et ces principes font défaut, d’en rappeler la nécessité, car c’est la condition sine qua non de la justice, y compris envers nos compatriotes musulmans dont l’accès plein et entier à la citoyenneté est un enjeu crucial.

    Au point où nous en sommes, il ne suffit pas de distribuer les cartons rouges en qualifiant tel parti de xénophobe, ou d’administrer les anesthésiants en faisant tout pour ignorer que l’islam entretient avec la violence des rapports qui ne sont pas clarifiés...Il va falloir aller plus au fond des choses, plus près de ce que vivent les gens et qui les exaspèrent.

    Je vais sans doute sembler un peu "raide" mais je ne suis pas loin de penser que les évêques manquent en ce moment, dans leur registre, autant à leur mission POLITIQUE - car ils en ont une - que les partis de gouvernement.

    Si c’est pour qu’un évêque s’exprime sur les impératifs du politique face à la montée du FN comme un Jacques Chirac en 2002...

    Messeigneurs, il serait temps de donner de la crosse...vos brebis sont en train de s’égarer...Quand aux loups, vous n’avez pas l’air de voir qu’ils sont déjà installés dans la bergerie. Et je ne parle pas des loups du FN contre lesquels on ameute cette semaine la population : je parle des prédateurs libertaires, déguisés en hommes politiques respectables de droite et de gauche qui démolissent "consciencieusement" la république. Du PS et de l’ex-UMP, par exemple. Ceux que vous croisez, Messeigneurs, dans vos diocèses et qui se montrent de temps en temps à une messe quand ça peut rapporter des voix.

    • Monseigneur (comme pour donner dans la "pompe" et le style non moins "pompier"), les brebis sont désemparées, elles sont violentées, elles sont comme présentées sur un étal de marché pour être vendues au premier venu, soit, mais je ne peux me résoudre à adhérer à la catastrophe annoncée, au défaitisme. Non, les brebis ne sont pas du tout "égarées". "Donner de la crosse" ? C’est quoi ce langage ? Serait-ce, par hasard, les appeler à un "salafisme catholique" ?...

      On a le droit de, comment dire, demander des explications, il est probablement de notre devoir de demander des éclairages, mais pas des comptes ! Cela a déjà été fait sur ce forum, sous une autre forme, moins violente, mais non pour autant moins explicite. "Donner de la crosse" ? ... On adore s’entendre en tribun vociférant... C’est pas mal, mais pas du tout convaincant. Le "salafisme catholique" semble avoir eu raison de son géniteur...

      Les responsables ne se situent pas seulement aux plus hauts niveaux d’une hiérarchie de quelque nature quelle soit. Le peuple, les individus, ne sont pas des brebis égarées, manquant d’intelligence, d’esprit critique. Si on ne voit comme seuls responsables (et partant coupables, n’Est-ce pas ?) que les prêtres, prélats etc.... où sommes-nous, baptisés ?

      Pour ma part, je refuse tout discours violent, tout discours qui stigmatiserait ceci et cela, ceci ou cela, ceux-ci et ceux-là...Trêve d’héroisme à bon marché. Oui, tout chrétien à le droit, sinon le devoir, de poser des questions à ses pasteurs, le droit et le devoir de demander des explications, le droit et le devoir de les interroger, mais la crosse, pas plus que la sabre et encore moins que le cimeterre... ne sauraient être les instruments appropriés... Plus haut, un intervenant a souhaite, me semble-t-il, que Mgr Ulrich se joignent à nos prières... Voici une "arme" digne d’être retenue, oui, une "arme", de celles apparemment capable d’atteindre le but, contrairement au boomerang qui revient sur son point de départ...

      Serait-ce en m’en prenant, "vent debout" contre les représentants de la hiérarchie de mon Eglise, en la sommant de...en l’obligeant à... que je serais en droit de recevoir une quelconque réponse ?

      Attention de ne pas voler à ceux-ci et ceux-là la vedette ayant pour but une scission pure et simple entre chrétiens, entre chrétiens et leurs prêtres, entres chrétiens d’ici et de là-bas, entre chrétiens et autres, entre chrétiens contre le monde entier. Poser des questions et attendre des réponses, oui ; exprimer sa tristesse face à, oui ; se dire déçu par, oui... Sauf, et en aucun cas, se croire dispensé d’essayer, rien que d’essayer, de tenter d’avoir les bonnes réponses aux bonnes questions. Hier, on caressait dans le sens de la fibre textile la robe de Mgr untel...

      Plus que jamais les chrétiens ont le devoir de s’exprimer et de poser des questions, et plus que jamais il leur faut aussi faire preuve de fraternité, ce qui est le contraire de "panurgisme".

      Seulement et seulement alors, la balle serait de l’autre côté.

      Nous sommes tous pécheurs, à ce qu’il me semble...

      MERCI.

    • Décidément Gemayel, vous me semblez avoir une conception bien primaire du langage...et une fois de plus vous mettez à côté de la plaque. Vous avez le chic pour ne rien comprendre à ce qu’on vous dit pourtant clairement, sans méandres, sans circonvolutions interminables, sans sous-entendus obscurs compris seulement de l’auteur. A vous tout seul vous épuiseriez l’énergie de tout un forum...

      Puisqu’il faut toujours qu’on vous mette les points sur les i...Il ne s’agit pas de hockey sur glace ou de matraque...Le lecteur doué d’un peu de finesse aura bien saisi ça tout seul...

      Il s’agit pour les évêques d’exercer une AUTORITE au lieu de se dérober comme ils le font si souvent faute de s’entendre. Et la CROSSE est le symbole de cette AUTORITE. Il faut être tordu tout de même pour voir dans la crosse épiscopale un instrument contondant !

      Moi, je vois le berger qui prend la route et mène le troupeau au lieu de le laisser se disperser...

      Je ne suis pas du tout dans le registre du pouvoir, loin de moi cette conception cléricale...Je suis dans celui de l’autorité. La voix de la conscience. Pas l’oukaze...

      C’est plus clair comma ça ?

      Illustration : c’est ce que les évêques ont su faire avec talent au moment du vote de la loi Taubira. Mais las, cet engagement n’a eu qu’un temps, et la nouvelle présidence de la conférence épiscopale en est revenue à la consigne habituelle : surtout pas de vagues...

      C’est ce que je critique.

      PS. Une suggestion : je pense que vous seriez plus utile au forum si vous cherchiez moins à contrer à tout prix un intervenant et si vous vous efforciez plus de contribuer plus par vous-même. Cette façon de faire stérilise votre créativité. Lâchez-nous un peu les baskets...

