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Retour à la culture française

par Gérard Leclerc

jeudi 16 février 2017


Faut-il revenir à la question de la culture française, dont un des candidats à la présidence de la République a prétendu qu’elle n’existait pas ? Pourquoi pas ? Le sujet n’est pas médiocre, et même s’il y a lieu de s’intéresser aussi à des dossiers qui semblent peser plus lourd, celui-là est quand même essentiel, car il concerne la vie de l’esprit et ce qui nous permet de nous mieux reconnaître ensemble. J’ai déjà abordé le sujet, mais j’y reviens suite à une mise au point d’un de nos anciens ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon sur le site Figarovox. Tout part, il est vrai, d’une distinction plutôt subtile. Peut-on opposer la notion de culture française à celle de culture en France ? C’est cette opposition qu’avait faite à Lyon Emmanuel Macron, que Jean-Jacques Aillagon reprend à son compte en y apportant son explication.

« Ce qu’on appelle, par justification commode, la culture française est en fait constituée depuis plusieurs siècles par la convergence, la rencontre, le métissage d’influences culturelles venues de partout. » Cette argumentation ne me convainc pas du tout, même si on peut accorder que la vie de l’esprit suppose l’incessant échange des influences. À vouloir disséminer à l’excès la culture, celle-ci devient proprement inintelligible, elle est ramenée au local infime et à l’inverse, au multiple insaisissable. Alors, il faut nier l’existence d’unités repérables, ne serait-ce que celles que caractérisent les langues nationales. Plus de culture française, allemande, anglaise, espagnole, russe… ? C’est quand même un sacré paradoxe.

On comprend le souci de Macron ou d’Aillagon d’éviter une sorte de fixation étroite ou rigide, mais il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de reconnaître la visibilité des traditions qui sont d’évidence des traditions vivantes, ouvertes à l’échange. Des traditions reconnaissables aussi par des traits qui les définissent, car la multiplicité des influences n’empêche pas la prédominance de caractères forts qui se reconnaissent aussi par leur rayonnement et leur fécondité. Le dialogue des cultures ne gagnera sûrement pas à leur indistinction et à leur effacement dans le brouillard d’une multiplicité sans fin.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 16 février 2017.

17 Messages de forum

  • 18 février 10:55, par Gemayel

    Oui, cher Gérard Leclerc, il faut revenir à la question de la culture française, et vous avez tout à fait raison d’y être revenu suite à la mise au point de Monsieur Aillagon sur le sujet dans Figarovox. (C’est grâce à vous que j’ai pris connaissance de cette "mise au point" et je vous en remercie).

    "Peut-on opposer la notion de culture française à celle de culture en France ?", "opposition faite par Monsieur Macron et reprise par Monsieur Aillagon pour l’expliquer. Le propos de l’ancien ministre de la culture sur le sujet ne me convainc pas non plus parce que, comme vous l’écrivez : "A vouloir disséminer à l’excès la culture, celle-ci devient inintelligible...". Me permettriez-vous d’aller un peu plus loin en avançant qu’il ne s’agit pas seulement d’une dissémination à l’excès de la culture, mais de sa parcellisation, ou plus : sa fragmentation pure et simple. Monsieur Aillagon se réfère à l’article I de la convention sur la diversité culturelle (Unesco, 2005) sur la "nécessité de promouvoir le respect de la diversité des expressions culturelles et la prise en compte de sa valeur aux niveaux local, national et international... C’est dans cette tradition-là (?) que s’inscrit le projet d’Emmanuel Macron...". Si l’on est rompu au "langage" des discours et des conventions émanant de l’Organisation des Nations Unies relayé ou repris indistinctement par ses diverses "filiales", il n’est pas difficile de décrypter au plus près ce qu’ils signifient... En prenant en compte le nombre de 197 Etats membres de l’ONU, on comprendrait surtout la "nécessité" d’utiliser des expressions spécifiques susceptibles d’être adoptées par tous les Etats membres. Il est, on le sait, un "jargon" dans les sphères onusiennes lequel, pour être compris de tous, dilue les particularités dans les généralités.

