Assise III

par Gérard Leclerc

mercredi 26 octobre 2011

Benoît XVI a donc voulu célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la première rencontre interreligieuse d’Assise décidée par son prédécesseur, en se rendant à son tour dans la ville de saint François. Ceux qui se souviennent de cet événement tout à fait inédit n’ont pas oublié non plus dans quel climat de tension intense il s’était produit. Peu de temps avant, la visite de Jean-Paul II à Lyon s’était déroulée sous une exceptionnelle protection policière, tant on redoutait des attentats islamistes. C’est d’ailleurs une des raisons qui avait déterminé le Pape à prendre cette initiative audacieuse. Seule une confrontation, qui rassemblerait des représentants de tous les courants religieux du monde, serait en mesure de désamorcer le processus de haines interconfessionnelles.

Bien sûr, Jean-Paul II était conscient du risque de dérive syncrétiste qui pouvait en résulter. Une vive contestation traditionaliste allait s’opposer à la rencontre d’Assise, au nom de la pureté de la foi et de l’unicité du salut en Jésus-Christ. Le psaume 15 étant abondamment rappelé : «  Tous ces dieux des païens sont des démons.  » Il était absurde de s’en prendre au pape sur ce terrain, d’autant que lui-même était conscient de la confusion qui existait chez beaucoup. C’est pourquoi il demanderait au cardinal Ratzinger d’énoncer toutes les distinctions nécessaires dans un document très important intitulé Dominus Iesus («  Sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de la Bible  »).

Si Benoît XVI a décidé de se retrouver à Assise du 26 au 28 octobre au milieu des représentants des grands courants spirituels, c’est qu’il est persuadé que la culture du dialogue et du respect non seulement n’exclut pas les nécessaires discernements mais favorise plus la quête de la vérité que la confrontation hostile et stérile. Le premier fruit espéré de cette audace est une culture de paix, fondée sur les meilleures aspirations des hommes de bonne volonté. L’expérience des deux précédentes rencontres dans la cité du Poverello a permis de déterminer plus rigoureusement les conditions d’un dialogue qui tire vers le haut et se refuse aux équivoques du relativisme religieux.

Messages

  • Juste une question : depuis Assise I il y a 25 ans la situation des chrétiens s’est-elle améliorée dans les pays musulmans ?

    En Algérie, (pays de prédilection de Mgr Barbarin et du Père christian Delorme)...en Egypte...au Pakistan...en Irak...au Liban...aux philippines...au Nigéria...en Jordanie...en Cisjordanie...à Gaza...aux Philippines...au Soudan....en Mauritanie...en Turquie...au Kosovo...?

    L’islam est il devenu moins conquérant, moins arrogant en Occident ?

    Certes les évêques inaugurent les mosquées, se réunissent avec l’imam du coin pour manger la chorba et faire la rupture du jeun à la fin du Ramadan, les curés prêtent des salles pour la prière des musulmans, la fac catho forme les imams, l’évêque de Carcassonne fustige l’extrême-droite pour ses réactions et s’excuse d’avoir protesté de s’être fait lapider en pleine messe, L’Archevêque de Lyon invite un imam de l’UOIF aux conférences de carême pour nous parler du Dieu Miséricordieux, Mgr Santier et le Père Christian Roucou envoit un message pour la Fête du Sacrifice et en profitent pour relativiser la mort des martyrs de la Cathédrale de Bagdad, Mgr Tauran réclame qu’il y ait un Coran dans tous les séminaires...la Catho de Lyon organise un colloque "l’islam quels défis pour l’Eglise Catholique ?" en prenant bien soin de ne pas répondre aux questions, mais sans oublier d’inviter leurs amis musulmans qui ne manqueront pas de prendre longuement la parole et n’hésiteront pas à nous expliquer que l’islam est le troisième étage de la fusée (c’est à dire l’étage utile) sans provoquer la moindre réaction des organisateurs...j’ai même entendu des chrétiens revendiquer un jour férié musulman en France !

    j’arrête là la litanie.

    Non, jallais oublier la revendication conjointe à l’ONU du Vatican, de la Ligue Islamique Mondiale et de l’Arabie Saoudite pour criminaliser le blasphème ! (proposition heureusement rejettée par l’ONU).

    Et "last but not least" : il est devenu pratiquement inconvenant d’essayer d’aborder la question de l’Evangélisation des musulmans ! On passe tout de suite pour un intégristes, un islamophobe, un mal-poli !

    Et bien sûr, "l’islam est une religion de paix et de tolérance" et "pas d’amalgame" sont devenus des dogmes qui valent immédiatement aux chrétiens qui se permetent de les contester, d’être (presque) "excommunié" sur le champ !

    Vous l’avez compris,pour moi, le "dialogue islamo-chrétien" est un trompe-l’oeil qui ne profitent qu’aux musulmans qui ne se privent pas d’en tirer tous les bénéfices !

