Brésil

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lundi 9 mars 2009


Une fillette de 9 ans était, depuis 15 se­maines, enceinte de deux jumeaux, fruits de viols par son beau-père, âgé de 23 ans et qui abusait d’elle depuis 6 ans d’après la presse brésilienne citant la police. La mère de la fillette l’a fait avorter dans un hôpital public le 4 mars. L’archevêque de Recife, Dom José Cardoso Sobrinho, a déclaré qu’étaient excommuniés la mère de la fillette, pour avoir autorisé l’avortement et les médecins qui l’ont pratiqué. Cela a déclenché une très vive polémique contre l’Église aux plus hauts niveaux de l’État. Le président Lula a rappelé que l’avortement est légal au Brésil, jusqu’à la 20e se­­maine, en cas de viol, de péril pour la vie de la femme enceinte ou si le fœtus n’a aucune chance de survie.

Par ailleurs la Tribune de Genève du 8 mars rapportait - prudemment - qu’une Brésilienne de 26 ans avait avorté de deux jumeaux dans le canton de Zurich, après avoir été agressée par trois skin-heads qui avaient écrit au cutter sur la peau de son ventre les initiales du parti d’extrême droite SVP (UDC en français). Il n’y a pas eu de témoin de cette agression et la police n’a donné aucune précision sur cette affaire qui fait également scandale dans la presse brésilienne.

Messages

  • Je ne comprend pas la position officielle de Rome qui approuve l’excommunication d’une mère qui accepte d’autoriser l’avortement de sa fille de dix ans devenue enceinte à la suite d’un viol alors qu’on lève l’excommunication d’individus devenus évêques à la suite d’un schisme !

    Nous revenons au moyen-age !

    Falenré

  • Je ne sais pas comment l’évêque brésilien a pu s’exprimer exactement sur cette triste affaire... mais ce cardinal Re, on a pu lire son approbation de "l’excommunication" dans La Stampa !

    A nous, durant le carême, on nous demande d’être plus silencieux que d’habitude. Si seulement ce cardinal pouvait suivre la consigne commune ! Comment n’a-t-il pas compris que le mot excommunication nous ramenait directement à l’affaire Wiliamson dans laquelle il s’est déjà laissé piéger lui-même et nous a déjà tous piégés avec lui. Que veut-il à la fin ? Comprend-t-il quelque chose à ce monde et à la communication moderne ?

    Comme je plains le brillant prêtre franciscain qui est chargé de la communication du Pape !

    Charles

  • Le 10 Mars 2009

    Étant une femme j’ai sans doute un cerveau différent de celui de tous ces hommes d’Église qui soutiennent la position odieuse de l’évêque de Recife.
    Nulle part il n’est question du scandale du beau père violeur. Quel sort lui réservez-vous messieurs les tenants du châtiment des femmes .

    On se croirait revenus au temps de Moïse où seule fut punie Myriam, soeur de Moïse contrairement à son Frère Aaron qui avait pourtant péché comme elle.

  • l’Eglise est vraiment très mal barrée...après le coup du retour au bercail des intégristes, voici l’archevêque facho qui agit en toute tranquilité...quelle honte, et quelle bêtise ! l’Eglise est en train de devenir quelque chose dont de plus en plus de chrétiens -dont moi -même d’ailleurs-ont plutôt envie de s’éloigner...ne serait-ce que pour ne pas se laisser contaminer par autant de conservatisme fasciste, prétentieux et stupide qui est, ma foi, tellement aux antipodes du message du Christ... adieu Benôit, continue comme ça, tu seras responsable devant Dieu de ton sale boulot !

