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Ejection des parents

« Gender » à l’Ecole

par Tugdual Derville

vendredi 27 mai 2011


Devenir père, c’est tout simple. Il n’y a ni examen de passage, ni autorisation administrative. Zéro sélection. C’est possible, à deux, en quelques minutes. Avouons que c’est vertigineux. Car, si ça marche, on en prend pour la vie.

Or, reconnaissons qu’être père, c’est compliqué. Une sacré responsabilité. Pas étonnant que nombre d’hommes fuient la paternité.

Je voudrais parler aujourd’hui pour ceux qui tentent de l’assumer. Heureux pères, même maladroits et imparfaits. Heureux parents, car je crois entendre des auditrices murmurer « Et nous ? »

J’en viens au fait : l’Etat ne nous facilite pas la tâche. Vous me direz que la paternité ne fut jamais un long fleuve tranquille, ni pour Adam, ni pour Abraham, ni pour Jacob ? Chacun eut fort à faire avec sa progéniture. La Bible rend compte de bricolages procréatifs et des jalousies fratricides, jusqu’au meurtre… Mais, au moins, pour ces pères-là, c’était des affaires familiales internes.

Aujourd’hui, c’est l’Etat nous met des bâtons dans les roues. On semble s’escrimer à détruire ce que nous construisons.

Les nouveaux manuels scolaires de SVT de 1ère pour la rentrée 2011 viennent de franchir une étape : ils sont truffés des préceptes de l’idéologie du genre. Pour décrocher leur bac, mes enfants devront faire profession de foi dans un être humain à la sexualité indéterminée, prétendre (comparaisons animalières fallacieuses à l’appui) que sexualité et procréation sont strictement à distinguer. (Une façon – soit-dit en passant – de nier l’évidence de leur propre histoire biologique). Ils apprendront que si l’homosexualité ne s’étend pas davantage, c’est à cause de l’homophobie et devront vanter la masturbation générale, éreintant au passage leur religion jugée passéiste.

Faudrait-il apprendre à nos enfants à réciter le faux pour avoir bien ? A tricher avec la vérité pour réussir ? A moins d’y renoncer ? A se méfier de plus en plus des écoles, des programmes et des professeurs… ?

Mais que pèse un pauvre père devant le monstre intrusif éducation nationale qui n’hésite plus à distribuer aux adolescentes des produits contraceptifs, anonymes et gratuits. Et quand l’accident de contraception se sera traduit par une grossesse, c’est encore dans notre dos qu’il va conduire nos filles vers l’évidence de l’avortement. Nous n’en saurons strictement rien. A moins de percevoir des larmes, bien difficile à consoler. Car, pour assumer les conséquences, l’Etat comptera encore… sur les parents.

36 Messages de forum

  • 27 mai 2011 14:41, par admin

    Inscrite officiellement dans les nouveaux programmes de SVT de Première (S, L et ES), la doctrine du gender fera désormais partie de l’enseignement obligatoire des lycées français à partir de la rentrée 2011.

    Le gender nie la complémentarité naturelle entre les sexes

    S’il fallait désigner un seul nom pour illustrer la doctrine du gender, ce serait assurément celui de la philosophe américaine Judith Butler qui viendrait immédiatement à l’esprit. L’ouvrage qu’elle a publié aux Etats-Unis en 1990 – Gender Trouble : Feminism and the subversion of Identity – demeure le modèle incontournable des programmes universitaires anglo-saxons sur la question[1] <#_ftn1> . De l’autre côté de l’Atlantique, aucun campus digne de ce nom n’est dépourvu de son département de gender studies. Toutefois, cette théorie n’aurait pu acquérir l’influence qu’elle exerce aujourd’hui sur la scène internationale sans la tenue en 1995 de la Conférence des Nations-Unies de Pékin sur la femme qui en a fait le cadre porteur d’une société nouvelle où les comportements sexuels seraient enfin débarrassés de leurs « archaïsmes moraux et religieux », comprenez chrétiens.

    Derrière le concept de gender se cache en effet une idéologie qui nie la différence sexuelle et la complémentarité naturelle entre l’homme et la femme. Le mot sexe qui renvoie trop à une détermination objective et naturelle est remplacé par celui de genre où féminin et masculin sont des constructions socioculturelles purement arbitraires qu’il est possible de défaire.

    Le gender qui fait déjà l’objet d’un enseignement obligatoire à Science-Po sera également au menu des cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) dans toutes les classes de première à partir de la prochaine rentrée. Le ministère de l’Education l’a en effet inclus dans le module « Féminin/Masculin » au programme de cette matière et plus particulièrement dans les nouveaux chapitres « Devenir homme ou femme » et « Vivre sa sexualité », qui prendront place après la partie consacrée à la « Maîtrise de la procréation » (Bulletin officiel spécial n. 9 du 30 septembre 2010/media.education.gouv.fr/file/special_9/21/9/SVT_155219.pdf> , Thème 3-A).

    Avertie la semaine dernière par le lycée saint Joseph de Draguignan (Dominicaines du Saint-Esprit) qui venait de recevoir les tout nouveaux manuels de SVT des classes de 1ere L et ES issus de cette réforme (Nathan, Bordaset Belin), la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon a pu mesurer la gravité des changements opérés par le ministère de l’Education nationale par rapport aux précédents programmes. De même, la direction diocésaine de l’enseignement catholique a été immédiatement alertée.

    Défaire la « matrice hétérosexuelle » de la société

    D’une manière générale, les chapitres en question sont une attaque en règle contre la loi morale naturelle, rejetant toute signification anthropologique et éthique à la différence naturelle des sexes. « Dans ce nivelage, la différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension purement culturelle, appelée genre, est soulignée au maximum et considérée comme primordiale (…) Selon cette perspective anthropologique, la nature humaine n’aurait pas en elle-même des caractéristiques qui s’imposeraient de manière absolue : chaque personne pourrait se déterminer selon son bon vouloir, dès lors qu’elle serait libre de toute prédétermination liée à sa constitution essentielle »[2] <#_ftn2> .

    Pour le gender en effet, l’homme et la femme n’ont pas de dynamisme naturel qui les pousserait l’un vers l’autre, seuls les conditionnements sociaux rendraient compte de cette soi-disant inclination. A l’appui de cette thèse,Nathan cite ce texte hautement contestable : « Les sociétés forgent des modèles et des normes associés au féminin et au masculin. Dès le plus jeune âge, chacun va inconsciemment être imprégné par un schéma identitaire auquel il doit se conformer pour être accepté et reconnu par le groupe social. Ces attitudes sont tellement intériorisées que nous reproduisons les stéréotypes sans nous en rendre compte » (p.190). Le gender promeut une anthropologie alternative refusant que la différence sexuelle inscrite dans le corps possède naturellement un caractère identifiant pour la personne.

    Bordas fait lui aussi découler la prédominance de l’hétérosexualité du contexte culturel et social dans lequel nous baignons : « « Si dans un groupe social il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels » (p. 182).

    Pour illustrer leur démonstration, les manuels citent l’existence dans d’autres espaces culturels de « troisièmes genres », « ni homme ni femme », comme les Hijras en Inde (Belin, p. 145) ou les Mahu en Polynésie (Bordas, p. 176).

