Entretien avec Frédéric Aimard

Affaire Bernard Peyrous

propos recueillis par Natalia

mardi 7 novembre 2017

Cher Frédéric, tu es le directeur du journal. Tu n’es plus tout jeune. Comment vont les affaires...

Quelles affaires ?

Celles de France Catholique bien sûr...

Drôle de manière de dire. Si tu parles du bilan économique, il est probablement catastrophique – notre expert comptable doit nous rendre le bilan 2016-2017 dans les jours à venir. Mais cela doit bien faire un quart de siècle que c’est le cas. Alors nous avons depuis longtemps dépassé le stade de l’angoisse pour compter sur la providence (en l’occurrence la générosité de nos abonnés...)

Ceux-ci vieillissent et ne sont pas remplacés...

C’est un fait, encore que l’espérance de vie augmente et que nous avons parfois de bonnes surprises et de belles rencontres avec des lecteurs beaucoup plus jeunes qu’on pourrait imaginer.

Et pour la suite ?

Si les évêques réunis à Lourdes paraissent plutôt moroses cette année, nous n’allons pas fanfaronner... La suite on y songe, mais le travail quotidien nous empêche sans doute de bien distinguer ce qu’il y aurait à faire de plus décisif...

Prier ?

Jolie remarque. Je suis en train de lire un petit livre de Jacques Gauthier sur le père Caffarel. A plus de 90 ans ce dernier n’avait toujours pas trouvé de successeur pour la maison de Troussure. Finalement il n’y en a pas eu du tout. On ne peut pas dire que la fécondité du père Caffarel en ait été atteinte. Mais je ne voudrais pas qu’on me soupçonne de me comparer à ce saint... Et pourtant, je me dis que je devrais parfois un peu plus m’inspirer de sa sagesse...

Quand je t’ai parlé d’ « affaires », tu as plutôt pensé à celles qui défigurent l’Eglise, les scandales sexuels notamment ?

Je l’avoue... Il y a de quoi être découragé.

Le père Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, postulateur de la cause de canonisation de Marthe Robin, vient de se voir suspendu de toutes ses fonctions par sa communauté et par le cardinal-archevêque de Bordeaux. Comment réagis-tu ?

En vérité, j’aimerais autant ne pas avoir à réagir. Je ne sais rien de cette affaire. On ne nous dit pas ce qu’a fait le père Peyrous à cette femme majeure qui s’est manifestement plainte à la hiérarchie catholique, mais pas — pas encore ? — à un procureur de la République. Quand on a une responsabilité comme la mienne, on a forcément vu, voire vécu beaucoup de situations où la hiérarchie n’a pas été à la hauteur. Mais alors pas du tout ! de mon point de vue... Et on a donc un peu envie, quand se produit un tel événement, de rajouter son grain de sel, voire de régler ses petits comptes. Je constate sur internet qu’un laïc bien connu dans nos milieux se répand en commentaires pour se plaindre surtout, si je comprends bien, qu’il n’a pas réussi à faire annuler son mariage... Ce qui prouve bien à ses yeux l’injustice fondamentale de l’Église qui ferme les yeux sur les mauvais agissements des prêtres pour mieux opprimer les laïcs. Je semble exagérer et pourtant...

Alors je prendrai le parti inverse. Puisqu’il y a sanction rapide et immédiate « conservatoire » de la hiérarchie catholique, je présuppose qu’elle est proportionnée.

Tu ne doute pas ?

Enfin je l’espère. Parce qu’on a vu parfois les dégâts que le trop fameux principe de précaution a pu causer. Souvent on tombe d’un excès dans son inverse. On a détourné le regard pendant des dizaines d’années sur les dérives sexuelles de certains prêtres ou éducateurs et désormais on prend le risque de se défausser à tout va. Tout évêque a « l’affaire Barbarin » en tête. Ça se comprend. Mais le cardinal-archevêque de Lyon est innocent. La justice l’a dit et le redira. A mon avis, on devrait s’en tenir aux règles qu’on s’est fixées désormais, c’est-à-dire déférer immédiatement chaque cas connu et surtout chaque plainte au procureur de la République et laisser à celui-ci le casse-tête de l’enquête et de la prescription. Et si on pouvait éviter de sanctionner trop vite pendant ce temps, ça ne serait peut-être pas trop mal.