    En réponse à votre premier article "Culture française" du 8 février, j’avais pris la liberté de souligner qu’à la rigueur on aurait pu ou dû entendre de la part de Monsieur Macron, par ex : "autour de la culture française gravitent, en France, quelques cultures d’immigrés installés dans le pays... Mais nier la culture française ?!". J’accepterais de rectifier en complétant : "...autour de la culture française gravitent, en France, de riches cultures d’origines diverses...", mais rien ne saurait ni ne pourrait se substituer à la culture, donc aux traditions, donc à l’Histoire d’un pays, d’une terre.

    S’abstenir d’entrer dans un contexte banquier et autres sphères de haute finance, c’est préférer aller directement à la conclusion M. Aillagon dans Figarovox : "Puissent cependant les circonstances, pour l’honneur de la République et l’avenir de la Culture, donner aux Français de n’avoir à choisir qu’entre des personnalités de cette qualité et de cette trempe, des personnalités qui savent que, pour l’avenir du monde, il faut savoir ouvrir des fenêtres et non ériger des murs". C’est bizarre comme le mot attribué à JP II "...il faut construit des ponts et non des murs" est souvent repris avec quelque ré-ajustement de circonstance. Remarqué aussi un "clin d’oeil", au passage, à Louis Massignon...

    On est en droit de voir dans la conclusion de l’entretien avec Figarovox un soutien d’Aillagon à un ami politique, et pourquoi pas ? Sauf que, malgré tout, se profile comme un appel discret mais aussi insistant pour faire glisser Emmanuel Macron dans l’urne du bureau de vote...
    Mais je pourrais me tromper. Alors j’en serais quitte pour demander pardon pour une l’éventuelle erreur.

    Ce billet ne saurait se terminer que par la reprise des lignes de Gérard Leclerc : "Le dialogue des cultures ne gagnera sûrement pas à leur indistinction et à leur effacement dans le brouillard d’une multiplicité sans fin".

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  • 18 février 14:06, par Philippe Pouzoulet

    Macron ne fait pas le départ entre culture et civilisation.

    Il est le pur produit, bien emballé mais indéterminé, d’une "société libertaire avancée".

    Ce nouveau VGE nous pend malheureusement au nez à cause de l’impéritie de Fillon.

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    • Retour à la culture française 18 février 15:30, par Gemayel

      cf. : 18 février 14:06

      Décréter que "Macron ne fait pas le départ entre culture et civilisation" est un jugement personnel. Donc clôture de débat pour l’auteur de ce jugement.

      Sauf que, nulle part dans le discours de Macron et d’Aillagon, ni dans le billet de Gérard Leclerc ni nulle part ailleurs jusqu’ici la civilisation n’a été évoquée, c’est la culture et elle seule qui a été - et qui devrait rester - au centre du propos.

      Une discussion intéressante sur la différence entre culture et civilisation pourrait être ouverte, bien sûr. Sauf que le contexte actuel ne concerne que la culture. Rapprocher, opposer ou confondre culture et civilisation comporte le risque de faire dévier le sujet de l’article proposé à débat.
      En occultant les plus qu’importants sous-sujets annexes...

      Le thème tel que repris et développé par Gérard Leclerc est en tous points conforme à la situation telle qu’elle se présente. On ne peut que le respecter.

      .

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      • Retour à la culture française 18 février 22:23, par Philippe Pouzoulet

        Gemayel,vous êtes assommant avec vos oukazes à répétition.

        La France, c’est une civilisation.

        Qu’il y ait des Français avec des traditions culturelles différentes, dont les traditions du Maghreb, c’est évident.

        Mais cela ne fait pas une pluralité de civilisations. La France, ce n’est pas un pays neuf fait de strates d’immigration...

        La France n’est pas un terrain vague sur lequel chacun peut planter la tente de sa propre tradition culturelle sans se préoccuper du milieu ambiant.

        Et s’il faut que la civilisation française dont nous sommes les héritiers s’adapte à cette diversité, c’est aussi et d’abord aux Français de tradition culturelle exogène à s’adapter.

        Cessez de vouloir sans arrêt confisquer le débat, en écrivant en plus pour ne rien dire d’intéressant mais empêcher autrui de s’exprimer, c’est proprement insupportable.

