Clovis, homme libre

par Aymeric Pourbaix

vendredi 21 décembre 2018

Quatrième opus de sa série sur les personnalités fondatrices de l’identité française, Le mystère Clovis de Philippe de Villiers devrait atteindre les 20 000 exemplaires fin 2018. Le point de vue de l’historien Michel Rouche, professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne et auteur de l’étude historique la plus documentée à ce jour sur Clovis (éd. Fayard).

Noël. Si l’année du baptême de Clovis reste sujette à caution chez les historiens, la date du 25 décembre, à Noël donc, semble faire consensus. C’est au cours de cet événement capital que l’évêque saint Remi a prononcé la phrase célèbre, selon saint Grégoire de Tours : « Courbe la tête, fier Sicambre, abaisse humblement ton cou. Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. »

Mais derrière l’imagerie populaire se déroule un débat autrement plus serré. Celui de l’année de ce baptême fondateur pour l’histoire de la France. Enseignée aux écoliers jusqu’à une époque pas si ancienne, la date de 496 semble désormais écartée. Dans son dernier livre, Philippe de Villiers avance la thèse de 508, en s’appuyant sur des études récentes. Quand l’historien Michel Rouche, lui, maintient la date de l’an 499. Débat de spécialistes ? Pas seulement. Car derrière une querelle de dates se niche un enjeu considérable : les motivations qui ont conduit Clovis, petit roi païen d’une tribu franque régnant sur la région de Tournai, dans l’actuelle Belgique, à se convertir à la foi catholique et à devenir ainsi le père du royaume de France.

Retrouver l’intégralité de l’article dans notre magazine.

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