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Le style de François

par Gérard Leclerc

lundi 7 octobre 2013


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10 Messages de forum

  • 7 octobre 2013 22:06, par philipe tollet

    J.P.2 = merveilleux !
    Benoît = génial !
    François = merveilleux + génial... jusqu’a présent !
    Par contre s’il a dit à la Républica " que chacun n’a qu’a suivre ce qu’il croit être le Bien et ça sera déja pas mal " c’est Hénorme et une magistrale c------- de langage ! Plût au ciel que cela ait été déformé et surtout que ce ne soit pas sa pensée...

    • La conscience 9 octobre 2013 08:54, par François Vauclin

      Philippe Tollet,

      Je ne crois pas que les propos du pape soient une magistrale c....

      Le pape rappelle simplement que la voix de la conscience est universelle, ça me paraît frappé au coin du bon sens.
      Et nul besoin d’un prêtre d’un confesseur pour faire cet examen de conscience. Nul besoin de comparer ses actes à je ne sais quelle catéchèse.

      • La conscience 9 octobre 2013 09:20, par admin

        Robert Royal n’a pas compris grand chose au moment de l’élection du Pape (cf sa chronique romaine) et il n’a pas accepté que le Pape désigne assez clairement l’obsession des catholiques américains à propos de l’avortement comme contre-productive... Mais bon ses yeux s’ouvriront à un moment ou un autre, à moins que ce ne soit le Pape qui doive accepter le point de vue de M. Royal.

        Charles

      • La conscience 13 octobre 2013 12:00, par Etienne

        Cher françois Vauclin

        Cette belle conscience universelle nous a donné en France le Mariage pour tous puis bientôt la gpa.

        Etienne

    • pape François et sa conscience du bien et du mal 9 octobre 2013 13:34, par Magali Faivre d’Esnans

      la réponse / l’analyse de Mgr André Vingt Trois de lundi soir figure à partir de la minute 23 et exactement à la minute 25 :

      http://www.ktotv.com/videos-chretie...

      • pape François et sa conscience du bien et du mal 13 octobre 2013 13:34, par POUZOULET PHILIPPE

        Merci de signaler cet entretien mais je pense (voir le commentaire de Hermann Geisler que j’ai signalé ci-dessous) qu’un peu plus de précision par ce que François entend par "conscience" aurait été utile ( juste interrogation de la journaliste sur le "relativisme" qui aurait pu être l’occasion d’une explicitation).

        Cela dit, Mgr Vingt-Trois a parfaitement raison : il est clair que le Pape ne se réfère pas au libre arbitre subjectif et arbitraire du type "c’est mon choix"...Peut-être était-il avant tout désireux de marquer les continuités pontificales...

        C’est en fait le caractère objectif de la voix de la conscience qui fonde toute justice humaine. A partir du moment où on lâche cela, le relativisme prend définitivement possession du champ éthique pour le transformer en latérite.

        Inutile d’ajouter que cette question est de la plus brûlante actualité avec l’objection de conscience des maires face au faux mariage taubira, et une question : le Conseil constitutionnel ira-t-il au bout de l’abdication face au libertarisme, déjà fort engagée avec la validation de la loi taubira ?

  • 8 octobre 2013 12:24, par le gai rebelle

    Dès qu’il le peut, le monde médiatique projette ses phantasmes sur tout ce qui s’annonce comme pouvant être un changement.
    De temps du Concile, chacun y allait de ses indications : le Concile doit faire ceci , le Concile va faire cela...
    Pourquoi notre Pape François échapperait-il à ce phénomène : son G8 a ses dossiers, lit-on chez certains de vos confrères : sur les femmes, les divorcés remariés, le mariage des prêtres, la curie, etc.
    Ah oui ? Et si l’Église avait autre chose à faire ?
    Ces annonces soit-disant "à sensations" ne pourrons ne donner que des déçus.
    Il faudrait d’abord écouter : on apprendrait que le dépouillement doit d’abord être celui de la "mondanité". Nouveau ? non. Urgent ? oui.

  • 9 octobre 2013 13:59, par POUZOULET PHILIPPE

    Il va falloir s’y faire, le nouveau pape, si humble et si rayonnant, n’a pas l’envergure intellectuelle d’un Benoît XVI mais ce n’est pas pour ça qu’il a été élu : plutôt pour son charisme exceptionnel de pasteur. Il en faut pour rassembler les brebis égarées par les "loups médiatiques"...

    Que François invoque la voix de la conscience, c’est déjà bien dans une société où l’on s’emploie plutôt à l’étouffer...A nouveau, voir l’offensive du gouvernement libertaire sur l’information relative à l’IVG. Le mauvais génie du libertarisme a chez nous un porte-parole et un portefeuille : Ms Belkacem, si séduisante, si trompeuse...Une sorte d’inversion médiatique de "Gémini le cricket"...Il suffit aux Pinnochios contemporains de l’écouter pour tomber dans tous les panneaux !

    Cela dit, le "style jésuite" rencontre ses limites (à force de trop vouloir s’adapter à l’interlocuteur...). Mais en ce qui concerne la conscience, Benoît XVI a déjà paré aux dérapages en béatifiant le cardinal Newman (voir par ex. l’excellent "Eglise et conscience chez J.H. Newman", commentaire de la lettre au Duc de Norfolk par le père Vincent Gallois).

