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L’identité nationale

samedi 5 décembre 2009


Le débat lancé par Éric Besson sur l’identité nationale ne pouvait que déchaîner les passions. Comment s’en étonner, dès lors qu’il devenait un enjeu idéologique, partisan et électoraliste  ? Personne n’est innocent dans cette affaire, et sûrement pas les vertueux donneurs de leçons de l’opposition. J’écoute les uns et les autres, je suis de plus en plus perplexe. Et pourtant, comment dénier la légitimité d’une telle interrogation, à un moment où notre socle culturel se trouve bouleversé  ? Ce n’est pas seulement la France qui s’interroge, c’est l’ensemble de l’Europe car toutes les nations subissent le traumatisme d’un changement en profondeur. D’aucuns disent du «  choc des civilisations  ». Je ne le crois pas vraiment dans la mesure où nous n’en sommes pas, du moins dans nos pays, à un affrontement brutal, sûrement pas à une guerre civile à la libanaise. Je n’ignore pas qu’on en brandit la menace ici ou là. Mais je maintiens que - fort heureusement - c’est par abus de langage.

Surtout que l’on ne s’avise pas de me taxer d’angélisme. Je n’ignore rien de ce qui existe dans nos banlieues, avec leurs zones de non-droit, le champ libre laissé aux trafiquants, les divisions ethniques… Je n’ai pas oublié les affrontements graves de 2005. Mais je n’en tire pas la même leçon que ceux qui y ont vu le prodrome d’un embrasement généralisé. Certes, on n’est jamais à l’abri d’un enchaînement de conséquences qui peut mener à des extrémités meurtrières. Mais celles-ci ne se sont pas produites alors même qu’on pouvait les redouter. Je ne suis pas loin de penser que cette limitation de la violence n’est nullement fortuite. Il s’est produit - qu’on le veuille ou pas - un phénomène d’autolimitation généralisé. Ce sont les voitures qui ont brûlé, grâce à Dieu il n’y a pas eu de morts. Ce qui est pour moi l’indice que les émeutiers n’ont pas voulu dépasser un certain seuil, en dépit du processus extrêmement dangereux dans lequel ils s’étaient avancés.

Curieusement, dans le dernier chapitre de Tristes tropiques, Claude Lévi-Strauss aborde la question de la rencontre et de la fusion de deux masses de population dans le cadre d’une immigration de grande ampleur. C’est écrit en 1954-55 au moment où le devenir de l’Algérie se posait en termes dramatiques. Mais c’était, semble-t-il, le sort de toute l’Afrique du Nord qui importait à l’ethnologue par rapport à une métropole en désarroi. Lévi-Strauss ne semble pas hésiter face à une perspective d’intégration  : «  Si, pourtant, une France de 45 millions d’habitants s’ouvrait largement sur la base de l’égalité des droits, pour admettre 25 millions de citoyens musulmans, même en grande partie illettrés, elle n’entreprendrait pas une démarche plus audacieuse que celle à quoi l’Amérique dut de ne pas rester une petite province du monde anglo-saxon. Quand les citoyens de la Nouvelle-Angleterre décidèrent, il y a un siècle, d’autoriser l’immigration provenant des régions les plus arriérées de l’Europe et des couches sociales les plus déshéritées, et de se laisser submerger par cette vague, ils firent et gagnèrent un pari dont l’enjeu était aussi grave que celui que nous refusons de risquer.  »

Le général de Gaulle était résolument opposé à un tel risque. Il l’a dit en des termes qui choquent violemment notre «  politiquement correct  ». Il pensait que nous étions une nation chrétienne qui ne supporterait pas la cohabitation avec une forte immigration musulmane. Cette intégration qu’il ne croyait pas possible sur le territoire algérien lui paraissait insupportable sur le sol métropolitain. Il allait même plus loin encore, en se référant à des critères ethniques. On oublie un peu vite comment les drames de cette période retentirent douloureusement dans les cœurs des hommes et des femmes. Les blessures de la guerre d’Algérie subsistent dans les mémoires de beaucoup de nos compatriotes.