    • A quelques jours de la fête de la Nativité, et aussi celle où le Père Noël fait sa tournée, pourrais-je suggérer à celui-là - et contrairement à une injonction de "lâcher les baskets" - juste suggérer de ne pas oublier de mettre ses gros, très gros sabots au pieds de l’arbre de Noêl, " ou du "figuier stérile", ou encore devant la cheminée, question de permettre à Papa Noel, d’y déposer son paquet étrennes ... Surprise... Peut-être le petit appareil électronique qui apprend à sourire, ou un livre de "politesse française" à déguster sans modération, ou encore, mais ça... un écrin entouré d’un ruban faveur contenant un petit bouquet...de violettes pur sucre.

      Quant à moi, je me dois de remercier PéPé pour son joli - et bien en avance- cadeau de Noël. Je n’en attendais pas moins d’un "chrétien-catholique-romain"...

      Avant d’oublier :une phrase-preuve qu’"on" jette le gant : "A vous tout seul vous épuiseriez l’énergie de tout un forum...".

      Face à "la crosse et le fléau" je signe, avec un immense plaisir, ce message : "salafiste catholique". C’est fait.

      MERCI.

  • L’Eglise est de plus en plus inaudible surtout celle qui est en France : qui se préoccupe des déclarations de Mgr Ulrich ? est-ce que les catholiques s’en émeuvent ? ce n’est pas sûr. Cette déclaration est tellement dans l’ordre des choses et du conformisme d’une institution qui rejoint la cohorte de toutes les institutions : patronat, syndicats mondialistes, presse, etc.!!!..De plus en plus, dans l’analyse des évènements, l’église par nombre de ses représentants montre son incapacité à voir le pays et son désespoir. Elle ne le peut, comme d’ailleurs les autres institutions car il y a longtemps qu’elle a oublié ce qu’elle était : "l’Eglise de France". Son passé semble lui peser, donc elle est comme notre peuple amnésique à en devenir folle. Cette Eglise n’est plus incarnée, elle parle comme tous les partis politiques, elle n’habite pas la France qu’elle n’aime plus mais un espace sans Histoire, indéterminé. Monsieur de Lille se veut "universel", mais en fait, il est "mondialiste", rallié non pas au christ mais à l’idéologie dominante, donc ce qu’il dit ne m’intéresse pas. De plus en plus, beaucoup de catholiques se servent de l’Evangile pour nous expliquer que le christ veut un univers de nomades, que les peuples sont interchangeables. Ils baignent dans la contradiction, adhèrent aux causes tout en condamnant par hypocrisie les conséquences de la nouvelle idéologie (l’esclavage, le déclassement, la misère,..). L’église une fois de plus se fourvoie, elle est en train non de servir l’Evangile mais d’adhérer à la classe des élites mondialisées contre les pauvres tout en ne cessant de parler des pauvres. Comment l’Eglise ex de France peut-elle nous inviter à aller voter pour des partis qui depuis quarante ans veulent notre mort ? comment peut-elle dire aux catholiques de ne pas voter FN mais de voter pour des partis qui ont tué la France. En quoi ces partis sont-ils plus respectables ? Sans ces partis , il n’y aurait pas de Front National..A moins, de penser que l’Eglise ex de France veut la mort des nations et trahit elle-aussi le pays qu’elle a fait bien plus que les "lumières". Dans notre désespoir, va-t-il falloir aussi remettre en cause le christianisme comme mortifère et devenant l’ennemi de l’Europe ?
    Quand l’Eglise d’ici redeviendra-t-elle l’Eglise de France et ainsi de la vocation universelle de notre nation et non du mondialisme ?

  • Les études sociologiques conduisent toutes à ces conclusions : plus les gens sont pauvres, plus souvent ils votent pour le Front national ; plus leur éducation scolaire et universitaire a été courte, plus souvent ils se tournent vers le Front national où l’on parle la même langue que la leur. Une religion n’en est vraiment une que si elle exige de chaque fidèle l’amour constant et inconditionnel envers les plus pauvres. Une démocratie n’en est vraiment une que si ses élites s’attachent sans cesse à relever les plus petits. Comme naguère le parti communiste, le Front national est le parti des Français qui se sentent méprisés par ceux qui, le croient-ils, regorgent de richesses, de diplômes, de sécurités et d’honneurs : une partie des ouvriers, agriculteurs, artisans, retraités, chômeurs, etc. Le nœud gordien de la fracture sociale, c’est le chômage : il appauvrit, salit, désespère, isole, ronge, écrase, déchire, révolte, insulte, effraie.

    Voilà comment il faut entendre les appels de désespoir qui se sont silencieusement mais massivement exprimés dimanche dernier.

    • Oui, à la racine du vote FN il y a évidemment une demande de justice et de sécurité. Mais il faut aller plus loin.

      Je pense qu’il y a aujourd’hui un vrai fossé CULTUREL entre :

      - les catégories qui tiennent le haut du pavé et qui contrôlent la parole publique, les cadres qui opèrent dans le tertiaire supérieur, la haute fonction publique, la grande entreprise, la finance, et bien sûr les médias...qui sont relativement indifférents à la crise de l’Europe, à la révolution libertaire des moeurs (quand ils ne l’approuvent pas) : ces gens-là estiment avoir en main les bonnes cartes pour préserver leurs acquis et leur avance culturelle et économique et profiter de la vie au maximum. C’est la "culture" que diffuse par exemple un média comme le Figaro (dont la devise pourrait être aujourd’hui "mon fric et mon pied"). Ces gens-là partent du principe que les inadaptés n’ont qu’à faire comme eux : se configurer à la nouvelle organisation économique et sociale pour en devenir les gagnants....à leur moindre niveau.

      Mais cette attitude SURE D’ELLE MEME ET DOMINATRICE est ressentie de plus en plus comme une arrogance insupportable, non seulement par les classes moyennes inférieures et ce qui reste d’un prolétariat non qualifié, qui s’en sortent de plus en plus difficilement, mais qui en plus sont atteints par le déclassement.

      - les catégories populaires privés de la sécurité de l’emploi, de la sécurité du cadre de vie (délinquance), vivant dans la promiscuité d’immigrés peu intégrés et dont la culture est abêtie par une consommation quasi exclusive de télévision.

      Ces dernières catégories ont une perte d’estime de soi, de projet d’avenir et le sentiment d’être laissées pour compte. Elles estiment que la pérennité du système actuel ne leur est plus d’aucune utilité et va encore aggraver leur situation. C’est ce que leur dit le FN et tous les experts sont d’accord pour affirmer qu’il y a à présent un vote d’adhésion à ce parti et plus seulement un vote protestataire.