    Il faut prendre la "com" du nouveau pape, retraitée et instrumentalisée par la presse, avec le calme des vieilles troupes...La façon dont la pensée de François est restituée en dit plus long sur le médium que sur la pensée de l’émetteur comme on l’a vu avec l’entretien publié dans les revues jésuites qu’il a pourtant soigneusement relu ! D’ailleurs, le Diable lui-même ne s’est pas privé d’instrumentaliser la "com" du Tout puissant : cf le dialogue de la Tentation au désert (Mt 4, 1-11)...Et notre Pape n’est pas du genre à se laisser suborner par le grand "Diviseur médiatique". Alors, que nada te turbe, amigo...

  • 11 octobre 2013 15:36, par GIRARDOT PIERRE MARIE

    On peut lire dans le texte que livre E. Scalfari dans la Reppublica :
    « Votre Sainteté, vous-même l’aviez écrit dans une lettre que vous m’avez adressée. La conscience est autonome, disiez-vous, et chacun doit obéir à sa conscience. À mon avis, c’est l’une des paroles les plus courageuses qu’un Pape ait prononcée. »

    « Et je suis prêt à la répéter. Chacun a sa propre conception du bien et du mal et chacun doit choisir et suivre le bien et combattre le mal selon l’idée qu’il s’en fait. Il suffirait de cela pour vivre dans un monde meilleur. » (rapporté par E. Scalfari)

    Je ne suis ni théologien ni moins encore théologien moraliste mais il est évident, avec un minimum de formation que si la première partie attribuée par le journaliste comme citation d’une lettre "La conscience est autonome et chacun doit obéir à sa conscience" est lisible dans la bouche du pape et interprétable sans la considérer comme une erreur (ou une « hérésie »), tout le reste est une interprétation personnelle du journaliste dont on connaît les fondamentaux : son athéisme de conviction.

    Une personne peu formée ou mal formée pourrait, il est évident, interpréter les paroles attribuées au Pape de façon erronée, qui laisseraient croire que pour le pape l’autonomie de la conscience est définie par la phrase du paragraphe suivant qui est de Scalfari : « Chacun a sa propre conception du bien et du mal et chacun doit choisir et suivre le bien et combattre le mal selon l’idée qu’il s’en fait. ».

    Il n’est pas honnête de la part du journaliste de faire croire que c’est la conception du pape François.

    • Le style de François 12 octobre 2013 16:54, par POUZOULET PHILIPPE

      D’accord avec votre commentaire.
      Comme l’écrit Hermann Geissler (FSO) en commentant la pensée du Newman sur "conscience et vérité" : "...la conscience est aujourd’hui, et de loin, confondue avec l’opinion personnelle, le sentiment subjectif, l’entêtement. Pour beaucoup, elle signifie...une subjectivité totale et arbitraire. (...) Face à cette interprétation purement immanente de la conscience (ndr. et donc relativiste), Newman s’attache à celle qui est transcendante. Selon lui, la conscience n’est pas une grandeur entièrement autonome, mais essentiellement théonome - un sanctuaire dans lequel Dieu se tourne personnellement vers chaque âme (dans laquelle le Créateur a inscrit sa Loi" . Et Geissler de citer Newman " Cette loi, en tant qu’elle est appréhendée par des esprits humains individuels, nous l’appelons la conscience. Bien qu’elle se rétracte différemment en traversant l’intelligence, elle n’est point déformée au point de perdre sa qualité de loi divine ; elle possède encore comme telle le droit à être obéie"...

      Comme le fait observer Vincent Gallois dans un ouvrage précédemment mentionné, la conscience exige donc d’être formée et éduquée par une explicitation extérieure de la loi morale intérieure, car elle n’est pas infaillible...Elle suppose aussi un cœur docile et la première éducation de la conscience est l’obéissance à celle-ci...

      Ce sont précisément des éléments qui sont présentement sinon occultés, ou étouffés, du moins négligés par l’éduction et la culture contemporaines. Il est évident que des jeunes qui ne trouvent ni au foyer, ni à l’école, ni dans des lieux d’éducation ou de culture autres (scoutisme notamment), ni a fortiori dans une catéchèse, les moyens de former leur conscience et d’éduquer leur volonté à écouter cette "voix de Dieu en nous" (les adultes le savent : il y faut toute une vie et plus...), sont particulièrement vulnérables aux déformations propagées par la culture et les médias, télévision, cinéma, internet...qui diffusent des messages contraires à la voix de la conscience (diffusion du faux modèle d’amour homosexuel dans les films les plus récents dont celui primé à Cannes auquel on donne ainsi un crédit encore supérieur). Quand ce n’est pas le gouvernement lui-même qui use des moyens de la puissance publique aux mêmes fins comme on le voit à nouveau avec le site d’information sur l’IVG...sans oublier la loi taubira : dans une société où les droits de la conscience telle qu’on vient de la définir sont niés, la loi "fait les mœurs" (Michel Villey).