De Gaulle, homme d’Etat, chrétien

vendredi 6 novembre 2009

« Charles de Gaulle, chrétien, homme d’Etat »
Colloque international

Paris, Collège des Bernardins
Vendredi 13 et samedi 14 novembre 2009

Les 13 et 14 novembre 2009, la FONDATION CHARLES DE GAULLE organise un colloque international au collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, 75005 Paris.
Contact presse : Fondation Charles de Gaulle
contact@charles-de-gaulle.org
Tél. 01 44 18 66 88
www.charles-de-gaulle.org

Le 13 novembre 2009, à 9 heures au Collège des Bernardins , 20, rue de Poissy à Paris Vème, Pierre MAZEAUD, ancien président du Conseil constitutionnel et président de la Fondation Charles de Gaulle, accueillera les participants au colloque international organisé par la Fondation Charles de Gaulle les 13 et 14 novembre, intitulé « Charles de Gaulle, chrétien, homme d’Etat ».

Réunissant universitaires et personnalités, ce colloque international étudiera un aspect peu connu de la personnalité du chef de la France libre et fondateur de la Vème République : l’influence de sa foi chrétienne et de son éducation religieuse sur son action à la tête de l’Etat et plus généralement sur sa vision du monde et son rapport aux autres religions.

Après une introduction du professeur Alain Larcan, président du Conseil scientifique de la Fondation, seront abordés, au cours des quatre demi-journées, les thèmes suivants :

* « Le croyant »
* « L’homme d’Etat catholique et républicain »
* « Des politiques chrétiennes ? »
* « Le rapport au monde »

A l’issue d’une conclusion prononcée par Jean-Pierre Rioux, « Un Homme d’Etat chrétien ? », le cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris, prononcera une allocution.

Messages

  • S’il y a un qualificatif qui me semble aussi peu aussi peu approprié au nom de DE GAULLE c’est bien celui de chrétien.

    Sans entrer dans une polémique politique, examinons la chose sur le plan doctrinal.

    Le christianisme repose sur ces trois vertus dites théologales que sont la foi, l’espérance et la charité. En quoi l’homme DE GAULLE a-t-il satisfait à ces trois exigences ?

    En ce qui concerne la foi, DE GAULLE non sans emphase s’est assimilé à la France éternelle. mais surtout toute sa vie il s’est prosterné devant cette France qu’il avait idéalisée.

    Nous sommes là en pleine idôlatrie, en parfaite contradiction avec les deux premiers commandements du décalogue auxquels je vous renvoie.

    Bien sûr l’Eglise qui a démissionné depuis longtemps n’en parle plus, trop contraignants estime-t-elle, pourtant le Christ a rappelé la loi donnée par Dieu à Moïse dans le Sinaï dans sa conversation avec le pharisien que nous rappellent les évangiles : "Je suis venu accomplir la loi et non l’abolir".

    On ne saurait être plus clair, le Fils confirmant les propos de son Père.

    En ce qui concerne l’espérance, rien ne permet d’affirmer qu’il ne croyait pas en la résurrection, mais pour que celle-ci soit valable, encore fallait-il qu’elle s’appuyât sur la charité, tout comme la foi, le tout étant indissociable.

    C’est donc surtout la charité qui juge DE GAULLE. Rappelons que le Christ met sur le même plan
    l’amour de Dieu et celui du prochain, on ne saurait aimer Dieu qu’on ne voit pas si on ne commence pas par aimer son prochain qui vit à nos côtés.

    Or le bilan de DE GAULLE est accablant.

    Faut-il rappeler la scandaleuse épuration qui eut lieu à la Libération alors qu’il était chef du gouvernement provisoire ?

    Peut-être ses pouvoirs étaient-ils limités, mais alors qu’a-t-il fait par la suite pour réparer les excés inacceptables qui eurent lieu.

    Mais rien, pas la moindre compassion ou désir de réparation envers les victimes innocentes,
    et nous ssavons qu’elles furent nombreuses

    Même attitude en ce qui concerne les Français d’Algérie et les harkis lors de la conclusion de l’affaire algérienne.

    Abandonnés au couteau des égorgeurs, alors que l’armée française présente pouvait au moins organiser un repli dans l’ordre, ce fut un véritable pogrom touchant un million de citoyens français auquel s’ajoute la honte du massacre de 50 à 100.000 harkis coupables d’avoir cru en la parole de la France du général DE GAULLE.

    Qu’on veuille bien m’expliquer le christianisme qu’on peut voir dans de tels comportements, les archives d’époque étant accablantes, à tel pont que DE GAULLE est formellement mis en cause dans un ouvrage récent où son attitude est qualifiée de "crime d’Etat".

    Bigre ! DE GAULLE criminel d’Etat ?

    Comment se fait-il alors que ni la famille ni le parti gaulliste, n’aient attaqué le diffamateur.
    le journaliste responsable d’une accusation d’une telle gravité ?

    S’ils s’en sont bien gardés, c’est que lespreuves sont telles qu’ils ont préféré laisser dans l’ombre une affaire plus que dérangeante pour le grand homme.

    Alors faites bien attention, car votre colloque peut n’avoir aucun rapport avec la vérité, celle au nom de laquelle rapellons-le au passage le Christ a été mis en croix.

    A titre indicatif, au cas où vous douteriez de mes propos, je vous conseille de lire le dernier numéro de la revue HISTORIA où le politologue Alain DUHAMEL présente DE GAULLE sous un jour qui n’a rien de chrétien, concernant précisément l’affaire algérienne.

  • Un bon chrétien n’aurait pas laisser
    massacrer des milliers de harkis
    et de pieds noirs après le 19mars 1962.
    l’histoire rattrapera un jour cet homme..
    voir Historia de novembre 2009.

  • Comment osez vous qualifier Charles De Gaulle de Chrétien ?
    Ou alors ce mot ne veut plus rien dire !
    De Gaulle qui ment effrontément aux Français d’Algérie en leur promettant l’Algérie Française. Qui, au nom de cette promesse (à laquelle il n’a jamais cru) va laisser tuer de pauvres soldats français, des Français musulmans, et des pieds-noirs par milliers, va laisser massacrer en donnant l’ordre à ses ministres de tout faire pour leur interdire d’entrer en France, plusieurs dizaines de milliers d’entre-eux !
    Lisez donc ce qu’en pense Alain Duhamel dans le dernier numéro d’Historia...
    Non, De Gaulle n’avait rien de Chrétien !

  • De Gaulle ne mérite pas plus la palme du bon chrétien qu’une autre personne lambda.

    Faut arrêter le délire de se chercher des idôles !

  • Comment osez-vous appeler De Gaulle un
    chrétien après ce qu’il a ordonné pour
    les Harkis, il est responsable de leur
    génocide et un jour, il devra payer
    à titre posthume de ce crime de guerre
    sans parler du Colonel Bastien-Thiry
    le dernier fusillé de France qu’il n’a
    pas eu la clémence de faire grâcier
    malgré l’honneur de cet officier mort
    pour garder l’Algérie à la France,
    suite aux engagements pris par cet
    homme d’Etat (sans foi, ni loi)

  • Les proches des victimes de la fusillade de la rue d’Isly, des 3200 compatriotes disparus en Algérie entre les accords d’Evian et l’indépendance, des centaines de Pieds-Noirs enlevés et disparus à Oran le 5 juillet 1962, des dizaines de milliers de harkis livrés à la vindicte du FLN apprécieront à sa juste valeur la tenue d’un colloque consacré à la soi-disant imprégnation chrétienne d’un chef de l’Etat qui a utilisé le mensonge comme méthode habituelle de gouvernement et qui a utilisé son droit de grâce avec un sens éminent du pardon et de la charité. La référence à Machiavel, soit ; à Saint-François d’Assise, certainement pas.
    Monsieur le Cardinal, Eminence, vous qui allez conclure ce colloque, merci de bien vouloir réviser votre histoire ainsi que le sens profond du message évangélique.
    Janpierre

  • De Gaulle est un assassin il a laisser des milliers de francais se faire massacré il a du sang pleins les mains, des mers de larmes apres sa trahison, des francais lachement abandonnés par ses ordres.
    Dieu le sait et comme ma mere disait quant il est mort ( maintenant je ne le juge plus Dieu sais ce qu il a fais ,et le jugeras comme tel )
    il n’est nullement digne d etre un homme d’etat chretien bien des francais merite cette recompense a juste titre, pas lui trop de sang de trahison et de parjure de sa part l’église ne peux pas fermer les yeux sur ce qui a ete fait De Gaulle n’est pas Dieu il a commis des fautes il n’est pas Dieu ni un Saint. c’est simplement un homme comme n importe qui sauf que lui il a un plus c’est vrai il a trahi et fais massacré des francais parce que leurs crimes a eux c’etais d aimer leur pays leur drapeau et d’avoir cru en lui.