Par un retournement dont l’Histoire n’est pas avare, l’intégration est redevenue un thème brûlant avec l’énigme que constitue à elle seule la diffusion de l’islam en Europe. J’ai parfois le sentiment que durant la période coloniale, les esprits étaient moins rebelles à la coexistence avec les populations musulmanes et moins apeurés par leur religion. La France de la IIIe République n’hésitait pas à s’enorgueillir du titre de «  grande puissance musulmane  ». Il ne faudrait pas croire que l’étude du monde vaste et riche de l’islam se fondait alors sur l’arrogance. J’en sais quelque chose par ma belle-famille, implantée en Afrique du Nord au début du XXe siècle et qui fut à l’origine d’une véritable école. Les noms de William et Georges Marçais parlent toujours aux érudits du Maghreb. Il s’est passé quelque chose depuis un demi-siècle qui a rendu plus difficiles les relations et créé un climat de crainte. Si, en Suisse, on s’insurge contre les minarets, en allant jusqu’à organiser un référendum pour en interdire la construction, c’est que la population considère qu’il y a une menace d’appropriation de son espace symbolique. On aurait tort de considérer avec mépris une telle obsession en accusant les intéressés des pires arrière-pensées. Ce n’est pas la disparition de l’autre, de sa religion et de son architecture que l’on désire. C’est sa propre disparition que l’on redoute. Et cette crainte est d’autant plus vive qu’elle se propage dans des pays en pleine décélération culturelle. Ou, mieux encore, en plein processus d’éloignement d’une culture chrétienne, hier largement partagée. La revendication que l’on appelle identitaire est d’autant plus violente qu’elle affecte une culture qui n’est plus vécue sur le mode de la familiarité intime. Il faut y voir le résultat de ce qu’on appelle du mot prétentieux de sécularisation. D’ordinaire, ce vocable est employé pour signifier une sorte d’émancipation issue des Lumières et qui aurait délivré les esprits de l’emprise des institutions ecclésiales. Une certaine mentalité qui se prévaut d’un vif sentiment de supériorité, écrasant de sa morgue les âges obscurs (moyenâgeux dit-on souvent), considère que l’Occident avancé a tracé ainsi le chemin du Progrès et de la Raison. On mesurera de plus en plus de quoi a été payée cette prétention progressiste. De l’oubli du contenu de la tradition méprisée. Loin d’être une avancée, l’amnésie constitue un redoutable handicap qui fragilise les populations qui se croient - à tort ou à raison - menacées par un envahissement dont le poids démographique est décuplé par la menace symbolique.

Il est significatif d’observer le contraste entre l’attitude des Églises et celle des populations sécularisées face au défi purement symbolique des minarets. Les protestants et les catholiques pratiquants sont beaucoup moins déstabilisés que leurs compatriotes déchristianisés. Comment seraient-ils inquiets d’être dépossédés de ce qui les constitue au plus profond d’eux-mêmes  ? En d’autres termes, on ne peut déposséder que ceux dont l’identité est de l’ordre de l’avoir, c’est-à-dire de la sociologie ou de la culture muséifiée, pas ceux dont elle est de l’ordre de l’être. J’entends partout que ce qui nous sauvera de cette phobie, c’est notre imparable «  laïcité à la française  ». Si le sujet n’était si grave, j’aurais tout simplement envie d’éclater de rire. Cette mythique laïcité pourrait bien se révéler, dans le climat actuel et compte tenu des véritables enjeux, comme une nouvelle ligne Maginot, une barrière dérisoire, un fétiche. Car il faudrait savoir de quoi on parle. Quel réconfort la laïcité apportera-t-elle à des gens qui souffrent d’immunodéficience culturelle et plus encore religieuse  ? Une protection juridique  ? La garantie de la liberté de conscience  ? Ce n’est pas négligeable en soi. Mais le droit a-t-il le pouvoir de s’opposer à une emprise symbolique  ? On ne se garantit efficacement, dans quelque domaine que ce soit, que si l’on dispose de moyens de riposte qui correspondent à la nature de la menace. La laïcité, à ce moment, risque de quitter le pur domaine du droit pour s’identifier à une culture particulière, dite laïque, qui fourbira les catégories menacées en armes culturelles, en conviction rationaliste, en messianisme progressiste, en matérialisme métaphysique… Il y a d’ailleurs des tentatives en ce sens. Je reçois régulièrement en courrier électronique des messages d’un organisme (Riposte laïque), qui se défend sur ce terrain-là qui correspond à une certaine philosophie, une conception du monde. Nous sommes loin de la laïcité de l’État qui n’est pas une philosophie, mais une certaine attitude empirique, en charge de la protection des libertés et de l’organisation pratique des cultes dans l’espace public.