  • Une enfance blessée

    Certains maudits jours, mieux vaudrait le silence. Une enfant – parce qu’à 9 ans, même si ceux qui devraient assurer votre sécurité vous trahissent, vous restez une petite fille. Une petite fille violée par son beau-père depuis plusieurs années, comme sa sœur aînée handicapée. Vous êtes abîmée, blessée, à jamais privée d’insouciance. En raison de ces violences subies, vous vous retrouvez enceinte, de jumeaux. Le découvrant, votre mère et les médecins choisissent l’avortement, notamment parce que la grossesse était risquée pour un corps pas encore mûr pour la maternité, bien sûr. Et voilà qu’au nom de la vie à respecter à tout prix (« la loi de Dieu contre la loi des hommes », ose-t-on argumenter), un évêque au Brésil, soutenu par Rome, a décidé que cette mère et les médecins seraient excommuniés. Excommunication, un mot que l’on entend décidément trop ! Du beau-père, on veut bien reconnaître la grave faute, mais lui, semble-t-il, ne voulait pas d’un avortement !

    L’Église catholique, qui proclame que la vie commence dès la conception et que cette vie, si balbutiante soit-elle, doit être respectée, est dans son rôle quand elle explique qu’un enfant n’est pas coupable des fautes qui ont permis son engendrement. Il arrive que des enfants naissent de viols, et redire leur dignité n’est pas incongru. Mais en l’occurrence, une autre vie est en jeu, tout aussi fragile, celle d’une fillette déjà si douloureusement blessée. Sa vie à elle ne doit-elle pas être protégée ? Faut-il en rajouter en condamnant sa mère, ses médecins ? Faut-il punir les femmes pour les crimes des hommes ?

    Intervenant au moment de la Journée internationale des femmes, l’affaire fait grand bruit au Brésil et au-delà. Elle donne des arguments à tous ceux pour qui le combat en faveur de la vie est une posture passéiste et ultraconservatrice. Elle clôt d’office, pour les défenseurs de l’avortement, tout débat autour de la question, même quand il ne s’agit ni de viol, ni de danger moral ou physique pour la mère. La réaction de l’évêque brésilien, dans sa dureté légaliste, va de fait à l’encontre du message de vie que l’Église veut faire entendre. Elle n’aide pas tous ceux qui, dans les nombreux débats bioéthiques en cours, s’efforcent d’attirer l’attention des décideurs et de l’opinion sur les enjeux de certaines techniques médicales, de certaines dispositions législatives. En éclaireurs de conscience, pas en censeurs.

    Dominique Quinio

    Editorial du quotidien La Croix

    Voir en ligne : http://www.la-croix.com/editoAlaUne...

  • Je ne suis pas spécialise en droit canon, mais ce n’est pas l’enfant, pauvre petite jeune fille pubère de 9 ans, qui a été excommuniée, c’est sa mère qui a autorisé l’avortement et le corps médical qui l’a pratiqué.

    Il faut arrêter de croire n’importe quoi en ce disant que ce qui est dit dans les médias ne peut être que vrai parce que cela montre encore une fois l’ignoble de la religion catholique et de son chef le Pape. Ben voyons !

    La caisse de résonnance Haro sur Rome a encore frappé !
    Par contre la caisse de résonnance ne fonctionne guère pour se poser des questions sur la mère et le beau-père. Cette affaire n’est malheureusement pas unique dans ce grand pays qu’est le Brésil.

    L’église là-bas comme partout dans le monde se bat sans cesse pour aider les plus faibles et les plus démunis. Elle fait le maximum dans le domaine social même si, bien sûr, rien n’est jamais assez. La situation du pays au niveau social n’est pas le fait de l’église et de la non légalisation de l’avortement. C’est donc encore une fois lui faire un mauvais procès.

    La caisse de résonnance médiatique ne fonctionne pas non plus beaucoup pour rappeler et protester contre le fait que l’âge légale du mariage pour les femmes (les petits filles devrais-je dire) est de 9 ans dans des pays, sauf erreur de ma part, comme l’Iran mais aussi dans des monarchies pétrolières "bien comme il faut", et beaucoup d’autres.