Il y a actuellement tout un contentieux administratifs concernant des employés municipaux que leurs mairies doivent réintégrer pour avoir lancé trop mal des sanctions. On devrait plus souvent lire le blogue du petit-fils du général de Castelnau. Sous les outrances du polémiste apparaît une solide santé mentale et morale : il n’y a pas de justice sans respect des principes du droit. Tout cela devrait inciter à la prudence.

Le problème quand on est prêtre c’est que la « réintégration », même en cas d’erreur de droit ou d’injustice, est socialement impossible et la réparation inenvisageable.

Probablement. Je ne suis toujours pas convaincu par exemple que l’ancien évêque de Dax, Hervé Gaschignard, n’a pas été victime d’une grave injustice quelle qu’ait pu être son imprudence. Ce qui compte vraiment en ces matières, c’est ce qu’une enquête de police et une décision de la justice civile en disent sur le terrain du droit de tout le monde. La justice de l’Eglise, je l’aimerais plus discrète. J’ai en tête d’autres cas de prêtres socialement réduits à rien en quelques décisions hâtives et communiqués de presse, et dont j’admire la force de caractère qui leur a permis d’éviter le suicide. Parfois il s’agit même de coups montés, avec des incidences financières qu’on ne découvre que plus tard...

« Le diable entre par les poches » à dit le Pape François !

Oui, beaucoup plus souvent il agit par l’argent plutôt que par le sexe, même si les deux font bon ménage.

Pour en rester aux affaires sexuelles, aujourd’hui on mélange tout. Un prêtre démis de ses fonctions parce qu’il aurait des relations sexuelles avec une femme (ou un homme) est vite assimilé à un criminel pédophile. Alors que la justice de notre pays n’y trouvera rien à redire. Reste qu’en matière religieuse, le phénomène d’emprise psychologique et d’abus de pouvoir est toujours un risque et doit être impitoyablement sanctionné.

Mais cette violence psychologique est tout de même difficile à démontrer. Je comprends bien que de jeunes actrices qui vont chercher le scénario du film – dans lequel elles espèrent jouer – dans la chambre à coucher du producteur n’ont peut-être pas vraiment d’autre choix que de « passer à la casserole ». Mais des élèves en théologie, comme on le dit dans l’affaire du prédicateur musulman Tariq Ramadan ?! Mais des femmes mûres, catholiques pratiquantes, spirituellement dirigées par un prêtre ?!!!

Tu dévies du sujet...

Oui. Pour ne pas faire de commentaires que je pourrais regretter ensuite, je voudrais donc reprendre le parti de la confiance que j’ai esquissé avant de dévier.

Tu disais que la sanction était probablement proportionnée...

Probablement. Les membres de la communauté de l’Emmanuel sont là parce qu’ils ont ressenti un appel à la sainteté. Le père Peyrous plus qu’un autre aspire à la sainteté. Je n’en doute pas un instant. Personnellement, mes aspirations ne vont malheureusement pas souvent aussi loin. C’est pourquoi sans doute je me sens un peu épargné par les attaques du diable. Mais quand on a tout donné, quand on est prêtre, quand on a fait vœu de célibat, de chasteté... il ne faut pas s’étonner que le diable redouble d’attention et de vice en amenant des tentations dans lesquelles chacun peut tomber si facilement, même à 70 ans...

Alors, puisque j’ai décidé d’être positif, je dirai que cette chute du père Peyrous doit être considérée comme une chance. Il a voulu la sainteté. Voici l’humiliation suprême qui lui donnera l’humilité ! S’il était totalement innocent - mais il semble qu’il a reconnu quelque chose ? - ce serait peut-être une grâce plus grande encore. Je ne veux pas faire de rhétorique facile, mais il me semble que s’il était coupable, même de quelque chose de pire que ce qu’on nous laisse entendre, il n’en aurait pas moins là une occasion de devenir un saint...