Or, c’est précisément cette laïcité-là qui garantit à l’islam la possibilité de s’implanter, par exemple, visiblement sur le territoire helvétique, y compris grâce à la construction de minarets. Pour rassurer les citoyens inquiets, faudrait-il que l’État se convertisse à une laïcité idéologique et militante et s’oppose pied à pied à l’emprise d’une religion  ? Ce serait s’engager dans une dérive, où l’État s’exposerait à l’objection de John Rawls contre la perte d’impartialité de la puissance publique dès lors que celle-ci se laisse aller à une action idéologique qu’il stigmatise comme «  perverse  ».

«  Riposte laïque  » ne craint nullement cette action idéologique. Elle ne cesse au contraire de la recommander, en intimant l’ordre à l’État officiel de s’y rendre. Et cette position de combat est tout entière impulsée par l’actualité de la menace islamique, sans cesse décrite et stigmatisée. Intellectuellement, la posture n’est pas toujours commode à tenir, car elle se réclame à la fois d’une certaine tradition républicaine à la française et d’une vigilance qui l’apparente à la droite dure, si éloignée qu’elle se veuille de ses motifs.

«  Riposte laïque  » est sans cesse sur la brèche pour dénoncer les complaisances d’une certaine gauche branchée, et par ailleurs d’intention très progressiste et émancipatrice. Décidément, nous vivons un moment très particulier où les camps se redéfinissent face à des enjeux qui bousculent les certitudes acquises. C’est pourquoi le débat engagé sur l’identité française et la laïcité n’est pas près de s’épuiser.

14 novembre

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9 Messages de forum

  • L’identité nationale

    20 janvier 02:45, par Dr. Edouard Belaga

    L’identité nationale ou le bien-être de la nation bien-aimée ?

    Pour l’auteur de ces lignes, un exilé apatride qui a débarqué autrefois en France à l’âge de quarante-trois ans avec sa famille, sans savoir parler ni écrire le français, toute idée de formelle et rigide objectivation de "l’identité française" est répugnante et terrifiante.

    J’aime la France et je chéris immensément mon statut, intérieur et extérieur, d’heureux "fils adoptif" — en ignorant totalement et définitivement de quoi il s’agit quand on évoque "l’identité française".

    Juif russe né dans le pays où l’on a réussi à exterminer toute les identités pour les remplacer par une seule, artificielle, l’identité communiste, j’ai appris à être russe grâce à la découverte, à l’âge adulte, du martyre des chrétiens russes sous le communisme, et j’ai appris à être juif à Jérusalem, après mon exode forcé de Russie, grâce à la bonté et à la beauté de la vie communautaire juive orthodoxe.

    Je ne suis français (avec ou malgré mon passeport français) que grâce à l’amour et à la compassion chrétiennes qui ont régénéré ma vie et la vie de ma famille. Et qui sont la vraie et seule raison de ma fierté nationale française.

