Quelle a été l’intuition fondatrice de ce pèlerinage ?
Sandrine Berthelot : Au départ, nous voulions simplement confier une intention au sanctuaire de La Salette. Nous traversions alors une période d’incertitude dans notre communauté et nous avons proposé de monter auprès de Notre-Dame pour prier ensemble. Cette première journée a été vécue avec une telle ferveur que les participants nous ont demandé de recommencer. C’est ainsi qu’est né ce pèlerinage.
En quatre éditions, il a pris une ampleur inattendue…
Les deux premières années, nous étions une trentaine. Depuis 2025, nous approchons la centaine de pèlerins. Cela tient sans doute à une meilleure organisation, mais aussi au désir de nombreux fidèles de vivre un pèlerinage à taille humaine, centré sur la prière, la marche et le message de La Salette. Nous accueillons des familles, des jeunes, mais aussi des personnes âgées qui viennent parfois de très loin.
Quelle place occupe la marche dans cette démarche ?
Nous empruntons le chemin qu’ont parcouru Mélanie et Maximin depuis les environs de Corps jusqu’au lieu de l’apparition. Ceux qui ne peuvent pas marcher rejoignent directement le sanctuaire où un chemin de croix et des temps de prière leur sont proposés. La journée comprend également un enseignement spirituel donné par un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, un salut au Saint-Sacrement et la célébration de la messe dans le rite traditionnel.
Vous insistez sur la transmission du « message intégral » de La Salette. Pourquoi ?
Parce que nous sommes convaincus que ce message conserve aujourd’hui toute sa force. La Salette est un appel exigeant à revenir vers Dieu. La Vierge interpelle chacun sur sa vie chrétienne – la fidélité dans la prière, la pratique des sacrements – et rappelle avec force l’exigence de sainteté, tant pour les fidèles que pour les prêtres.