    Une fois inculqué aux élèves que la différence des rôles assignés à l’homme et à la femme dans une société donnée est produite par la culture, il est loisible de s’affranchir du modèle hétérosexuel et de relativiser l’inclination naturelle vers l’autre sexe. Ne s’agit-il pas de dissocier la société de sa matrice hétérosexuellecomme le préconise Judith Butler ?

    Le gender dissocie identité sexuelle et orientation sexuelle

    Conséquence logique du raisonnement, l’orientation sexuelle est clairement déconnectée de l’identité sexuelle, l’homosexualité ou la transsexualité relevant de la liberté souveraine des individus. L’hétérosexualité n’a en aucun cas le privilège de l’universalité : « Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100% homme viril et être attiré par les hommes. Et je peux être une femme attirée par les hommes ou une femme attirée par les femmes » (Belin, p. 133).

    Bordas fait état d’« une étude récente qui montre bien l’influence du contexte culturel et social : à Hambourg en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18% des adolescents avaient des activités homosexuelles alors qu’en 1990, avec le SIDA et les changements culturels, ils n’étaient plus que 2% » (p. 182). L’homosexualité serait donc élue d’autant plus facilement que la société l’accueillera « sans discrimination » (Nathan, p. 181).

    Les bases biologiques du plaisir sexuel

    D’une manière générale, c’est la sexualité humaine qui est totalement « désacralisée » au fil des pages. La masturbation, martèle Belin, jadis encouragée dans l’Antiquité, n’est devenue un « péché » qu’avec « l’avènement du monothéisme en Occident ». Heureusement, depuis les années 70 elle est à nouveau considérée « comme une activité sexuelle normale » (p. 139). Le même éditeur fait d’ailleurs de cette pratique un critère de puberté ou indicateur de maturité sexuelle (p. 132).

    Mais surtout, les nouveaux programmes font dépendre l’activité sexuelle de l’activation du « système de récompense » présent dans le cortex cérébral des primates hominoïdes (chimpanzé, bonobo, homme). Contrairement aux autres mammifères (mouton, rat,…) dont le comportement sexuel est contrôlé essentiellement par les hormones, la sexualité humaine est la résultante d’un circuit de récompense commandé par des aires cérébrales selon le schéma suivant : désir – action – satisfaction.

    L’évolution chez l’animal a abouti à une diminution de la dépendance hormonale au profit d’un contrôle cérébral devenu prépondérant chez l’homme. Pour Nathan, « le système de récompense fournit la motivation à notre comportement dans l’attente d’une gratification. Le comportement sexuel est ainsi guidé par la recherche du plaisir attendu » (p. 195). Son collègue Belin cite les propos d’un chercheur en neurosciences et sexologie : « Au cours de l’évolution, l’influence des hormones et des phéromones diminue tandis que l’influence de la cognition et du système de récompense cérébral augmente. Libérées des contraintes hormonales, les activités sexuelles peuvent exister dans de nombreuses situations qui n’ont plus aucun rapport avec la reproduction. Les récompenses cérébrales, perçues comme sensations érotiques intenses, deviendraient le principal facteur à l’origine des activités sexuelles » (p. 137). Pour ce chercheur, le système de récompense présent dans notre cerveau permet un comportement érotique essentiellement fondé sur « la maximalisation du plaisir ».

    Dissocier sexualité et procréation

    Ce modèle d’explication induit deux conséquences majeures sur le plan anthropologique.

    Premièrement, le cortex cérébral étant le support des fonctions cognitives de l’être humain (Nathan, p. 197), elles-mêmes modelées par le contexte culturel et éducatif de la société, l’idéologie du gender est « validée » sur le plan scientifique dans un raccourci saisissant. Nous adoptons certains comportements stéréotypés parce que notre cerveau a été stimulé depuis la plus petite enfance par des messages véhiculés par la société. Scientifiquement, l’hétérosexualité n’est pas une réalité fondatrice des relations humaines mais la conséquence de l’imprégnation du milieu social sur la composante cognitive de notre cortex.

    Les primates hominoïdes et singulièrement l’homme ayant dissocié leur comportement sexuel de la fonction de reproduction, la « maitrise technique de la procréation » est en quelque sorte un « produit culturel » qui s’inscrit nécessairement dans le cadre explicatif de la théorie de l’évolution. La procréation doit être radicalement désolidarisée de la sexualité. Les droits à la contraception, à l’avortement et à la procréation artificielle sont bien les nouveaux impératifs catégoriques de la (r)évolution culturelle en cours, ceux qui permettront aux individus d’exercer un pouvoir effectif sur leurs corps sans lequel il n’y a pas de remise en cause possible des « valeurs traditionnelles ». N’est-ce pas les « féministes du gender » qui ont forgé dans les années 90 le concept de « santé reproductive » ? Aussi les trois manuels que nous avons pu étudier insistent-ils tous sur l’IVG médicamenteuse et la contraception d’urgence – dont la nouvelle pilule du lendemain EllaOne occupe déjà une place de choix –, qui sont autant de moyens de contrôler chimiquement la fonction de reproduction (cf. Nathan, p. 178).

    On l’a compris, le gender est particulièrement difficile à contrer intellectuellement. Vous aurez beau accumuler des arguments fondés sur la nature et la raison, vos adversaires vous rétorqueront qu’ils ne sont que la résultante de facteurs culturels, et qu’ils vous semblent d’autant plus évidents qu’ils ont une position hégémonique dans la société.

    Le langage de l’amour vrai

    Experte en humanité, l’Eglise a pris la mesure depuis la Conférence de Pékin de la désintégration de l’ordre éthique et politique véhiculé par cette doctrine. Dans un document /www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfai­th_doc_20040731_collaboration_fr.html> remarquable signé par celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger, elle nous rappelle que « le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création [3] <#_ftn3> », qu’il existe des « valeurs masculines » et un « génie féminin » sur lesquels s’appuyer pour bâtir la civilisation de l’amour.

    Au cours de magnifique allocution /www.zenit.org/article-27938?l=french> du 13 mai devant les membres de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, Benoît XVI a proposé de « conjuguer la théologie du corps avec celle de l’amour » pour redécouvrir la beauté, la bonté et la vérité de la sexualité conjugale. Le Pape a en effet rappelé qu’il y a dans le corps de l’homme et de la femme « un langage qu’ils n’ont pas créé, un eros enraciné dans leur nature, qui les invite à se recevoir mutuellement par le Créateur, pour pouvoir ainsi se donner. (…).La véritable fascination de la sexualité naît de la grandeur de cet horizon qui s’ouvre : la beauté intégrale, l’univers de l’autre personne et du « nous » qui naît dans l’union, la promesse de communion qui se cache, la fécondité nouvelle, le chemin que l’amour ouvre vers Dieu, source de l’amour. L’union en une seule chair se fait alors union de toute la vie, jusqu’à ce que l’homme et la femme deviennent également un seul esprit (…). Dans cette lumière, la vertu de la chasteté reçoit un nouveau sens. Ce n’est pas un « non » aux plaisirs et à la joie de la vie, mais le grand « oui » à l’amour comme communication profonde entre les personnes, qui exige temps et respect, comme chemin parcouru ensemble vers la plénitude et comme amour qui devient capable d’engendrer la vie et d’accueillir généreusement la vie nouvelle naissante ». Un discours à dix mille lieues de l’idéologie du gender, mais surtout capable de reproposer de manière convaincante aux jeunes qui nous sont confiés le dessein originel de Dieu et la vocation à laquelle ils sont appelés à répondre pour réaliser leur vraie nature d’homme ou de femme.