Je comprends le raisonnement. Mais pour la communauté de l’Emmanuel, pour Marthe Robin, c’est terrible...

Marthe Robin a été taquinée par le diable toute sa vie. Alors elle ne doit pas être surprise.

Pour la communauté aussi c’est évidemment une occasion de faire le point, de se remettre en cause peut-être. N’ont-il pas mis le père Peyrous en péril en le mettant trop en avant par exemple ? Je sais les ressources spirituelles de l’Emmanuel et je n’ai donc aucune inquiétude sur la capacité de cette communauté à faire de ce scandale (on ne peut pas appeler ça autrement) une occasion de clarifier, de purifier et de rebondir...

Encore une fois ce n’est pas un peu facile à dire ?

Oui. J’ai l’air de jouer les directeurs de conscience, de donner des conseils à un prêtre, à une communauté, juste parce que j’ai la chance de ne pas être dans un tel pétrin. D’ailleurs, pour ma part, je m’effondrerais sûrement si quoi que ce soit de cet ordre m’arrivait. C’est là où le communiqué de la communauté de l’Emmanuel me paraît particulièrement juste : « Les responsables de la communauté accompagnent le Père Bernard Peyrous dans la mise en œuvre de ces décisions ». C’est ça qu’il faut faire. Et nous, comme tu me l’as si bien dit, nous devrions prier... et garder la tête froide.


Voir en ligne : http://emmanuel.info/information-pe...

Messages

  • Bravo, Frédéric Aimard pour cette intervention lucide et équilibrée.

  • Maintenant ma réaction... qui aurait aussi pu commenter l’article de Gérard Leclerc sur la chute du nombre de séminaristes :

    "Fallait-il vraiment rendre tout cela public ? On parle de faits « reprochés »… Ainsi, il suffirait de « reprocher » des faits pour assouvir fantasmes, frustrations, vengeance, désir de nuire, soif de pouvoir, de reconnaissance médiatique, voire d’argent. .. Je ne dis pas que ce soit le cas ici, mais le risque existe. Ne risque-t-on pas, à force de tout mélanger, par banaliser la pédophilie, ce crime trop longtemps occulté. Le diable existe et il est « Malin ». Y-a-t-il eu pédophilie ? Non…. Dépôt de plainte ? Non ! Respect du contradictoire, du secret de l’instruction, intervention d’un avocat, confrontation des parties ? On peut se le demander. L’aveu ne suffit pas. Ainsi, Saint Paul : « Je fais le mal que je ne voudrais pas et pas le bien que je voudrais »… Alors, on fait quoi ? On le réduit à l’état laïc, on pilonne ses épîtres, on déboulonne sa statue place Saint Pierre ?

    Encore ceci : C’est le grand prêtre qui a fait condamner Jésus… pas Pilate."

  • On ne va quand même pas réduire toutes les luttes, efforts, sacrifices, fait par tout prêtre et donc le père Bernard Pérous, pour rester fidèle à leur sacerdoce, à quelques gestes ?
    On ne va pas quand même pas gommer des années d’effort- et sûrement de combats réussis en ce domaine- pour répondre à sa vocation , pour quelques minutes d’égarement ?
    Un Pierre Bergé peut vivre les pires turpitudes durant toute sa vie et on n’en dira rien. Par contre lorsqu’il s’agit d’un prêtre, on va ramener toute sa vie à "ça" : c’est d’une injustice incroyable.
    C’en est même abject.

  • A lire, la superbe homélie du cardinal Vingtrois à Lourdes. Ceci particulièrement qui n’est pas sans rapport avec ce qui se passe actuellement :

    "Cette Église ne risque-t-elle pas de devenir une Église des purs dont on s’apercevra peut-être un jour qu’ils n’étaient pas si purs que leur piété le laissait penser ?"

