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Traduit par Bernadette Cosyn

Religion et violence

Par Howard Kainz

jeudi 12 mars 2015


Le président Obama nous a mis en garde. Il ne faut pas interpréter de travers les décapitations et autres atrocités de « l’État Islamique » qui nous ont été récemment rapportées. « De peur de monter sur nos grands chevaux et de penser que c’est un fait inégalé, souvenons-nous que pendant les croisades et l’Inquisition, des gens ont commis des actes horribles au nom du Christ. »

En effet, on estime que 1000 à 3000 individus ont été exécutés durant les siècles de fonctionnement de l’Inquisition et il y a eu peut-être jusque trois millions de victimes, combattants et civils, durant les croisades, qui ont été menées pour repousser les invasions militantes musulmanes en Terre Sainte.

A titre de comparaison, nous pourrions discuter des quelque 270 millions de morts causées au cours des siècles par les incursions de l’islam en Afrique, Europe, Moyen-Orient et Extrême-Orient. Et pour mettre les dossiers à jour : en 2007, les services secrets britanniques évaluaient le nombre de chrétiens persécutés dans 60 pays à 200 millions environ et en janvier 2012 Reuters estimait que « 100 millions de chrétiens sont persécutés de part le monde ».

Mais ce n’est pas un concours de chiffres, non plus qu’une comptabilisation de corps. La vraie question est : qu’est-ce que la religion a à voir avec ça ? Bien évidemment, il y a toujours eu des individus violents, mais est-ce que telle ou telle religion encourage la violence ? Regardons les faits :

En ce qui concerne le christianisme, la réponse est définitivement non. Si vous lisez les Évangiles et la totalité du Nouveau Testament, vous ne pourrez pas trouver une phrase justifiant la violence envers les non-croyants. L’Apocalypse décrit la guerre titanesque des troupes célestes contre les démons et leurs séides. Ce qui se rapproche le plus d’une incitation à la violence sur notre bonne vieille terre est l’injonction sans égale de Paul en Romains 12:20, exhortant les chrétiens à renoncer à leur vengeance en étant charitables avec leurs ennemis, car ce faisant ils « amassent des charbons ardents sur leurs têtes ».

Les Upanisad hindous réprouvent la violence comme néfaste au karma de celui qui s’y adonne pendant que la Bhagavad-Gîtâ statue que la perfection spirituelle est parfois compatible avec la défense de la justice. Les sutras bouddhistes sont généralement considérés comme des modèles de pacifisme, bien que quelques-uns soutiennent l’idée paradoxale du meurtre « par compassion » des incroyants.

Dans l’Ancien Testament, il y a des passages qui semblent concéder la bénédiction de Dieu sur la pratique de « l’interdit », herem [NDT : Cette pratique très ancienne est un cas particulier de consécration à la divinité : ce qui a été voué à l’interdit doit être détruit (objets) ou égorgé (animaux et êtres humains) car cet anéantissement est seul à même d’assurer que personne ne fera usage de ce qui a été consacré à la divinité](ce que nous, modernes, traduirions par génocide)lors d’assauts effectués par les Israélites contre les ennemis qui les empêchaient d’entrer dans « la terre promise ».

Personne ne prétend que les paroles de l’Ancien Testament ont été écrites prs Dieu, mais les rédacteurs de la Bible écrivent que des héros hébreux tels que Moïse ou Josué ont reçu l’autorisation divine pour ces actions (Voyez Deutéronome 3:2, 7:2-5, 20:16 ; Josué 6:21, 8:26-28, 11:20, 1 Samuel 15:3.) En aucun cas il ne s’agit d’un mandat divin constant pour que les Israélites partent en guerre tuer les non -croyants.

Malheureusement, il y a de tels mandats dans le Coran, qui n’est pas considéré comme le travail d’auteurs humains divinement inspirés mais comme la transcription directe de mots dictés par Dieu Lui-même (par l’intermédiaire d’un ange) au prophète Mohammed. Il y a de multiples cas où l’extermination des incroyants est recommandée.