    Même si bien évidemment cette remarque sur les lois et moeurs considérées comme tout à fait naturelles dans certaines contrées, n’est pas faite pour atténuer ou faire oublier l’horreur de la situation de cette petite Brésilienne violée au sein même de son foyer. Qu’un jour elle puisse être une femme heureuse sur terre, peut-être. Là-Haut sûrement. Prions

  • Dans la hiérarchie catholique, l’embarras est palpable ; chez nombre de fidèles, la consternation le dispute à l’indignation. Partout l’incompréhension domine. L’excommunication prononcée jeudi 5 mars par un évêque brésilien contre la mère d’une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux à la suite d’un viol, et contre les médecins qui ont pratiqué l’avortement continue de susciter une réprobation générale dans l’opinion publique.

    Le soutien du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques au Vatican, à son confrère brésilien laisse sans voix de nombreux responsables religieux. Interrogé samedi 7 mars par le quotidien italien La Stampa sur le sort de la petite Brésilienne, ce proche collaborateur de Benoît XVI a déclaré : "C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient des personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées. L’Eglise a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire, sans s’adapter aux humeurs de l’époque ou à l’opportunité politique."

    Cette nouvelle décision controversée intervient alors que nombre de catholiques n’ont pas encore digéré les effets désastreux du décret du 21 janvier, signé du même cardinal Re, qui levait les excommunication d’évêques intégristes, dont un prélat négationniste. L’affaire du Brésil risque de ternir un peu plus l’image de l’Eglise, et surtout d’accentuer le décalage qui semble s’installer entre les idéologues du Vatican et les croyants, y compris chez les prêtres et au sein d’une partie de la hiérarchie.

    En sortant cette dramatique affaire du seul contexte brésilien, dans lequel certains responsables catholiques auraient souhaité la cantonner, la caution venue du Vatican interroge directement la doctrine de l’Eglise sur la question de l’avortement - canoniquement puni d’excommunication automatique - et fait douter de la capacité ou de la volonté du gouvernement de l’Eglise à parler aux croyants.

    Certains, même parmi les plus fervents soutiens du Vatican, déplorent que les tenants d’une pensée rigide, réactionnaire, voire obscurantiste, présents dans l’entourage du pape, prennent désormais le pas sur ceux soucieux de faire la part entre l’enseignement doctrinal de l’Eglise, notamment en matière de moeurs, et son adaptation au terrain. Une adaptation prisée par les fidèles et intégrée par beaucoup de prêtres depuis des années.

    "Avec cette nouvelle affaire, le pontificat de Benoît XVI est en train de devenir le pontificat tragique de l’incompréhension, analyse M. Levillain. Et, même si le pape n’est pour rien dans la dernière affaire en date, on ne peut que constater le paradoxe entre la levée des excommunications récentes - qui semblait signifier que le Vatican considérait ce principe comme obsolète -, et le recours à cette arme quasi médiévale dans le drame du Brésil."

    "Avec des déclarations comme celles du cardinal Re, on est face à un raisonnement essentialiste, ontologique, qui semble ne plus avoir aucune notion des situations concrètes", s’alarme aussi un évêque français. "Sous Jean Paul II, si les convictions étaient les mêmes, le système de pensée prenait davantage en compte la personne", ajoute-t-il. Certains n’hésitent pas à comparer la période actuelle à la crise de confiance qui avait suivi la publication de l’encyclique de Paul VI, Humanae vitae, en 1968. Ce texte prohibant toute forme de contraception avait amené nombre de catholiques à prendre leurs distances avec l’Eglise institutionnelle.

    "Affligeant", lâche encore un évêque, visiblement affecté par une affaire qui lui a déjà valu des courriers électroniques de fidèles interloqués et des discussions dans son diocèse. "De telles prises de position sont tellement loin de l’Evangile ; il y a des fois où il vaudrait mieux se taire et se contenter d’accompagner la souffrance des gens", soupire-t-il. "L’Eglise est certes dans son rôle lorsqu’elle dit qu’il faut protéger la vie dès la conception, mais devant un tel drame, il faut porter une parole de compassion, pas excommunier", s’indigne cet évêque qui, comme beaucoup de religieux, a déjà spirituellement accompagné des femmes ayant avorté.