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        • Retour à la culture française 19 février 11:20, par Gemayel

          cf. : 18 février 22:23

          Le sujet de ce forum a été initié suite aux propos de M. Macron dans son discours du 04 février 2017 à Lyon, aux articles de Gérard Leclerc "Culture française" du 08 février et "Retour à la culture française" du 16 février 2017 s’y référant. C’est donc sur "la culture", spécifiquement la culture française que le débat ouvert a été amorcé et c’est sur ce seul sujet qu’il doit se dérouler. Tout autre sujet qui viendrait se greffer sur ce thème important comporte le risque de voir le thème initial morcelé, ses débris éparpillés et le discours, pourtant d’importance, relégué dans une voie de garage. Le cas est visible dans cet espace concernant d’autres sujets, pourtant intéressants et utiles. Loin de récidiver, ce qui est négatif, il convient de poursuivre le débat de manière convenable.

          Un message bref étant intervenu le 18/02 14:06 commençant par : "Macron ne fait pas le départ entre culture et civilisation", il y a été fait écho en soulignant que pas plus Macron, qu’Aillagon, G. Leclerc ni personne n’avaient jusque-là évoqué la "civilisation" et que seule la culture devrait rester au centre du propos. Il a été ajouté qu’"une discussion intéressante sur la "différence entre culture et civilisation pourrait être ouverte, bien sûr",mais en dehors du contexte actuel.

          Par ailleurs, aucune réponse ne peut, bien entendu, être donnée, à aucune reprise et suite d’accusations, épithètes et insultes au risque de se retrouver au même niveau que ces regrettables invectives.

          La civilisation de votre serviteur ne pouvant en aucun cas s’y prêter...

          Gemayel.

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          • Retour à la culture française 19 février 18:25, par Philippe Pouzoulet

            Vous êtes un ratiocineur de première...Je précise pour que vous vérifiiez que je suis bien dans mon sujet : chicaneur, ergoteur, disputeur, pinailleur, chipoteur, argumentateur, chicanier.

            La civilisation, selon Henri-Irénée Marrou, c’est "l’effort de l’humanité pour s’élever au-dessus de la barbarie primitive et le résultat de cet effort dans une société donnée, à un certain stade de son évolution". Ce mot est apparu à la fin du 18ème siècle et c ’est un concept "unificateur" qui synthétise les concepts suivants : adoucissement des moeurs, éducation des esprits,...CULTURE des arts et des sciences, essor du commerce et de l’industrie.

            Civilisation et culture "sont généralement synonymes en français" (de quoi vous couper le sifflet ) ,mais pas en allemand. La Kultur désigne quelque chose de plus intérieur que la civilisation (matérielle, extérieure).

            C’est d’ailleurs au nom d’une CULTURE différente que les peuples orientaux (dont certains Russes) rejettent la CIVILISATION de l’occident ("L’occident a une civilisation mais l’Orient a une culture, et nous, Russes, sommes plus près de cette culture que l’Occident" Natalia Gontacharova).

            On retrouve dans la Russie de Poutine comme chez les islamistes la dénonciation de la civilisation décadente de l’Occident et l’affirmation de la supériorité d’une culture orientale, orthodoxe pour la Russie, islamique pour les islamistes, fondement d’une autre civilisation, meilleure que celle de l’Occident.

            Ce petit commentaire clarificateur est inspiré d’une note se trouvant dans un ouvrage que j’ai signalé récemment : "L’Occident vu de Russie, anthologie de la pensée russe de Karamzine à Poutine".

            Je maintiens ce que j’ai dit sur la nécessité d’introduire la notion de civilisation dans ce débat. Vous êtes assommant (bis).

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            • Retour à la culture française 19 février 21:11, par Gemayel

              cf. : 19 février 18:25

              La citation d’Henri-Irénée Merrou n’en est qu’une parmi d’autres. Elle vaut ce qu’elle vaut, mais n’est pas parole d’Evangile. Civilisation et culture "sont généralement synonymes", est-il écrit, sauf que, déjà, l’adverbe "généralement" est explicite. Il ne s’agit pas non plus de philosopher sur "La culture française" pas plus que sur "Retour à la culture française". En ignorant parfaitement l’habituelle manie de Monsieur Pouzoulet de jeter son dévolu sur les Russes, l’Orient arabe etc..., on va éviter de revenir sur ses sempiternelles élucubrations obsessionnelles.