    Voir en ligne : ASSASSIN pas un Saint

  • Fourberie, mensonges, traitrise, criminel de guerre : voici tous les attributs du félon désigné à juste titre dans les "Grands traitres de l’histoire", j’ai nommé de Gaulle. Nous sommes donc très loin des préceptes de la Chrétienté ; autrement pourquoi ne pas réhabiliter le nazisme et considéré Hitler comme un héros national ?

  • Une honte ! de Gaulle est aussi peu chrétien qu’il ne fut collaborateur !
    L’homme qui abandonna 1 million d’hommes et de femmes à la haine sanguinaire des fellaghas, qui laissa exterminer plus de 150 000 harkis en ordonnant même qu’on ne les défendent pas, cet homme là est déjà en enfer depuis longtemps !
    De gaulle chrétien ? C’est quoi cette farce ridicule ?!!

  • Où sont les témoignages de charité ? Le coeur aimant ? La pitié ? On ne voit que rancune de caricature, sournoiserie, trahisons, orgueil, dédain , morgue... Comme qualités chrétiennes, on fait mieux... Et pour quel résultat pour la Chrétienté !
    Faut-il que sa mémoire soit menacée pour soutenir sérieusement cette cause...
    L’absoudre ! Après tout, en ce temps de débâcle morale... De quoi cependant faire douter de la Communion des Saints...

  • A tous les nostalgiques de Pétain qui envoient des courriers à l’appel du FN :
    - apprenez à écrire le français correctement
    - laissez tomber vos vieilles nostalgies fascisantes, c’est perdu !
    - nous vous souhaitons une belle et longue vie, nous vous pardonnons car vous êtes les derniers ; après vous, il n’y aura plus personne pour représenter le XVIIIème siècle. Vous nous inspirez beaucoup de pitié.

    • Dis donc l’ami, c’est très vite fait l’assimilation Le Pen-Pétain. Le Pen et son parti sont à la solde du patriotisme révolutionnaire. Pétain a ravivé le patriotisme charnel en France. On peut après discuter sur la valeur de ces deux patriotismes, mais en tout cas ils ne sont pas identiques.

  • Quand on a laissé des milliers de soldats mourir pour rien en Algérie, quand on a permis à l’armée de tirer sur une population civile à Alger le 26 mars 1962, permis qu’on égorge, qu’on étripe et qu’on assassine des milliers de français d’Algérie à Oran le 5 juillet 1962, quand on a abandonné un million de français à un exode (le plus grand de l’humanité) avec un tel mépris de la France, on ne peut pas être un bon chrétien.
    Je pense à mon grand-père qui a quitté Alger pour rejoindre Londres et les Français Libres, il doit encore se retourner dans sa tombe.
    Car lui était un vrai chrétien et un vrai homme d’honneur. Lui n’a trahi ni les siens ni sa parole…
    Isabelle

  • Le Général Weygand décrivait fort justement Charles De Gaulle en disant qu’il était :
    " Catholique, mais pas chrétien !
    Militaire, mais pas soldat !
    Européen, mais pas Français !"
    De Gaulle, en réalité, n’est, aujourd’hui, qu’un mythe et son seul mérite, c’est d’avoir plongé la France dans le mensonge et d’avoir falsifié jusqu’à l’Histoire de notre pays.
    Il est navrant de constater que, même aujourd’hui, les Français commettent encore l’erreur grossière de se laisser duper par les mots au lieu de considérer la substance même de la réalité.
    si le peuple français, qui passait pour le plus spirituel du monde, ne réalise pas que ce mythe l’a conduit au bord de l’abîme vers lequel les brumes de la mauvaise foi les égarent en barrant la route de la vérité, notre pays court à sa perte, car un prétendu "grand chrétien" sorti des ténèbres de l’Enfer, l’y aura conduit.

    Voir en ligne : a vérité

  • De Gaulle était un génocidaire de son propre peuple !!

  • Pour Joseph,
    Je ne partage pas forcément les arguments des interlocuteurs dont vous parlez. Pour autant votre réponse est vraiment courte. Que De Gaulle soit plutôt démocrate chrétien, c’est sans doute vrai. Que la démocratie chrétienne implique que vos actes soient chrétiens, j’en doute, avec Bernanos, depuis bien longtemps. Il est certain que les nostalgiques de Pétain ne mesure pas bien que cet homme n’était guère influencé par le christianisme. Il est juste important de noter que les milieux militaires chrétiens avaient une certaine vénération pour lui pour la simple raison qu’il fut un général qui refusa de "donner" les officiers qui allaient à la messe à une époque où les officiers catholiques étaient pourchassés par le pouvoir radical franc maçon. Sans doute même Pétain était-il maçon ce qui n’est pas vrai de De Gaulle. Mais il n’était pas un dur comme Joffre, par exemple, avait pu l’être en son temps. Des chrétiens convaincus entouraient De Gaulle, mais c’est vrai aussi de Pétain. Jusqu’à noter qu’un Rémy, héros de la Résistance s’il en fut, et chrétien clairement engagé, était très partagé. Le recul nous permet de mieux voir la complexité du temps. Mais, rejeter les arguments uniquement au nom de l’anti-fascisme rappelle de fâcheux souvenirs. La France n’a décidément pas encore pensée ses plaies. "Quand la France ne s’aimait pas" disait Pompidou. Je crains que cela soit toujours vrai. Il nous reste à juger des actes. Il est clair, par exemple, que la position De Gaulle vis à vis des Harkis n’est pas inspirée par la foi chrétienne. De Gaulle est d’abord un politique. Héros ? Je ne le crois pas. Ce n’est pas sont affaire. Il est politique et encore politique. C’est sur ce plan qu’il faut analyser son œuvre. Existe-t-il une politique chrétienne ? Je crains que les temps ne soient pas très favorable à cette idée. Aussi, tirer De Gaulle vers cette idée de politique chrétienne est une idée dangereuse et sans doute fausse et impossible. Après, il reste l’homme et ses convictions personnelles. Nous sommes sur une autre terrain. Et, les mêmes qui proclament que le chrétien n’est pas celui qui va à la messe le dimanche vont prendre cet argument pour nous faire un portrait chrétien de De Gaulle. Cela s’appelle de la dialectique, vieille lune qui ne résiste guère face au combat de la vie et de la mort qui est au centre de la Foi chrétienne. Comme vous le voyez, cher Joseph, tout ceci n’est pas aussi simple que de défiler dans la rue "contre" ou de s’inscrire dans un parti pour éviter de penser.

  • Comment qualifier cet homme de chrétien. Il n’en a aucun des aspects.
    Il n’y a qu’à vérifier le nombre de Pieds-Noirs et harkis qu’il a laissés se faire massacrer en toute connaissance

  • c’est une insulte pour tous ceux qui sont morts à cause lui,ceux qu’il a fait torturer parce qu’ils voulaient rester Français, ceux qu’il a laissé massacrer, ceux qu’il a chassés dans des conditions inhumaines.de gaulle heomme d’etat chretien ? Mais vous vous moquez !

  • De Gaulle, homme d’Etat, chrétien ? Qu’est-ce que la chrétienté ? - Mélanie

    De Gaulle a été de mauvaise foi en ce qui concerne l’Algérie. Il a trahi tout un peuple, Français et Musulmans.

    Aux accords d’Evian, il n’a pas permis aux Pieds-Noirs de donner leur avis.Il a agi en despote.

    De Gaulle a laissé assassiner des milliers de soldats français, de Pieds-Noirs et de Harkis.

    Il a fait tirer des Français sur des Français.

    Il a retiré l’armée et livré les Pieds-Noirs à la boucherie.

    Après le 5 juillet 1962, De Gaulle a laissé égorger des centaines de Pieds-Noirs sans la moindre compassion.
    Il a contribué à l’exode de plus d’un million de Français et des centaines de Harkis qu’il a abandonnés dans la douleur du déracinement, sans se préoccuper de leur porter secours,sans aucun geste charitable :"Aime ton prochain comme toi-même."

    Il a fait tuer le colonel Jean Bastien-Thiry, jeune père de trois enfants.

    Où sont les dix commandements que tout croyant doit respecter ?

  • si les assassins peuvent être canonisés.... alors.!!!!!!

  • Pour vous dire ce que je pense de
    de Gaulle, il faudrait que j’utilise
    le langage de la rue.
    Vous n’étes pas prét à l’entendre, mais
    le tout puissant l’à déja jugé vous ne pouvez pouvez donc pas le dédouaner.