    Signe du malaise que suscite cette affaire dans les milieux catholiques, le quotidien catholique La Croix y a consacré son éditorial, lundi 9 mars. Le journal y regrette que la "réaction de l’évêque brésilien, dans sa dureté légaliste, (aille) de fait à l’encontre du message de vie que l’Eglise veut faire entendre". "Cette affaire donne des arguments à tous ceux pour qui le combat en faveur de la vie est une posture passéiste et ultra-consevatrice", déplore aussi le quotidien.

    D’autres, comme lors de la main tendue par le pape aux évêques intégristes, préfèrent éluder le fond du problème et voir dans cette nouvelle polémique "un problème de communication et de fonctionnement de la curie". Ils s’interrogent notamment sur le statut des déclarations du cardinal Re. "Parle-t-il en son nom propre ou au nom du pape ? Le pape cautionne-t-il sa position ?"

    La gestion du dossier précédent a valu à Benoît XVI de nombreuses critiques, y compris en interne, sur les orientations et la gouvernance de l’Eglise catholique. Les atermoiements du Vatican, qui a tardé à condamner fermement l’évêque négationniste, et le manque d’explications pour justifier la volonté de ramener dans le giron de l’Eglise un mouvement opposé à une partie de son magistère, ont sapé l’autorité de Rome et mis en doute "l’infaillibilité" papale aux yeux de nombreux catholiques. Récemment, la conférence épiscopale allemande a, d’un ton inhabituellement ferme, demandé à Rome "des améliorations rapides dans le domaine de la prise de décision et de la communication avec les conférences épiscopales" et déploré que soit apparue à cette occasion une "incertitude quant au chemin de l’Eglise".

    Stéphanie Le Bars

    Voir en ligne : http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

  • Mgr Deniau, Nevers, a publié un communiqué assez superficiel, auquel j’ai répondu ainsi :

    Monseigneur,

    j’ai lu votre message dans Zénith, puis sur le site de votre diocèse. Je suis assez surpris. En effet, vous écrivez : "J’ai appris comme tout le monde"
    et ensuite vous réagissez, très affectivement me semble-t-il…

    Mais votre devoir de confrère vis à vis du Brésilien n’était-il pas d’apprendre autrement que comme tout le monde ?
    Comment savez-vous que rien n’a été fait pour dire autre chose ? Ce procès d’intention à l’égard d’un de vos confrères ne vous honore pas.

    Si vous vous êtes sérieusement renseigné avant d’écrire, vous n’en dites rien.

    Je trouve votre démarche présomptueuse, imprudente, et peu charitable. Qu’auriez-vous fait vraiment là-bas, dans le même contexte (que votre message ne semble pas connaître d’ailleurs) ? Comment osez-vous seulement le prétendre ?

    Nos pasteurs, en France, depuis des décennies, sont très frileux quant au respect de la vie. Je le déplore, comme de nombreux chrétiens. Peut-être l’évêque de Recife a-t-il eu tort ? Cependant, il n’a fait que rendre public une excommunication de fait.

    D’autre part, indiquer clairement qu’il y a excommunication peut aussi aider les personnes à se situer, et à considérer une démarche de réconciliation. Quand on ne dit plus rien, on laisse les gens couler dans le flou. Et puis, mentionner une condamnation relative à un acte posé n’empêche pas d’aimer et accueillir les personnes. Je pense en particulier aux personnes divorcées vivant dans l’adultère qui leur interdit la communion. La charité n’exclut pas la vérité.

    Votre réaction n’aurait-elle pas dû aussi chercher les éléments positifs au lieu de n’être qu’une condamnation d’un de vos frères évêques ?