              Il est bon, cependant, d’abréger avec quelques mots qui n’ont pas besoin d’être débattus tant ils sont clairs :

              Pour "culture" :

              - quelqu’un qui assène des interventions farcies d’insultes, on dit de lui qu’il encourage la culture, pour preuve : à peine entrevue une de ses contributions, on éteint le PC et on ouvre un livre.

              Pour "civilisation" :

              - quelqu’un qui est poli, digne, évolué, on dit de lui qu’il est civilisé.

              C’est le bon sens des gens du peuples dépourvus de diplômes.

              Philippe Pouzoulet ressemble à ces individus qui," invités à parler de l’océan n’évoquent que le mal de mer".

              Gemayel

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            • Retour à la culture française 20 février 07:00, par Gemayel

              - Message du 18 février 14:06 signé Philippe Pouzoulet :
              "Macron ne fait pas le départ entre culture et civilisation", signification :
              Macron ne fait PAS DE DISTINCTION ENTRE ces deux choses (suit critique négative du candidat) ;

              - Message du 9 février 18:25, § 3, du même Phlippe Pouzoulet :
              "Civilisation et culture "sont généralement synonymes en français", signification : ces deux mots ont ("généralement") le MEME SENS càd SIGNIFIENT LA MÊME CHOSE.

              Si l’auteur de ces assertions se retrouve entre les deux on ne peut que penser et écrire : tant mieux pour lui.

              Sans plus.

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        • Retour à la culture française 19 février 12:50, par Philippe Pouzoulet

          Cet article devrait convaincre le lecteur de bonne foi que je suis au coeur du sujet.

          Les Français ne veulent pas d’une France soumise au diktat du salafisme islamique et dont des pans entiers seraient exclus de notre civilisation.

          La France, ce n’est pas l’orient arabe ni non plus le Maghreb.

          Le temps d’un ressaisissement est venu. Ou sinon, nous ne pourrons plus contrôler les extrémistes qui feront le travail à la place de la puissance publique défaillante et on s’acheminera vers une guerre civile plus ou moins larvée car l’islamisme salafiste est peut-être une culture - archaïque et régressive, alors - mais surtout un corps étranger à notre CIVILISATION - j’insiste.

          Nous en avons eu une petite idée récemment en Corse où les gens ne se laissent pas faire.

          Vous n’allez certainement pas confisquer ce débat...

          http://www.lefigaro.fr/vox/politiqu...

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          • Retour à la culture française 19 février 18:19, par Gemayel

            cf. : 19 février 12:50

            Rappel des contributions faisant la distinction entre "civilisation" et "culture", avec insistance sur le thème actuel "Culture française".

            Monsieur Philippe Pouzoulet semble avoir passé son dimanche à essayer de convaincre les lecteurs de "sa bonne foi" pour, enfin, en trouver la preuve, pense-t-il, en noyant le forum du lien qu’il vient d’indiquer. Si j’ai utilisé le verbe "noyer" c’est par référence à la Rédaction de Figarovox qui a qualifié le propos de Caroline Valentin d’"entretien fleuve".

            Cet entretien fleuve a été déjà lu et enregistré avant qu’il en soit fait mention ici, et on remarquera qu’on y lit "culture française", d’"identité culturelle du pays", d’"espace culturel français", etc... Nous sommes donc dans la notion de "culture". En plus, Monsieur Georges Bensoussan est un spécialiste en la matière et auteur, sauf erreur, d’ouvrages sur la culture de l’Europe.

            Ceci étant, on peut chercher dans cet entretien fleuve tel que qualifié par Figarovox le terme "civilisation"... Il se peut que le signataire de ces lignes n’ait pas bien lu, ou que ce terme ait échappé à sa lecture.
            Il serait donc utile d’indiquer, s’il existait, le mot "civilisation" dans l’entretien de Mme Valentin.

            A défaut, votre serviteur aurait tout à fait raison de distinguer, comme il l’a fait et souligné, entre "culture" et "civilisation".

            N’ayant jamais rien "confisqué" comme injustement indiqué, bonne lecture de cet entretien fleuve et le débat pourrait donc se poursuivre sur le thème d’origine : la "culture française".

            Gemayel

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  • 19 février 16:36, par Renaud

    Ce sujet est très vaste et diversifié, mon propos ci-après n’en traite qu’une partie parmi les plus importantes.