  • et puis quoi encore pourquoi pas
    le canonniser tant que vous y etes cet
    assassin
    si lui est chretien alors la
    je me gosse
    j’espère qu’il brule en enfer

  • Les jugements excessifs portés dans la plupart des commentaires n’abîment que leurs auteurs, tant ils expriment de la partialité, de cet "esprit de chapelles" que dénonçait de Gaulle.

    Voici simplement ce que le cardinal Daniélou écrivait dans Le Monde du 14 novembre 1970 :
    "De Gaulle est le type privilégié du laïc chrétien, à la fois dans la valeur de sa vie privée et dans cet esprit de service, de don total de soi-même qu’il a poussé à un degré héroïque, au service non seulement de la France mais de Dieu. Cela me paraît être de l’ore des choses qui peuvent être considérées comme relevant d’une certaine sainteté. (...). Le de Gaulle de la vie privée était un homme de foi profonde. Pas un mystique : un homme d’actin et de raison, un simple chrétien. (...). Sa vie privée laissera un souvenir exemplaire. On a parlé de saint Louis à propos de lui : la comparaison ne me paraît absolument pas déplacée."

  • séparation de l,église et de l,état

    il ne faut pas canoniser le général,méme si il a éte dans les chars d,assaut

  • Faut-il honorer sans discernement la partie brillante d’un homme sans rappeler ses actes odieux et inhumains ?
    Laissons la parole à Alain DUHAMEL, un journaliste qui fait autorité dans notre pays et qui dit dans " HISTORIA MAGAZINE" de Nov/Dec. 2009
    concernant sa décision d’abandonner l’Algérie en 1962 :" De Gaulle a accompli l’acte de trahison le plus retentissant de la V° République. Cette trahison a eu des conséquences certainement indispensables, mais néanmoins inhumaines tant pour le million de Pieds-Noirs que pour beaucoup d’Algériens. C’est une trahison de nature politique. Si j’ose dire, c’est une trahison d’Etat."
    C’est cela la vérité.

  • Je laisse le soin à Dieu de juger le Général de Gaulle.

    En revanche, je ne crois pas avoir déjà vu une si longue liste de commentaires sur ce site (peut-être au moment des débat sur la Messe en latin, la communion debout ou à genoux).

    Faut-il en tirer des conclusions sur la nature de son lectorat ? je n’ai pas la réponse.

    En tous cas, ces témoignages révèlent une souffrance encore très vive et une colère toujours présente.

    Prions le Seigneur, pour qu’Il nous guérisse et nous donne Sa paix.

    Dien nous bénisse et nous garde !

    Michel Joblot

  • Si pêcher par orgueil, inhumanité envers des communautés meurtries, mensonge, manipulations machiavéliques sont des vertus chrétiennes alors je pense que l’église aujourd’hui devrait relire la bible et revoir les commandements de DIEU !

    Maryvonne

  • Je n’ai pas le souvenir que l’imposture, la trahison, l’assassinat,...furent au nombre des vertus chretiennes enseignées par nos Pères, en l’église St Augustin à Alger. Alors !...

  • Comment l’église peut-elle se rendre aussi peu crédible en prenant de telle initiative ???? Sans doute a-t-on changé les termes de la reconnaissance chrétienne pour vouloir "encenser" un homme qui a commis plus de mauvaises que de bonnes actions !
    Il ne fait aucun doute sur son implication dans le drame algérien et
    sa duplicité verbale "JE VOUS AI COMPRIS" il fallait lire
    "JE VOUS AI TRAHI", sans doute le sens de l’honneur au profit de l’ambition personnelle !

  • Sur l’affaire algérienne, qui semble être la pierre d’achoppement pour nombre des commentateurs de cette page (si tant est que ce ne soit pas là qu’un prétexte pour dissimuler un maréchalisme mal repenti), le colloque d’aujourd’hui a rappelé que De Gaulle, dans l’affaire algérienne, a essayé de "sauver ce qui pouvait l’être", et il l’a fait avec une immense douleur personnelle, car lui-même était, de sentiment, pour une Algérie française. Mais on ne fait pas de bonne politique avec de bons sentiments. Sa raison lui a dicté son devoir, au regard du "moindre mal". Entre deux maux, n’importe quel saint ou homme de bonne volonté choisirait le moindre. "La politique, c’est une action vers un idéal à travers des réalités." (de Gaulle)
    "Sauver ce qui peut l’être", c’était aussi la formule du cardinal Casaroli pour justifier son Ostpolitik. N’était-ce pas aussi ce qui a guidé Pie XII pendant la guerre ?

  • il est pas étonnant que l,église catholique fasse une telle abomination ,il n,est qu’à regarder son histoire . comme toute les religions , au nom de leur dieu ils ont pillé , violé ,assassiné ,torturé , brulé ,violé des enfants , bref commit les pires atrocités . aujourd,hui l,église se prepare a commetre un autre crime . en voulant faire passer le de gaulle pour ce qu,il n,est pas . de gaulle . a trahi la france . assassiné des centaines de personnes . .a ruiné l,algérie . menti .s’est parjuré . fait mettre a mort des plus grands personnages militaires de l,armé française . ,il doit etre considéré comme devoir etre jugé pour ses crimes . pauvre eglise deja que tu es plus rien ou presque pour la majorité des gens . avec cela tu vas encore t,enfoncer . dans le mensonge et la luxure . nous pieds noirs et français qui se respectons demandons que cette abomination ne se fasse pas . de gaulle doit etre connu pour ses crimes , et jugé devant la justice française , même mort de gaulle peut comparaitre , et etre enfin mit au pilori des traitres .s,il était vivant ,il devrait etre fusillé pour grande trahison , et crime d,État.

  • De quoi se mêle l’église. Quelles que soient les motivations d’un homme, un assassinat reste un crime, et pour De Gaulle, ce n’est pas un assassinat qu’il a à son actif...
    Aucune motivation, politique ou autre, ne peut justifier de faire tuer plusieurs centaines de personnes et de décevoir ceux qui l’ont soutenu et qui l’ont ramené au pouvoir.

    Voir en ligne : De Gaulle, homme d’Etat, chrétien

  • DE Gaulle n’est pas un saint, mais un assasSAINT de plus de 200 000 FRANCAIS morts à cause de lui pendant la guerre d’Algérie, sans compter tous ceux qui sont morts par sa faute pendant la guerre de 39/45.

    Il suffit de se souvenir de Mers-El-Kébir et de l’épuration faite en 45 avec l’aide et la complaisance des communistes.

    Si l’Eglise le reconnaît comme homme d’état chrétien, moi-même et sans doute beaucoup d’autres chrétiens, je ne me reconnaîtrai plus dans cette église.

  • De Gaulle : homme d’Etat peut-être, Chrétien certainement pas !

    L’honnêteté la plus élémentaire consisterait à rétablir
    ENFIN la Vérité sur les méfaits de cet homme.

    - Trahisons innombrables
    - Tueries atroces
    - Nombreux reniements

    suscitant encore la haine des victimes.

    Compte tenu de la position d’une certaine presse
    Catholique de l’époque en faveur des terroristes, je condamne fermement l’objet d’un tel Colloque fût-il
    arbitrer par la plus haute autorité Catholique de France.

    Sommes nous revenus au temps des trahisons ?

    De Gaulle doit donc rester au seul lieu assigné par Dieu aux disciples de Machiavel, c’est à dire en enfer.

    P.S.

    Pourquoi le Gouvernement a-t-il renvoyé sine die l’ouverture des archives concernant l’AFFAIRE d’ALGERIE ?

    En union de prière pour toutes les victimes.

    ANNIE

  • On croit rêver ! Et pourquoi ne pas demander aussi sa canonisation ?
    Un grand chrétien, qui n’hésita pas - et sans états d’âme - à faire éliminer tous ceux qui le dérangeaient, à trahir toute une population de trois départements français, et par la faute de qui des milliers d’habitants de toutes origines vivant en Algérie et se considérant comme Français furent enlevés, massacrés.
    Effectivement ce fut un grand homme dans l’ignominie.

  • A l’intention de Joseph qui, dans son message du 9 novembre semble prendre la plupart d’entre nous pour des analphabètes débiles, nostalgiques de Pétain et électeurs du FN, je remets mon propre texte en déclinant nom, prénom et qualité :

    "Les proches des victimes de la fusillade de la rue d’Isly, des 3200 compatriotes disparus en Algérie entre les accords d’Evian et l’indépendance, des centaines de Pieds-Noirs enlevés et disparus à Oran le 5 juillet 1962, des dizaines de milliers de harkis livrés à la vindicte du FLN apprécieront à sa juste valeur la tenue d’un colloque consacré à la soi-disant imprégnation chrétienne d’un chef de l’Etat qui a utilisé le mensonge comme méthode habituelle de gouvernement et qui a utilisé son droit de grâce avec un sens éminent du pardon et de la charité. La référence à Machiavel, soit ; à Saint-François d’Assise, certainement pas.
    Monsieur le Cardinal, Eminence, vous qui allez conclure ce colloque, merci de bien vouloir réviser votre histoire ainsi que le sens profond du message évangélique."