Par exemple la sourate 2.191 commande aux musulmans : « tuez les incroyants où que vous les trouviez et chassez-les de là où ils vous ont chassés ». Dans la sourate 8:12, Allah dit : « je vais frapper de terreur les cœurs de ceux qui ne croient pas. Par conséquent ôtez leur la tête et ôtez leur l’extrémité des doigts. » et la sourate 9:5 commande : « quand les mois sacrés sont passés, tuez les idolâtres où que vous les trouviez. Arrêtez-les, assaillez-les. »

Beaucoup d’autres instructions de tuer les juifs, les chrétiens et tous les païens ou « polythéistes » qui refusent de se convertir ou de payer un impôt spécial aux chefs musulmans se trouvent dans les sourates 2, 3, 4, 5, 8, 9, 17, 33, 47, 48, et 69. Comment un musulman fervent est-il censé réagir à de tels ordres venus d’Allah lui-même ?

Comme je l’ai mentionné dans un précédent article, Nonie Darwish a conclu dans son livre Cruel and Usual Punishment (Punition cruelle et habituelle) que : « l’Islam dans son ensemble n’est pas une religion. C’est un impérialisme arabe et un outil protectionniste pour préserver ce qu’ils croient être une culture arabe suprémaciste. »

Pour ma part, je suggérerait que l’Islam serait mieux défini par les mots culte religieux universel. Comme pour n’importe quel culte, les adhérents dans les pays à majorité musulmane sont préservé le plus possible d’une exposition aux autres religions ; ceux qui abandonnent ou se convertissent à une autre religion sont au mieux mis au ban de la société et au pire exécutés.

L’Islam n’est pas une religion d’amour et de paix. L’antipathie envers les non-croyants, telle que mise en évidence dans le Coran et les Hadiths, est grande et l’Encyclopédie de l’Islam recommande leur assujettissement forcé : « la propagation de l’Islam par les armes est un devoir religieux pour les musulmans en général... Le jihad doit être poursuivi jusqu’à ce que le monde entier soit sous la domination de l’Islam... L’Islam doit être adopté partout avant que la doctrine du jihad puisse être abandonnée. »

Que peut-on faire face à cette menace religieuse de détruire toutes les autres religions ? Je suggère quatre voies possibles qui sont actuellement à notre portée :

Nous devons aller au-delà de l’hagiographie pour obtenir des informations sur le vrai Mohamed – ce qui requiert une analyse critique des sources originales. Je suggère Comprendre Mohammed et les musulmans, par Ali Sina ou Vingt-trois ans, par Ali Dashti.

Rendre le Nouveau Testament accessible en le traduisant dans les langues du Moyen-Orient, en le diffusant par internet et en distribuant des copies clandestines.

Les dix commandements et la règle d’or n’existent pas dans le Coran, mais la conscience des musulmans doués de raison peut être influencée par une référence aux lois naturelles de respect de la vie et de recherche de la vérité. Internet et les techniques modernes de communication sont le fer de lance de la révolution actuelle de l’information mondiale et peuvent être d’un bénéfice inestimable pour des gens préalablement montés contre le christianisme.

Il n’y a pas moyen de prévenir la commission d’actes de violence par des individus, même au sein de la religion la plus pacifique qui soit. Mais nous devons démasquer et affaiblir une religion qui prêche explicitement la violence contre les non-croyants.


Howard Kainz est professeur émérite de philosophie à l’université de Marquette. Il a écrit plusieurs livres.

Illustration : les meurtriers de l’État Islamique conduisant les chrétiens coptes sur le lieu de leur martyre

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

8 Messages de forum

  • 14 mars 2015 19:48, par Hervé de Tréglodé

    Cet article est rempli d’approximations et d’inexactitudes. Les relever toutes me prendrait trop de temps. Je me contenterai de cet extrait du chapitre 20 du Deutéronome pour démontrer que l’Ancien Testament mérite une toute autre lecture que celle de l’auteur de l’article :

