Charles de Montalembert (1810-1870)

par Eugène de Montalembert

jeudi 14 octobre 2010

Colloque, samedi 6 novembre 2010, au Palais du Luxembourg, 8h30-17h30

Les combats d’un catholique pour la liberté

Montalembert, un homme pour la liberté.

En 1810, naissait Charles de Montalembert, homme politique et écrivain. Un colloque lui sera consacré le samedi 6 novembre au Palais du Luxembourg, à Paris. Évocation d’un défenseur de la liberté et de l’Eglise dans le contexte du XIXe siècle.

« Montalembert est d’abord pour nous un des rares hommes qui aient porté, qui aient été le drame vivant de la liberté dans le monde moderne. Le drame total de la liberté, avec ses enthousiasmes, avec ses déceptions, avec ses découragements. Ce drame fut sa chair même, si bien que l’on a tout dit de lui quand on en a suivi l’histoire dans son œuvre et dans sa vie, et tout dit de la liberté, en exposant l’une et l’autre » [1] Ainsi commence le brûlant et magnifique texte qu’Emmanuel Mounier consacre en 1945 à Charles de Montalembert (1810-1870), homme politique, orateur, historien, écrivain, journaliste, figure européenne importante de l’histoire politique, religieuse et intellectuelle du XIXe siècle, qui joua un rôle de premier plan dans la défense des minorités et des nations opprimées, s’attacha à la défense des libertés religieuses et de conscience ainsi qu’à l’action politique (liberté de la presse, d’association, d’enseignement, lois sociales, abolition de l’esclavage, défense du patrimoine architectural, etc.). Son œuvre écrite comprend des textes politiques et polémiques, des articles sur l’art et la littérature, des travaux historiographiques et hagiographiques, sans oublier une abondante et magnifique correspondance. Son Journal intime, qu’il tient tout au long de son existence, permet de découvrir une personnalité extraordinairement attachante, intense et sensible, une authentique figure du romantisme, certes, mais plus encore un combattant, un homme de débats et de controverses, qui paya au prix fort son indépendance et sa liberté, à qui ne furent pas épargnés les échecs, les désillusions, les humiliations, le mépris hautain de certains de ses adversaires, l’ingratitude ou l’incompréhension de quelques-uns des siens, toutes choses qu’il accepta par fidélité à ses convictions et supporta grâce à une foi qui l’invitait à respecter ses adversaires [2] et à savoir reconnaître ses propres erreurs [3]..

Une trajectoire européenne

Commençons par l’Européen. Outre le grec et le latin, il parle parfaitement l’anglais, l’allemand et l’italien, et n’ignore pas le suédois, le polonais et l’espagnol. Confié dès son enfance à un grand-père maternel écossais, l’exceptionnel James Forbes (1749-1819) – grand anglican, indianiste, explorateur, peintre, écrivain, naturaliste (Oriental Memoirs, 1813) – il passe les dix premières années de sa vie en Angleterre, laquelle reste l’un des terreaux de sa pensée politique. Jeune étudiant, il réside de façon intermittente mais prolongée en Allemagne (1819-1828) puis en Suède (1828-1829), au gré des différents postes occupés par un père diplomate. Voyageur infatigable, il donne dans son Journal intime ce qui se révèle aujourd’hui être l’un des grands journaux de voyage comme les romantiques en ont le secret. Admirateur du “libérateur” de l’Irlande, Daniel O’Connell (1775-1847), il part le rencontrer en 1830. Sa foi et sa sensibilité artistique font qu’il tourne naturellement son regard vers l’Italie, pays dans lequel il séjourne à plusieurs reprises, notamment à l’occasion de l’affaire de L’Avenir (1831-1832), tandis que, dans les années 1840, il prend fait et cause pour le pouvoir temporel de la papauté, qui lui semblait indispensable afin d’assurer l’indépendance politique de celle-ci. Au cours d’un premier périple allemand en 1832, il rencontre avec le même appétit les personnes les plus modestes et les intellectuels en vue (Brentano, Döllinger, Goerres, Baader, Schelling, le peintre Cornelius). Il retourne en historien en Allemagne et en Hongrie (1833-1834), ce qui nous vaut un Sainte Élisabeth de Hongrie (1836), “best-seller” qui connut 22 rééditions jusqu’en 1903, renouvela le genre hagiographique et joua un rôle certain dans l’intérêt des romantiques pour le “Moyen Âge”. Il monte en première ligne pour défendre une Pologne dépecée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche, pour laquelle il traduit et préface le Livre des pèlerins polonais (1834) d’Adam Mickiewicz (1798-1865) et écrit de retentissants articles (1861, 1863, 1864). En 1836, il épouse Anna de Mérode (1818-1904), fille de l’un des principaux artisans de l’indépendance de la Belgique (1830). Il est chargé en 1840 par Thiers d’une mission délicate à Constantinople, dans le contexte tendu d’un jeu d’alliances européennes avec la Turquie ou l’Egypte. En 1846, il prend activement la défense des Maronites libanais livrés à l’arbitraire et à la cruauté des Druzes et des Turcs.