    En tant qu’émigré, je ne suis pas compétent pour analyser l’identité française d’un Voltaire ou d’un Napoléon, et je ne peux et je ne veux rien avoir de commun, ni avec eux, ni avec le Ministre actuel de "la culture française" qui joue avec des perversions sexuelles, ni avec des leaders du Front National pour qui les émigrés sont des sous-humains, pardon, sous-français : "les Français d’abord".

    Car je cherche mes amis et mes compatriotes français parmi ceux pour qui la vision de la nation française bien-aimée est inspirée par les efforts héroïques d’un Louis Marie Grignion de Monfort, canonisé par l ’Église catholique en 1947 (l’année de la grande détresse économique, sociale et politique de l ’Europe occidentale après la guerre), et de sa fille spirituelle, Marie-Louise Trichet, béatifiée en 1993, qui ont transformé l’institut national des hôpitaux généraux (dites hôtels-Dieu), ces ghettos pour les pauvres, jadis proportionnellement aussi nombreux qu’aujourd’hui les habitants de banlieues défavorisées, où on leur fournit logis et pain noir, dans des conditions ruineuses et monstrueusement humiliantes.

    Ou par l’aventure charitable d’une pauvre « vieille fille » bretonne, d’une Jeanne Jugan, canonisée le 11 octobre 2009, qui a eu l’audace de se confronter à la détresse de très nombreux hommes et femmes âgés, sans ressources ni famille, condamnés à la mendicité, à la faim, à la mort la plus humiliante.

    Ainsi, aujourd’hui, je me sens obligé de me tourner vers ces innombrables et anonymes jeunes femmes françaises qui sont forcées par la culture ambiante dite "française" de recourir à l’avortement : plus de 200.000 par an.

    Nous, les hommes français, sommes les premiers responsables de cette tragédie.

    Et si nous ne sommes pas capables d’assumer cette responsabilité — pas par des cris d’indignation et pas par des mesures d’interdiction — mais par la compassion, par la connaissance des causes et des conséquences, par des efforts créatifs et efficaces de charité personnelle et sociale, si nous ne sommes pas capables de faire face à cette tragédie, nous perdrons certainement nos batailles pour "la belle identité nationale", pour le patrimoine culturel et spirituel français.

    D’ailleurs, on peut facilement comprendre pourquoi elles sont aussi nombreuses, les jeunes femmes maghrébines, étudiantes des lycées ou des universités ou employées d’une haute intelligence, qui préfèrent couvrir leurs têtes et ainsi se libérer de la pression sexuelle gratuite et dégradante de nos lycées, de nos universités et de nos lieux de travail.

    C’est pourquoi moi, émigré qui aime la France et qui admire la délicatesse profondément Mariale de sa vision du destin humain, je trouve peu sincère et certainement déplacé l’enthousiasme des hauts personnages "ennemis de la burqa", en commençant par le Président — alors que seulement quelques centaines de femmes la portent en France. En même temps, d’après la statistique officielle, quatre femmes françaises sur dix (en majorité écrasante et écrasée, non maghrébines) ont déjà subi un avortement.

    Soyons lucides : malgré toutes les discussions publiques sur les conséquences individuelles de l’avortement, nous sommes depuis trente ans déjà les témoins impuissants d’une vaste campagne de rééducation du "Deuxième Sexe" français (Simone de Beauvoir) par la violence au niveau le plus intime, avec, pour conséquences, des mutilations parfois physiques mais toujours morales et psychologiques irréparables pour celle qui nous appelons "la belle France".

