Centenaire de la mort de Léon Bloy

lundi 30 octobre 2017

Pour le centenaire de sa mort, le plus gros recueil de textes de Bloy jamais réunis en un seul volume paraît dans la collection «  Bouquins  », mais aussi de nombreux essais et recueils de textes chez différents éditeurs... C’est l’occasion de nombreux événements : colloque de Rennes les 13 et 14 octobre, journée sur les traces de l’écrivain à Périgueux, le 21 octobre ; messe de requiem en l’église de la Trinité, le 3 novembre ; un après-midi d’hommage à Bourg-la-Reine, le 4 novembre ; un colloque international à Paris organisé par le spécialiste de l’écrivain, Pierre Glaudes, les 8, 9 et 10 novembre ; une soirée à la BnF animée par François Angelier, le 30 novembre ; une soirée aux Bernardins autour du Salut par les Juifs, le 8 février 2018 ; une exposition au musée d’art et d’histoire de Meudon sur Les Grandes Amitiés autour de Léon Bloy et les Maritain ; un film documentaire sur Léon Bloy, réalisé par la chaîne KTO, diffusé en novembre ainsi que sur le site Internet dédié à l’écrivain.

Et, en attendant, la librairie Téqui, 8 rue de Mézières (75006), accueille la librairie Le Pélican noir qui met en vente des correspondances et épreuves corrigées par Léon Bloy (à partir du 10 novembre, 17 h 30)...

Permanence de Alexis Chevalier spécialiste en livres anciens chaque lundi et chaque mardi après-midi, de 14 h à 19 heures pendant la durée de l’exposition ou bien sur rendez-vous.

Les numéros du 3 et du 10 novembre de France Catholique comprendront un important dossier consacré à Léon Bloy.

A acheter à la librairie Téqui = 3 euros.

Pour aller plus loin :

Messages

  • Bonjour
    Nous préparons un Pèlerinage guérison et délivrance avec le Père Bianco exorciste.
    seriez vous d’accord de transmettre les informations sur le s Pèlerinage ainsi que la diffusion de la fiche d’inscriptions.
    Je vous remercie par avance de votre réponse ,recevez nos salutations
    Association Béthanie
    Pitchou Levallois

  • Mesdames, Messieurs,
    A propos de Léon Bloy sous la plume de qui, je lis dans Exégèse des lieux communs : les Sept pointes de flammes de la coiffure impériale du Vagabond. Serait-il possible de connaître le sens de cette phrase hors contexte (la science) et dans le contexte de l’article sur Pasteur.

    A propos de l’adjéctif mélibéeen. Je connais Mélibée, le pâtre virgilien et le lépidoptères mais là-encore le lien avec Pasteur m’échappe.

    Bien à vous et à vous lire.
    FJ

    1902. Léon Bloy. Exégèse des Lieux Communs. CXXIV. La Science.

    Et voici le labarum[i] des imbéciles. La Science ! Avant le vingtième siècle, la médecine, pour ne parler que de cette gueuse, n’avait aucun besoin de la science et daignait à peine s’en recommander. Depuis fort longtemps, elle croupissait dans les déjections de ses malades. Maintenant elle piaffe dans sa propre ordure.

    La putréfaction se plaignait de n’avoir pas son prophète. Alors Pasteur est venu, Pasteur au nom doux et mélibéen, et le Microbe, en retard de soixante siècles sur la création, est enfin sorti du néant. Quelle révolution ! À partir de lui, tout change. La recherche de la petite bête remplace l’ancien esprit des Croisades. On ne connaît plus que la science. On ne veut plus rien savoir, sinon la science, et chaque matassin [ii]revendique son animalcule. Tous les sérums, toutes les pestes liquides, tous les écoulements des morts, tout ce qui se passait naguère au fond des sépulcres, est aujourd’hui restitué à la lumière, préconisé, mobilisé, injecté, avalé. La rage, la tuberculose et le choléra sont devenus des apéritifs ou des pousse-café. Le moujick de la bande vient de découvrir même un jus contre la vieillesse. Il ne tient qu’aux parents d’avantager leurs enfants de quarante ferments d’infection, dès le berceau, et de faire de leurs corps des vases de purulence. Ils sont à l’Institut Pasteur tout un lot de citoyens utiles exclusivement voués à la recherche des moyens de pourrir.

    - Oui, monsieur, on les loge pour ça ! me disait, il y a quinze jours à peine, l’interne de la place de la Concorde, et l’illustre empoisonneur Jenner[iii], à qui l’Europe contemporaine est redevable de sa vacherie, ne trouverait plus de litière pour lui-même dans cette maison !…

    Ce qui fut, autrefois, la cinquième d’entre les Sept pointes de flammes de la coiffure impériale du Vagabond, la divine Science est devenue quelque chose de si bas que le Bourgeois y pense atteindre. Faut-il que cette Valeur soit dépréciée pour qu’un imbécile tel que Zola, par exemple, ait l’audace de la tripoter sous les yeux d’un peuple si déchu que nul ne songe à cracher au visage de l’affronteur !

    Ah ! que celui-là représente bien cette relavure de l’espèce humaine, cette gringuenaude [iv]des siècles qui se nomme le Bourgeois contemporain ; et qu’il doit lui aller au cœur, lorsqu’à tout propos, il invoque ce qu’il ose appeler la Science, dans les pages souillées et indéchiffrables de ses romans vomitifs ! La science pour aller vite, la science pour jouir, la science pour tuer ! La science avilie jusqu’à paître les propriétaires, jusqu’à nettoyer le chenil des brutes féroces dont le Pauvre est épouvanté !

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