    Vers une objection de conscience ?

    Les promoteurs du gender n’ont jamais caché vouloir faire de la subversion de l’éducation un axe essentiel de leur combat. Rien de tel pour formater les consciences des jeunes de tout un pays que de contrôler les programmes et les manuels scolaires. L’importance des changements opérés dans les classes de 1ère est telle qu’on peut parler sans exagérer d’une « zapatérisation » des programmes de l’Education nationale. Or, si l’on regarde de l’autre côté des Pyrénées, on s’aperçoit que des dizaines de milliers de familles catholiques avec le soutien appuyé de la Conférence épiscopale espagnole et le concours de juristes compétents se sont d’ores et déjà organisées pour contester les cours obligatoires sur le gender du gouvernement Zapatero, voire retirer leurs enfants en posant un acte d’objection de conscience. Allons-nous devoir en arriver là en France ?

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    • Aucun doute : l’objection de conscience s’impose. Si on n’ose pas s’opposer dans un contexte où notre intégrité physique n’est pas menacée, alors nous n’avons pas le moindre droit de porter un jugement critique sur les Français attentistes de 1940 qui, eux, risquaient quelques problèmes !

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    • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 4 juin 2011 17:44, par stella maris inquiète

      Bonjour,
      Cette doctrine du gender qui commence à être dénoncée en France par des philosophes, écrivains, enseignants, comme Yves Semens (auteur de la sexualité selon JP II) nous préoccupe, nous, parents de familles nombreuses, dont certains vont passer en 1 ère l’an prochain...Il parle d’une véritable révolution anthropologique si les chrétiens ne réagissent pas ! alors parents chrétiens, réveillons-nous ! boycottons le cours de SVT qui abordera ce chapitre, n’hésitons pas à écrire à la direction diocésaine de l’Enseignement Catholique.
      Mais cette doctrine n’aurait-elle un lien avec la Franc-maçonnerie ?
      qui peut me répondre ?
      merci,
      stella maris inquiète

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      • Chère Stella
        La chose te rassurera ou pas mais je puis te dire qu’à priori cette théorie n’a strictement rien à voir avec la Franc Maçonnerie !
        La malheureuse a l’habitude d’être mise à toutes les sauces, pourtant en cherchant un peu on constatera que la doctrine des Francs Maçons repose sur la Bible puisque nous ouvrons (hé oui j’en suis !) nos travaux sur l’évangile de St Jean et que certains de nos rituels sont carrément christiques !
        Hélas, l’image du "franc mac" bouffeur de curés subsiste dans la population, laquelle confond allègrement la Franc Maçonnerie traditionnelle qui repose sur l’idée du Grand Architecte de l’Univers, avec des associations qui se déclarent elles aussi maçonniques , respectables dans leurs principes mais très éloignées de la mienne !

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        • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 9 septembre 2011 07:24, par elkana

          Voici la position de l’Eglise catholique par le cardinal Ratzinger sur la franc-maçonnerie en 1983

          « CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
          DÉCLARATION SUR L’INCOMPATIBILITÉ ENTRE L’APPARTENANCE À L’ÉGLISE ET LA FRANC-MAÇONNERIE

          On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.
          Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges.
          Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion. Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241 : DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).
          Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.

          A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 26 novembre 1983.
          Joseph, card. RATZINGER
          Préfet
          + Fr. Jérôme Hamer, O.P.
          Secrétaire »

          http://www.vatican.va/roman_curia/c...

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          • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 11 septembre 2011 17:28, par Foxachange

            Il m’amuse Elkana, lui qui voulait sur un autre sujet minorer l’esprit de l’inquisition, le voilà en plein dedans... Heureusement que l’Eglise a perdu son bras séculier, pour peu il lui livrerait les pauvres maçons ! Pas moi de toutes façons, je n’en fais pas partie, rétif que je suis à la croyance dans un Grand Architecte de l’Univers qui ne me paraît pas plus probable qu’Allah, Vishnou ou la Sainte Trinité !

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    • Pilate : qu’est-ce que la vérité ?

      Satan est le père du mensonge.

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    • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 7 juin 2011 17:42, par du closel

      Cette théorie est complètement insensée et sans fondement, je la réprouve entièrement, elle ne peut que nuire à l’équilibre mental et psychologique de nos enfants.

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      • Non seulement vous avez entièrement raison,mais tous les parents devraient penser comme vous. Une levé de masse devrait se produire,hélas cela ne se produira pas vu les génies de la folie humaine qui sont derière.Dans un monde où les fous sont rois il est sage de réfléchir avant d’agir. Certe vivre avec l’erreur n’est pas la solution, il faut mettre tout en euvre pour que disparesse de nos écoles ce marasme débile. VIVE LA VIE

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    • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 2 août 2011 23:01, par Solange D.

      Vous écrivez : "Conséquence logique du raisonnement, l’orientation sexuelle est clairement déconnectée de l’identité sexuelle, l’homosexualité ou la transsexualité relevant de la liberté souveraine des individus". Je voudrais vous faire remarquer que l’homosexualité et encore moins ce que vous nommez la transsexualité ne constituent en aucun cas une "liberté" ou un choix quelconque.
      Par ailleurs, vous semblez faire un amalgame entre identité et préférences sexuelles. En effet, la transsexualité n’a rien à voir avec la "sexualité" et ne relève que d’une problématique identitaire (la conscience que l’on a de soi). Les personnes transsexuelles ont les mêmes préférences sexuelles que le reste de la société et peuvent donc être hétérosexelles, homosexuelles, bisexuelles ou asexuelles.

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      • Le gender au programme des lycées dès septembre 2011 8 septembre 2011 18:29, par un être de raison

        Mais bien sur que cette théorie de "gender" a à voir avec la franc-maçonnerie. Si vous le niez soit vous n’êtes pas honnête soit pas informé, mais c’est normal car si vous faites partie de la base on vous "occupe" avec des sois-disants ateliers, et vous n’êtes pas informés de la collaboration de vos superieurs (inconnus par la base) avec l’instauration du nouvel ordre mondial voulu par les judéo-maçons. Pour un gouvernement mondial "le verrou des nations doit sauter" (Edmond de rothchild), la notion de patrie supprimée par immigration invasive programmée. Et à présent l’individu ne se distingeura plus par son appartenance homme ou femme, sans compter l’éclatement de la cellule familiale et religieuse. En supprimant toutes ces bases, et juste après l’Europe nous sommes prêts à subir le plan depuis les illuminatis (Weshaupt). La presse, les politiques, les magistrats, les enseignants etc... Toutes les strates sont infiltrées, sans oublier l’Eglise notamment le Vatican jusqu’aux Papes, la preuve : Vatican II. En Bref : Satan Lucifer .... j’ose les nommer. Mais si vous connaissez un tant soit peu la Bible, C’est encourageant : Le CHRIST SERA VAINQUEUR. Quant à ceux qui ont accepté la corruption, la compromission... et se sont éloignés de DIEU, un lieu leur est réservé pour l’Eternité.