    Jean-Pierre Pister Agrégé de l’Université Professeur de Chaire supérieure
    Enseignant l’Histoire en khâgne

  • Est-ce que le fait d’aller à la messe tous les dimanches nous absout de tous les pêchés ?
    Pour moi être un bon chrétien c’est répandre l’amour autour de soi, tendre la main à ceux qui sont dans la misère et la souffrance. De Gaulle était aux antipodes de son devoir de chrétien. A quand sa canonisation ?
    Quelques exemples à mes yeux et dans mon coeur de très grands chrétiens : L’abbé Pierre, Sœur Emmanuelle du Caire, Mère Theresa.

    Pour vous éclairer, voici les articles parus dans HISTORIA de novembre/décembre 2009, tout est dit quant à considérer de Gaulle comme un bon "chrétien".

    HISTORIA : Quel est selon vous l’acte de trahison le plus retentissant de la Vème République ?
    Alain DUHAMEL : Sans hésitation, celui du général de Gaulle vis à vis des Français d’Algérie. Ses plus proches collaborateurs témoignent qu’il avait l’intention d’agir pour l’indépendance de l’Algérie dès 1958, mais il était beaucoup trop intelligent pour dévoiler ses objectifs dès le départ. En fait, il s’est retrouvé dans l’obligation de mettre sur pied un "simulacre pédagogique". Cette trahison a eu des conséquences certainement indispensables, mais néanmoins inhumaines, tant pour le million de pieds-noirs que pour beaucoup d’Algériens.

    HISTORIA : Est-il possible de distinguer plusieurs natures de trahison depuis les débuts de la Vème République ?
    Alain DUHAMEL : De Gaulle et l’Algérie, c’est vraiment une trahison de nature politique, c’est une trahison d’Etat.

  • Comment pouvez vous, vous prêter à ce simulacre ?
    De Gaulle "grand chrétien", c’est une honte à la mémoire de ses victimes. La raison d’Etat ne peut être invoquée dans le langage des Chrétiens. Rappelez vous le commandement "TU NE TUERAS POINT".
    Pourquoi ne pas le cannoniser pendant que vous y êtes.
    Le "lobby" du gaulisme vous manoeuvre car derrière tout cela il y a la politique, les élections régionales ne sont pas loin et il est bon de rappeler à nos braves électeurs, chrétiens, que le péril "rouge existe encore".
    Ne vous étonnez pas si vos églises sont désertes car vous prêchez dans le désert et à contresens de l’histoire.

  • Il serait fou de canoniser de Gaulle. Il serait le premier furieux. et il mépriserait ce genre de partisans ; L’homme avait du caractère, des vertus ( et de grâce qu’on ne parle pas de ses vertus privées, c’est le "homme d’Etat qu’on juge ! ) , mais aussi de sombres terribles ombres qu’il n’ a jamais su ou pu surmonter. Le meilleur du gaullisme fut d’inviter les uns à un combat qui les soulevait pour la France, en ce sens ceux qui le rejoignirent furent souvent purs le pire de de Gaulle fut son pessimisme radical, son « à quoi bon » son mépris finalement des hommes ; , sa volonté d’avoir les mains libres , non pas contre les anglo-saxons, ce qui peut se comprendre, mais aussi contre les français, ce qui n’est pas royal.
    Il n’a jamais su ou pu choisir entre une légitimité républicaine issue de la révolution, avide de sang et une autre légitimité royale don il avait la nostalgie avouée ; mais il n’avait plus les moyens d’en être le connétable. E n ce sens célébrer en de Gaulle le chrétien et le républicain, au sens de la révolution, opposé à la réaction est de la mauvaise récupération. Ses laudateurs imprudents confondent leurs émotions narcissiques souvent avec la réalité du personnage ! Ils en sont restés à la régression rousseauiste, c’est-à-dire à un discours sentimentale non à ce qu’il a voulu fonder. Un Etat impartial , libéré des partis et de leur prétention à se vouloir arbitres et partisans à la fois.
    De Gaulle un destin fracassé qui a élevé le débat par sa vision, mais qui n’a pas eu la douce patience de réconcilier les français et qui de guerre lasse les a laissé tomber avec une cruauté parfois sacrilège comme en Algérie.
    Par ailleurs le très socialiste ? François Mitterrand a eu peut être des gestes plus chrétiens quand il se recueillait devant la croix de la réconciliation, apportée à Vézelay par des prisonniers allemands en 1946 et la montrait à son homologue allemand comme un vrai symbole de réconciliation alros que de Gaulle s’est contenté d’une communion publique à Varsovie.ne plein régime communiste.
    De grâce, laissons-le à la douce pitié »de Dieu et aux historiens dépassionnés ; mais dans un sens, ce colloque est une inutile provocation qui alimente des réactions passionnées qu’on aurait du éviter de faire ressurgir.

  • Pour ceux qui font mine de n’avoir pas compris l’objet du colloque, je rappelle que le sujet était : "De Gaulle, chrétien, homme d’Etat". Et non pas, justement, "De Gaulle, homme d’Etat chrétien".
    Il s’agissait d’étudier dans quelle mesure de Gaulle était chrétien, et de quel ordre était ce christianisme, d’une part, et, d’autre part, d’étudier l’influence (positive ou négative) que son christianisme a pu avoir sur son action politique. C’est un sujet universitaire comme un autre. On aurait pu se le poser, et on se l’ait sans doute déjà posé, pour nombre d’autres hommes politiques se revendiquant du christianisme. Il n’y a rien de scandaleux à cela. Pas plus qu’il n’y aurait de scandaleux à se demander dans quelle mesure Maurras était chrétien, et en quel sens il faut alors entendre ce christianisme. C’est toute la différence entre un colloque à visée universitaire et un café du commerce où s’échangent invectives, opinions catégoriques et préjugés politiques.
    Chacun peut avoir les opinions qu’il veut (d’ailleurs souvent commandées par des douleurs familiales, des morts, etc.), mais laissons les universitaires travailler de manière dépassionnée. C’est ce qu’ils ont fait, ne vous en déplaise.

  • Les bras m’en tombent ! De Gaulle "Chrétien" ?
    Comment oser un tel blasphème alors que cet homme est responsable au plus haut niveau de la mort atroce de milliers voir de dizaines de milliers d’hommes !
    Et que dire de ce débat entre des gens qui se prétendent des intellectuels "depassionnés" !
    Comment évoquer la mémoire de ce criminel de l’histoire sans "passion" ?
    Si j’ai bien compris seuls les gaullistes de chez De Gaulle sont dépassionnés !

    Jean-Pierre RISGALLA
    Rescapé du 26 mars 1962

  • @ Schème

    Maurras était un athée convaincu. Il n’estimait l’Eglise catholique que dans la mesure où elle était (selon lui) infidèle à ses racines juives. La question de sa foi catholique ne se pose donc même pas.

    Merci en tout cas d’avoir éclairci l’objet exact de ce colloque.

  • @ Blaise : Je n’ai justement pas parlé de la foi catholique de Maurras. En l’occurrence, Maurras disait de lui-même : "Je suis athée mais catholique". C’est en raison de ce paradoxe même qu’il n’y aurait rien de scandaleux à ce qu’un colloque se penche sur ce que pouvait bien signifier le catholicisme et le christianisme à ses yeux. "En quel sens faut-il comprendre que Maurras était chrétien ?", comme il était légitime de se demander en quel sens de Gaulle pouvait l’être. Personnellement, sur cette question du christianisme de Maurras (même s’il vaut effectivement mieux parler de catholicisme pour lui, fut-il athée), je dirais volontiers, suivant une distinction introduite par Rémi Brague, que Maurras était christianiste (= partisan d’un ordre chrétien, d’une civilisation chrétienne) et non chrétien.

  • Maurras n’avait rien d’un athée convaincu, comme on le dit et le redit encore trop souvent. Catholique dans sa jeunesse, puis devenu agnostique (cf. sa magnifique correspondance avec l’abbé Penon), il n’a cessé d’être tourmenté par les questions métaphysiques et religieuses. Demeuré en lien étroit avec le carmel de Lisieux, il est revenu à la foi catholique à la fin de sa vie (voir la magnifique "Prière de la fin" écrite dans sa cellule en 1950). Sur cette question Stéphane Giocanti s’exprime clairement, et avec toute la délicatesse qui convient, dans sa biographie de Maurras (2006).