  • L’identité nationale

    14 décembre 2009 19:38, par Philippe ROMMELAERE

    le 1er ministre ustraliens a publié une mise au point au sujet de l’immigration et je partage totalement son avis …les Francais devraient copier ce courage , car c’est du veriyable courage !! voici le texte :

    Les musulmans qui veulent vivre selon la loi de la Sharia Islamique se sont fait dire tout récemment de quitter l’Australie, dans le but de parer à d’éventuelles attaques terroristes, le gouvernement ayant ciblé les radicaux. > > > > > > > > > Apparemment, le premier ministre John Howard a choqué quelques musulmans australiens en déclarant : " Citation " : ’ LES IMMIGRANTS, NON AUSTRALIENS, DOIVENT S’ADAPTER. À prendre ou à laisser, je suis fatigué que cette nation s’inquiète à savoir si nous offensons certains individus ou leur culture. ’Notre culture s’est développée en luttes, d’habileté et de victoires par des millions d’hommes et de femmes qui ont recherché la liberté.’ > > > > > > ’Notre langue officielle est l’ANGLAIS ; pas l’Espagnol, le Libanais, l’Arabe, le Chinois, le Japonais, ou n’importe quelle autre langue. Par conséquent, si vous désirez faire partie de notre société, apprenez-en la langue !’ > > > > > > ’La plupart des Australiens croient en Dieu. Il ne s’agit pas d’obligation chrétienne, d’influence de la droite ou de pression politique, mais c’est un fait, parce que des hommes et des femmes ont fondé cette nation sur des principes chrétiens, et cela est officiellement enseigné. Il est parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos écoles. Si Dieu vous offense, je vous suggère alors d’envisager une autre partie du monde comme votre pays d’accueil, car Dieu fait partie de notre culture.’ > > > > > > ’Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c’est d’accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.’ > > > > > > ’Ici c’est NOTRE PAYS, NOTRE TERRE, et NOTRE STYLE DE VIE. Et nous vous offrons l’opportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou de notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d’une autre grande liberté Australienne, ’LE DROIT DE PARTIR..’ > > > > > > ’Si vous n’êtes pas heureux ici, alors PARTEZ. Nous ne vous avons pas forcés à venir ici. Vous avez demandé à être ici. Alors, acceptez le pays que VOUS avez accepté.’

  • L’identité nationale

    8 décembre 2009 00:27, par Benoît A. Dumas ou "Lisboa"

    Je propose une Marseilaise capable de rassembler : suis-je à côté de la plaque, ou ce texte vaut-il bien une discussion ? A vous de juger.

    MARSEILLAISE

    1 - Place en nos coeurs à la Patrie O France aimée si doucement Pour cette liberté chérie Qui nous fait vivre intensément ! (bis) Germent chez nous les droits de l’homme Veillons à ne pas les trahir : Notre fierté, notre avenir, De la République le royaume.

    R - Levons-nous citoyens ! Unissons nos talents ! Soucieux, joyeux, Qu’un même élan Se lise dans nos yeux !

    2 - France enthousiaste et volontaire Tu as donné à tes enfants Des valeurs, un drapeau, la terre Un génie parfois triomphant (bis) Qui leur permit au cours des âges De faire des révolutions Pour l’avancée de la Nation Et la renommée de son message.

    3 - Notre mémoire est bien fournie De tant de frères, purs flambeaux ! Que grâce à leur présence amie Nous forgions un destin plus beau (bis) Savants, penseurs et vous poètes Meneurs, artistes, travailleurs… Qui rêvez d’un monde meilleur : Allons enfants ! direction la fête !

    4 - Le juste amour de la Patrie Plonge en l’abîme de nos morts Soldats, héros forcés, vigies Ont gardé le commun trésor (bis) Si la Nation se décompose Battue par des vents insidieux Rappelons-nous leur sang précieux : Aura-t-il servi à quelque chose ?

    5 - Qui n’est épris de Marianne ? Ne la suivrait à travers monts ? Chez nous la République est femme Et ciel d’où vient l’inspiration (bis) Elle est compagne, soeur ou mère, Sa grâce insigne nous séduit Son front serein nous réunit Rempart fragile aux luttes amères.