      Les gens d’en bas veulent à présent une quasi révolution dans l’organisation de la société devenue libéralo-libertaire et qui est en train de les broyer. Une révolution contre les "aristocrates" qu’on voit parader dans les médias et qui tiennent les lieux de pouvoir. On sous-estime les dégâts qu’a causés le quinquennat de Sarkozy qui a instrumentalisé ces attentes (comme Chirac avec la thématique de la fracture sociale en 1995) mais qui a en fait laissé tomber les "pauvres cons casse toi".... Comme il a laissé tomber les cathos qu’il avait appâtés, avec une totale désinvolture. J’ai entendu Emmanuelle Mignon le reconnaître ouvertement au cours d’un colloque à La Salette il y a quelques années.

      Sarkozy, c’est le faux cul type, qu’on ne veut plus voir.
      Et Hollande, c’est la gauche qui a trahi la justice sociale.

      Les partis de gouvernement vont devoir payer la note de leur impéritie. Personnellement, je souhaite qu’elle soit aussi salée que possible pour que l’avertissement porte. De toute manière, il est plus que temps que le personnel politique du FN, qui représente à présent 25% des électeurs, soit présent dans des collectivités et se frotte aux réalités du pouvoir. Je pense que la diabolisation à laquelle on assiste cette semaine sera de toute manière inopérante.

    • Encore faudrait-il ne pas se bercer d’illusions à propos de "la note à payer" : elle a déjà commencé à être honorée, et pendant longtemps encore elle continuera de l’être jusqu’à remboursement total. Le seul ennui, c’est que ce genre de "douloureuse" ce n’est pas tel ou tel personnage politique, ni tel ou tel parti, ou je ne sais trop quoi encore, ce genre de "notes" et surtout lorsqu’elles sont "salées" c’est les pauvres de nous tous qui les acquittons...Sans, semblerait-il, nous rendre compte...

      MERCI.

    • Ce qui va suivre n’est une réponse à rien du tout, sauf une brève question :

      Les chrétiens, dès le début, ont-ils été, ou non, soumis aux persécutions dès le départ ? Plus près de nous, les persécutions de chrétiens ont-elles, oui ou non, jalonnées l’Histoire contemporaine et jusqu’à nos jours ? L0Dès le début et jusqu’aujourd’hui les persécutions, massacres, tout ce qu’on voudra, à l’encontre des chrétiens, n’a jamais connu de répit. Dès lors, comment et pourquoi, au delà de ce que les media annoncent, on pourrait faire accroire que cette histoire de massacres et de persécutions de chrétiens serait une "nouveauté", une découverte d’un islam sanguinaire, EI appellation moderne....

      A ce stade, j’aurais souhaité ne pas à utiliser le mot "hypocrisie" généralisée. Et je ne vais pas le faire.

      Une seule et unique question, si je pouvais me permettre : pourrait-on m’expliquer comment et pourquoi en dépit de tous les massacres, persécutions, etc... qui ont jalonné l’Histoire, comment et pourquoi il y a encore, n’en déplaise à certains, il y a encore, aujourd’hui, des chrétiens, non seulement sur le papier de baptême, mais des chrétiens martyrs et donc témoins du Christ ? Comment ? Pourquoi ?

      Avant et après l’ère islamique et pour résumer, les chrétiens ont toujours été - et restent - cette "engeance" à abattre. On aura relevé l’indigence de mes mots, et je demande qu’on veuille bien m’en excuser. Mais ma question, je la répète : comment se fait-il qu’à ce jour il y a "encore" des chrétiens, ici et là ?...Et pourquoi ?

      L’épouvantail en question - et avant lui et après lui - est de nature à alimenter, à tort ou à raison, ou aussi à tort et à raison, bien des rubriques. Ma question reste posée, pauvre ignorant que je suis :

      Comment se fait-t-il qu’il y ait encore des "chrétiens" sur notre chère planète ? Et, question subsidiaire : pourquoi faire comme si la persécution des chrétiens n’a commencé que vers l’an de grâce 2011 ?

      Ouvrons nos yeux...et nos cœurs...Quant à notre intelligence...

      MERCI.

    • PS. Je voudrais compléter mon commentaire en dénonçant cette ignoble tripatouillage qui va faire que dans le Nord comme dans le Sud, des élus en réalité désavoués par le suffrage pourraient se retrouver en tête au 2d tour par le jeu de la coalition des ennemis (PS / Républicains).

      Le seul qui ait un peu d’honneur dans cette affaire est le candidat tête de liste socialiste dans la région Est qui veut aller jusqu’au bout du combat électoral quitte à laisser le pouvoir à la liste arrivée en tête, ce qui n’est que justice, fût-elle celle du FN. Tout de même, pendant des dizaines d’années, des communistes qui faisaient à peu près le score actuel du FN (20-25% des voix) ont gouverné des collectivités en y installant de véritables clientèles...Et personne n’a jamais dit que c’était immoral et qu’il fallait dresser un front républicain contre le PCF...

      Bertrand et Estrosi, s’ils sont élus, seront des élus "ripoux", tandis que les électeurs socialistes seront privés de tout représentant, ce qui les contraindra à faire l’embuscade à l’extérieur des conseils régionaux.

      Ces combinaisons pourraient bien préfigurer celle sur laquelle Juppé table pour se faire élire au 2d tour des présidentielles contre Marine Le Pen avec des voix socialistes.

      Bref, la situation qui résultera de ces magouilles d’appareil sera encore pire que celle résultant du 1er tour. Elle confirme que les partis de gouvernement dont la base électorale ne cesse de se rétrécir ne parviennent à s’entendre que pour confisquer les postes à leur profit.

      Le PS et l’ex UMP sont comme deux éclopés qui prétendent faire à eux deux un homme valide, mais avec un pied gauche à droite et un pied droit à gauche...

      Tel est en fait la signification du prétendu "front républicain" qui me semble avoir aujourd’hui perdu toute légitimité. Je ne vois pas comment la république va pouvoir se remettre de cette dégénérescence en moins de deux ans...

  • Bien d’accord avec : Laurelo ci-dessus.
    @ 8 décembre 22:50

    De l’ensemble des messages ci-dessus se dégage l’expression du malaise que ressentent en France, non seulement les chrétiens, en particuliers les catholiques, mais toute la société française (et d’autres !).

    Plutôt que de longs développement, je ne peux mettre que ces 2 liens ci-dessous qui pointent inlassablement le cap à prendre.

    Le politique, les partis, etc, ne font que diviser, puis rediviser sans fin la société pour la plus grande satisfaction du système économique et financier qui nous écrase.

    Foin de ce système mensonger pour lequel voter ne fait que confirmer ce même système frelaté qui nous conduit dans ses impasses, encore et toujours !