    Yves Floucat

  • @ Yves Floucat

    Il aurait donc eu le courage, à la fin de sa vie, tout particulièrement de se débarrasser de ses convictions antisémites ?

    Mais a-t-on des témoignages véritablement fiables à la fois de sa repentance et de sa conversion ? Jusque-là je pensais que la seule pièce au dossier était une phrase obscure prononcée sur son lit de mort. J’insiste : des témoignages objectifs. Son intérêt pour la foi des chrétiens est respectable, bien sûr, mais assez maigre en soi.

    Personnellement, j’ai lu Maurras adolescent. Une page où il exaltait la Nation à l’égal d’une déesse m’est restée en travers de la gorge. En ce sens il n’était certainement pas athée : il avait trouvé son idole. La filiation avec de Gaulle est nette. Car ce dernier partageait le même culte de la Nation. Chose intéressante, dans un texte écrit pendant l’occupation, Maurras s’en prenait directement à de Gaulle. D’une part, il le reconnaissait comme un de ses disciple ; mais de l’autre il lui repprochait de l’avoir trahi. Ce passage m’avait beaucoup intéressé. Mais je serais incapable de retrouver la référence exacte, depuis le temps.

  • @ Blaise

    Je ne suis pas un spécialiste de Maurras, mais il doit être traité avec justice et toujours situé dans son contexte. Je ne puis que vous renvoyer à la biographie de Giocanti pour ce qui est des témoignages indéniables de sa conversion.

    En ce qui concerne son antisémitisme, il n’est pas question de le justifier ou de l’excuser. Il convient de rappeler qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un antisémitisme racial, mais d’un antisémitisme d’État. Aussi bien, Giocanti rappelle que lorsqu’a été promulguée la courageuse encyclique de Pie XI, "Mit brennender Sorge", le 25 mars 1937, Maurras a déclaré qu’il était heureux de voir "la voix unique au monde" s’élever pour "appeler à lutter contre un nouvel aspect des vieilles barbaries (...). Nous ne pouvions manquer, ici, d’être particulièrement sensibles : le racisme est notre vieil ennemi intellectuel ; dès 1900, ses maîtres français et anglais, Gobineau, Vacher de La Pouge, Houston Chamberlain, avaient été fortement signalés par nous à la défiance des esprits sérieux et des nationalistes sincères". Et Giocanti de souligner que, dans son grand livre de 1937, "Devant l’Allemagne éternelle", "Maurras est un des rares à souligner la dimension et l’inversion théologiques du nazisme, son imitation caricaturale et perverse d’Israël" (p. 386).

    De plus, le disciple de Jacques Maritain que je suis doit à la vérité de rappeler que le même antisémitisme d’État que celui de Maurras était alors largement partagé... Il apparaissait, en effet, sous la plume de Maritain lui-même (il s’en est bien repenti après), dans un article de juillet 1921, d’abord publié dans la revue dominicaine "La vie spirituelle", et intitulé "La question juive"(que l’on peut trouver dans le Tome II des "Oeuvres complètes").

    Pour ce qui a trait au "nationalisme" de Maurras (et de De Gaulle), c’est encore Maritain qui le défendait en 1926, dans "Charles Maurras et le devoir des catholiques", en une ultime tentative pour éviter une "condamnation" de l’AF. Maritain soulignait que Maurras s’était toujours opposé au "dogme révolutionnaire du principe des nationalités" ainsi qu’au nationalisme qui se voudrait un "culte aveugle de la nation (cité ou patrie) prise comme supérieure à toute loi morale et religieuse, le nationalisme par opposition à Dieu et au royaume de Dieu". Pour Maritain, en cet écrit du mois de septembre 1926, le nationalisme de Maurras se concevait, d’une part "par opposition aux mythes humanitaires", la nation étant "la plus haute unité sociale naturelle", d’autre part "par opposition aux erreurs individualistes", le nationalisme signifiant alors que "le bien commun est ’plus divin’, comme le disent Aristote et saint Thomas, que le bien particulier, et autre en nature que la collection des biens particuliers ; et qu’il nous est prescrit par la loi naturelle (et par le quatrième commandement) d’aimer le bien de la patrie plus que nos intérêts privés". Maritain ajoutait que le nationalisme doit s’entendre aussi "par rapport à l’ordre providentiel, il professe que chaque nation a sa mission dans l’histoire, et que ces missions sont inégales". Pour Maritain, rappelant que Maurras n’avait cessé de le souligner, le "nationalisme" ainsi conçu est ouvert sur l’universel, sur "la catholicité spirituelle" et sur "le domaine supra-national de l’esprit" ("Oeuvres complètes, T. III, p.775-780).

    Sans doute beaucoup d’éléments du "nationalisme" ainsi défini ont-ils passé, de Barrès et Maurras, dans la pensée et l’action du général de Gaulle.

    Yves Floucat

  • @ Yves Floucat

    Pour ce qui est de l’antisémitisme de Maurras, je veux bien vous faire confiance. Mais ce n’était pas le cas de tout le monde à l’Action Française. Je pense à Léon Daudet, notamment son livre "Au Temps de Judas" qui trahit un antisémitisme nettement raciste. Le juif, pour Daudet est un raté de l’évolution humaine ; il lui attribue toutes les tares physiologiques et morales. Sur ce point, il était d’ailleurs le digne fils de son père.

  • @ Blaise
    Ne connaissant pas l’oeuvre de Léon Daudet, je ne puis porter d’appréciation sur vos propos.

    Il me semble simplement que, sur l’antisémitisme de Daudet, les avis divergent pour le moins. Par exemple, un historien aussi dépourvu de parti pris qu’Eugen Weber, dans son ouvrage désormais classique sur "L’Action française", juge l’antisémitisme de Maurras "plus consistant" que celui de Daudet... Selon Weber, en effet, "dans le cas de Léon Daudet l’antisémitisme était très probablement l’aliment utile d’attaques motivées par des animosités toutes différentes, et le terme ’juif’ n’était qu’une flèche de plus dans son carquois d’insultes. Mais les rancunes de Daudet ne duraient jamais longtemps et sa malveillance s’adressait aux personnes plutôt qu’aux principes" (réed. "Pluriel", Fayard, 1985, p. 229).

    Je sais également qu’en 1992 on avait réédité ses "Souvenirs et polémiques" dans la collection "Bouquins", que tout récemment on a repris ses "Souvenirs littéraires" dans "Les Cahiers rouges" chez Grasset, et que ces publications ont été généralement saluées très favorablement.

    Yves Floucat

  • @ Yves Floucat

    Léon Daudet était un grand styliste. Voilà sans doute la raison pour laquelle une réédition de ses oeuvres a été saluée par la critique.

    Par contre, je ne me fais pas d’illusion quant à son antisémitisme. Il est sans ambiguïté, je vous le dis. Tout est dans la description physiologique et morale des individus, qui caractérise le Juif comme un être dégénéré, un rebut de l’évolution.

    Le ressentiment personnel de l’homme ne suffit pas, selon moi, pour relativiser son addhésion sincère à l’antisémitisme. Au contraire, une personne pleine de ressentiment aura plus de facilité à intégrer cette croyance : elle lui offre le bouc-émissaire idéal, doublé d’un sentiment de supériorité qui n’est pas désagréable.

  • @Yves Floucat

    Peut-être également lui sait-on gré de son flair de critique littéraire, et de sa capacité à "oublier" sa ligne idéologique quand il avait reconnu un grand écrivain ?

  • En ce qui concerne Léon Daudet, il ne faut pas oublier qu’il est redevable - comme, d’une autre manière, Georges Bernanos - à Edouard Drumont d’une partie de sa vocation. Drumont avait fait de l’antisémitisme son fond de commerce... mais je me rappelle avoir lu de Daudet un texte en première page dans un numéro de L’Action Française où il répudiait expressément tout antisémitisme. Je crois me rappeler que ce texte date de 1938. Ce sera plus facile à retrouver quand tous les numéros de l’AF numérisés par la Bibliothèque nationale (projet Gallica) seront disponibles.

    Quant à l’antisémitisme de Maurras, des catholiques sont assez mal placés pour en parler, car c’est bien dans la presse catholique qu’il a attrapé ce vice. Il faudrait ouvrir certains numéros de La Croix d’il y a un siècle pour comprendre ! Ce qui n’a pas empêché qu’il y avait des juifs d’Action Française... comme ils s’en trouve aujourd’hui au Front National... Toutes choses égales par ailleurs, l’antisémitisme dont on parle ici n’ayant rien à voir avec le racisme hitlérien.

    Charles

  • Léon Daudet a dû retourner sa veste quand il a commencé à percevoir jusqu’où le menait son idéologie. 1938, la date est honorable : il n’a pas attendu la mise en application de la Schoa.