  • De deux choses l’une : ou le père Peyrous a effectivement quelque chose à se reprocher, de manière objective, et alors la réaction de la Communauté de l’Emanuel est saine et il faut aider le prêtre et la femme à absorber cette blessure ou alors il y a une sorte de "surinterprétation" ou "subjectivité exacerbée" ou carrément procès d’intention de la femme en cause. Mais évidemment seul Dieu sonde les reins et les coeurs et connaît la vérité. Mais je crains que les relations humaines en général et l’accompagnement en particulier deviennent des relations de type "médical" : sans aucun contact, froid, analytique, sans compassion, sans empathie pour éviter tout problème.

  • Je reste dubitatif.

  • Moi qui me suis tant battue contre des hommes aux mains, regards, allusions et gestes déplacés, qu’ une nana majeure se la ferme pour e suite aller se plaindre à l autorité, je voys de colère contre ce genre de femmes pour lesquelles l adjectif lorraine irait bien avec le nom qui leur convient . Sainte crucruche priez pour nous

  • Moi je suis horrifié par ce qui se passe... Et je ne comprends pas.
    Si la Communauté de l’Emmanuel a été amenée à prendre des mesures conservatoires c’est, sans doute, que le cas est grave. Prêtons-leur de bonnes intentions...
    Mais puisqu’il n’y a pas de faute devant la loi civile (autrement, il y aurait eu une plainte), pour moi cela relève de la faute morale et donc du péché. Il s’agit bien d’une femme majeure donc ce n’est pas un cas de pédophilie. Il n’y a pas de plainte ; donc ce n’est pas un viol.
    Pourquoi dès lors, étaler le péché du Père Peyrous sur la place publique ? Pourquoi ne pas avoir pris des mesures dans la discrétion ?
    Il a commis une erreur, comme le reste des communs de mortels faisons tous les jours.
    Pourquoi ce prêtre est si durement sanctionné s’il s’agit uniquement de faute ?
    Si mon raisonnement est juste, sa vie est détruite parce que son péché a été publié.
    Lequel d’entre nous aimerait voir étalée sa confession sur les médias ?
    Je ne comprends vraiment pas...
    En tout cas, je prie pour le Père Peyrous.
    Que le Seigneur le protège

  • Évangile de ce jour (extrait) :

    "En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Il est inévitable que surviennent des scandales,
    des occasions de chute ;
    mais malheureux celui par qui cela arrive !
    Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre
    et qu’on le précipite à la mer,
    plutôt qu’il ne soit une occasion de chute
    pour un seul des petits que voilà."
    *
    Question : par qui le scandale arrive-t-il ?

  • Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement par rapport au père PEYROUS. Je ne sais pas ce qu’il a avoué.
    Il a été sanctionné.
    Mais fallait il ajouter cette mise au piloris comme double peine ?
    Si on médiatisait les infidélités conjugales des couples mariés dans les journaux et les réseaux sociaux qu’en penserait on ?
    Aujourd’hui où l’Eglise demande à des familles qui ont été détruites du faits d’actes djihadistes, de pardonner, pourquoi montre t’on si peu de miséricorde à nos prêtres ? Le péché contre la chair est il plus grave qu’un acte de terrorisme ?
    Je trouve le communiqué de l’Emmanuel bien laconique et sans miséricorde, pour un prêtre pécheur comme nous tous, qui certes a fauté, mais qui a donné sa vie à l’Eglise.

  • "QUI REGARDE VERS LUI RESPLENDIRA SANS OMBRE NI TROUBLE AU VISAGE"
    En toutes circonstances,en tous lieux,qui que nous soyons,recevons la grâce de regarder à DIEU,PÈRE,FILS,ESPRIT en "fils et filles adoptives" que nous sommes . Rendons lui gloire ! Udp

  • J ai eu le grand avantage et pourquoi pas l honneur de rencontrer le père Bernard PEYROUS comme beaucoup lors de conférences et de retraites spirituelles.

    Je le tiens pour un homme remarquable et un prêtre comme nous souhaiterions en rencontrer beaucoup.

    En plein accord avec tous ceux qui prennent sa défense et que celui qui n a jamais péché lui jette la première pierre.