    "Lorsque tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix.
    Si elle te fait une réponse de paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et te servira.
    Si elle ne fait pas la paix avec toi, et qu’elle veuille te faire la guerre, tu l’assiégeras et,
    quand Yahweh, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu feras passer tous les mâles au fil de l’épée.
    Mais les femmes, les enfants, le bétail, et tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, tu le prendras pour toi, et tu pourras manger le butin de tes ennemis que Yahweh, ton Dieu, t’aura donné.
    C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très loin de toi, et qui ne sont pas du nombre des villes de ces nations-ci.
    Mais quant aux villes de ces peuples que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage, tu n’y laisseras la vie à rien de ce qui respire.
    Car tu dévoueras ces peuples par anathème : les Héthéens, les Amorrhéens, les Chananéens, les Phérézéens, les Hévéens et les Jébuséens, comme Yahweh, ton Dieu, te l’a ordonné,
    afin qu’ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les abominations qu’ils font envers leurs dieux, et que vous ne péchiez point contre Yahweh, votre Dieu."

    • Religion et violence 14 mars 2015 21:00

      Avec l’islam, il a deux choses très douloureuses :

      - la première, c’est que l’islam ferme définitivement au fidèle la révélation du Christ unique sauveur. Cela ne veut pas dire que les musulmans ne peuvent pas être sauvés, mais ils le sont "malgré" l’islam qui nie le Christ sauveur ; Dieu merci, cela ne va pas arrêter l’Esprit saint...

      - la seconde n’est pas moins douloureuse : c’est l’enténèbrement que l’islam provoque chez les chrétiens dans l’intelligence de leur propre foi et de leur propre salut.

      J’ai cessé de participer depuis assez longtemps à des rencontres islamo-chrétiennes pour cette raison. Il n’est pas difficile d’entendre des musulmans parler de leur foi. Mais il est insupportable d’entendre des chrétiens déparler de la leur.

      Sur la violence et la religion, ça déparle beaucoup...

    • Religion et violence 15 mars 2015 16:35, par Thierry

      Bonjour,
      L’Ancien Testament contient effectivement plusieurs passages dans lesquels Dieu demande à Israël de détruire le mal qui se trouve au milieu de lui afin de ne pas être influencé par ce mal. Mais c’était l’Ancien testament et l’ancienne alliance.
      Il y a maintenant la nouvelle alliance par et en Jésus-Christ décrite et expliquée dans le nouveau testament.
      L’islam et le coran sont postérieurs au nouveau testament, mais semblent bien d’un autre age et ne sont, pour le moins, pas universels. Mais l’islam se veut conquérant, même et surtout par la force, et se veut universel. Même si les musulmans, qui pour la plupart n’ont jamais lu le coran, sont majoritairement non violents et ne désirent que vivre en paix.

  • 15 mars 2015 18:48, par Hervé de Tréglodé

    Hadîth rapporté par An-Nassa’i :

    "Celui qui tue un citoyen non musulman, ne sentira jamais l’odeur du paradis."

    • Religion et violence 16 mars 2015 08:44

      "...car le musulman oublie rarement le devoir qui lui incombe : celui d’étendre la règne de la loi musulmane, extension qui se fera d’abord par des moyens pacifiques, mais aussi par des moyens guerriers".

      Jacques Jomier, "Pour connaître l’islam".

      Ce débat est aussi vain que celui de vouloir instaurer la démocratie par les armes dans le monde islamo-arabe ou trouver une solution pacifique à l’entre-tuerie syrienne.

      C’est un très bon exemple de la façon dont l’islam divise sans fin les chrétiens quant à ses buts et ses méthodes.

      Sur la guerre et la paix, on peut donc faire dire tout et son contraire aux textes canoniques de l’islam. Cela en dit plus long sur l’idée que le commentateur se fait de l’islam que sur l’islam lui-même...Le Coran selon Tréglodé, selon tartempion, etc...

      Si le Coran divise si bien, c’est qu’il n’est pas inspiré par l’Esprit saint et que l’islam s’est radicalement (dès la fondation ) privé d’un Dieu qui soit capable de révéler le sens de sa Parole transmise à l’homme, comme le Christ pour la Torah/Ancien testament...

      Comme le Coran n’est pas un livre accompli par Dieu, il est facile de discerner qui se charge du travail d’application...surtout quand on voit l’état du Proche-Orient.