    Car pourquoi donc ce groupe d’hommes bleus, ou ce groupe d’hommes rouges, ou roses, ou verts, ou jaunes (ceux qui commencent à rire jaune...) etc, seraient-il plus aptes les uns que les autres à résoudre vraiment l’essentiel des problèmes qui nous assaillent ?? Nous, une société hyperdéveloppée dit-on ??...

    La conduite à adopter est celle de regrouper le maximum de gens autour des problèmes communs pour mieux les résoudre. Se mettre en "concurrence" n’a ici aucun intérêt sauf pour la coterie politique, bancaire et financière qui nous gêne considérablement. Il nous faut avoir une attitude tout à fait loin des couleurs politiques, religieuses, etc.

    Sauf que.... cette action de Justice économique et sociale à entreprendre d’urgence en faveur de la — Démocratie Économique — (alias Crédit Social) se trouve pleinement appliquée dans la — Doctrine Sociale de l’Église — sous le nom de :

    — Principe de SUBSIDIARITÉ —.

    Ce principe est l’un des trois principaux principes qui forment le Crédit Social alias Démocratie Économique (explications dans le deuxième lien ci-dessous).

    La Démocratie Économique est inexistante à ce jour, sauf en Suisse territoriale (1) où des éléments organiques décisifs de la Confédération Helvétique sont déjà en vigueur par l’exercice de ce qu’on nomme donc : le principe de Subsidiarité. Ce principe de Subsidiarité, de La Subsidiarité, est concrètement actif dans la Confédération Helvétique, ce qui contribue décisivement à donner à cette confédération son grand succès économique et social. Certes, rien n’est parfait ici bas. Mais la comparaison avec les voisins de la Suisse parle d’elle-même. Mais alors, cette différence très positive de la Suisse en face de ses voisins et tant d’autres devrait suffire à faire s’interroger ces derniers.

    C’est à ce point qu’on comprend que ce n’est pas pour rien que les média (les média mainstream évidemment) parlent peu de la réussite suisse... Car il y a des forces qui "aimeraient" bien entrainer la Suisse dans cette "Europe" du malheur des peuples à laquelle l’organisation confédérale séculaire helvétique, justement, échappe en opposant une réussite, donc un démenti très concret et formel à l’ "Europe" de Bruxelles et même un pays "riche" comme les États-Unis.

    Ci-dessous donc ce premier lien, un audiovisuel (canadien-québéquois) de 1962 (14 minutes). 53 ans ont passés depuis la diffusion de cette émission - et bien, pas une ride ! au contraire ! Le franco-canadien Louis Even (1885-1974) assis au pied du Crucifix, explique les dettes publiques et la signification - incontournable - qui en découle. Louis Even n’était pas un religieux (comme parfois indiqué par erreur sur internet), mais d’abord un grand catholique et un pédagogue hors série.

    Il a été le fondateur du Mouvement pour le Crédit Social au Québec-Canada (en 1934, puis fondé officiellement en 1939).
    Aujourd’hui, outre le Canada et les États-Unis, ce mouvement est présent en France (plus la Belgique et la Suisse francophone), en Pologne, en Afrique francophone et en Amérique Latine au Mexique, Équateur, Paraguay, Argentine (2).

    http://www.versdemain.org/medias/video et cliquer sur : dettes publiques

    Ce deuxième lien ci-dessous (où se trouve le premier lien de la vidéo ci-dessus) fourmille de données toutes plus riches les une que les autres en informations de premier plan et leurs portées :

    http://www.versdemain.org/

    (1) et non la Suisse bancaire surmondialisée. La banque suisse mondialisée relève de la même critique que le monstrueux système actuel de mondialisation. Pour information pour qu’il n’y ait pas de malentendus : l’industrie bancaire et financière suisse représente quelques 9% du PIB suisse. Les 91% restant sont non bancaires mais industriels, services et agriculture. Ces 91% participent au succès de toute la Suisse territoriale.

    (2) Pour information historique, les plus anciennes implantations de l’école du Crédit Social dans le monde ont leurs souches en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    • cf. : 9/12 21:16

      Voilà qui s’appelle une intervention de qualité ! Une intervention qui va au-delà des individus pour atteindre le cœur du problème. Renaud, depuis le temps que vous développez ce sujet d’importance et ses corollaires, depuis le temps, seriez-vous "la voix qui crie dans le désert ?"Ou la voix qu’on ne veut pas entendre ?... Et les liens qui ont intérêt à être ouverts et bien compris.

      Ne comptez pas sur moi pour vous demander d’arrêter de poster vos billets, bien au contraire ! Ils sont la base des liens que vous mettez à disposition. Tout le reste, le parti de ceux-ci, de ceux-là, "dommages collatéraux"...Le cœur du problème, c’est ce cancer qui ronge le monde à tous les niveaux. Le Veau d’or ! et ce qui va avec. Et, à la veille de cette belle fête de la Nativité, voilà qu’on re-belote la chanson pour pourrir la vie des citoyens : pas de crèche ici et là, jusque dans une maternelle dans le Loiret par une dame qui agit "au nom de la laïcité", dit-elle, et le sapin qu’on décommande, au nom de la sécurité, et et et... Il n’y qu’à se reporter à l’année dernière à la même époque : même topo, à quelques nouveautés près ; et l’année d’avant et encore celle d’avant et celle d’avant celle d’avant jusqu’à épuisement du stock...

      Va-t-on réussir à diviser les chrétiens entre eux, et les Français entre eux ? Et le "on" est partout, dans tous les coins... Mais "on" n’aura pas le dernier mot.

      MERCI.

