Isidore Bakanja, bienheureux martyr du scapulaire - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Isidore Bakanja, bienheureux martyr du scapulaire

Le bienheureux Isidore Bakanja a été persécuté pour sa foi.
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Le bienheureux Isidore Bakanja naît au Congo belge, en 1885. Sa rencontre avec des chrétiens dans la mission des Pères trappistes le conduit à demander le baptême, qu’il reçoit le 6 mai 1906, en même temps que le scapulaire du Mont-Carmel.

Il devient un catéchiste laïc très apprécié pour la profondeur de son enseignement. Engagé comme domestique dans la S.A.B. (Société Anonyme Belge), une entreprise coloniale qui exploite le caoutchouc et l’ivoire, dont les dirigeants, athées, détestent les Africains convertis au catholicisme, Bakanja en particulier est repéré pour son travail missionnaire auprès des autres ouvriers… et son port visible du scapulaire.

En 1909, il répond à son chef Van Cauter qui lui ordonne de le retirer : « Maître, tu exiges que j’enlève l’habit de la Sainte Vierge. Je ne le ferai pas. En tant que chrétien, j’ai le droit de porter mon scapulaire. » Il reçoit 25 coups de fouet. La scène se répète plusieurs fois, jusqu’à ce que le Belge lui arrache son scapulaire, puis lui fasse donner plus de 200 coups de fouet, avant de le jeter en prison menotté.

Providentiellement recueilli, il meurt de l’infection de ses plaies 6 mois plus tard, le 15 août 1909, portant son scapulaire, après avoir confié au prêtre de la mission : « Père, je ne suis pas fâché. Le Blanc m’a frappé, c’est son affaire. Il doit savoir ce qu’il fait. Bien sûr qu’au Ciel, je prierai pour lui. »

En 1980, Jean-Paul II l’évoque en ces termes :  « Après avoir donné tout son temps libre à l’évangélisation de ses frères, comme catéchiste, il n’hésita pas à offrir sa vie à son Dieu, fort du courage qu’il puisait dans sa foi et dans la récitation fidèle du rosaire. » Il le béatifie en 1994.