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  • 27 mai 2011 14:45, par admin

    Marguerite Peeters est belgo-américaine. Elle a récemment évoqué ce thème lors du congrès international organisé à Rome par le conseil pontifical pour les Laïcs, à l’occasion des 20 ans de « Mulieris dignitatem ». L’auteur est rédactrice en chef de l’ « Interactive Information Services » (cf. iis@skynet.be ), un service d’information spécialisé dans l’étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels.*

    Question : Au congrès qui a marqué les 20 ans de « Mulieris Dignitatem », vous êtes intervenue sur « l’idéologie du gender ». Si beaucoup parlent du gender, peu savent précisément de quoi il s’agit...

    Marguerite A. Peeters - Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d’une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l’anglais. Le gender n’est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d’un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l’égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l’individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L’objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l’égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait prioritairement par l’éducation des enfants (à l’insu des parents), mais aussi à travers les media, les législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites « consensuelles », les « sessions de formation », la propagande tout azimut. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels. On peut dire que le gender a déjà créé une culture mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu discriminatoire et contraire à l’éthique. Une nouvelle éthique mondiale du « libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures traditionnelles non-occidentales et l’éthique judéo-chrétienne.

    Question : Quelle est l’ampleur du phénomène ?

    Marguerite A. Peeters - Incommensurable. Depuis la conférence de Pékin de 1995, lorsque ce concept est devenu l’objet d’un prétendu consensus mondial, le gender s’est intégré au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales, des instruments juridiques (comme le Protocole de Maputo en Afrique), des manuels scolaires, des codes éthiques des entreprises, des ONGs de développement, des Objectifs pour le Développement du Millénaire (ODM) censés être atteints d’ici 2015. Il s’est imposé comme priorité transversale de la coopération internationale. D’ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores. Nous sommes maintenant en pleine phase d’application. Les agents de transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s’il semble s’agir d’abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d’ailleurs. Le gender avance masqué.

    Question : Pourquoi dites-vous que le mot « idéologie » ne convient pas ?

    Marguerite A. Peeters - Parce qu’il évoque des systèmes de penser se rattachant à la modernité occidentale dont on a dit avec raison en 1989 qu’ils étaient finis en tant que systèmes, c’est-à-dire dans leur dimension intégrée, intellectuellement cohérente, clairement identifiable, totalisante, se rattachant à des « maîtres » à l’origine de « grandes théories » ayant donné naissance à des écoles de pensée : pensons au marxisme-léninisme, au nihilisme, au structuralisme, au kantisme, au positivisme, au modernisme, au nominalisme, à l’existentialisme athée et même, je dirais, au féminisme. Ces idéologies se sont déconstruites d’elles-mêmes les unes après les autres et le processus de déconstruction qu’elles ont enclenché ne charrie maintenant que des résidus. En Occident, depuis mai 68, le passage à la postmodernité s’est accéléré sans qu’on s’en rende compte ; on a basculé du rationalisme moderne à l’irrationnel postmoderne. En tant que processus ambivalent, diffus, insaisissable, sournois, opérant de l’intérieur des institutions et des cultures, difficile à identifier clairement, humainement incohérent, le gender appartient pleinement à la postmodernité occidentale. Les résidus du féminisme sont l à, mais le gender va encore plus loin dans la voie du radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des choix de comportements sexuels au nom d’une égalité de pouvoir de tous les citoyens.

    Question : Tout est-il négatif dans ce concept ?

    Marguerite A. Peeters - Comme tous les concepts postmodernes, le gender opère une double déconstruction : d’une part celle du dessein de Dieu, et d’autre part celle des abus de la modernité. Le gender tente de répondre aux désordres réels du machisme, de l’autoritarisme, du cléricalisme, du paternalisme, de la domination de l’homme sur la femme qui est une conséquence du péché originel, comme nous le révèle le récit de la Genèse. Parlant à la femme après la chute, Yahvé dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » (Gen. 3, 16) Le gender répond à la domination masculine, non par l’amour et la réconciliation, mais par une révolte et une prise de pouvoir de la femme (empowerment) qui cherche à devenir l’égale de l’homme en termes de pouvoir social. Plaisir, pouvoir, possession de « connaissance » : ces tentations ont été les grands thèmes de la révolution féministe et sexuelle occidentale qui s’est mondialisée dans les années 1990 ; à travers le gender, elles sont même devenues une norme de la coopération internationale actuelle. Depuis la Genèse, on n’invente rien.

    Question : Que déconstruit le gender ?

    Marguerite A. Peeters - La structure anthropologique de l’homme et de la femme telle qu’elle a été créée par Dieu, qui est Père, Fils et Saint-Esprit. Autrement dit, le dessein d’amour trinitaire de Dieu sur l’homme et la femme. Le combat dans lequel nous sommes concerne l’homme lui-même, son origine divine et sa prédestination trinitaire. La mort de l’homme n’est-elle pas une conséquence de la « mort de Dieu » proclamée par Feuerbach et Nietzsche ? Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement « égaux », en s’attaquant à la maternité comme une injustice sociale, en réduisant l’homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des « partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.

    Question : Un signe des temps, d’après vous ?

    Marguerite A. Peeters - Oui, la « fin des idéologies » ne signifie pas pour autant la fin du processus antéchristique dont Saint Jean parlait déjà dans sa première épître (2, 18) : « déjà maintenant beaucoup d’antéchrists sont survenus ; à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là ». Nous savons qu’avant le retour du Christ, comme nous l’annonce Saint Paul dans la seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-4), « doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Etre perdu, l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu ». Du début à la fin de l’histoire, nous sommes dans un combat apocalyptique. Nous pensons aussi à la question du Christ : « Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » L’aspect le plus préoccupant de la révolution culturelle mondiale et de l’ingénierie sociale qu’elle opère à une vitesse foudroyante est son lien direct avec l’apostasie. Nous avons constaté en Occident que la révolution culturelle n’a pas été sans conséquences pour la foi. C’est ce que nous rappelait, en novembre dernier, le Patriarche œcuménique Bartholomé : « La philosophie des Lumières en Occident et la révolution française ont déclenché une véritable révolution culturelle visant a remplacer la tradition précédemment chrétienne du monde occidental par une nouvelle conception de l’homme et de la société qui n’est pas chrétienne. »

    Question : Quelle attitude les chrétiens doivent-ils avoir face à la révolution culturelle ?

    Marguerite A. Peeters - Le premier service que l’Eglise ait rendre à l’humanité est d’être et de rester elle-même. Les chrétiens ne sont-ils pas appelés, pour emprunter à nouveau les mots du Patriarche, « à revenir à la plénitude, la jeunesse et la pureté de la tradition chrétienne de l’Eglise primitive » ? L’Eglise ne peut se compromettre avec des paradigmes, des programmes, des « valeurs », une éthique venant d’ailleurs. Or, souvent par ignorance, beaucoup de chrétiens se laissent séduire par la nouvelle éthique, ce qui les entraîne parfois jusqu’à l’infidélité au Magistère.

    Question : Vous avez adressé votre livre « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale : concepts-clefs, mécanismes opérationnels » prioritairement aux Africains. Pourquoi ?

    Marguerite A. Peeters - L’Occident doit faire son mea culpa et mesurer sa part de responsabilité dans le processus de déconstruction culturelle mondiale actuellement en cours. Le gender est un produit occidental qui est maintenant imposé à l’Afrique comme condition d’aide au développement. Or le gender menace les dons que Dieu lui-même a faits à l’âme africaine ; le sens de la paternité humaine et divine et d’une fraternité qui est filiale et non purement horizontale, la grâce de l’esprit d’enfance, la célébration de la maternité et de la vie.