  • 23 mars 2015 22:11, par Gemayel

    "Répondre à cet article" n’est pas le but de ce message", car cela prendrait beaucoup de temps, exigerait de fournir les documents pertinents, de s’appuyer sur des références sérieuses et complètes ; on peut donc comprendre qu’un tel sujet ne saurait en aucun cas être traité en quelques lignes. Qu’il me soit permis de relever seulement quelques points :

    - A la lecture de l’article (par ailleurs très fidèlement et bien traduit), il est évident qu’il est écrit par un éminent professeur, certes, mais sans aucune connaissance bien approfondie de l’Islam et du Coran. H. Kainz a le droit d’écrire ce qu’il veut, mais je ne me vois dans aucune obligation de souscrire à son approche sur le sujet. Kainz
    n’est ni un islamologue, ni un orientaliste, il ne semble pas avoir vécu, ni même peut-être longuement séjourné
    en pays d’Islam (d’ailleurs il ne revendique rien de tout cela) et son article semblerait être le fruit de quelques fragments de lectures sur cette question pourtant très sérieuse.

    - H. Kainz commence son article en se référant à des mots du Président de son pays, Monsieur B.H. Obama (je ne les reprendrais pas) qui pas plus que lui n’est islamologue, orientaliste ou historien de ce sujet. "Mais nous devons démasquer et affaiblir une religion qui....la violence contre les non-croyants" (!)....Les moyens ne sont pas décrits....Cela pourrait laisser rêveur plus d’un.

    - H. Kainz préconise sérieusement les "astuces" pour "rendre le Nouveau Testament accessible.... le diffusant par internet et en distribuant des copies clandestines"...
    J’ai bien lu : "copies clandestines" dans les pays d’Islam ou je rêve ? Pour bien moins que cela les chrétiens....Je préfère arrêter, mais sans avoir exprimé auparavant ma tristesse de voir un sujet aussi grave traité avec une sorte d’amateurisme, si je peux me permettre le mot, non dénué de bonne foi mais doublé d’une très certaine légèreté et d’une méconnaissance navrante de l’Histoire en général et de l’Islam en particulier.

    Je pense malgré moi à ces films d’Hollywood où la plus
    extrême violence est démontrée sans complaisance et où un type reçoit un uppercut soigné tombe, roule 3 fois alors que le chapeau, lui, reste bien vissé sur son crâne.

    Cela pour l’anecdote. Pour le sujet, et si l’on désire aller plus avant, rien ne saurait remplacer l’expérience du vécu en pays d’Islam, de l’approfondissement du Coran, de la langue, des moeurs, etc... comme le démontrent avec le sérieux qui convient des oeuvres du père Serge Laugier de Beaurecueil, avant lui Massignon, après le père Jacques Jomier, on pourrait aussi ajouter, pourquoi pas Pierre Rondot, bref, ces hommes "de terrain" qui appréhendent cette question de la manière la plus vraie
    parce que étudiée et vécue en profondeur.

    Je ne sais où j’ai vu une citation tirée du livre du père Jomier "Pour connaître l’Islam", et je me dois d’insister avec la plus grande vigueur sur le fait que quelques lignes sorties de leur contexte peuvent être, tout le monde le sait, non seulement le contraire de la pensée de l’oeuvre globale, mais surtout une grave distorsion, j’allais dire : un grave détournement de la pensée de l’auteur. Pour ma part, je me méfie grandement de ces bribes jetées comme quelques miettes aux oiseaux. Il m’a été donné, j’ai eu l’occasion de le mentionner, de connaitre Serge de Beaurecueil et Jacques Jomier, je n’ai pas dit "de rencontrer" ni seulement de lire, mais de connaître ces deux immenses islamologues, qui plus est ont approché l’Islam avec le don de la consécration de leur vie à Dieu, leur sacerdoce.

    On ne s’improvise pas islamologue, on ne saurait parler de l’Islam en vérité sans une profonde connaissance du sujet. Il en va de même pour tout. Et, de grâce, ne pas s’attarder sur deux ou trois phrases tirées par ci et par là, ce qui, loin de démontrer une connaissance du sujet, est comme une preuve d’ignorance presque totale sur un sujet donné.