    • Merci Gemayel.
      Puissent vos sages réflexions faire florès et aider à déclencher ou faire germer les forces créatrices, toujours potentielles, mais encore à s’actualiser chez les individus, les familles, la société, la et les nations.
      Quand il y a des exemples concrets et non théoriques ni idéologiques, l’on peut s’en inspirer. Sachant bien qu’ici bas rien n’est parfait, il y a le modèle de la Suisse qui prouve ce qui est possible d’entreprendre.
      Sur le modèle suisse, ci-dessous, ce court article, clair et concis :

      http://www.mobilisation-generale.org/?page=democratie

  • J’écrivais ceci il y a deux ans à quelques évêques français, qui ne m’ont jamais répondu :

    Tout se passe donc comme si la Nation en tant que telle, avec son histoire, son héritage et en particulier pour nous son héritage chrétien, n’était plus, du point de vue de l’Episcopat, en ce début de XXIème siècle, un élément essentiel, ou au moins de référence, de l’histoire des hommes et de sa compréhension. Triste et grave attitude qui traduit au demeurant une étrange similitude avec celle des « élites » françaises qui paraissent avoir, dans la réalité, renoncé à croire en la France (vous noterez que les hommes politiques parlent la plupart du temps des français et non de la France) :
    - triste si l’on pense notamment aux fruits qu’on aurait pu tirer de la réflexion d’un Jean Paul II sur « identité et mémoire », et, par exemple, de la pensée du poète polonais C.Norwid sur la relation du particulier à l’universel ; triste, plus généralement, du point de vue de l’abaissement de la pensée qu’une telle amnésie révèle ;
    - grave au regard des interrogations identitaires et du développement des communautarismes que nous connaissons en France et des évènements qui sont devant nous et qui peuvent être dramatiques, résultant de la mondialisation désordonnée, et de la montée ou du retour de puissances nationales sur la scène du monde : tout cela implique, qu’on le veuille ou non, pour la France et l’Europe, la réémergence de la question de la Nation, espace historique de solidarité, et donc son inévitable reprise en compte dans nos analyses sociales, économiques, politiques éthiques et stratégiques.
    Beaucoup de français et notamment les pauvres – pas forcément les plus assistés-sont atteints dans leur être par une postmodernité inhumaine car matérialiste, individualiste et libertaire et négatrice des nations et des patries. Face à cela, ils exprimeront de plus en plus la nécessité de renouer avec leur identité collective profonde et comprendront de moins en moins un discours universaliste désincarné dont ils font et feront concrètement les frais.
    Dans cette situation, le mot de Jaurès selon lequel il ne reste que la Patrie à ceux qui n’ont rien pourrait être de plus en plus vérifié. Sauf à perdre beaucoup de sa crédibilité et à renoncer officiellement à l’enseignement constant du Magistère sur l’attachement légitime des hommes à leur patrie l’Eglise ne peut pas se satisfaire, avec sa grille de lecture peut être plus datée qu’elle ne le croit de ne parler que de « société » : il y va de la France, de son peuple, de son avenir....
    Puissent les pasteurs de notre Eglise reconnaître l’importance des racines charnelles de la vie humaine, réfléchir à nouveau frais et rapidement, car le temps presse, sur des thèmes tels que l’articulation de l’universel et du particulier, le droit à migrer et les bienfaits de l’enracinement...la juste subsidiarité... Au fond, cela suppose en préalable de réfléchir à la place des nations dans les desseins de la Providence et de s’interroger, sans gallicanisme, sur la vocation de la France (à moins que le discours du Bourget de Jean-Paul II soit tenu pour négligeable...). Il me semble que le trésor théologique et philosophique de l’Eglise, la cohorte des saints et saintes de France comme la fréquentation de Péguy, Bernanos, Fessard, Simone Weil....ou Gustave Thibon peuvent fonder et éclairer cette réflexion...dont je suis convaincu qu’elle est attendue par beaucoup et notamment les plus dynamiques de nos jeunes catholiques

    • Dans son article "Eglise et Front national" du 7 décembre Gérard Leclerc écrit, entre autres :"...Quelques jours avant le 1er tour des élections régionales il était patent que le Front national obtiendrait un score impressionnant..." et de citer les interventions etc... Alors qu’ici et là on parlait de "tsunami du FN", de "choc" au vu des résultats du 1er tour, de "surprise", et j’en passe. Dès lors, il n’est pas difficile de comparer, disons "le langage" pour éviter de juger des "intentions" pour adhérer, en ce qui me concerne, à ce qu’avance G. Leclerc.

      A la veille du 2nd tour, j’ai l’impression que, sauf erreur, les avis dans les media, semblent plus discrets ou prudents. N’empêche que tout le monde on presque a sa petite idée là-dessus mais, semble-t-il, ne se risque pas à prendre le risque...Comme quoi, on pourrait admettre, n’Est-ce, qu’au niveau du langage, comme à celui de l’écriture comme à celui de l’expression "être vrai" devrait avoir quelque importance.

      Au cours de mes slaloms à travers les messages que l’article ci-dessus aura encouragés, il m’a semblé lire quelque chose comme, je cite de mémoire, "ce qui reste en jeu c’est l’application in concreto de la doctrine politique de l’Eglise catholique...les évêques manquent autant à leur mission politique - car il en ont une - que les partis de gouvernement".

      Sans me permettre un quelconque "jargon" juridique (n’ayant pas de formation spécifique en la matière), je ne n’hésiterais pas à faire part, tout de même et pour le moins, de mon étonnement pour ne pas en rester à un point d’interrogation in abstracto : ici, et je transcris textuellement comme je l’ai relevé "doctrine POLITIQUE de l’Eglise catholique" (!!!).

      Je suis au courant de "Rerum novarum" et de ce qui est appelé la "Doctrine sociale de l’Eglise catholique". Mais, et on voudra bien, en l’occurrence et si nécessaire, pardonner mon ignorance sur le sujet, je n’étais nullement, au jour du 8 décembre, au courant "de la doctrine politique de l’Eglise catholique"... Et j’ignore où trouver l’éventuelle encyclique qui l’aurait mentionnée. Que le successeur de Pierre, en tant que chef d’Etat, ait un rôle politique dans les instances concernées, un discours et une action y afférents, je ne peux que l’admettre. De même que dans le rôle social des pasteurs l’aspect politique qui s’inscrit inévitablement parfois en filigrane est une réalité. Mais, franchement, cette "doctrine politique de l’Eglise catholique" me laisse perplexe...j’allais dire rêveur...
      Ce qui me donne l’occasion d’affirmer que les mots ont un sens, et que, d’aventure, aller au-delà serait comme s’éloigner sérieusement de la vérité. Tout ceci exprimé sous toutes réserves.

      Pour en revenir à ceux d’entre nous qui se sont adressés à des évêques sans recevoir de réponse - en tous cas directe -, j’adhère à une telle démarche du moment à partir du moment qu’elle est faite avec fermeté et respect, ouverture et franchise. Ayant moi-même été amené, il y a des années, à envoyer une missive, à un évêque, je peux, par comparaison, m’estimer heureux puisque j’ai reçu une réponse... six mois plus tard ! Une réponse qui ressemblait plutôt à un accusé de réception. Mais il se peut que les prélats répondent parfois indirectement, disons par voie de presse ou... Peu importe. Que cela n’empêche cependant quiconque de s’adresser aux responsables dans l’Eglise, avec respect mais les yeux dans les yeux. Au lieu que de, par exemple, vociférer et leur enjoindre de faire preuve de leur bâton de hockey, euh ! je voulais dire, de leur autorité, oui, de vociférer etc...uniquement dans cet espace... Jouer de la plume, bon sang !