    Bien respectueusement,

  • L’image, c’est d’abord celle de cette enfant dont nous n’avons pas vu le visage. Son visage, Dieu le connaît, mieux encore que les personnes de son entourage, celles qui la chérissent et celles qui l’ont blessée. C’est celui d’une fillette marquée à vie, unique parmi toutes les autres. Aucune autre ne lui ressemble, et pourtant elle ressemble à tant d’autres fillettes violentées dans les recoins sordides que cache mal la misère des taudis et trop bien l’aisance d’autres maisons. Visage sur lequel le Père reconnaît celui du Crucifié, défiguré par la violence, incapable de crier sa détresse d’enfant victime.
    L’image, c’est celle des tout-petits conçus par viol. Des jumeaux. Une fraternité dans l’impasse de l’irresponsabilité – et de la responsabilité – des hommes. Deux vies livrées à la quête trop souvent incertaine et parfois violente d’une juste issue thérapeutique. Leurs visages, Dieu seul les connaît, qui les a faits un et un, dans le sein de leur beaucoup trop jeune mère. Ils portent sur eux l’inimaginable confiance du Créateur qui a mis en l’homme et la femme la puissance de procréer une vie nouvelle. Visages qui disent malgré eux l’horreur de la violence subie par une fillette et la lourde – trop lourde ? – responsabilité humaine sur la vie à naître. Une fratrie qui dénonce sans paroles toutes les perversions de l’amour et de la sexualité, défigurations des corps et des cœurs, mais aussi la manipulation de parents en détresse, au mépris de leur véritable dignité.
    L’image, c’est celle de l’Eglise : la Mère Eglise et ses Serviteurs. Elle est dotée de toutes les richesses de la compassion de Dieu. Elle l’a si souvent montré par ses Serviteurs penchés sur la femme et l’enfant, sans nom, sans droits. Et ses trésors d’amour et de guérison sont parfois galvaudés au nom de la vérité. Mais le Verbe, Vérité éternelle, s’est fait chair. Et il a été « fait péché pour nous. » Qui peut raisonnablement prendre le risque, devant le drame de l’enfance abusée, devant l’horreur de la perversion nourrie au creux de la misère – et même en présence d’un avortement dont on peut douter qu’il ait été l’ultime recours possible – de rendre indéchiffrable la Vérité qui a pris le Visage de l’Amour crucifié ? Ce serait épaissir encore la nuit de consciences peinant déjà dans leur quête de la lumière. Blessure au visage de la Mère Eglise lorsque le rappel à la loi éclipse la compassion.
    L’image, c’est celle de la justice qui cherche son chemin dans les vicissitudes humaines. Image de la raison en quête d’humanité devant l’inimaginable et l’insensé. Devant l’homme défiguré par le mal qui le ronge – le domine ? – et le porte à violer une enfant de six ans et pendant trois ans encore, et encore sa sœur aînée en état de faiblesse. Que reste-t-il de la ressemblance originelle ? Qu’espérer encore ? Et quand une mère cherche à sauver la vie de son enfant victime et se trouve prise dans les menées d’un combat idéologique au mépris de la vie à naître ? Si le juge que je suis par ministère pastoral, sait qu’il ne peut évaluer l’acte d’autrui sans en peser les intentions et les circonstances – et cela vaut autant pour qui commet un crime que pour qui le sanctionnerait – il lui est trop clair que la sanction qui ne tiendrait compte ni de la détresse ni de la faiblesse humaine est contraire à la communion qu’elle prétend défendre. Et n’est-ce pas cette communion dans l’Amour qui peut orienter les hommes vers la Vie ? Comment la lumière de la Vérité brillera-t-elle si la compassion ne transparaît pas ? Comment la justice passera-t-elle dans l’Eglise – mais aussi dans la société civile - si elle n’apparaît pas comme une manifestation de l’amour des hommes les plus blessés ou inhumains, même dans ses sanctions les plus contraignantes ?
    Retour sur l’Image. La tienne, Jésus, image du Dieu Père ! Tu as risqué le chemin des hommes pour leur ouvrir des passages dans l’impossible. Convertis-nous à Toi pour que brille sur eux ton visage !
    P. Luc Marie Lalanne, vicaire judiciaire.

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