    Ils auraient tort de ne pas en profiter !

    Les socialistes et certains à l’UMP veulent leurs construire des mosquées à grande échelle, le 100% halal est la règle dans nombre de cantines scolaires, prisons, ou abattoirs...

    A qui sert "le Dialogue" aux musulmans et à l’islam ou aux chrétiens ?
    Aux seuls musulmans ici et ailleurs !

    Pendant ce temps les chrétiens se font de plus en plus massacrés, et doivent quitter en masse leurs pays, les chiffonniers du Caire se sont fait massacrer leur cheptel de porcs, sans protestation de "la communauté internationale", ni du vatican, et c’était sous Moubarack ! Depuis le "printemps arabe" les choses sont bien plus graves : Eglises attaquées, chrétiens massacrés par des musulmans, écrasés par les blindés de la police, condmnés pour blasphème,..!

    En France les Coptes voient des Mosquées géantes se construirent à quelques mètres de leurs églises, Joseph Fadelle (alias Mohammed Moussaoui, irakien converti, et réfugié en France - auteur du Best-Seller l"Le prix à payer") vit incognito en France où il risque sa vie....Dans le pays qui fut la fille aîné de l’Eglise, les minarets poussent un peu partout avec la bénédiction des évêques !

    Les musulmans de Nazareth veulent construire une mosquée juste à côté de l’Eglise principale...A thibirinne, "les amis des moines ont construit une belle mosquée, juste devant le monastère...

    Il est temps qu’un majorité de Catholiques, de chrétiens se lèvent pour "stop" au délire !

    Là comme ailleurs il est temps que le "peuple" rappelle ses "élites dirigeantes " à l’ordre, à la Raison et à la Foi, si chères à Benoit XVI !

    Non le "Dialogue" avec "DES" musulmans ne fait pas croitre la Paix !

    C’est un illusion dont il faut se débarrasser au plus vite !

    Malheureusement cela n’en prend pas le chemin, je me suis même laisser dire que le successeur "préparé" par Benoit XVI est un fervent partisan du "Dialogue" !

    Les chrétiens dans le Monde n’ont pas finis de souffrir ! Certains diront que c’est la vocation du chrétien, mais quand même...

    Quant à Assise il ne s’agit en rien de "Dialogue Interreligieux" mais d’un rassemblement de représentants de religions différentes pour prier pour la Paix !

    Qui pourrait être contre ?

  • Comme je l’avais écrit hier, Assise III n’a rien à voir avec un quelconque "Dialogue interreligieux", ni même à une cérémonie de prière commune pour la Paix. Benoit XVI avait pris deux précautions pour qu’il n’y ait la place pour aucune confusion dans les esprits. Il a invité des agnostiques et la journée été organisée de manière à éviter toute prière en commun.Un simple moment de silence à été observé par l’Assemblée.

    http://fr-ca.actualites.yahoo.com/assise-beno%C3%AEt-xvi-r%C3%A9unit-300-dignitaires-religieux-pour-062404719.html

    Par ailleurs, seules les délégués de séglises chrétiennes étaient réellement réprésentatifs, les autres ne représentaient pour la plupart qu’eux-mêmes...et ceci était encore plus flagrant du côté musulman !

    Si la Ligue Islamique Mondiale et l’Arabie Saoudite sont toutes contentes de défendre la droit à la criminalisation du blasphème avec le Vatican à l’ONU, elles ne sont pas très chaudes pour condamner l’usage de la violence pour des raisons religieuses, et pour cause !
    Les eux brillaient par leur absence...

    C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, à Assise on a vu !

    Pourvu que cette anniversaire soit le début du retour au réel ! Et que les chrétiens cessent de perdre leur temps à de faux dialogue avec l’islam qui n’a personne pour le représenter !

    Il est temps d’avoir le courage de dire la vérité et de soutenir réellement nos frères persécutés !

    Que La Paix soit avec nous !

  • "L’esprit d’Assise" dont le pape se méfie. L’expression connaît un vif succès dans les médias et elle est le mantra des franciscains et de la Communauté de Sant’Egidio. Mais les autorités du Vatican ne la répètent plus. Et Benoît XVI encore moins

    http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350057?fr=y

  • Bonsoir,

    Voici une position plutôt en phase avec le titre de ce message.

    " Affairé, Monseigneur, où allez-vous sans cesse,

    Juste avant, juste après, sinon pendant la messe ?

    A peine passé ici, vous êtes déjà par là,

    Et l’on vous prendrait presque pour Monsieur Nicolas.

    Je dialogue, mon fils, et c’est prioritaire,

    Pour n’avoir, à coup sûr, plus aucun adversaire.

    Je dialogue, n’étant pas vraiment un doctrinaire,

    Mais étant, je le crois, un évêque visionnaire.