      En conclusion, et à propos d’Eglise, je me permettrais de citer le père René Laurentin qui rapportait cette question que la mère d’un fils unique posait à une mère de famille nombreuse : "Mais comment fais-tu pour aimer tant d’enfants ? Je réussis mal à en aimer un seul !" "Mais pour moi chaque enfant est unique" répond l’autre.

      Le cœur de Marie...Et le cœur de Dieu...

      (Aujourd’hui l’Eglise célèbre, aussi, Notre-Dame de Guadalupe).

      MERCI.

    • 1. Il me semble évident que la doctrine sociale de l’Eglise est aussi une doctrine de l’engagement des catholiques dans la cité et donc dans la vie politique (voir note doctrinale du Cardinal Ratzinger de 2002). C’est en ce sens que je parle de doctrine politique.

      Le problème, c’est que l’épiscopat français n’a aucune position claire en ce qui concerne l’engagement des catholiques en politique parce qu’il n’a pas la volonté et peut-être pas le courage d’affronter la dégradation extrême de la situation.

      Si l’on évite d’employer l’expression de "doctrine politique", c’est, me semble-t-il, pour ne pas faire de confusion entre engagement politique et engagement partisan. L’Eglise n’est mariée avec aucun régime et aucun parti et quand elle l’est (comme sous Franco ou sous Poutine) ça finit toujours mal pour eux et pour elle. Le cléricalisme politique est une des causes majeures de la progression de l’incroyance car c’est un contre-témoignage flagrant.

      2. La victoire du FN est acquise au 1er tour, en ce qu’il a fait la preuve du rétrécissement très préoccupant de la base électorale des partis de gouvernement et notamment du parti au pouvoir. Il est aussi démontré que les partis de gouvernement sont tout juste bon à s’entendre pour confisquer le pouvoir dans les régions. Estrosi et Bertrand, s’ils sont élus dans trois heures, seront mal élus.

      Si le FN n’accède en effet à aucune présidence de région consécutivement au second tour, je crois qu’il sera en droit de constater un nouveau déni de démocratie résultant de la collusion du PS et des auto-proclamés républicains notamment dans le Nord et le Sud où Manuel Valls a pratiqué une tactique très malsaine. En clair, le PS se met hors jeu démocratique quand il est en passe de perdre le contrôle du pouvoir.

      En d’autres termes, une défaite totale du FN au 2d tour pourrait se révéler pire qu’une victoire circonscrite à la prise de contrôle de deux ou de trois régions.

      Ceci sera propre à aggraver le climat de guerre civile dans ce pays dont le premier parti responsable est le parti socialiste, qui traite ses adversaires en termes inqualifiables, que ce soit le FN, les manifestants des Manif pour tous, ou l’électorat des banlieues ouest de Paris, en n’hésitant pas à essayer de réveiller des affrontements de classes et d’ethnies. Une nouvelle preuve qu’il est en pleine dérive.

      Manuel Valls, issu de l’émigration espagnole, ferait bien de se souvenir de l’histoire du pays dont il provient. Si Franco a fait un coup d’Etat, c’est parce que les gauches républicaines espagnoles stalinienne et anarchiste étaient tombées dans un sectarisme insupportable pour une partie de la société.

      M. Valls a tort de se comporter en pitbull. Mais peut-être cela révèle-t-il sa vraie personnalité politique...

    • Il est frappant de constater le paradoxe au soir du second tour des régionales :

      - les opposants au pouvoir socialiste sont presque partout majoritaires dans les régions ; la droite est en fait majoritaire dans le pays mais ses divisions font le jeu de la gauche qui réussi à sauver son pouvoir dans bien plus de régions que sa base électorale ne l’autoriserait ;

      - dans les régions où le FN a recueilli le plus de voix, les élus de droite ont été élus avec les voix socialistes et devront tenir compte des attentes de ces électeurs et non de celles des électeurs du Front national qui sont en fait sur de nombreux points dans des attentes convergentes à celles des électeurs des républicains.

      Cette victoire est infernale et extrêmement malsaine pour la démocratie. On ne voit pas comment les Républicains auto-proclamés vont pouvoir continuer à vivre dans une telle ambivalence. De moins en moins d’électeurs comprennent ce positionnement qui dénote surtout une grave ambiguïté programmatique.

    • Il n’est jamais dans mon intention, ni dans mon expression pas plus que dans mon habitude de parler d’autre chose que de ce que je désigne. Je reviens donc aux paragraphes 3 et 4 de ma précédente intervention concernant les mots "doctrine politique de l’Eglise".
      Donc, et sans vouloir prolonger, j’ai néanmoins sorti de mes dossiers la note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, datée du 24 novembre 2002, de Josef Ratzinger, je l’ai lue en diagonale et j’y ai retrouvé les mots "engagement...dans le social et la politique", "participation...", et "...par son intervention dans ce domaine, le magistère de l’Eglise ne veut pas exercer un pouvoir politique ni éliminer la liberté d’opinion des catholiques...." etc...

      C’est une bonne chose que d’avoir mentionné cette "note doctrinale" que je me permettrais de conseiller, à mon tour, à celles et ceux qui y seraient intéressés. Le sens des mots ayant été clarifié ci-dessus, je maintiens cependant que l’expression "doctrine politique de l’Eglise" parait impropre et facilement sujette à prêter à confusion.

      MERCI.

    • On dit, et cela se confirme, que les peuples ont la mémoire courte.

      Mais il y en a qui n’ont pas oublié l’époque où les électeurs ont été priés d’aller voter contre "l"ennemi" pourtant mais "en se bouchant le nez" et ce pour faire barrager au FN. Si ma mémoire est bonne...Et la télé passait alors en boucle des électeurs par grappes qui avançaient en se pinçant les narines...et parfois avec une pince à linge.

      En politique tout est prévisible, en tous cas à mon sens. La prudence en tout s’impose... "la peau de l’ours...", il y a un dicton qui la mentionne...

      MERCI.

    • ERRATUM : lire svp "aller voter pour "l’ennemi" pourtant...".

      Qu’on veuille excuser cette erreur.

      MERCI ;

    • A la fin de cette journée, et au vu des résultats annoncés du 2ème tour des régionales, il y a, comme d’habitude, ceux qui se réjouissent et ceux que la tristesse envahit. La situation étant ce qu’elle est - et si considérée définitive sans quelque accroc dans les urnes ici ou là - il est à souhaiter que tout sera fait au niveau des responsables politiques pour, comment dire, calmer éventuellement les esprits, et que les citoyens feront preuve de maturité et d’esprit civique.