    Il n’empêche qu’il a bel et bien trempé dans un antisémitisme de race, et pas simplement l’antijudaïsme hérité de la chrétienté médiévale.

  • Merci à Yves Floucat d’intervenir dans ce forum pour des mises au point importantes.
    Une chose me frappe : la violence de certaines invectives (je préfère ignorer la bêtise).
    Presque 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, et malgré le travail des historiens (je pense notamment à celui de Benjamin Stora), les mémoires familiales sont toujours meurtries. Je ne prétends pas ignorer les souffrances endurées par les rapatriés, et bien sûr par les harkis.Mais cela interdit-il de voir la guerre d’Algérie pour ce qu’elle a été : une guerre de décolonisation ? Les Pieds Noirs, même nés en Algérie, étaient des colons...
    De Gaulle a dû fermer dans la douleur un chapitre de notre histoire qui n’avait pas d’avenir et tourner résolument la France vers l’Europe.Que l’opération n’ait pas été sans dommage, c’est l’évidence même . Mais ce n’est pas à De Gaulle qu’il faut s’en prendre comme à un bouc émissaire : à lire certains commentaires sur ce forum, je me dis que, 50 ans après, certains n’ont toujours pas compris quel processus était en cours en Algérie. Une forme d’aveuglement coupable, car elle interdit toute possibilité de réconciliation et s’en tient au stade le plus primaire de l’analyse : il n’y avait pas des héros d’un côté et des salauds de l’autre, des martyrs et des bourreaux. Les dommages pour le pays auraient été infiniment plus lourds encore si nous avions persévéré dans l’ erreur d’une Algérie coloniale. Et si le putsch avait réussi à Alger…

  • Monsieur POUZOULET,
    Vous parlez de réconciliation, avec vous jamais...
    Alain Duhamel, dans Historia paru il y a quelques jours, journaliste et éditorialiste de renom, ne pouvant pas être taxé de pensées partisanes affirme que " La plus grande trahison du siècle dernier est celle de De Gaulle à l’égard des Pieds-Noirs et des Algériens". Si vous n’êtes pas apte à comprendre cette vérité qui est à la base de tout ce que vous nous reprochez, alors, vous n’avez toujours rien compris. Lorsque que les gaulistes se repentiront de cette trahison, de l’assassinat de la rue d’Isly, des crimes du 5 juillet à Oran, du massacre de 150.000 harkis, mais aussi de la tuerie du SAC à Auriol et de toutes les tueries entreprises par l’organisation secrète des barbouses sous le commandement direct de l’Etat français dirigé par De Gaulle, alors vous pourrez nous donner des leçons d’humanité.
    Un français d’Algérie par le sang versé, de père en fils, pour la patrie.

  • Monsieur POUZOULET, vous parlez de réconciliation, avec l’étroitesse de votre état d’esprit, jamais...
    Dernièrement, Alain Duhamel, journaliste et éditorialiste reconnu comme une plume libre et non partisane, a déclaré dans Historia que la plus grande trahison du 20° siècle était celle de De Gaulle à l’égard des Pieds-Noirs et des Algériens. J’ajouterai :" de nos amis Algériens". Lorsque vous aurez compris que cette vérité occultée est à la base de tout ce que vous nous reprochez ; alors vous ferez preuve d’objectivité. Aurez-vous le courage de vous repentir sur ce mensonge prononcé devant tout un peuple en 1958, sur la tuerie d’innocents rue d’Isly, sur les crimes du 5 juillet à Oran, perpétrés sous le regard complice du Général KATZ à qui De Gaulle avait interdit de voler au secours, sur les massacres de 150.000 Harkis renvoyés par le courageux MESSEMER à leur supplice, mais aussi sur l’assassinat des civils par les unités de barbouses recrutées dans les prisons par l’Etat afin de bénéficier d’une remise de peine, sur la tuerie du SAC (service d’action sociale créé par De Gaulle)où toute une famille, hommes, femmes et enfants furent décimés à coup de couteau et de tisonnier... L’histoire ne pourra pas indéfiniment cacher ces vérités.
    Vous êtes mal placé pour vous poser en donneur de leçon d’une soi-disante humanité.
    Un français d’Algérie par le sang versé, tout naturellement, de père en fils, pour la patrie.

  • @ André

    Prétendre que " la plus grande trahison du siècle dernier est celle de De Gaulle à l’égard des Pieds-Noirs et des Algériens" est beaucoup trop excessive pour être vraiment prise au sérieux.
    A votre place, je me méfierai de ce genre de phrases sans appel.

    Qu’est-ce qui permet raisonnablement à Duhamel de soutenir qu’il s’agit de " la plus grande trahison du siècle dernier" ? D’autres trahisons extrêmement graves faites par des hommes politiques au XXe siècle, il n’en manque pas : Hitler violant les accords de Munich ; Fidel Castro promettant au peuple Cubain de rétablir la démocratie…

    De même, on peut reprocher à De Gaulle d’avoir été le complice ou le protagoniste de crimes. Mais l’Etat français n’a pas attendu De Gaulle pour se discréditer par ses tueries de masse et sa pratique de la torture en Algérie. Cela avait d’ailleurs commencé depuis le début : depuis la conquête de l’Algérie par l’armée française. A l’époque aussi, l’impunité des militaires fonctionnait assez bien.

  • J’ai lu sur votre forum les réactions de lecteurs au colloque organisé par la Fondation Charles de Gaulle. J’aimerais lire le texte de l’allocution de Mgr Vingt Trois. L’avez-vous publiée dans un plus récent N° ? Est-il possible de se le procurer ?

    Je n’ai trouvé sur le site "Toute la presse..." aucun magasin à Toulon, ce qui est étonnant.

    Merci d’avance de votre réponse.

    Michel

  • je suis né en 1957, et je n’avais que cinq ans pendant les évènements douloureux de l’Algérie, ce que je peux dire, c’est que le sujet de Gaulle divisait les familles depuis 1940 comme en sont temps l’affaire Dreyfuss.
    N’étant pas impliqué dans ma chair par ces douloureux évènements, il me semble que de Gaulle était plus un homme politique ( avec ses défauts et qualités aussi) qu’un militaire (avec ses défauts et ses qualités). Permettez moi, je vous en prie d’aimer la droiture du militaire, qui fait qu’il ne changera pas facilement d’opinion, qu’il a un grand sens de l’honneur et de l’obéissance. J’aime aussi l’ homme politique capable d’évoluer aussi dans sa pensée,et dans l’appréciation des évènements et sait prendre des décisions qui s’avèreront impopulaires sur le moment et avec le temps certaines apparaitront maladroites ou judicieuses. En tout cas , concernant ces tragiques décennies de 1940 à 1962, les historiens auront beaucoup de pain sur la planche, et j’espèrent qu’ils arriveront à refaire l’unité, la paix dans les esprits et dans les coeurs. Guy de Beler

  • De Gaulle homme d’état chrétien et quoi encore cet homme qui a passé sa vie a faire tuer des Français par d’autre Français. Non cet homme ne peut pas être chrétien il a trop de sang sur les mains.Dire ça de lui c’est faire injure à toutes ces victimes de ses trahisons , celles de 39/45, celles de l’épuration à la libération,celles de L’algérie abandonnées aux mains des égorgeurs du fln(5 juillet 62 à Oran) ou celles tuées par les "forces du désordre"le 26 mars à Alger tous ces disparus jamais recherchés sur ordre de ce "bon chrétien"

  • Ah non alors !

    Cet homme est un CRIMINEL DE GUERRE !
    Je vous rappellerai pour mémoire et en passant sur le conflit 39/45, tous les morts qu’il a sur la conscience depuis le 4 juin 1958... Alors qu’il savait l’indépendance de l’Algérie inéluctable il a continué à faire tuer de jeunes soldats du contingent. Puis il a laissé assassiner des milliers de Chrétiens, de Juifs et de Musulmans par le FLN avec qui il négociait (sic) l’indépendance de ce pays, oeuvre de la France et de la Chrétienté (Saint-Augustin)... L’enlèvement et l’assassinat après le 19 mars 1962 de milliers d’Européens et de dizaines de milliers de Harkis livrés aux couteaux des égorgeurs... Musulmans. Et vous voulez en faire un saint ?

  • Weygand a dit de De Gaulle : catholique mais pas chrétien, militaire mais pas soldat, ce n’est qu’un usurpateur sanguinaire et on dira de lui plus tard que c’était un imbécile.
    J’ajouterai, reprenant les propos de l’un de nos compatriotes, que c’était un tueur en série. Le 26 mars 1962 -et pour la première fois depuis la Commune de Paris en 1870- une foule française est mitraillée par ses propres soldats sur ordre du sommet de l’État. Et pour en terminer c’est un usurpateur qui n’avait pas le grade auquel il prétendait.