Une existence française

Venons-en à sa vie en France. Interne au Lycée Bourbon puis au Collège Sainte-Barbe (1819-1828), l’adolescent se révèle être un travailleur acharné – il faut lire la journée de travail qu’il s’impose [4]. Mais très vite, il prend douloureusement conscience de l’antichristianisme bourgeois qui règne à cette époque, jusque et y compris parmi ses camarades. Bachelier, il étudie le droit et suit les cours de Villemain, Guizot, Jouffroy, Cousin et Michelet. En 1830, malgré l’anticléricalisme d’une partie de la Révolution, il assiste avec enthousiasme aux Trois Glorieuses. Il se lie avec l’abbé Félicité de Lamennais (1782-1854) et Henri Lacordaire (1802-1861) – le futur refondateur de l’ordre des Dominicains en France (1837-1850) – et participe avec eux à l’aventure de la revue L’Avenir (1830-1832), qui porte les idéaux du catholicisme libéral. Lacordaire et lui se soumettent à la condamnation romaine (l’encyclique Mirari vos, 1832). Entre-temps, il prend la défense de la liberté d’enseignement et, poursuivi en justice pour avoir illégalement ouvert une école libre, mais devenu pair de France à la mort de son père, il en soutient la cause devant la Chambre Haute. En 1833, il publie “Du vandalisme en France. Lettre à M. Victor Hugo” (Revue des Deux Mondes) qui, à la suite du Génie du christianisme (1802) de Chateaubriand et du Notre-Dame de Paris (1831) de Hugo [5], sonne véritablement l’heure de la résistance aux destructions post-révolutionnaires des monuments (religieux ou civils), mais également aux restaurations désastreuses effectuées par des autorités religieuses ou civiles incompétentes, et, au cours de nombreux déplacements en province, il suscite activement des comités locaux de sauvegarde du patrimoine [6]. Il soutient et accompagne dom Prosper Guéranger dans sa volonté de restaurer en France l’ordre des Bénédictins (1833-1837).

Membre de la Société pour l’abolition de l’esclavage dès la création de celle-ci en 1834, il a plusieurs fois l’occasion d’exprimer ses convictions abolitionnistes (1831, 1845, 1846, 1847). Un discours de 1841 aboutit à la première législation française sur le travail des enfants – législation certes notoirement insuffisante, mais qui a le mérite d’enfin encadrer ce travail, d’en adoucir les conditions et d’effectuer un timide premier pas, de constituer une première évolution des mentalités vers son interdiction. Ne faisons cependant pas de Montalembert le penseur social qu’il ne fut pas : il n’est pas Ozanam, même si le père Lecanuet (1853-1916), son grand biographe, émet l’hypothèse que les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul (1833) aient pu être fondées par ce dernier après les réunions chez Montalembert, qui rassemblait tous les dimanches amis et connaissances à son domicile de la rue Cassette pour d’intenses discussions où les questions sociales étaient centrales [7]. Après avoir repris la revue L’Univers en 1839 en vue d’en faire un porte-parole intellectuel du catholicisme libéral, il rompt avec celle-ci, qui lui échappe et qui, sous l’influence de Louis Veuillot (1813-1883), devient de plus en plus intransigeante. Rallié à la République en 1848, il est, après la suppression de la Chambre des Pairs, élu député du Doubs à l’Assemblée constituante, et devient le véritable concepteur de la loi Falloux sur la liberté de l’enseignement, loi qui lui vaut l’hostilité à la fois des partisans du monopole universitaire et des catholiques intransigeants. Il est élu à l’Académie française en 1851.