      Face à tous les défis auxquels est confronté le pays, la plus grande des urgences est que le peuple de France reste uni - car c’est exactement le contraire que l’ennemi attend.

      La prière, dans ce contexte, serait peut-être, en tous cas pour les chrétiens, source de plus de discernement et de plus de fraternité.

    • PS.

      1. La Bretagne est en fait la seule région où la liste socialiste remporte plus de 50% des voix. Partout ailleurs, les voix de droite et du FN regroupent plus de la moitié des suffrages exprimés.

      2. Au niveau atteint par le FN, il n’est plus possible d’y voir qu’un parti d’extrême-droite. L’électorat populaire du FN, transfuge des autres partis de droite et aussi de gauche, n’est pas moins républicain que l’électorat de LR, du PS et a fortiori de la gauche de la gauche qui vient notamment de l’extrême-gauche trotskyste. Les électeurs de gauche qui sont passés au FN n’ont pas cessé d’être républicains. Ils ont cessé de croire que le PS pouvait les entendre et les représenter.

      3. Marine Le Pen n’a pas tort d’affirmer que les résultats appellent un nouveau bipartisme. On doit bien constater que le tripartisme actuel aboutit à des résultats aberrants.

      4. Il n’en est pas moins clair que cette recomposition est bloquée par les appareils LR et FN qui sont de part et d’autre hors d’état d’envisager pour l’instant un accord programmatique. Une fois de plus, la politique en France est coincée par un régime des partis inadapté. Il nous manque un De Gaulle pour le faire exploser...

      5. On met surtout l’accent sur les blocages internes au LR qu’illustre la polarisation Juppé - Sarkozy. Mais les blocages sont aussi au FN. Certains aspects du programme du FN, comme le ton choisi par Mmes Le Pen sont à juste titre jugés profondément répulsifs pour l’électorat conservateur des LR. Ce n’est pas en vain que l’électorat âgé des LR qui fut l’électorat du RPR, est celui qui s’y montre le plus rétif. Même au sein de l’électorat du FN, il y a bien un écart entre la volonté de changement et la conviction que le programme du FN est véritablement le bon. De plus, le FN est loin de posséder les cadres nécessaires à ses ambitions. Le ton bravache des filles Le Pen dissimule cette fragilité intrinsèque. L’échec de M. Philippot dans la région Est est le signal qu’une mutation du FN s’impose si le FN veut accéder au pouvoir. Le vieux Le Pen ne s’y trompe pas en ayant ciblé Philippot comme l’homme qui voulait enterrer "son" FN. Il est en effet de ceux qui peuvent parfaitement réaliser cette mutation et qui la souhaitent probablement.

      6. Il me semble que le PS n’aura plus le temps ni n’a non plus la volonté de se régénérer d’ici 2017. En revanche, la vraie interrogation porte sur l’impact qu’auront les régionales non seulement sur les républicains mais aussi sur le FN (c’est l’aspect le plus occulté ce soir). Je pense que ces élections devraient inciter ces deux partis à repenser leur stratégie et leur discours :

      - LR ne peut rien faire de vraiment nouveau sans l’électorat FN mais il n’a plus d’accès direct à cet électorat qui a démontré le caractère pérenne de son vote pour ce parti ;

      - le FN de son côté ne pourra pas vraiment s’imposer sans qu’une caution lui soit donnée d’une façon ou d’autre par LR, ce qui ne peut avoir lieu que sur la base d’un programme précis. Valls l’a bien compris en laissant gagner Bertrand et Estrosi avec des voix de gauche pour tenter d’y faire barrage.

      7. Si rien ne se passe, on risque d’avoir encore en 2017 une consultation aussi faussée que celle de décembre 2015. Je suis d’avis que les électeurs sont las de l’impéritie socialiste et aspirent à un changement en profondeur qu’a raté Sarkozy en 2007-2012. L’ennuyeux, c’est que ce sont deux personnages aussi peu recommandables que Sarkozy et Marine Le Pen, ennemis implacables, et tous deux aussi mégalomanes, qui peuvent seuls rebattre les cartes et qui détiennent la réponse...Ils sont assez puissants pour continuer à obliger tout le monde à regarder leur joute stérile, mais pas assez pour se renverser l’un l’autre ou pour renverser la gauche sans l’aide de l’autre...

      La droite républicaine (j’y inclus la plus grande partie des électeurs FN) ne manque pas de voix. Elle manque d’hommes et de femmes désireux de dégager les contours d’un nouvel accord programmatique républicain et national ; pour en fait poser un nouveau paysage de campagne électorale qui déstabilisera radicalement la gauche.

      Je donne juste un indice de cela. Valérie Pécresse a fait une bonne déclaration de victoire ce soir. Sa victoire est l’un des points les plus positifs du 2d tour des régionales. Mais las, elle a sorti une fausse note révélatrice de la persistance des vieilles habitudes : elle s’est crue obligée de rendre hommage à Jacques Chirac, celui-là même dont il faudrait surtout NE PLUS S’INSPIRER pour sortir le pays de l’ornière...

    • Le point de vue exprimé sur le fait d’éviter l’expression "doctrine politique de l’Eglise" afin de ne pas confondre engagement politique et engagement partisan pourrait être retenu. Dès lors, pourquoi donc aller à l’encontre de "on" - soit à la note doctrinale de 2002 et à la position de l’Eglise - en utilisant cette expression dans cet espace ?!...

      D’autre part, il ne semble pas justifié et encore moins astucieux de rappeler à quiconque, en l’occurrence ici à Manuel Valls, d’"où il est issu"... Et puisqu’il est question de "confusion", ce genre de rappel pourrait être plus que facilement confondu avec "stigmatisation" ou "sectarisme" ou encore, qui sait, avec, puisque on semble aimer inventer des expressions, je ne sais quel "salafisme..."... Et pourquoi ne pas dénoncer, disons l’agressivité du premier ministre, au lieu de le comparer à un "pitbull" ?...

      A trop s’amuser à jongler avec les mots et les expressions, on ne fait que se "mélanger les pinceaux"... Il existe d’autres moyens pour faire, si on le désire, "sensation".

      MERCI.

    • Cet exposé fort détaillé semblerait nous dispenser de la lecture de tous autres commentaires politiques, explications de textes, éditos et articles médiatiques et autres interventions, même dans cet espace de FC.
      Sauf qu’en en prenant connaissance de façon très attentive et avec quelque recul, ce long exposé semble recéler quelques points non négligeables, relevant, le plus de souvent, plus d’une extériorisation d’un état d’âme que d’une étude intellectuelle pointue de la situation telle qu’elle se présente.