    Quant à ceux qui en rajoutent pour le condamner sans jugement et sans compassion ils font le jeu de tous les ennemis de l Eglise et du Christ. Ils sont soit stupides soit hypocrites.

    Je prie pour que Bernard PEYROUS devienne un saint s il ne l est déjà.

  • Nous avons été très nombreux à bénéficier de l’enseignement du Père Bernard Peyrous et nous en étions heureux.
    Ce que hélas nous n’avons pas imaginé c’est combien le malin pouvait avoir envie de voir tomber ce serviteur de Dieu et par là semer la zizanie dans le cœur et l’esprit de tous ceux qui avaient bénéficié des talents du Père Bernard Peyrous.
    Autant je suis peiné de ce qui est arrivé, autant je me dis que je dois accompagner le Père Bernard Peyrous dans sa nouvelle vie.
    Aussi j’ai décidé de dire chaque jour un "Je vous salue Marie" pour lui ( c’est peu mais j’arriverai à tenir cette décision) et j’engage tous ceux à qui le Père Bertrand Peyrous a apporté quelque chose d’en faire autant. Ce ne sera plus un " Je vous salue Marie" isolé mais des rosaires chaque jour. Qui mieux que Notre Dame pour combattre le malin dans ses œuvres...

  • J’aimerai que le Père Peyrous sache qu’il est soutenu par la prière de tous ceux qui ont reçu ses enseignements remarquables ´
    Il rejoint les grand saints persécutés , Padre Pio, Saint Domonique. Savio....
    Cômme rien n’est impossible à Notre Dieu tout puissant prions pour qu’il soit vite réhabiliter

  • Je ne connais pas le père Peyrous, je n’appartiens pas à la communauté de l’Emmanuel, mais j’en ai assez de l’ordre moral qui touche l’Eglise et toute la société.
    Ainsi dans l’affaire dite Tariq Ramadan : les mêmes qui étaient en pâmoison devant l’intelligence de ce Monsieur, qui jouaient les idiots utiles de l’islamisme sont scandalisés de sa "double vie". Moi je me moque bien de sa double vie sexuelle, il y a assez à dire sur son idéologie et le combat doit être mené avant tout dans ce domaine.
    On est d’autant plus ferme sur les mœurs qu’on est faible sur la doctrine (une réminiscence du Port Royal de Montherlant ) : les fidèles "catholiques" dont certains ne croient pas en la résurrection ou confondent avec la réincarnation sont de vrais culs bénits pour tout ce qui ce qui touche le sexe. Le cher Max Jacob serait condamné urbi et orbi lui qui se confessait après le péché. On ne veut plus des saints, on veut des Plenel coincés et coupeurs de têtes. Un saint ou un vrai prêtre ne sont pas des "incorruptibles" mais des pêcheurs que je sache.
    Le père Peyrous a peut être péché et bien tant mieux, ils comprendra au moins les pécheurs qui viennent se confesser à lui et cela évitera d’avoir un discours "plenel" au lieu d’un message évangélique.
    L’Eglise tremble tellement devant la "laïcité" qu’elle devance les critiques ou les jugements : elle confond "pédophilie" avec péché de la chair.
    On regrette l’Eglise du 16ème siècle, corrompue avide de biens terrestres, pécheresse mais qui ne disait pas de c......sur le plan doctrinal et sur la foi et qui ne confondait pas tout. Du péché de la chair, on peut se confesser mais d’un manque de discernement intellectuel voire d’une collusion avec une idéologie perverse là il y a un crime contre l’âme.

  • J’adhere totalement au message de Frédéric Aymard. J’ajouterai seulement que j’ai été profondément choquée par les termes du communiqué : « gestes gravement inappropriés » cela ouvre la porte à toutes les interprétations , à cet imaginaire dans lequel le prince de ce monde se régale. En communication de crise il me semble que, si l’on dit, l’on est clair et factuel. En attendant d’étre éclairée je renouvelle toute ma confiance au Père Bernard Peyrous .

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