Un feu toujours brûlant - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Un feu toujours brûlant

Loin d’être dépassée, la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus est plus que jamais nécessaire, dans une société frappée de maux constants.
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Dans l’église du Sacré-Coeur de Moulins (Allier).

N’est-il pas étrange de parler de besoin en ce qui concerne une dévotion ? Beaucoup considèrent en effet que les dévotions sont des manifestations privées et singulières qui ne découlent d’aucune nécessité. Or le latin devotio engendre à la fois la dévotion religieuse et le dévouement humain. Ce dernier est un sacrifice de soi-même envers autrui, tandis que la dévotion est un exercice de piété visible qui conduit à s’offrir en sacrifice, par tous ses actes, à Dieu. Le Sacré-Coeur, signe du sacrifice du Christ pour notre salut, est donc l’objet de la dévotion par excellence puisque nous répondons à ce
don salvifique par notre propre abandon en désirant imiter cet amour absolu, nous y identifier.
Saint Thomas d’Aquin définit ainsi la dévotion dans la Somme théologique, (IIa-IIae, q. LXXXII, a.1.) : « Elle apparaît comme n’étant rien d’autre que la volonté de se donner avec empressement aux choses qui concernent le service de Dieu. » Comme saint Jean a posé sa tête contre le Coeur du Christ lors de la Cène, chaque fidèle est invité à entrer dans l’intimité avec le Maître et d’y puiser sa force, tout en contemplant Celui qui a été transpercé sur la Croix. Ce n’est pas par hasard si la Passion s’ouvre avec l’épisode de l’apôtre bien aimé reposant sur la poitrine du Christ et se termine par le Coeur ouvert par la lance, puisque tout le mystère du salut passe par cet Amour incommensurable.

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