    6 - Le sang qui coule dans nos veines Provient de tous les horizons Ruisseaux sacrés de vie humaine Qui se marient dans la maison (bis) France-cultures tu rassembles Les chants perdus des naufragés Terre d’accueil et de progrès : Apprends à tous l’art de vivre ensemble.

    7 - France ludique et insouciante Tu nous enivres de beautés (bis) Tes provinces sont ravissantes Improbable diversité (bis) * Au Nord comme au Sud de la Loire : Ce que l’homme à construit de mieux…, Des paysages prodigieux… De concert magnifient notre histoire.**

    8 - Il est tout à fait impensable De ne pas rougir du passé Lorsqu’il fut si abominable Qu’on s’en trouve encore angoissé (bis) Que jamais plus la République Ne verse dans le crime odieux Mais qu’elle invente sous les cieux L’amour généreux comme réplique !

    9 - Désormais nous voulons l’Europe Creuset de civilisations Son bleu manteau nous enveloppe Recousu de nos partitions (bis) Voyez venir l’ère féconde Où d’une voix nous parlerons Nos inquiétudes unirons, Pour la survie et la paix du monde.

    10 - Ah ! si un jour le nom de France Pour tous les peuples alentour Pouvait désigner l’espérance Un peu plus souvent qu’à son tour ! (bis) N’entendez-vous aux trans-frontières L’appel des nobles idéaux Que des pionniers portent très haut Pour que chante la planète entière…

    ** De beautés la France est remplie Nous y puisons à volonté Pour la qualité de la vie Le sens de la communauté

  • L’identité nationale

    7 décembre 2009 07:39, par Riton
    Il n’est pas possible- par simple bon sens - de ne pas marquer un coup d’arrêt à ce qui est bien une conquête de l’Islam et les Suisses ont donné ce coup d’arrêt., en mettant le minaret entre parenthèse. Pour un moment. . Accueillir l’autre, ce n’est pas accueillir sa violence. C’est le mettre aussi devant ses responsabilités et nous devons même et aussi en tant que chrétiens, protéger ceux qui sont menacés. Actuellement ce sont les chrétiens persécutés violement en terre d’Islam sauf dans quelques pays et pour combien de temps ? Et l’Europe, en France, en Allemagne, en Suisse, les populations d’origines chrétiennes et les enfants sont affrontées à là où il y a une immigration à consonance islamique à des rapports de force qui s’apparente des persécutions de fait contre le populations d’origines chrétiennes, zone de non droit, menace contre des traditions ! Certes l’Islam était beau quand nous étions en position de force, et la politique de Lyautey avait un sens, mais aujourd’hui que nous sommes en état de faiblesses, l’islam n’est plus du tout modéré mais conquérant. Ce n’est pas stigmatiser une communauté que la rendre adulte. Par ailleurs, il est évident qu’il existe une laïcité à agressive nommément antichrétienne, ( ses partisans s’élèvent en chorus contre la décision des Suisses ) qui ressent une véritable « Schadenfreude « de voir les signes chrétiens gommer ou s’effacer dans les écoles et le paysage de l’Europe chrétienne. Ils ne sont pas musulmans mais profitent de l’occasion. D’un autre coté le devoir des chrétiens n’est pas de se refermer sur une identité mais de faire un chemin avec le Christ. . Par ailleurs l’affirmation que l’intégration de ces populations diverses puissent se faire au nom de cette laïcité est à pouffer de rire ou à pleurer quand on considère l’état catastrophique de notre école publique. Mais les évêques suisses et autres ont-ils vraiment assez pris en compte que ceux qui se réclament d’une autre laïcité sont obligés de défendre finalement l’identité chrétienne menacé visiblement , que c’est tout ce qui leur reste de leur foi .. Protéger le paysage chrétien en Europe, c’est peut être une nostalgie refoulée qui s resurgit ou une résurgence. Cette foi refoulée, visible en Suisse, est aussi un phénomène émouvant et à prendre en compte. Ne la jugeons de trop haut de nos certitudes chrétiennes. L’indifférence voulue de trop d’évêques à l’identité visible chrétienne, jugée compromettante, pour ne pas dire , ce qui a pu paraitre de l’indifférence ou de l’hostilité ( Rappelons nous les bannières interdites à Reims lors de la venue de Jean-Paul II ) nous coupe aussi du Christ, parce qu’elle va contre l’incarnation chrétienne . Qui a restauré Vézelay ? L’agonistique Prosper Mérimée. Qui a remis en lumière la Croix de la réconciliation apporté à Vézelay par les prisonniers allemands en 1946, véritable pierre de fondation d ‘une Europe réconciliée ? François Mitterrand ? Qui a insisté sur les racines chrétiennes de l ’Europe ? Nos papes, mais nos évêques ? Ont-ils vraiment insisté la dessus, mis nos politiques devant leurs responsabilités ? Le paradoxe souligné à juste titre de voir ces laïques reprendre le flambeau de la défense finalement des restes de notre identité devrait nous amener nous chrétiens à un examen de conscience salutaire et à nous sortir d’un angélisme qui est tout sauf chrétien !
  • L’identité nationale

