Comment remédier à l’effondrement du système scolaire ? - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Comment remédier à l’effondrement du système scolaire ?

Les résultats de la France au classement Pisa 2025 sont au plus bas depuis 20 ans. L’enseignement privé catholique est aux avant-postes pour relever certains défis.
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Les résultats des élèves français sont « préoccupants » mais ce n’est « pas une surprise », a confié Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, lors de la publication, le 8 septembre 2026, du classement réalisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Tous les trois ans, le programme international pour le suivi des acquis (Pisa) évalue les compétences des élèves de 15 ans dans 81 pays à partir d’un échantillon tiré au sort dans les établissements privés et publics. Trois domaines retiennent l’attention des examinateurs : la compréhension de l’écrit, la culture mathématique et la culture scientifique. En mathématiques, la France chute à la 34e position ; en compréhension de l’écrit, elle descend au 28e rang (un score en baisse de 18 points par rapport à 2023) et en sciences, elle se maintient à la 27e place.

« Le crash de l’école s’est produit. Voilà plusieurs décennies que des hordes d’idéologues, forcenés du pédagogisme et de l’égalitarisme s’acharnent à liquider les savoirs, à éliminer les notes, à disqualifier des vertus aussi basiques que le mérite de l’élève et l’autorité du professeur », souligne Laurence de Charette dans son éditorial du Figaro (08/09/2026). De son côté, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale de 2017 à 2022, estime dans une tribune parue dans Le Figaro (08/09/2026) que « Pisa 2025 est une crise française qui s’inscrit dans une dégringolade mondiale. […] Les évolutions civilisationnelles et sociétales du monde, sous l’effet en particulier de l’invasion des écrans, conduisent à une baisse de la capacité de concentration, à un affaiblissement de la lecture et de l’activité physique notamment après l’âge de 11 ans, dans le monde entier. »

Ce constat général posé, quels remèdes trouver aux maux du système éducatif français ? Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde (08/09/2026), Édouard Geffray concentre ses critiques sur le collège jugé « monolithique » mais « sans remettre en cause le collège unique, [il] pense que l’on devrait utiliser la baisse démographique pour redonner une marge d’autonomie aux établissements ».

Ne faut-il pas aller plus loin ? De nombreux enseignants plaident pour le retour à des méthodes éprouvées (lire page 37). Le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Guillaume Prévost, propose aussi de revitaliser l’enseignement professionnel et ce dès le collège, plutôt que d’avoir plus de 90 % de réussite au baccalauréat ?

« Une école du réel »

Son raisonnement est limpide : aujourd’hui, dans l’Enseignement catholique privé sous contrat, affecté comme le public par la baisse démographique liée à la chute de la natalité, plus de 230 000 élèves sont scolarisés dans une voie professionnelle, soit 40 % des effectifs post-troisième, et ce chiffre est en augmentation.

Guillaume Prévost propose donc les filières professionnelles comme « fer de lance du renouveau éducatif dans notre pays » (Aleteia, 10/09/2026). Ses objectifs sont ambitieux : il souhaite voir 80 % d’une génération dans les filières professionnelles et 5 millions d’apprentis ! Guillaume Prévost est d’autant plus enthousiaste que, selon lui, « l’enseignement professionnel est une école du réel et de la relation. Il permet de vivre le projet éducatif chrétien en actes en s’adressant à la personne dans toutes ses dimensions. » Sans doute la perte de sens et de spiritualité constitue-t-elle le péché mortel du système éducatif français.