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    • “C’est effrayant, ce qui nous arrive en France, cela s’attaque à la création à sa racine.( Il créa l’homme et la femme)
      Maintenant il faut bien comprendre que notre liberté d’enfants de Dieu ne s’achète pas ; il faut donc bien avoir le courage enfin de remettre en cause la gratuité de l’école, et donc de remettre en cause le monopole de l’état sur l’école, qui veut formater les consciences, car les écoles sous contrats peuvent-elles résister sous ce rouleau compresseur, avec des manuels imposés ?
      Réclamer donc des écoles hors contrat. Il y a va de notre survie spirituelle et organisons cette résistance à cette mainmise idéologique, voilà une bonne forme d’objection de conscience

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      • Merci de parler pour nous tous qui assistons impuissants à ce déploiement des forces du mal. Au début on se dit :"non, c’est quand même trop gros ! ça ne passera pas !" Et bien si, petit à petit, les mentalités s’imprègnent du gender depuis les maternelles où les enfants s’embrassent sur la bouche (nouvelle mode parents enfants : pas de barrière entre générations, entre sexes.....) Surtout perdons les repères et enlevons aux enfants dès leur plus jeune âge tout formatage qui irait dans le sens des valeurs humaines. Bravo à tous ceux qui créent une école et aux parents qui font des choix financiers pour y inscrire leurs enfants. Nous sommes contraints à une école à deux vitesses car beaucoup ne peuvent pas, même en faisant des sacrifices, opter pour cette solution. Que pouvons-nous inventer pour que ces écoles hors contrats deviennent accessibles à tous ?

        )

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        • En réponse à Catherine Bernard, je lui dit oui bravo à ceux qui créent des écoles hors-contrat, mais aussi à ceux qui au sein des écoles sous-contrat essayent de donner leur témoignage et de faire changer les choses.
          Nous avons 3 de nos 5 enfants qui sont dans une école hors-contrat formidable et nous avons pu voir leurs progrès, nous rendons grâce pour ce merveilleux cadeaux de la Providence et pourtant nous avons un seul salaire d’enseignant (dans le public ! mais il faut témoigner partout....)
          Il existe une association nationale crée par le Père Yannick BONNET, "Association Education Solidarité" à l’Arbresle (69210) qui permet d’obtenir des bourses et donc de réduire les frais (140 €/mois - la bourse en fonction des revenus) mais il faut essayer de trouver des donateurs, Donc nous faisons le choix de faire des sacrifices et d’investir sur le long terme, l’éducation est un investissement...mais quand on voit le coût des activités sportives et musicales....on préfère mettre cette somme sur leur scolarité (où nous économisons sur la cantine puisqu’on leur fait des paniers repas)
          alors oui notre école est ouverte à tous, et à tous les milieux sociaux culturels. Ecole Ste Thérèse de Saverdun dans l’Ariège...à 50 km au sud de Toulouse. à faire connaître !

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      • Vous avez raison.
        Mais il n’est pas nécessaire d’être dans une école "hors contrat". Le contrat n’impose pas de recourir à un manuel plutôt qu’à un autre. Le manuel n’est même pas exigé. Donc il faudra vérifier que les écoles diocésaines n’achètent pas ces manuels, demander aux évêques qu’ils imitent leurs collègues espagnols en donnant des directives claires à leur directeur diocésain de l’enseignement catholique, aux directeurs d’écoles, etc. Il faut forcer les responsables à prendre leurs responsabilités.
        Il faudra également retirer nos élèves de ces cours et se facher contre les professeurs. Le seul risque encouru, c’est la perte de quelques points à l’examen du baccalauréat dont tout le monde sait qu’il est bradé par ailleurs. Donc le risque n’est pas énorme...
        Il faut résister lorsque l’on encourt de si petits désagréments. Sinon que ferons-nous face à des menaces plus lourdes ? qui ne manqueront pas d’arriver si on habitue l’adversaire à nos démissions répétées...

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      • Mais tous les autres : tous ceux qui sont dans des écoles laïques ou privées sous contrat ? Certes faisons pour le mieux dans la mesure de ce que nous pouvons pour ceux que Dieu nous a confiés : écoles hors contrat, instruction en famille... , mais nous n’avons pas le droit d’abandonner l’école laïque et sous contrat aux idéologies. Le respect de la laïcité impose à l’état le respect des consciences, et nous avons un devoir de résistance face aux dérives où mènent cette mondialisation d’une pseudo-culture pervertie qui est le nouveau totalitarisme moderne face auquel nous avons à nous battre !

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      • Dieu n’a pas créé l’homme et la femme, Dieu a créé l’homme (i.e les humains) et il les a créé "mâle et femelle" (T.O.B - Genèse, entre autres). Les "gender studies" ne constituent pas UNE théorie mais simplement un domaine d’étude inter-disciplinaires qui se propose de comprendre comment se construit la conscience que nous avons de nous même. Je ne vois pas là matière à partie en croisade et si l’individu "mâle" ou "femelle" est bien une relative constante biologique, même soumise aux lois de l’évolution (tiens, encore une "théorie"), personne ne peut nier qu’au delà du fait biologique, la construction du rôle homme ou femme varie considérablement entre individus (psychologie, affectivité, comportement social, ...etc), suivant les lieux géographiques, les sociétés et les cultures dans lesquels ils évoluent et suivant le temps qui peut être considéré comme une variable sociétale.
        Il me semble tout de même plus qu’intéressant de comprendre comment "ça marche", un homme ou une femme et ces "gender studies" ne sont pas une machine de guerre dirigée contre telle ou telle religion.

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    • « libérer » l’individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même....

      Grand merci à Marguerite A. Peeters de ses excellentes analyses sur un sujet vertigineux. Sur la "libération", j’insiste particulièrement sur les guillemets autour de "libérer", car il ne s’agit pas du tout de libérer, mais bien de remplacer le cadre normatif qui a construit notre histoire et d’imposer un autre cadre beaucoup plus normatif, qui va jusqu’à toucher à la liberté d’expression et de publication. Il est clair que toute personne qui ira contre le dogme des manuels scolaires sera taxée de comportement discriminatoire, qui est aujourd’hui un péché majeur.
      Cette libération est directement totalitaire dans son essence, et fait penser aux slogans de la subversion (mot favori de Judith Butler) par George Orwell dans 1984 :
      "LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE
      L’IGNORANCE C’EST LA FORCE"

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  • 27 mai 2011 22:49, par LUGAN

    Vous pouvez lire ce que j’ai mis sur le gender dans mon site sur la foi rubrique réflexion : http://apostolattherese.free.fr

    C’est une théorie démoniaque qu’il faut combattre par tous les moyens possibles et faire connaître à un maximum de personnes.

    Avec cette théorie, il n’y a plus de morale humaine et par conséquent plus de morale chrétienne sur la personne humaine.

    Que la Vierge Marie nous aide a avoir la force et le courage pour défendre les droits et les devoirs de la personne humaine afin qu’elle reste une personne humaine digne de ce nom.