    Soucieux de partager, de propager la paix,

    Face aux autres croyants, jamais je ne me tais.

    Vous dialoguez mon Père, c’est sans doute admirable,

    Ainsi vous rappelez, vous mettez sur la table,

    Ce qui est nécessaire, la conversion au Christ,

    Car ne pas en parler serait vraiment fort triste.

    Vous n’y êtes pas du tout, mais je vous en excuse,

    Car vous ne savez pas, si je ne m’en abuse,

    Qu’il ne doit pas d’agir d’exhorter les personnes,

    A se tourner vers Lui, Dieu un en trois personnes.

    Chacune croit déjà en un Etre suprême,

    Peu importe son nom, ce n’est pas un problème.

    Ce qui compte, avant tout, c’est qu’il leur soit plaisant,

    Mais les contrarier serait inconvenant.

    Tout de même, Monseigneur, n’est-il pas anormal,

    Que du pur point de vue, disons, théologal,

    On passe sous silence le nom du seul Seigneur,

    D’autant plus que Son Fils est l’unique Sauveur ?

    Nous en parlons, mon fils, nous parlons du prophète,

    Par ce mot il agrée à presque tous les têtes,

    Il serait sacrilège de leur gâcher la fête,

    Contrarier nos amis serait vraiment trop bête.

    Mais ne croyez-vous pas qu’en les trompant sur Dieu,

    Déplaire à Dieu lui-même ne soit vraiment pas mieux ?

    Car enfin, soyons clairs, Dieu s’est manifesté,

    Il est Père, Fils, Esprit, c’est le Dieu Trinité.

    Ce n’est pas seulement le Dieu des chrétiens,

    Il n’y en a pas d’autres, car il n’y en a qu’un.

    Je vous arrête mon fils, car vous vous égarez.

    En plusieurs religions, Dieu s’est bien exprimé.

    Tout croyant non chrétien est bien tourné vers Lui,

    Il est dans la lumière et non pas dans la nuit.

    Mais alors Monseigneur, pourquoi des missionnaires,

    Continuent-ils encore, au nom de notre Père,

    A évangéliser, à annoncer Jésus,

    S’il n’est plus nécessaire à l’homme, à son salut ?

    Ils annoncent Jésus, dans le "respect" d’autrui,

    Ils l’annoncent donc encore, mais sans faire trop de bruit.

    Car il ne faudrait pas que l’on s’en prenne à eux,

    Si eux mêmes froissaient les autres noms de Dieu.

    J’entends bien Monseigneur, la vertu de prudence

    N’est jamais dépourvue d’un minimum de sens,

    Mais comment dire aux hommes toute notre Espérance,

    Si nous les maintenons dans leur propre ignorance ?

    Toute la subtilité de cette opération

    Est d’espérer en eux et en leur religion.

    Ils ne peuvent errer, n’en ont pas l’intention,

    Puisqu’ils font des prières et ont des convictions.

    Je vous assure mon fils, ils sont vraiment sincères,

    La même valeur de paix émerge de nos frères.

    En Allah, en Bouddha, et en qui sais-je encore,

    C’est la même loi d’amour, c’est la même règle d’or.

    A ce compte, Monseigneur, nous sommes vraiment bien bêtes,

    Le fidèle catholique, mon Dieu, qu’est-ce qu’il s’entête

    A exhorter conjoint, enfants, parents, amis

    A la fidélité, pour Toi seul, Jésus-Christ.

    Nous devrions pouvoir concevoir un ensemble,

    Par le moyen duquel nous croirions tous ensemble.

    Elaborer un culte, une même cérémonie :

    Allah, Bouddha, Jésus, tous les dieux réunis.

    Ce qui compte surtout c’est de célébrer l’Homme,

    Car en Dieu, peu importe le nom qu’on lui donne,

    C’est la grandeur de l’Homme que l’on voit en plein jour,

    Et en définitive c’est Lui qui est Amour.

    Vous avez tout compris et je vous félicite :

    C’est le nouveau Credo, souvent on le récite.

    Le Credo de nos pères n’est qu’un marqueur social :

    C’est un point de repère, un repère ecclésial.

    Mais nos théologiens, tous ceux qui sont en pointe,

    Nous l’ont dit devant nous, qui avions les mains jointes :

    Les lumières se propagent, les esprits évoluent,

    Et il ne faut plus croire, ni avoir la berlue,

    Comme on a pu l’avoir, jadis, en d’autres temps,

    En disant son Credo un peu naïvement.

    Tout y est symbolique bien plus que réel,

    Dès qu’il y est question des choses du Ciel,

    Et les fidèles, « adultes », l’ont presque tous compris :

    Ils ne voient plus qu’un homme en notre Jésus-Christ. "

    Oui au catholicisme - Non à la dialoguomanie.

    Bonne réception, bonne lecture, bonne soirée.

    A Z

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