Il est déjà venu le temps de penser l’après Application de l’article 155 après les prochaines élections du 21 décembre prochain en Catalogne en vue de solutions structurelles de la gouvernance régionale renouvelée.
Cinq années de paralysie entre le Gouvernement central de Madrid et celui de la Generalitat ont engendré le blocage institutionnel actuel dont les conséquences lourdes ont creusé la fracture entre deux gouvernements en rapport conflictuel depuis ces années écoulées.
Dès novembre 2010 Arthur Mas le président de la Generalitat promet aux entreprises établies en Catalogne des infrastructures routières importantes pour désengorger l’accès de la ville de Barcelone et les zones industrielles qui souffrent depuis des années des bouchons interminables pour traverser la ville.
Il s’agissait d’ouvrir un quatrième périphérique sous la forme d’une autoroute gratuite libre d’accès permettant de le faire.
La disponibilité de la terre étant retenue, la suite demeura virtuelle.
Un projet accordé entre les partis de gouvernance majoritaire de la Catalogne, contesté par des opposants écologistes, engagé mais renvoyé à plus tard par le gouvernement national décideur de tels projets et financeur de leur réalisation.
La crise économique ne fut pas la seule raison d’un retard observé de ce programme.
Le manque de concertation obtenue entre Mario Rajoy et Arthur Mas les deux têtes des exécutifs maintint la défiance sur fond d’indépendantisme de deux gouvernements se jaugeant à distance et se renvoyant sine die dans des accords impossibles.
Un autre sujet de discorde ajoutait à la dite autoroute celui de la gestion de deux aéroports celui de Girona et de Reus que Madrid voulait transférer à la Generalitat parmi bien d’autres thèmes de gouvernance comme l’éducation, la santé, les questions sociales et la corruption que les Catalans ne semblaient pressés d’administrer par leurs seules ressources.
L’accumulation de différends au cours de ces cinq années creusa le déficit des accords possibles au milieu de frustrations sociales engendrées par le retard pris sur les solutions à ces problèmes pendants.
Tel sera le défi majeur pour l’Espagne du temps qui vient.
S’engager en concertation continue entre le gouvernement central et les régions sur de tels projets qui demeurent inachevés comme ceux de la Catalogne du temps passé.
De telles perspectives concerneront toutes les provinces bien souvent en situation semblable pour la réalisation de leurs infrastructures économiques.
Pour l’heure le pays se prépare à une participation record de votants au scrutin du 21 décembre prochain en Catalogne.
L’espoir revit d’une assise démocratique plus stable que par le passé dans une région vitale de l’économie espagnole.