Après quelques tergiversations qu’il regretta amèrement par la suite, il désapprouve le coup d’État du 2 décembre 1851 et transforme l’Académie en bastion de l’opposition à Napoléon III. De même que Victor Hugo [8]. est le grand exilé de l’extérieur, on peut affirmer que, par sa position, ses écrits, ses désillusions et les attaques qu’il subit de la part du pouvoir, Montalembert est le grand exilé de l’intérieur [9] : il semble même être banni de sa propre “famille”, l’Église française étant alors largement ralliée au Second Empire. Néanmoins réélu à la députation en 1852, il s’emploie à relever la revue Le Correspondant et à en faire un organe d’un parlementarisme qu’il a toujours appelé de ses vœux. Complètement exclu de la vie politique à partir de 1857, il publie, outre des écrits polémiques qui lui valent des poursuites [10], une monumentale histoire des Moines d’Occident depuis saint Benoît jusqu’à saint Bernard (7 volumes publiés entre 1860 et 1877) : pour être apologétique, cette histoire – comme celle de sainte Élisabeth – n’en est pas moins extraordinairement documentée, fondée qu’elle est sur l’étude de documents de première main et sur un travail minutieux qui le fait remonter aux sources historiographiques. Il continue ses voyages dans les années 1860 (Allemagne, Autriche, Hongrie, Pologne, Grande-Bretagne, Écosse, Pays de Galles), et donne son testament politique sous la forme d’un impressionnant discours au Congrès des catholiques de Malines (Belgique), L’Église libre dans L’État libre (1863), à propos duquel il reçoit une lettre de blâme du secrétaire d’État de Pie IX, le cardinal Antonelli, qui précède de peu l’encyclique Quanta cura et le Syllabus (1864), condamnation par la papauté de nombreuses “idées modernes”. Lorsqu’il meurt en 1870, le concile de Vatican I (1869-1870) est en cours : sans être opposé à la notion même d’infaillibilité en matière de dogmatique – notion qui appartient à la tradition de l’Église – Montalembert craint que sa définition institutionnelle, qui doit être adoptée après discussions lors des séances du Concile, même si elle est très encadrée, soit mal comprise par les adversaires de l’Église.

Bicentenaire

Il serait injuste de dire que l’année du bicentenaire de sa naissance est silencieuse à son égard. Quatre colloques lui sont consacrés, à La Roche-en-Brenil (Montalembert et ses contemporains [11]), à Paris (Les combats d’un catholique pour la liberté [12] ), à Lyon (Les catholiques et la démocratie [13]) et à Rome [14]). L’actualité éditoriale contemporaine semble, elle aussi, relativement généreuse : L’Église libre dans L’État libre a été republié en 2006 par un éditeur dijonnais, L’Échelle de Jacob. Après avoir réédité en 2005 son Sainte Élisabeth de Hongrie, les Éditions du Cerf viennent à leur tour de rééditerL’Église libre dans L’État libre [15], précédée d’un écrit de 1852, Des intérêts catholiques au XIXe siècle, dans lequel il affirme son opposition au Second Empire en faisant l’éloge du parlementarisme. Par ailleurs, deux chercheurs – l’un malheureusement disparu en 2009 – ont passé près de 20 ans à publier en 8 volumes le Journal intime qu’il tint dès l’âge de 12 ans et jusqu’à sa mort [16] . Le tout constitue une véritable somme et sans aucun doute une mine pour les historiens dix-neuviémistes. Enfin, une volumineuse et intéressante biographie est parue en 2009[[Montalembert et l’Europe de son temps, Marguerite Castillon du Perron, Éd. François-Xavier de Guibert, 2009.]].

Un héritage ?