      Chercher l’erreur...

      MERCI.

    • PS2. Voici le type même de commentaire qui ne veut rien voir ni rien comprendre...Sud ouest titre ce matin "Gauche et droite font presque jeu égal", comme si on pouvait faire abstraction des scores du FN.

      Même dans le Sud ouest, y compris dans les campagnes indécrottablement rad-soc depuis le 19ème siècle, où on ne croise pas un seul immigré, le FN progresse, c’est tout dire...

    • PS3. Pour comprendre pourquoi nous en sommes là et comment la gauche poursuit sa politique de sape dans la lignée du grand Tonton flingueur et menteur, qui a favorisé l’émergence et la montée du FN, ne pas manquer l’émission d’Arte sur Mitterrand.

      http://info.arte.tv/fr/francois-mitterrand-que-reste-t-il-de-nos-amours-0

  • Le bal démocratique : invitation à la Valls

    ou le bal des cocus... (*)

    Merci, le Front National ! C’est ce qu’après avoir claqué des dents, peuvent dire en jubilant les cadres de l’ex-UMP qui est le grand vainqueur d’hier. Vainqueur par défaut (en particulier dans le Nord et dans l’Est), certes, mais vainqueur tout de même.

    C’est la réédition du coup de 2002 qui avait permis à Chirac d’être élu dans un fauteuil aux allures de fauteuil à la Bokassa tant le score était digne des républiques bananières.

    Qu’en a-t-il fait, Chirac, de son score introuvable ? Rien, strictement rien...

    Que va faire le parti de Sarkozy de sa victoire ? Va-t-il infléchir à 180° sa politique pour prendre enfin en compte ce que veulent les Français et de quoi ils ont vraiment besoin ?

    Rien, strictement rien de tout cela... Les discours (plutôt embarrassés) d’hier soir vont rester lettre-morte (quelques indices transparaissaient dans les propos).

    Si, par un hasard funeste, Sarkozy venait à remporter l’élection de 2017, on peut s’attendre sans surprise à une reprise quasi à l’identique de la politique menée par les mêmes lors du précédent quinquennat.
    Seul changera l’ordonnancement des convives autour de l’assiette au beurre.

    Et Valls, dans tout ça ? Va-t-il se démettre comme l’y invitent fermement Mélenchon, le PC et quelques autres à gauche ?

    Sûrement pas ! Trop contents de sauvegarder cinq régions après les frayeurs et les tremblements du premier tour, suscités par les 40% du FN, les caciques du PS ne sont pas près de renoncer à l’assiette au beurre dans laquelle ils se vautrent avec délices.

    L’espace d’accès s’y restreignant, on peut seulement s’attendre à quelques querelles fratricides, coups de pied en vache, morsures de hyènes et piqures de scorpions...

    Les cocus - un peu complaisants, toutefois (cinquante pour cent d’abstentionnistes ont décidé, en désertant régulièrement le terrain de la démocratie, de fermer les yeux sur les frasques obscènes d’une classe politique qui y trouve là un bel encouragement à les poursuivre...) -, vont continuer d’assister impuissants aux marchandages des appareils et subir les discours hypocrites des politiciens durant longtemps encore.

    * qui sont-ils, ces cocus, sinon le peuple Français, dans sa quasi entièreté, qui doit subir le spectacle indécent de la classe politique répéter indéfiniment les figures codifiées d’un quadrille qui n’a plus de sens ?

  • Et bien je ne change pas un mot de ce que j’écrivais ici il y a une semaine le 7 décembre
    (@ Renaud le 7 décembre 2015 à 21h43).

    Les "victorieux" des élections régionales du 13 décembre vont désormais -macérer- encore plus dans leurs reniements, leurs prévarications, leurs momeries, mais garderont leurs prébendes succulentes... car la loi fiscale nous oblige de les nourrir...
    Voici dans cette "victoire" un "échantillon" remarquable de la contrefaçon, du toc de ce qui tient lieu de notre vie dite "politique"... Un principe actif "électoral" qui aura été "expérimenté" les 21 avril et 5 mai 2002 ! On voit la suite...

    Il y en a un qui a quitté cette "vie politique", c’est Philippe de Villiers. Il se peut que celui-ci, frustré à la longue de ne pas avoir été "accepté" par le "système", vide à présent son sac. C’est l’objet de son livre paru il y a peu et remporte un franc succès, -Le moment est venu de dire ce que j’ai vu-.

    Mais quoiqu’il en soit, voici quelqu’un qui, comme témoin direct, dit tout haut ce que beaucoup soupçonnent. Et d’ailleurs les recoupements des informations et des faits sur les agissements, manquements, fraudes, etc, d’une énorme proportion de notre "classe politique", en politique intérieure et extérieure ne font que s’accumuler...
    Il y aurait quelques petites objections à lui adresser ici et là, mais elles sont tout à fait mineures et de faible intérêt.

    Philippe de Villiers, aura donc été un témoin de choix sur le renoncement français sur les principaux plans politiques. Sur le plan religieux, chrétien, les renoncements français sont déjà patents et massifs.

    Ces deux liens ci-dessous contiennent chacun une conférence récente de Philippe de Villiers.
    Ces deux conférences traitent des mêmes thèmes. Sauf que la -première- a été prononcée le 9 novembre 2015, donc juste -avant- les attentats du 13 novembre, et la -seconde- a été prononcée -après- ce 13 novembre.

    Le 1er lien est donc une conférence à Béziers le 9 novembre 2015 (durée 1 heure et 27 minutes). Pour qui ne disposerait pas du temps nécessaire, on peut sauter les 26 premières minutes, donc commencer à la minute 26 et il reste une heure de la conférence.

    Le 2ème lien est une conférence (durée 45 minutes) donnée après le 13 novembre dans le cadre (sauf erreur) du dernier en date salon du livre catholique. Là aussi, pour qui ne dispose pas de beaucoup de temps on peut regarder à partir de la minute 25, ou même la minute 35.

    Les deux conférences traitant des mêmes thèmes, il y a donc des répétitions, mais voir et entendre les deux en entier est le mieux :

    - Vidéo de conférence à Béziers le 9 novembre 2015 (durée 1heure28 minutes) à écouter si possible jusqu’à la fin
    Pour plus de sûreté, taper sur Google :
    - > Conférence Béziers libère la parole - Philippe de Villiers - 9 novembre 2015

    et

    - Vidéo au salon du livre catholique (durée 45 minutes) à écouter si possible jusqu’à la fin
    Pour plus de sûreté, taper sur Google :
    - > Zoom : Philippe de Villiers : "Le moment est venu de les déférer pour haute trahison" (11-12-2015)

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