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  • 28 mai 2011 13:40, par Boissoudy

    Que propose l’école catholique face à ce glissement de terrain ?
    Serons-nous obligés de recourir l’enseignement hors-contrat, que proposent les évêques de France ?

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  • 29 mai 2011 18:18, par Melmiesse

    la domination des hommes par les femmes vient des pouvoirs politiques(c’est bien la révolution qui a guillotiné O de Gouges) et c’est bien le code civil napoléon qui a infantilisé la femme. les hommes et les femmes sont différents n’implique pas une supériorité pour quiconque. la théorie du genre ne tient pas compte du développement psychomoteur et psychologique différents pour les filles et les garçons et n’en tire pas de conséquence ;prenez un groupe de filles puis de garçons de 7- 8 ans offrez à chacun un ballon spontanément les filles vont jongler et les garçons donner des coups de pied dedans, offrez leur des cordes à sauter ou des billes au choix les garçons choisissent les billes les filles prennent une corde à ses extrémités qu’elles font tourner en chantant une comptine les autres y sauteront ; c’est bien le garçon qui demandera une moto à 16 ans et la fille le permis auto à 18.La société n’a pas à diriger une sexualité tournée vers la recherche de son semblable plutot que son complémentaire, mais à aider chacun à devenir adulte selon leur nature Y aura-t-il des vies gachées par ce dirigisme "éducatif" ?

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  • 29 mai 2011 23:04, par admin

    A Monsieur Luc CHATEL

    Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative

    110, rue de Grenelle

    75357 PARIS 07 SP

    Paris, le 27 mai 2011

    Monsieur le Ministre,

    La parution et la diffusion des manuels scolaires de « Sciences de la Vie et de la Terre » des classes de premières ES et L suscitent une vive inquiétude chez les parents. Beaucoup nous en ont fait part.

    En effet, à partir de la rentrée prochaine, les élèves de ces classes recevront dans cette matière un enseignement directement et explicitement inspiré par la « théorie du genre ». Un tel changement va bien au-delà d’une simple actualisation des programmes scolaires : il constitue un choix qui s’annonce lourd de conséquences et contre lequel je tenais à vous exprimer mon incompréhension et vous dire combien je partage les inquiétudes des parents.

    Que de tels enseignements soient devenus parties intégrantes du programme, et donc obligatoires, suscite de multiples questions qui, toutes, justifient les fortes réserves dont je vous fais part aujourd’hui.

    Sur le fond, d’abord et surtout, enseigner le « Genre » en SVT, avec des intitulés comme « Devenir homme ou femme »…, confère un statut de science à ce qui se présente, en effet, comme une théorie mais qui, dans les faits, relève de l’idéologie. Cela doit être dit. À tout le moins, nous demandons à ce que, pour chacun des points traités dans cette perspective, les enseignants présentent les débats que suscite la présentation inspirée du « Gender », et les différents points de vue qui existent sur ces sujets et sur leurs statuts. Cette précision nous paraît, d’ailleurs, d’autant plus indispensable que les tenants de cette idéologie affirment mener un travail militant qui acquiert, par cet enseignement, une légitimité qui nous paraît contradictoire avec le principe de neutralité et le respect des croyances des élèves et de leurs familles.

    Ce changement de programme pose ainsi directement la question du rôle des enseignants, de la formation qu’ils auront reçue pour aborder cette partie du programme et de la liberté pédagogique qui sera la leur en la matière. Par ailleurs, la perspective développée dans ces enseignements adopte – pour en dénoncer les effets – une conception simpliste de l’apprentissage où l’enfant et l’adolescent recevraient, dès leur plus jeune âge et passivement, les informations de leur environnement extérieur, alors même que de nombreuses études montrent combien l’enfant et l’élève participent activement au processus d’apprentissage.

    Toujours sur le fond, la nature des sujets abordés pose aussi la question de savoir à partir de quel âge certaines notions peuvent être exposées à des adolescents. Pour en tenir compte, il faudrait notamment que ces enseignements donnent lieu à une information des parents d’élèves et de leurs représentants.

    Sur la forme maintenant, nous regrettons de n’avoir pas été associés aux travaux qui ont conduit à cette évolution des programmes ou du moins informés de cette évolution, et ce d’autant plus que, comme vous le savez, notre mouvement est particulièrement attaché à trouver les moyens d’une collaboration fructueuse entre l’école et les familles. Ceci passe par la reconnaissance et la valorisation du rôle de chacun et de son apport. Tout ce qui serait compris comme une tentative de contournement des parents, sur des sujets aussi sensibles que l’éducation affective et sexuelle, ne pourrait que susciter des incompréhensions, voire des tensions, particulièrement préjudiciables à l’élève.

    Compte tenu de l’inquiétude qui se manifeste largement, je souhaite pouvoir vous rencontrer pour un échange sur ces questions et envisager avec vous les moyens, non seulement de rassurer les parents, mais aussi d’apporter les correctifs nécessaires aux programmes tels qu’ils vont être enseignés dès la rentrée prochaine, des correctifs d’autant plus nécessaires que les programmes en question n’auront pas non plus les résultats attendus en matière d’éducation affective et sexuelle et de prévention des discriminations.

    Vous remerciant par avance de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma profonde considération.

    Antoine RENARD

    28 Place Saint-Georges, 75009 PARIS - Tél : 01 48 78 81 61 - Fax : 01 48 78 07 35 - E-mail : cnafc@afc-france.org

    www.afc-france.org
    Le Président

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    • A Monsieur Luc CHATEL

      Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative

      110, rue de Grenelle

      75357 PARIS 07 SP

      Paris, le 27 mai 2011

      Monsieur le Ministre,

      La parution et la diffusion des manuels scolaires de « Sciences de la Vie et de la Terre » des classes de premières ES et L suscitent une vive inquiétude chez les parents. Beaucoup nous en ont fait part.
      En effet, à partir de la rentrée prochaine, les élèves de ces classes recevront dans cette matière un enseignement directement et explicitement inspiré par la « théorie du genre ». Un tel changement va bien au-delà d’une simple actualisation des programmes scolaires : il constitue un choix qui s’annonce lourd de conséquences et contre lequel je tenais à vous exprimer mon incompréhension et vous dire combien je partage les inquiétudes des parents.

      Que de tels enseignements soient devenus parties intégrantes du programme, et donc obligatoires, suscite de multiples questions qui, toutes, justifient les fortes réserves dont je vous fais part aujourd’hui.
      Sur le fond, d’abord et surtout, enseigner le « Genre » en SVT, avec des intitulés comme « Devenir homme ou femme »…, confère un statut de science à ce qui se présente, en effet, comme une théorie mais qui, dans les faits, relève de l’idéologie. Cela doit être dit. À tout le moins, nous demandons à ce que, pour chacun des points traités dans cette perspective, les enseignants présentent les débats que suscite la présentation inspirée du « Gender », et les différents points de vue qui existent sur ces sujets et sur leurs statuts. Cette précision nous paraît, d’ailleurs, d’autant plus indispensable que les tenants de cette idéologie affirment mener un travail militant qui acquiert, par cet enseignement, une légitimité qui nous paraît contradictoire avec le principe de neutralité et le respect des croyances des élèves et de leurs familles.