Bien que grand lecteur, il a lui-même parfaitement conscience d’avoir choisi la position du “soldat”. On ne peut donc faire de lui un philosophe ou un penseur, ni même un théoricien de la politique. Contrairement à ce qu’on a pu dire ou affirmer, ce ne sont là pas ses limites – répétons-le, il avait fait ce choix en connaissance de cause, en toute conscience – mais, par contre, c’est peut-être l’une des causes d’une certaine désaffection dont il a pu être l’objet depuis le XXe siècle, siècle dont on sait qu’il fut un grand consommateur de philosophies et de théories politiques en tous genres, jusqu’à la fascination. Mais à rester hypnotisé par la puissance de pensée des philosophes ou des systèmes de pensée, on se prive peut-être de la richesse et du foisonnement que la cohérence d’une existence tout entière tournée vers l’action peut précisément offrir à la réflexion, on oublie qu’aussi puissante soit-elle, une théorie est toujours moins dense qu’un acte, moins susceptible d’une multitude d’interrogations ou d’interprétations. Dire cela, ce n’est pas rejeter les philosophies, c’est au contraire plaider pour une réévaluation philosophique ou intellectuelle de certaines biographies. C’est peut-être cela qui rend la méditation de Mounier à propos de Montalembert aussi saisissante.

Des écrits de Montalembert se dégage une ligne de pensée qui témoigne d’une vision éminemment chrétienne de l’action politique : « Rien, dans les pouvoirs d’ici-bas, n’est infaillible, rien n’est absolu, rien n’est parfait. […] L’essentiel, dans tous les arts et surtout dans la politique, qui est le premier de tous, est de distinguer le possible de l’impossible, la fécondité de la stérilité, la vie de la mort » [17]. Ne peut-on déceler un écho de cette réflexion – il est vrai l’une des plus stables du christianisme – lorsqu’on entend un Benoît XVI, évoquant des philosophies politiques qui oublient Dieu et adoptent un point de vue humain comme « mesure absolue des orientations », affirmer avec force : « l’absolutisation de ce qui n’est pas absolu mais relatif s’appelle totalitarisme » (20 août 2005, XXes Journées Mondiales de la Jeunesse, Marienfeld). De même, si Montalembert défend la liberté des uns, ce n’est pas aux dépens de celle des autres : c’est ainsi qu’il s’abstient de participer au vote du 21 mai 1844 accordant des privilèges aux petits séminaires, ne voulant être libre « qu’à condition d’être libre avec tout le monde » [18]. Il semble qu’à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, il ait manqué au catholicisme français une figure de son envergure et de sa stature. Rêvons un peu : s’il avait vécu jusque-là, sa belle et grande voix aurait peut-être pu éviter à de trop nombreux catholiques de tomber dans le piège de l’éprouvante fièvre antidreyfusarde (en particulier une partie de l’aristocratie, de la haute bourgeoisie, de l’armée ou du clergé), lui qui écrit des pages – qui semblent trop rares au XIXe siècle – dans lesquelles les juifs sont considérés ni plus ni moins que des citoyens comme les autres, tandis que leur liberté et leurs particularités y sont envisagées avec un respect dont on rencontre peu d’exemples à l’époque [19], toutes tendances confondues.

Terminons encore avec Mounier, qui semble décidément avoir le mieux pris la mesure du personnage et saisi les subtilités de sa trajectoire : « Montalembert était avant tout un témoin, de ces témoins qui font l’histoire à longue portée en semblant manquer l’histoire à courte échéance. Ce rôle comporte une trop rigoureuse exigence spirituelle pour qu’elle ne fasse pas de ceux qu’elle mord, des opposants à perpétuité »21 [20]. Et de fait, de nombreux historiens des idées, d’une part situent son action à l’origine de la démocratie chrétienne, d’autre part considèrent qu’il annonce à sa manière certains choix opérés par le concile de Vatican II (1962-1965).

Eugène de Montalembert

Colloque du bicentenaire, samedi 6 novembre 2010, au Palais du Luxembourg, 8h30-17h30

Informations et inscription :

http://charlesdemontalembert.net

Charles de Montalembert (1810-1870) : Les combats d’un catholique pour la libert

interventions


Le Journal intime de Montalembert, une source majeure de l’histoire du XIXe siècle.

Nicole Roger-Taillade, historienne, maître de conférence à l’Université de Toulouse II.

Montalembert en Franche-Comté.

Claude-Isabelle Brelot, historienne, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Lyon II.

Le rôle des catholiques libéraux dans la genèse de la séparation de l’Église et de l’État.

Jacqueline Lalouette, historienne, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Lille 3, membre de l’Institut Universitaire de France.