    6 décembre 2009 22:23, par Augustin

    GL note avec justesse : "Quel réconfort la laïcité apportera-t-elle à des gens qui souffrent d’immunodéficience culturelle et plus encore religieuse  ?". C’est vrai, mais ne se sont elles pas longtemps donné la main (la France laïque et la France épiscopale) pour installer, en profondeur, cette "déficience immunitaire" dans l’âme des Français ? Aujourd’hui, le constat de GL est exact. Mais à qui la faute ? La confesser serait déjà un progrès qui nous permettrait d’envisager avec clairvoyance cette situation gravissime, pour proposer une stratégie réaliste, rigoureuse et humaine, afin d’éviter le pire, hélas trop prévisible déjà.

    Comme Jean-Paul, je suis Pied noir. Comme lui, j’ose prétendre, contre les inspecteurs généraux de l’éducation nationale, que nous avons fait aimer l’identité française par l’ensemble de la population d’Algérie. Les deux communautés la souhaitaient. Les juifs n’attendaient que l’autorisation du Rabbinat pour accepter cette citoyenneté Française, qui a plusieurs reprises avait été proposée à tous les indigènes. Malheureusement, les musulmans n’ont pas eu un Adolphe Crémieux pour persuader leurs Oulémas. Ils restèrent donc sur le bord du chemin, en versant des larmes. Que de drames auraient pu être évités si les Communistes avaient compris Soljénitsine et les progressistes chrétiens leur petit frère Charles de Foucault ! Augustin d’Hippone

  • L’identité nationale

    6 décembre 2009 01:20, par admin

    25 septembre – Les événements de Calais interpellent avec force aussi bien l’intelligence que le cœur. Je devine que sur ce sujet je vais, mon lecteur, à la fois t’irriter et te faire te poser des questions : à ma façon, qui semble aimer errer pour tenter de trouver un chemin.

    Bien entendu, la France à elle seule ne saurait venir en aide à la misère du monde ! Bien entendu, un pays comme le nôtre ne saurait se laisser envahir par des dizaines de millions de migrants ! Bien entendu et en outre ou au principal, tout homme, fut-il réduit à la plus indécente des misères, a droit au respect absolu que l’on doit à l’être humain en lui-même, qu’il soit riche ou pauvre, laid ou beau, fort ou faible ou très faible, chrétien, athée, juif, bouddhiste ou musulman, qu’il soit ou non un bandit, d’une moralité douteuse ou non !