  • Les enfants biafrais ne sont plus là pour témoigner de l’acharnement de cet homme d’Etat à les soutenir à mort contre la partie musulmane soutenue par l’Angleterre (en leur livrant encore et toujours des armes alors que la partie était perdue et que c’était la famine). Défendre une zone d’influence culturelle et religieuse à ce prix c’est oublier le sens même de la religion chrétienne.
    Quant à la question algérienne faut-il rappeler qu’il revient au pouvoir alors que les dés sont jetée et qu’il comprend qu’il ne sert plus à rien de soutenir par la force un système colonial inégalitaire, que les militaires et l’OAS tentent de mener leur propre politique et que le film sur la manifestation réprimée dans le sang montre bien qu’il s’agit d’excités militaires provocateurs jouant peut-être double jeu qui n’obéissent pas aux ordres du lieutenant hurlant "halte au feu halte au feu "(celui-ci n’ayant même pas donner l’ordre d’ouvrir le feu). En résumé on a alors affaire à l’homme d’Etat qui agit dans le sens de l’intérêt général de la France quel qu’en soit le prix et si l’on croit pouvoir lui reprocher le non rapatriement des harkis et d’une partie des français il n’est qu’à voir les tensions sociales et les difficulté de leur prise en charge sur le sol français pour comprendre pourquoi ils furent les sacrifiés. La société française d’alors ferait mieux de se regarder en face plutôt que de faire croire qu’elle n’est pour rien dans les décisions de leur chef. Etre chrétien ça ne consiste pas à se dire qu’on peut faire n’importe quoi aux autres, celà devrait être une aide pour élever au plus haut les actes et les paroles humaines vers l’idée de Dieu, amour. J’en ai trop vu de ces français, combattants d’algérie, déchirés à la veille de leur mort sur la contradiction entre ce qu’ils ont fait de leur vie et leur morale chrétienne pour ne pas le rappeler ici. Paix à leurs âmes.

  • Il me semble que plusieurs ont des opinions tres dures et injustes a propos du Général de Gaulle.

    Cet homme a eu le courage de refuser la soumission. Il avait risqué sa vie au combat, il a risqué sa vie en refusant la capitulation du gouvernement francais.

    Il a pris le leadership de ceux qui ont eu le courage de résister et surtout il a pris la "bonne décision". Si le gouvernement francais était parti en exil comme il l`avait demandé - l`honneur national en aurait été grandit.

    Cet homme profondément égratigné dans sa fierté et son honneur a du quémander aupres des alliés alors qu`il tentait courageusement de créer quelque chose a partir des restes épars de l`armée francaise en Grande-Bretagne. Malgré ses défauts il a été un grand leader dans une cause perdue, un phare et un visionnaire. Un grand patriote (ce qui vous manque en France !) et un homme croyant - parceque lui il a risqué sa vie !

    Si il voyait ce que les gauchistes ont fait a la France.....lui qui avait mis en garde votre pays contre une présence musulmane trop grande.... vous allez peut-etre récolté pour ne pas l`avoir écouté !

    • Ce que vous écrivez est ce qu’on enseigne habituellement. La réalité est malheureusement moins épique : il n’a pas risqué sa vie au combat, il est parti et a parlé depuis un micro. Il n’y a pas eu capitulation mais armistice avec conservation de l’empire et de la flotte à partir desquels sera constituée l’armée de la revanche par Weygand/Darlan/Juin/Giraud qui participera à la reconquête du territoire.
      Si le gouvernement français était parti en exil toute la France aurait été occupée et un gouvernement 100% allemand mis en place. Par ailleurs les allemands auraient débarqué en Afrique du nord ce que redoutait Churchill qui n’était pas prêt. Ainsi a-t-il déclaré au général Georges : "L’armistice nous a en quelque sorte rendu service. Hitler a commis une faute en l’accordant. Il aurait dû aller en Afrique du Nord, s’en emparer et poursuivre en Égypte"
      De Gaulle a peu lutté contre les allemands et beaucoup contre Pétain. Il a préparé l’épuration pour remplacer tous ceux qui ne lui avaient pas fait allégeance : "La libération nationale est inséparable de l’insurrection nationale" a-t-il dit. Ce pourquoi il s’est allié aux communistes.

    • Je me permets d’introduire une nuance critique à votre commentaire : il a fallu à De Gaulle un courage extraordinaire pour supporter la bêtise humaine qui se répand encore sur son compte plus de 40 ans après sa mort.

      Aujourd’hui, malheureusement, elle est au pouvoir...

    • Vous oubliez les combats de Montcornet. Dans l’immense fuite en avant de troupes désorganisées, c’est un des rares épisodes positifs.

      Giraud ? Cette vieille baderne prétentieuse et nullissime qui n’a dû d’être mis en avant que parce que les américains détestaient De Gaulle. Déjà !...

      Oui, il y avait bien un empire. Encore aurait-il fallu que les Juin et les Weygand en fassent quelque chose ! S’il n’y avait eu la détermination obstinée des gaullistes, et de leur chef, il est à craindre que toutes ces forces ne soient parties en quenouille.

      « De Gaulle a peu lutté contre les allemands et beaucoup contre Pétain », affirmation qui n’est qu’une vaine polémique démentie par les faits (consignés dans l’Histoire).

      Les réseaux communistes de résistance se sont illustrés dans les combats contre les nazis. Difficile de ne pas leur accorder une place à la Libération...

    • Montcornet : sur 162 blindés engagés 101 sont détruits, 750 hommes mis hors de combat, tués, blessés ou prisonniers. Les Allemands ont continué leur route. Pour eux cette affaire a eu si peu d’importance qu’elle n’a pas été portée à la connaissance du grand état major. Devant Abbeville ce sera pire. Voir "De Gaulle sous le casque" d’Henri de Wailly

      Giraud était reconnu par les Alliés comme "commandant en chef civil et militaire". Roosvelt et Churchill ne faisaient plus confiance à de Gaulle. Celui-ci le voyait donc comme un adversaire. Tout comme Darlan physiquement éliminé.

      L’Armée d’Afrique a été reconstituée par le général Weygand, armée qui reconquit la Tunisie, la Corse et surtout la péninsule italienne avant de marcher victorieusement jusqu’au Danube.

      Quant aux réseaux communistes de résistance ils se sont activés pour faire oublier leur politique d’août 1939 à juin 1941. Leur "style propre" était des attentats contre les personnes qui ont entraîné des représailles sur la population française mais leur a permis de se présenter comme "le parti des 75 000 fusillés".
      Autre était la résistance liée au renseignement et au contre-espionnage, au sabotage et la lutte armée.

  • Face à ce florilège d’opinions datées à partir de 2009, ma question à Simone GAUTIER qui termine sa courte intervention (2010) en affirmant, sauf erreur, à propos du personnage dont il est question, qu’il n’avait même pas le grade auquel il prétendait, ma question est la suivante (juste pour information) : aurait-il jamais nié qu’il n’était QUE général de brigade ? Merci.

    • P.S. Malgré moi, j’ai toujours essayé mais jamais réussi à ôter de ma mémoire et de ma vue cette photo de Yalta : tous assis et seul, debout comme un larbin, De Gaulle.

      Mais, l’autre côté de la médaille : c’est comme ces anciennes photos jaunies de nos ancêtres : une petite dame assise et à ses côté, debout, un homme.

      La raison de ce "come back" sur le Général Charles De Gaulle m’échappe, mais ce qui, par contre, ne m’ a pas échappé à la lecture de toutes les interventions, c’est que la plupart de celles-ci ont comme un relent du procès d’Eichmann. Sauf que, Eichmann, lui, a été jugé de son vivant.

      Toutefois, insulter avec autant de rancoeur accumulée et de haine quelqu’un aujourd’hui (ou en 2009) disparu, relève de.... je ne trouve pas le mot exact...ou si, d’une inutile "prise de revanche" car de telles expressions ne peuvent faire mal qu’à ceux qui les prononcent.

      Reposez en paix, mon Général, car toutes ses souillures dont vous êtes l’objet vous les aviez certainement prévues, comme tout ce que vous aviez prédit et qui s’est réalisé.

      Et dans votre sagesse, il m’est d’avis que vous avez déjà "compris" et pardonné vos détracteurs. Il ne s’agit pas là de sainteté, et si vous n’aviez au qu’un seul mérite, il eut été suffisant : celui d’avoir "une certaine idée de la France".

      Et, qu’on le veuille ou pas, de l’avoir prouvé.