L’action de Montalembert en faveur du patrimoine.

Françoise Bercé, Inspecteur général du Patrimoine.

Les relations de Guizot avec Montalembert et les catholiques libéraux.

Laurent Theis, historien et éditeur.

Montalembert, orateur politique.

Bernard Le Drezen, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de Lettres, doctorant à l’Université de Paris IV.

La place du catholicisme libéral dans la pensée politique du XIXe siècle.

Lucien Jaume, philosophe, politiste, directeur de recherches au CNRS, membre du CEVIPOF, chargé de cours à Sciences Po Paris.

Montalembert et l’Angleterre.

Christopher Guyver, historien, Docteur en histoire, enseignant

Le chrétien libéral face au relativisme.

Père Jean-Michel Garrigues o.p., théologien et philosophe.


[1Montalembert, choix de textes et préface par Emmanuel Mounier, collection Le Cri de la France, Egloff, 1945, p. 10.

[2Lire à ce sujet l’avant-propos de l’édition des Discours, Lecoffre, 1860, tome I.

[3Lire par exemple une des notes de l’édition des Discours, idem, tome III, p. 460, à propos de Hugo

[4Montalembert, R. P. Lecanuet, Paris, Poussielge, 1895, tome I, p. 29.

[5Ce dernier avait publié en 1832 dans la même revue un article intitulé “Guerre aux démolisseurs”. Sur les relations entre Hugo et Montalembert, lire le remarquable article de Bernard Le Drezen dans le cadre du Groupe Hugo : « L’exil et le royaume ? Montalembert, Hugo (1830-1875) », communication au Groupe Hugo du 16 avril 2005

[6Il sauve in extremis Vézelay de la pioche des démolisseurs, ainsi que Saint-Sernin de Toulouse, et participe à la sauvegarde de Notre-Dame de Paris.

[7Montalembert, Lecanuet , idem, p. 331-332. Le fouriériste Victor Considérant (1808-1893) était présent à ces réunions (cf. p. 331) !

[8Avec qui il s’est définitivement brouillé en 1849, après un accrochage à l’Assemblée sur la “question romaine”, mais qu’il continue à lire et à admirer jusqu’à sa mort

[9« Le véritable exil n’est pas d’être arraché à son pays ; c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer », dit-il à propos du général Lamoricière (cité par Mounier, p. 18).

[10Par exemple Un débat sur l’Inde au Parlement anglais, 1858, occasion de la saisie du Correspondant par le pouvoir, puis de poursuites et condamnations.

[1118-19 septembre 2010 : actes à paraître en 2011, Éd. du Cerf.

[126 novembre 2010 au Palais du Luxembourg, actes à paraître en 2011 ; renseignements et inscriptions, Association des amis de Montalembert, http://charlesdemontalembert.net/

[1319-20 novembre 2010 ; renseignements et inscription, Collège supérieur de Lyon, www.collegesuperieur.com.

[14(Montalembert pensatore europeo142-3 décembre 2010 ; renseignements et inscription, Institut Luigi Sturgo, www.sturzo.com

[15Avec une préface de René Rémond et une présentation de Louis Le Guillou.

[16Le Journal intime inédit, texte établi, présenté et annoté par Louis Le Guillou et Nicole Roger-Taillade, 8 tomes ; Éd. du CNRS : Tome I, 1822-1829, 1990 ; II, 1830-1833, idem, 1990 ; aux éditions Honoré Champion : III : 1834-1843, 2003 ; IV : 1844-1848, 2005 ; V : 1849-1853, 2006 ; VI : 1854-1858, 2006 ; VII : 1859-1864, 2008 ; VIII : 1865-1870, 2009.

[17L’Église libre dans l’État libre, 1863, pp. 31-32.

[18Cité par Louis de Montalembert, Montalembert et Tocqueville, communication de septembre 2010.

[19« Une nation en deuil, la Pologne en 1861 », Le Correspondant du 25 août 1861, pp. 97-170 : voir les pp. 122-123.

[20Montalembert, Mounier, idem, p. 25-26.

Messages

  • Merci pour cet intéressant article.
    J’ai entendu dire que "Montalembert n’aimait pas la démocratie"... Qu’en est-il selon vous ?
    Bien amicalement
    Jean-Benoit

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