    Gérard Leclerc a raison d’écrire qu’ ""Il s’agit de reconnaître la visibilité des traditions qui sont d’évidence des traditions vivantes, ouvertes à l’échange. Des traditions reconnaissables aussi par des traits qui les définissent, car la multiplicité des influences n’empêche pas la prédominance de caractères forts qui se reconnaissent aussi par leur rayonnement et leur fécondité.""

    Il ne faut pas que l’ouverture à l’échange, ni la multiplicité des influences atteignent un tel degré (par ex. la globalisation pilotée par l’anglais) que cela stérilise et jette au rancart cette richesse culturelle irremplaçable de dimensions -variables et fécondes- qui, justement, ont mis des siècles à se former et grandir dans maints pays et continents du monde.
    On peut souligner que la disparition des provinces françaises épargnées du temps des rois, bien que ceux-ci avaient commencé la centralisation de la France, une centralisation qui, hélas, fut suractivée par la Révolution française et qui aura été le commencement de la fin de la culture française presque réduite à l’Île-de-France.

    Un prétendant à l’élection présidentielle française, dépendant de ses puissants sponsors mondialistes (sponsor, mot d’origine anglaise car on n’a pas été à même de lui donner une correspondance française comme tant d’autres mots) se révèle n’être qu’un bisounours insipide presque chaque fois qu’il ouvre la bouche. Probablement inculte historiquement parlant, il se raccroche à toutes les bribes qu’il glane ici et là, ou qu’on glane pour lui... pour bien montrer qu’il est cultivé et "connaît" les grands impacts historiques. Quelle dérision il affiche ! Si le colonialisme a bien été ce qu’on classe aujourd’hui comme : crime contre l’humanité, les circonstances de l’emploi de cette expression, ici par Macron, révèle son "appartenance" à une "pensée unique" et à fumet libertaire. Un type de pensée (si l’on peut dire) qui se sert des tragédies passées pour capitaliser une idéologie "politique" "bon teint", fabriquée par la médiatisation, mais à ce jour sans prise sur l’actualité, ni probablement demain. Cet "échantillon" montre ce qu’est devenue la pensée française que, de son côté, Michel Onfray tout à fait bien décryptée et mise au grand jour. Une pensée atteinte et malade par la loi Godwin.

    Quoique indirectement, mais vraisemblablement, Macron, vu son âge, a dû tomber dans cette "loi" quand il était petit. Ce qui n’augure rien de lucide dans les temps qui viennent... Vu que les ’temps qui viennent’ ne se soucieront nullement de ce qui traîne dans les caves et les greniers de nos esprits toujours en retard sur l’ -événement-.

    Mais aussi. Voici dans ce lien ci-dessous l’un des éléments produisant un travail de sape constant et pernicieux contre la culture française. Par exemple (il y en a tant d’autres !) Macron va à Berlin et y parle anglais... car cette anglomanie s’infiltre sans la moindre attention de notre part, jusqu’au jour où, quand on s’en apercevra enfin, ce sera trop tard.

    Ci-dessous donc, ce lien d’un article écrit il y a presque 10 ans, il est de plus en plus d’actualité - à plus d’un titre - (je connais son auteur par internet depuis la même période) on consultera son site pour le plus grand profit et la plus grande sagesse pour tous.

    http://prosperiteetpartage.free.fr/...

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    • Retour à la culture française 19 février 21:51, par Gemayel

      cf. : 19 février 16:36

      Enfin du concret, de quoi nourrir l’esprit et conférer à la discussion la hauteur qui lui manquait.

      Si ce n’est qu’"une partie" du sujet en question, elle est fondamentale vu le contexte autant national, qu’européen et international. Pourquoi s’empêcher d’y revenir à deux reprises pour mieux en reconnaitre le bien-fondé ; il en est de même du lien fourni qui a valeur d’explication.
      Exemple de contribution objective à débat se rapportant au sujet y afférent avec des prolongements intéressants qui n’en sont que plus justifiés. Il n’est pas interdit d’avouer qu’on sort de cette lecture avec une vision plus élargie sur le sujet vital et d’actualité initié par Gérard Leclerc. L’aspect "technique" - en tous cas pour moi -n’enlève rien à la richesse d’un thème aussi vaste, mais bien au contraire.