    • C’est a cause de sa rebellion déclarée contre le gouvernement de la IIIe République présidée par Albert Lebrun ("les formes ordinaires de pouvoir ont disparu", il parle désormais "au nom de la France") que le 22 juin des sanctions sont prises : la promotion du général à titre provisoire du colonel De Gaulle sera annulée et il sera mis avec ce grade à la retraite d’office. Ces décisions seront annulées par une ordonnance du 6 juillet 1943 prise à Alger par le Comité Français de Libération Nationale....dont De Gaulle était président.

  • J’ai aimé de Gaulle, détesté de De Gaulle, et respecté et à nouveau aimé de Gaulle après 1965 quand il ( semblait ) incarner la France ou sa vocation face aux superpuissance
    Ils apparient à l’histoire sans idolâtrie ni haine recuite. Chrétien il ne fut pas toujours s,peut être à Varsovie en communiant e t en tous cas il fut fils de vrais chrétiens, pour le reste laissons la douce pitié de Dieu nous conseiller un peu de piété pour tous nos morts ; /
    Maintenant je sui effaré des propos lus, qui témoignent de blessure profondes , mais là nous quittons l’histoire ;
    Je pense que l’initiative de Pierre Mazaud est discutable, , condamnable , abusive, etmalheureuse, ,vraiment regrettable, mettant du sel sur les plaies. et mon avis elle serait condamnée par les vrais gaullistes, de cœurs, les purs, ceux qui à travers un personnage méandreux ont voulu sauver l’âme de la France. Et qui n’ont que faire des ces rengorgements et les mépriseraient…
    Laissons les mânes de Gaulle en paix quelque soit nos blessures, nous les ravivions d e la pire manière et à art Yves Floucat qui a pris de la hauteur,.
    Pierre Mazaud me semble donc peu estimable pour de multiples raisons ; en dehors de son idolâtrie démasquée /
    Maintenant si l’Eglise de France et le Cardinal pour qui j’ai trop d’estime pour ne pas en discuter avec lui , veulent honore r un chrétien qu’’elle honore Bonchamps, le chef royalistes et Vendéen, enterré à Saint Florent du Viel , magnifique héros chrétien chanté et loué par Aragon ! et oui il fallait Aragon et non nos clercs pour le faire !! « Bonchamps c’est la France, la France éternelle, » a-t-il avoué en 1956.
    Est ce trop demander à nos clercs d’honorer enfin ceux qui ont permis par leur sacrifice sanglant le retour du culte »chrétien par Napoléon , admiratif d leur courage.
    S’il est vrai que certains clercs ont refusé la canonisation des Carmélites de Compiègne pour des raisons politiques, à leur place je serais mal à l’aise dans cette vie et dans l’autre Je pense qu’ils s ont commis un pas de clerc . Nous, catholiques, sommes habitués , mais cela fait mal .
    Alors allons honorer nos martyrs d’il ya deux siècles avant ( ou après ) d’honorer nos martyrs morts pour leur foi chrétienne en 2014. Cela aussi fait mal ou semble impossible à dire par trop de ………qui exactement……..

    • Je pense qu’il est nécessaire, sans idolâtrie ni haine recuite comme vous le dites si bien, de faire la vérité sur cette période qui a divisé et continue de diviser les français. Beaucoup de choses que nous vivons aujourd’hui sont issues de cette période. Pour qu’une plaie guérisse il faut la soigner et non l’ignorer.
      Bien cordialement,

    • Cordialement aussi à vous dans votre démarche, mais- à mon avis- la vérité avec un V en histoire reste toujours énigmatique comme la pièce de Pirandello. ( A chacun sa vérité ...)
      par exemple , qui connait vraiment les sentiments secrets ou non de Louis XVI pendant la tourmente révolutionnaire. idem pour de Gaulle.
      En revanche piété pour les acteurs , merci de nous le rappeler aussi, celle qui réconcilie..

    • Bien pris note et vous remercie, Bipseudo, d’avoir expliqué l’origine du titre de "Général" attribué à De Gaulle. C’est un élément dont je n’avais pas connaissance. Je vous crois donc, sur parole, sans exiger de preuves, ce forum n’étant pas un tribunal mais un échange d’idées, de connaissances, d’interrogations, etc... Les souffrances sont partagées, et il y en a eu... Je peux et je me dois de souligner, cependant, que ce qui m’a paru excessif, c’est la façon de parler et de traiter un être disparu, autrement dit, on se serait contenté de prendre connaissance du "pour" et du "contre" des uns et des autres concernant le Général De Gaulle, mais dépouillée des qualificatifs exprimés avec tant d’années de recul. Ici, c’est un espace de liberté où chacun à la chance de s’exprimer librement, et ne saurait en aucun cas devenir un lieu, de "règlements de comptes", et qui plus est à titre posthume. C’est en tous cas mon point de vue, au risque de me tromper.

      Dans cet ordre d’idées, je pourrais avancer que je sais peu de choses sur le passé du Führer à part qu’il était peintre en bâtiment (!). Pour le reste : comment n’a-t-on pas VU que les tanks, les armements, les "fusées’ V1 et V2 et...et... étaient fabriqués en sous-sol, parait-il, bon, mais avec quels aciers et autres matériaux, de quelle provenance, de quels marchands d’armes (comme il y en a toujours eu et jusqu’à nos jours), autant de questions restées sans réponses. On pourrait avancer que le suicide du criminel en question aura privé l’Histoire de bien d’explications. On pourrait le regretter. Mais les regrets sont stériles.

      Il est légitime pour les uns comme pour les autres d’avoir été et d’être pour ou contre de Gaulle, tout autant qu’il est légitime d’avoir été et d’être pour ou contre le Maréchal Pétain. Sur la question de "qui" a divisé les Français, pour les uns c’est De Gaulle pour les autres Pétain.
      Mais cette question pourrait-elle bénéficier d’une pause, quitte à y revenir plus tard, lorsque tout rentrera dans l’ordre dans ce monde en ébullitions.Sinon, en entretenant de tels propos, on risquerait de creuser encore plus le sujet qui divise toujours les Français, les empêchant du même coup de voir clairement l’"aujourdhui".

      Et cet aujourd’hui mériterait plus d’attention afin d’éviter de faire ressurgir le passé en détournant l’attention au détriment du bien douloureux présent.

      L’Histoire se chargera, peut-être, le moment venu, de dire son mot.

    • En effet, une part de mystère existe toujours. Pour autant il n’est pas impossible de s’intéresser aux faits. Dans le cadre de la 2nde guerre mondiale on s’aperçoit que De Gaulle a été porté aux nues et de les autres jetés aux poubelles de l’histoire. Pourquoi ? Le chercher réserve bien des surprises.... La façon de raconter l’histoire n’est pas anodine.

    • Je comprends et approuve votre commentaire.
      Concernant les questions restées sans réponses, certainement il y en a comme dans toute histoire. Mais inversement il y a des réponses-explications qui mériteraient un approfondissement au regard de l’histoire. Je vous invite par exemple à aller lire cette petite note de synthèse sur la question de l’armistice http://fr.calameo.com/read/000217024b7d1e1a2c6c1
      Henri Amouroux, grand historien françai, a expliqué : "Aujourd’hui, la nécessité de l’armistice n’est pratiquement pas remise en cause, ce qui boulverserait de Gaulle." (Henri Aouroux, La page n’est pas encore tournée, Robert Laffon, 1993, p. 12
      Bien d’autres sujets pourraient être creusés.
      L’historien allemand Elmar Krautkramer a écrit : "Dans l’histoire de la seconde guerre mondiale, on a pas apprécié à sa juste valeur le rôle que la france avait joué entre les deux camps ennemis. Le combat mené par la France et la façon dont elle s’est relevée de sa défaite n’a pas commencé avec l’appel du 18 juin, mais tout a débuté, et peut-être avec plus d’efficacité, avec l’armistice de Rethondes." (Elmar Krautkramer, Vichy 1940-Alger 1942, Economica, 1992).

      Plus j’étudie le sujet et plus j’en viens à constater que De Gaulle a divisé les français au moment où il fallait unir toutes les forces. Il avait le droit de rejeter l’armistice et de continuer la guerre mais à condition que ce soit contre les allemands et les italiens exclusivement : pourquoi sen prendre aux territoires français et faire tirer sur l’armée française ? De même pour l’Algérie : De Gaulle avait le droit de penser que le statut de ce département français devait être modifié mais rien n’autorisait à le brader en le cédant à une minorité d’agitateurs et en restant sourd aux populations musulmanes et à leurs chefs qui nous avaient fait confiance et se sont fait massacrer.
      Le tout à chaque fois en concluant des alliances contre nature d’où sortira une classe politique qui, depuis, ne nous a plus quitté.

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