    Tout cela se sait, se répète, mais quand on voit, à travers le filtre grossissant des preneurs de vues dépêchés par les médias, la façon dont la « jungle de Calais » a été vidé de ses occupants, on a plutôt envie de pleurer que de dire bravo. Hommes, femmes, enfants : il y avait tout ce qu’il fallait pour émouvoir et scandaliser, et l’on aurait été un lâche de ne pas protester. Je proteste donc, quoique…

    Lire le long article de Dominique Daguet sur le site Les Manants du Roy

    Voir en ligne : http://www.lesmanantsduroi.com/arti...

  • L’identité nationale

    6 décembre 2009 00:05, par Michel Schneider, licencié en théologie catholique

    Y a-t-il encore dans notre société des choses qui valent que l’on meure pour elles ?

    Comme le dit le chant du départ : "un français doit vivre pour elle, pour elle un français doit mourir".

    Entendons nous bien, il ne s’agit pas de mener une guerre sainte, mais d’être assez persuadé de ce à quoi l’on croit pour le garder fermement, sans haine envers quiconque pense différemment, à la manière des martyrs chrétiens qui ont continué à témoigner en restant dans l’amour et la paix.

    La nationalité française, cela doit être un peu ça, comme l’engagement conjugal, capable de se maintenir dans le meilleur comme dans le pire, mais dans le respect des autres manières de vivre et de penser.

    Existe-t-il encore pour nous des valeurs qui méritent que l’on meure pour elles - et c’est sans doute encore plus difficile - que l’on vive pour elles.

    Si nous n’avons plus de telles valeurs, tant pis pour nous, c’est la fin de notre civilisation et nous serons balayés par toute idéologie conquérante qui proposera de nouvelles valeurs, éventuellement fausses. Nous serons la proie de toutes les sectes et de tous les fondamentalismes.

    Il se peut aussi que nous ayons de fausses valeurs et par exemple que nous confondions les droits de l’homme avec l’avortement, l’euthanasie, le mariage homosexuel, le clonage humain, l’échangisme sexuel ou le pouvoir de l’argent. Alors nous serons en pleine perte de civilisation et toute religion qui recèlerait une parcelle de vérité et d’amour n’aura aucune difficulté à balayer nos fausses certitudes.

    N’oublions pas l’esprit d’Assise. Ce qui fait la valeur de notre civilisation, c’est son personnalisme d’origine chrétienne théorisé par l’humanisme des lumières et c’est la conformité entre nos paroles et nos actes. Si nous ne savons pas nous accrocher fermement à celà, tant pis pour nous.

  • L’identité nationale

    5 décembre 2009 22:19, par JCGB

    - Il fallait veiller aux flux migratoires avec des quotas. Maintenant, nous sommes tenus à la réussite matérielle pour éviter l’affontement futur des communautés.
  • L’identité nationale

    5 décembre 2009 20:00, par jean paul

    Votre article est assez raisonnable mais vous oubliez les perspectives futures . La France c’est sûr sera musulmane en 2050. Toutes les statistiques l’indiquent mais qui ne sont pas publiées et pour cause….Votre éventuelle modération est valable qq années encore mais après…. ??

    C’est donc maintenant qu’il faut penser prévenir le futur de la France et non pas encore penser à aujourd’hui. Oui nous sommes en danger et ce danger est bien réel Merci la Suisse de nous en avoir fait prendre conscience et j’espère à vous aussi.

    Je suis Pied noir comme votre belle famille . N’oubliez pas que nous vivions dans des pays du Maghreb et que nous avions réussi à faire aimer et respecter aux musulmans "La France"

    Les Français Métropolitains en ont été incapables alors qu’ils sont encore en majorité. CQFD

    Bonne chance pour le futur.

    La valise ou le cercueil Vous en avez entendu parler dans votre faimille n’est ce pas ?? méfions nous que çà recommence encore ici.

    Mais où irions nous cette fois tous ensemble. En ALGERIE ???

    Il faut bien un peu d’humour n’est ce pas dans cette triste réalité ……….

    Jean Paul




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