      Sans hésiter, j’avoue que, pour ma part, je sors de la lecture de cette contribution et du lien fourni avec le sentiment d’avoir appris quelque chose de tangible et de valable.

      Autrement dit, le billet de G. Leclerc et la contribution précitée auront participé à ajouter un plus appréciable à ma culture. Tout simplement.

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  • 19 février 23:05, par Gilberte

    Dès que les hommes préhistoriques se sont sédentarisés pour vivre ensemble, ils ont formé une civilisation, on parle de civilisation néolithique, plus tard de la civilisation bantou ou esquimau. La culture est l’expression des phénomènes de la pensée : l’art, la religion, les idées, les coutumes héritées. Il peut y avoir une civilisation sans culture , mais la culture nait de la civilisation ; elle a un caractère particulier et ne peut être multiple, car découle de la conception de l’homme, du monde, de sa religion, du bien et du mal, des valeurs qu’elle s’est données ; je vois mal une culture réunissant des caractères contradictoires, Si plusieurs cultures coexistent, il y a une dominante qui s’exprime : en Inde, l’hindouisme s’exprime, le christianisme ou l’islam n’apparaissent pas aux yeux de l’étranger. E Macron refuse de voir la culture chrétienne dominer pour l’instant

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    • Retour à la culture française 20 février 11:29, par Gemayel

      cf. : 19 février 23:05

      Cette mise au point est intéressante car elle distingue ce qui relève de la civilisation de ce qui relève de la culture. Sur un autre plan, par exemple, philosophie sociale et philosophie politique, relèvent de deux disciplines différentes et faire accroire qu’elle sont synonymes mènerait à une voie sans issue.

      Il en est de même pour la civilisation et la culture : on ne peut pas reconnaitre qu’il y a distinction entre les deux et le lendemain avancer qu’elles sont synonymes. Oui, une "civilisation sans culture" peut exister (c’est à se demander si, à Dieu ne plaise, le chemin pour y parvenir n’est pas déjà tracé...). L’article de Gérard Leclerc s’articule autour de la notion de culture en référence à cette partie du discours que Macron a délivré à Lyon, et il n’est pas impossible qu’’"il refuse de voir la culture chrétienne dominer pour l’instant". J’avais pris la liberté d’aller un peu plus loin dans mon message du 18/2 10:55 en signalant avoir remarqué dans cette partie du discours de Lyon un "clin d’oeil" à Louis Massignon. Comprenne qui veut...

      Si j’ai toujours écrit qu’il est indispensable de rester dans le cadre d’un article proposé, et je le maintiens, c’est simplement et pour éviter justement des prolongements qui vont plus loin que le sujet à débattre. C’est plus qu’inutile : cela mène au-delà d’une perte de temps...

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    • Retour à la culture française 20 février 12:07, par Philippe Pouzoulet

      Merci de ces précisions utiles.

      Macron est typiquement libertaire en ce qu’il ne voit pas que la civilisation occidentale libéralo-libertaire ne peut se comprendre que comme post-chrétienne et par référence au christianisme. Il est typique d’une certaine "inculture libertaire".

      Et c’est bien pourquoi la critique islamiste de la civilisation occidentale est inopérante : la culture islamique ne donne aucun des outils pour comprendre la crise civilisationnelle actuelle...

      En revanche, la critique russe (poutine/patriarcat de Moscou) a plus de pertinence car elle se réclame quant à elle de fondements chrétiens. Mais il s’agit d’une critique réactionnaire en ce sens qu’elle nous renvoie à un modèle de civilisation chrétienne complètement dépassé dans le contexte occidental (la collusion entre la religion et l’Etat russe qui est au coeur du régime répressif poutinien est impensable en occident). Il manque à cette critique la donnée essentielle de la liberté. C’est ce qui fait qu’à mon avis elle est condamnée par fossilisation.

      Il n’en demeure pas moins que la défense et l’illustration de nos moeurs passe nécessairement par un ressaisissement de la culture chrétienne qui est au fondement de notre civilisation européenne et singulièrement française.

      Une république qui n’a plus que la jactance laïciste à opposer aux musulmans est forcément en voie d’abdication et de soumission car elle a perdu ce qui fait la légitimité de ses fondements pré-politiques. C’est l’abdication que la gauche au pouvoir devenue anti-chrétienne a en réalité admise sous couvert de multiculturalisme anti-raciste. Comme la droite républicaine n’a jamais eu le courage de s’y opposer clairement, c’est le FN qui a récupéré l’exploitation de la réaction face à cette soumission. Titre si bien choisi par Houellebecq pour son roman...

