Que faire des partis politiques ? - France Catholique
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Le journal de la semaine

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Que faire des partis politiques ?

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Le lamentable feuilleton de l’élection du président de l’UMP rappelle étrangement celui qui s’est déroulé il y a quatre ans, presque jour pour jour. A quelques détails près, le scénario est identique : après une défaite électorale, les militants doivent élire le nouveau dirigeant du Parti. Le résultat serré de cette élection provoque immédiatement des accusations de fraude de la part de la candidate évincée, tandis que les noms d’oiseaux volent bas. Il s’agit alors de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry et cela se passait au Parti socialiste.

Que le même problème ait touché de façon pratiquement identique nos deux principaux partis de gouvernement ne peut pas être l’effet du hasard. On peut sans doute rappeler que les mêmes conflits d’ambitions et de personnalités ne peuvent donner que les mêmes effets, mais cela reste un peu court. Ce qui se passe à l’UMP, ce qui s’est passé au PS touche au fonctionnement même de notre démocratie.

Jadis encore, les choses étaient claires : chaque parti représentait une sensibilité politique clairement définie avec des choix politiques et économiques nets. L’exemple le plus parlant, et le plus caricatural, était le Parti communiste. Ce paysage politicien a volé en éclats avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, et surtout avec le tournant de 1983 qui mettait fin à l’ambition de « changer la vie ».

Aujourd’hui, le PCF n’est plus que l’ombre de lui-même et ce qui sépare sérieusement la gauche de gouvernement de la droite n’est guère plus épais qu’une feuille de papier. L’action économique de François Hollande, en dehors d’un saupoudrage vaguement social-démocrate, ne se distingue guère au fond de celle de Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs inévitable.
Les partis, du moins en France, ne sont plus, au mieux, que des syndicats de politiciens professionnels, au pire, des machines de guerre au service d’ambitions particulières. Le cas est flagrant pour l’UMP depuis sa création. Dans ce genre d’appareils, la démocratie interne n’a guère sa place, pas plus que le peuple, voire la morale élémentaire. Que l’on crie si facilement à la fraude, à l’UMP comme au PS n’est pas un bon indice.

« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage » dit l’article 4 de la Constitution. S’ils veulent demeurer utiles à la démocratie, nos partis doivent tous se remettre en cause. Mais en ont-ils la volonté ?