      Ce changement de programme pose ainsi directement la question du rôle des enseignants, de la formation qu’ils auront reçue pour aborder cette partie du programme et de la liberté pédagogique qui sera la leur en la matière. Par ailleurs, la perspective développée dans ces enseignements adopte – pour en dénoncer les effets – une conception simpliste de l’apprentissage où l’enfant et l’adolescent recevraient, dès leur plus jeune âge et passivement, les informations de leur environnement extérieur, alors même que de nombreuses études montrent combien l’enfant et l’élève participent activement au processus d’apprentissage.

      Toujours sur le fond, la nature des sujets abordés pose aussi la question de savoir à partir de quel âge certaines notions peuvent être exposées à des adolescents. Pour en tenir compte, il faudrait notamment que ces enseignements donnent lieu à une information des parents d’élèves et de leurs représentants.

      Sur la forme maintenant, nous regrettons de n’avoir pas été associés aux travaux qui ont conduit à cette évolution des programmes ou du moins informés de cette évolution, et ce d’autant plus que, comme vous le savez, notre mouvement est particulièrement attaché à trouver les moyens d’une collaboration fructueuse entre l’école et les familles. Ceci passe par la reconnaissance et la valorisation du rôle de chacun et de son apport. Tout ce qui serait compris comme une tentative de contournement des parents, sur des sujets aussi sensibles que l’éducation affective et sexuelle, ne pourrait que susciter des incompréhensions, voire des tensions, particulièrement préjudiciables à l’élève.

      Compte tenu de l’inquiétude qui se manifeste largement, je souhaite pouvoir vous rencontrer pour un échange sur ces questions et envisager avec vous les moyens, non seulement de rassurer les parents, mais aussi d’apporter les correctifs nécessaires aux programmes tels qu’ils vont être enseignés dès la rentrée prochaine, des correctifs d’autant plus nécessaires que les programmes en question n’auront pas non plus les résultats attendus en matière d’éducation affective et sexuelle et de prévention des discriminations.
      Vous remerciant par avance de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma profonde considération.

      Antoine RENARD

      28 Place Saint-Georges, 75009 PARIS - Tél : 01 48 78 81 61 - Fax : 01 48 78 07 35 - E-mail : cnafc@afc-france.org

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      Le Président

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      • « Gender » à l’Ecole : Les AFC demandent audience 30 mai 2011 21:40, par Caillet Maurice

        Ancien chirurgien urologue et gynécologue ayant également consulté en sexologie, je suis absolument consterné par l’enseignement de cette théorie fumeuse du "gender" à des lycéens encore jeunes. Je souhaite qu’une pétition soit adressée par les AFC au Ministre de l’éducation nationale. Dr Maurice Caillet (http://www.cailletm.com)

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        • Cette pétition vient d’être lancée

          Ensemble défendons la liberté de conscience à l’école

          Des décisions récentes mettent à mal le principe de la liberté de conscience à l’école et portent atteinte au rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants :

          - agréments accordés à des associations militantes qui interviennent sous couvert de lutte contre les discriminations,
          - évolutions des programmes scolaires, notamment en SVT,
          - initiatives régionales en matière d’éducation et de pratiques affectives et sexuelles.

          Pour la CNAFC, ces décisions mettent à mal les principes qui sont au fondement de la confiance des parents dans l’école. Ces principes fixés dans le Code de l’Education sont :
          - « respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles » (art. L. 111-2),
          - « (...) l’Etat assure aux enfants et adolescents dans les établissements publics d’enseignement la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances » (art. L. 141-2.).

          Nous demandons aux Français de se mobiliser avec nous pour que ces principes soient respectés en signant la pétition mise en ligne ce jour :
          http://www.afc-france.org/education...

          Il en va du respect des parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants. Ils sont seuls légitimes à transmettre ce qui est du domaine des modes de vie ou des convictions. Il en va aussi de la liberté de conscience au sein de l’école.

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          • BOnjour,

            Adhérente AFC, engagée militante, j’aimerai recevoir dans la lettre aux responsables des AFC envoyée par mail de façon régulière, cette annonce de pétition pour la diffuser rapidement.
            car en cliquant sur le "lien" de la pétition, cela ne marche pas.
            Le moyen tout simple serait d’encourager les parents en 1ère l’an prochain de ne pas envoyer leurs enfants en cours les jours concernés par les chapitres de SVT, en écrivant au directeur diocésain de l’enseignement catholique.
            si les AFC peuvent donner les coordonnées de chaque direction diocésaine,
            avec un modèle de lettre, cela encouragerait les parents....merci !
            une maman famille nombreuse

            Répondre à ce message

      • Docteur René PUGEAUT, pédiatre retraité, DIJON.
        J’approuve tout à fait l’initiative de demande de rendez-vous urgent auprès de Monsieur Luc Chatel , ministre de l’Education Nationale, de la part de Monsieur Renard, président des AFC, en espérant une réponse favorable.
        La collusion croissante des pouvoirs publics avec les idéologies post-modernes contraires à toute rationalité fondée sur les faits de nature et à l’opposé de tout humanisme traditionnel est scandaleuse et irresponsable. C’est une voie de servitude et de deshumanisation systématique qui nous conduit au nihilisme suicidaire.
        Il convient de prévoir une vive réaction des éducateurs et des parents en faisant appel au bon sens collectif et en prévoyant les moyens de pression les plus appropriés.

        Répondre à ce message

        • "La collusion croissante des pouvoirs publics avec les idéologies post-modernes contraires à toute rationalité fondée sur les faits de nature et à l’opposé de tout humanisme traditionnel est scandaleuse et irresponsable. "

          Bravo Docteur, je n’aurais pas mieux dit.
          Et pendant qu’on y est on pourrait débarrasser les programmes de sciences (SVT, physique/chimie et technologie...) de toute cette théorie sur la développitude durable ; "théorie" qui n’est ni scientifique, ni républicaine et surtout pas humaniste.
          Elle a revanche de pittoresques arguments pseudo-scientifiques propres à transformer les jeunes intelligences en petits faucheurs d’OGM.

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  • 6 juin 2011 12:13, par Réginald de Coucy

    Si l’on croise les théories du genre avec celles du spécisme* (croisement qu’en biologie ancienne on aurait appelé une chimère) on obtient quelque chose d’encore plus phénoménal.

    Désormais, on pourra dire que les kangourous, les loulous de Poméranie, les vaches briardes et les cochons d’Inde - tous sexes confondus - sont des hommes comme les autres !

    Pourquoi donc ne pas leur attribuer droit au vote ?...

    Pour reprendre la formule du défunt Audiard : "Si les cons volaient... [les adeptes du gender] seraient chefs d’escadrille !!"


    (*) vous (sauf erreur), moi, sommes d’affreux spécistes puisque nous croyons à la différences des espèces.

    Les anti-spécistes (encore une spécialité fermentée à l’engrais naturel d’outre-Atlantique) revendiquent une égalité étendue des droits entre les hommes et les animaux. Leurs lobbies sont influents dans le monde anglo-saxon et ils grenouillent ferme autour des instances de l’Union européenne pour influer sur nos lois actuelles.

    Je ne sais toutefois pas si leurs bontés condescendent jusqu’à la fréquentation intime avec scorpions, serpents venimeux et bactéries mortelles.

    voir sur Gogol à "spécisme" et à "Vegan" (végétaliens, sectaires et très accrochés à tous ces concepts délirants)....