    Cela ne retire rien, bien entendu, au respect que je dois au Professeur H. Kainz, qui, s’il avait eu sous les yeux les livres et documents d’islamologues avérés aurait peut-être présenté son article différemment.

    • Religion et violence 1er avril 2015 10:31, par Bernadette Cosyn

      Je voudrais quand même vous signaler que des copies clandestines des évangiles circulent déjà en pays musulman, provoquant des conversions, et que les autorités musulmanes les traquent.

      • Religion et violence 1er avril 2015 20:29

        réf. : 1er avril 10:31

        Ccommenti vous contredire sur ce point, Bernadette Cosyn. Il y a certainement des copies clandestines des évangiles qui circulent déjà en pays musulmans, et j’irai plus loin en affirmant que les autorités, non seulement les traquent.Mais seraient-ce ces "copies clandestines", "provoquent des conversions" ? Je me permettrais d’en douter parce que, ce qu’il y a de "clandestin" avant des copies ce sont des contacts humains, des explications des textes, un travail de fourmi, et surtout, surtout des exemples simples donnés sans même qu’ils s’en doutent par des chrétiens qui "vivent" leur foi. Une confidence : j’ai connu deux convertis se rendre en cachette à l’église pour participer à la messe et communier. Il faisaient s’arrêter le taxi ou leur chauffeur plus loin, et continuaient à pied. Je puis assurer qu’ils avaient cheminé longtemps aux côtés d’ami(es) chrétiens(nes), soutenus aussi par des prêtres. C’est une longue route, Bernadette Cosyn, ce qui ne veut pas dire que des copies clandestines de textes des évangiles sont à dénigrer, mais il m’est difficile de croire qu’à elles seules elles "provoquent des conversions". Les voir plutôt comme un "outil", . Quant à la "traque" c’est sûr. Mais l’action de l’Esprit Saint dans ce cheminement ?...

        Je me permets un exemple vécu : un ami intime de mon père, enseignant dans les classes terminales d’un lycée bien connu et fervent catholique, avait entre autres collègues une jeune fille de religion juive. Entretenant des relations amicales, l’ami de mon père l’avait invitée à la maison, présentée à toute sa famille, avait été accueillie simplement et à bras ouverts. Voilà qu’un jour elle demande à son collègue s’il connaissait un prêtre car elle désirait être catéchisée ! Oui, il connaissait un prêtre qui, en plus, était un ami. Et l’enseignement commence...à l’insu de sa famille, gens très pieux, très orthodoxes. Après bien du temps, Léonie, demande le baptême ! Le prêtre lui demande si elle avait bien réfléchi. Oui, c’est ce qu’elle désirait de tout son coeur, Elle est entrée dans l’Eglise catholique (toujours en cachette de sa famille : mère, frères et soeurs). Deux ans plus tard, voilà que son collègue la demande en mariage ! Grande joie partout .Mais, pauvre fille, comment annoncer la chose à sa famille...Le pas est franchi et la réponse : "Si tu épouses ce chrétien on viendra casser la porte de l’église !" et du même coup elle est chassée de la maison. Une amie l’héberge. Le jour du mariage, une énorme barre de fer bloque la porte de l’église. Pendant la bénédiction, on tambourine sur la porte. Mais, les voici mariés. J’étais môme, et ce souvenir ne m’a jamais quitté. Des années plus tard la q relation s’établit avec sa famille. Je ne peux arrêter cette longue histoire sans souligner que jamais je n’ai entendu parler de Christ comme le faisait Léonie. Et on m’avait alors expliqué que les convertis avaient une approche bien différente de Notre-Seigneur et de Dieu.

        Excusez, svp, ces longueurs et le récit dans le style et le vécu de l’époque. Christ avait prévenu "ses amis". Mais Il a aussi promis qu’Il serait avec eux pour toujours. Non, nulle part il n’est bien vu de "fréquenter" le Seigneur...Nulle part...