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  • 20 février 16:16, par Paul

    Emmanuel Macron nie l’existence de la culture française. Ses propos concernant la colonisation française apportent un éclairage complémentaire sur sa pensée intime. C’est un libéral et un mondialiste (aujourd’hui les deux vont de pair) et c’est le pur produit de sa caste, une caste qui n’a pas de patrie et pas de frontières. Sa culture c’est l’espèce de culture globish qui est diffusée par les médias branchés et par les écoles de commerce. Et tout ça dans une ambiance d’inculture générale grandissante.

    Son discours est un discours adapté qui essaie de donner le change à ses auditoires pour que chacun croie s’y reconnaitre. Moi, chauve-souris, je suis oiseau voyez mes ailes vive la gent de droite qui fend les airs, je suis souris vivent les rats de gauche...

    Mais à cet exercice délicat impossible de ne pas trébucher. On croit donner des gages aux uns et on déplait nécessairement aux autres. Le candidat au sourire rayonnant de jeune premier béni des dieux s’est emmêlé les crayons à Alger puis à propos de la Manif pour tous et ses dénégations tout aussi emmêlées n’ont rien arrangé. Un trou d’air pour Macron qui pourrait très bien décrocher inopinément et lourdement avant d’atteindre la belle piste d’attérissage qui mène à l’Élysée tant convoité.

    Il faudrait sûrement tout un ouvrage pour définir exactement ce qu’est la culture française et ce serait nécessairement au prix de controverses.

    Le plus simple est peut être de la définir par ce qu’elle n’est pas : ni anglaise, ni américaine, allemande, maghrébine, etc.

    C’est un peu sommaire mais ça déblaie largement le terrain. Ensuite il faut rappeler aux cuistres de la modernité prétentieuse et autiste que la culture française puise également ses racines bien antérieurement à la révolution française et même à la monarchie capétienne. C’est un long empilement de strates qui ont façonné le “paysage” de la culture française et le rendent à nul autre pareil. Il y a donc une osmose puissante entre l’histoire de la France (en particulier autour de sa monarchie millénaire) et la culture française. Impossible de comprendre et définir l’une si on ne connaît pas l’autre et pire si on prétend l’ignorer.

    Ce qui est clair c’est que la connaissance de l’histoire de France et la culture française dérangent certains. Autant les rois de France étaient l’ultime rempart face aux assauts de l’ennemi (autour du "roi de Bourges" la reconquête s’est opérée), autant une culture proprement française (incluant donc une connaissance et une réflexion autour de son histoire) permet aujourd’hui de résister aux assauts des impérialismes insidieux qui la guettent.

    Notons que la vaste entreprise d’américanisation des moeurs menée depuis la Libération (en fait ça avait commencé dès la fin de la première guerre) va de pair avec l’avachissement culturel de la France et avec une soumission de plus en plus accélérée à toutes les influences centripètes. La manière de gober sans tiquer la propagande de Bruxelles tout autant que la propagande outre atlantique illustre parfaitement cette démission qui a envahi les esprits et les reins.

    C’est bien pourquoi le petit libéral Macron essaie de persuader les foules que la culture française n’existe pas. Malheureusement pour lui sa propre inculture l’empêche de percevoir que les îlots de culture et de résistance sont bien plus nombreux et plus ancrés qu’il ne le croit et ne le voudrait. Il n’a pas fini de se faire taper sur les doigts, le petit minet propret de la finance et du libéralisme international.

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    • Retour à la culture française 26 février 19:27, par admin

      J’ai noté dans France catholique les critiques des déclarations de Macron
      concernant l’inexistence de la culture française. Je partage tout à fait ces critiques qui confirment en fait le livre collectif de Boucheron sur l’histoire mondiale de la France.

      Ce livre, qui a été apprécié par la Croix, revient en fait à nier l’existence de l’histoire de France, et par le fait même à nier l’existence de la France, considérée désormais comme une oumma de toutes les cultures mondialistes. Voilà qui fera plaisir aux intégristes islamistes.

      Maurice Faivre

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