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  • 8 juin 2011 16:34, par Réginald de Coucy

    Sous des dehors laïcs et neutres l’Ecole véhicule une idéologie d’une perversité d’autant plus grave que cette Ecole n’est même plus capable de fournir les outils de réflexion et d’autonomie de la pensée aux élèves qui sont passés entre ses mains.

    Il suffit de naviguer un peu sur Internet, même si ce n’est pas totalement représentatif de notre société, pour constater l’effrayant conformisme allié à une indigence de la pensée. Les commentaires sont affligeants sur la grande majorité des blogs et des sites.

    Il ne s’agit pas d’un jugement élitiste, combien de personnes âgées, pourtant peu instruites, connues dans ma jeunesse, qu’elles aient été de milieu rural ou urbain, avaient une réflexion rigoureuse que n’auraient pas renié des intellectuels d’aujourd’hui.

    La paresse, le confort intellectuel, que dénonçait déjà Marcel Aymé, se généralisent et ouvrent la porte à toutes les idéologies molles. Pourtant, tout un chacun se pique de savoir, ce savoir fuyant, à peine effleuré durant les deux décennies que constitue le parcours presque obligé de la scolarité.

    Ce gender, pourtant d’une débilité manifeste, seule une minorité ose le contrer et le critiquer en apportant une argumentation qui tienne la route. Alors qu’on oserait espérer que des élèves de Terminale, par exemple, soient capables de rouler dans le ridicule les adultes qui osent leur présenter des théories grotesques qui n’ont pas plus de fondement que celles de la génération spontanée (qui nous faisaient tous marrer quand nous étions en classe de quatrième !)...

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  • 15 juin 2011 10:04, par erwan

    Du point de vue du niveau de connaissances et d’acquisition de savoirs, je confirme, en tant que professeur dans l’EN, que si vous n’êtes pas du milieu et lucide à la fois, vous ne verrez que la partie émergente de l’iceberg, car dans ce milieu c’est la loi du silence et la règle de l’autruche qui domine. Je considère que l’EN est à un point de non retour. Le manque de volonté politique, le délabrement des familles, la politique de l’enfant roi, le consumérisme et la satisfaction immédiate de tous les désirs ont rendu les enfants incapables d’écouter et de faire un effort. Ils se contentent de faire acte de présence, et encore, ça dépend des établissements. L’école est devenue une immense garderie de la maternelle jusqu’au BTS. L’obtention du bac est un droit ; c’est donc devenu un bout de papier sans valeur. Les enfants sont tellement habitués à ne plus travailler, que même en licence de sciences, en maitrise de droit, ou en école d’ingénieur (3 domaines où j’ai des exemples), les situations sont délirantes. Vous pourrez à titre de confirmation, consulter les analyses de Laurent Lafforgue, médaille Fields sur la page : http://www.ihes.fr/ lafforgue/.

    Du point de vue de l’idéologie, je confirme, comme professeur et comme parent, que les professeurs sont par excellence les gardes du corps intellectuels des politiques. La plupart les servent par ignorance, mais certains par idéologie. Les matières les plus concernées sont évidemment l’économie et l’histoire avec la dominance de la pensée marxo-keynésienne et de la lutte des classes, et l’éducation civique avec la dominance de la pensée politiquement correcte et l’établissement d’un conditionnement social et politique en faveur de l’Etat mais également d’institutions et d’ONG en vogue dont les objectifs ne sont pas transparents. Plus récemment le mythe du développement durable et du réchauffement climatique ont endoctriné la géographie, le français, et les technologies. Par votre initiative que je salue, vous venez de pointer les dérives de la SVT dans son programme d’éducation sexuelle, orienté par la théorie du gender, partie du programme qui était déjà très critiquable en se résumant à l’enseignement de la non procréation (ce n’est d’ailleurs pas la seule dérive de la SVT qui est très engagée dans la promotion des OGM et manipulations génétiques, obnubilé par le microscopique et incapable de fournir des éléments de lecture du monde vivant macroscopique). Tout cela pourrait se résumer en disant que l’Education Nationale confie aux professeurs la mission de formater les esprits en leur assenant tous les thèmes à la mode, sans recul scientifique aucun, et au détriment de l’objectivité et de la lucidité qui devraient prévaloir en matière de transmission d’informations et de valeurs. En filigrane à toutes ces dérives : suppression de la liberté individuelle, formatage des esprits, disparition des valeurs traditionnelles des sociétés chrétiennes, abrutissement de masses, renforcement sans limite du pouvoir de l’Etat dans toutes les sphères de la société, promotion de l’état providence et malthusianisme. On ne peut que saluer la vision éclairée d’Alexis de Tocqueville dans « De la démocratie en Amérique », Vol 2, Partie 4, chap VI, qu’il faut relire (par exemple ici : http://www.panarchy.org/tocqueville...).

    Comme remède, il faut que l’école libre retrouve sa liberté, liberté dont elle a été privée avec l’apparition des écoles privées sous contrat d’association avec l’Etat. L’abandon de la dénomination « Ecole libre » au profit de « Ecole privée » ou « Ecole privée sous contrat » est d’ailleurs éloquent. Je précise, qu’une bonne école libre, n’est pas forcément une école libre catholique. L’école étant avant tout être un lieu de transmission des savoirs et savoir faires ; la famille étant le lieu de l’éducation. Evidemment, pour ceux qui peuvent, au sein des familles assurer l’éducation et l’enseignement, c’est encore mieux, mais difficile à partir de la 6ème, encore plus à partir de la 4ème ! Quelques liens :
    - http://www.creer-son-ecole.com/inde...
    - http://www.trans-maitre.org/
    - http://www.lire-ecrire.org/lassocia...
    - http://www.lalibrairiedesecoles.com/

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  • 1er juillet 2011 21:01, par le celte

    Tout ceci est bien compliqué, il faut rapidement simplifier pour les gens de France. Un homme et une femme seront toujours "cet homme", à deux cerveaux, puisqu’ils cherchent ensemble la vérité première et raisonnent de concert, ce qui les rend d’égale intelligence, d’esprit dirait Fénélon. Oui être père c’est compliqué, çà l’est aussi pour les grands parents qui sont dépassés et qui inquiets, comptent, peut être un peu trop, sur les honêtes gens pour retrouver la vérité, si l’on veut encore vivre dans une Nation Française, et dans la civilisation chrétienne du travail et du progrès.

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  • 9 juillet 2011 10:25, par chapull

    La neutralité de l’enseignement dispensé par l’ Education Nationale est de plus en plus gravement sujette à caution. Voir également , entre autres, l’affaire récente des sujets de bac "orientés". Ne conviendrait-il pas d’incriminer l’ Etat français en saisissant les instances judiciaires européennes ou internationales ?

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  • 1er décembre 2011 00:24, par PELLERIN

    Il y a peut être des histoires où des chats se prennent pour des chiens mais ils restent des chats. L’homme est il supérieur aux animaux pour se prévaloir du choix de ce qu’il est ? Ne parlons nous pas ici simplement de déviances qu’il ne faudrait absolument pas encourager ? « Je pense en femme donc je suis femme ? ».
    La valeur des choses ne vient pas de ce que l’on en fait, elle vient de ce qu’elles sont.
    N’écoutons pas les scientifiques dans leur théorie de créé l’homme à partir du dénie de l’Homme.

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