S’il y a un qualificatif qui me semble aussi peu aussi peu approprié au nom de DE GAULLE c’est bien celui de chrétien.
Sans entrer dans une polémique politique, examinons la chose sur le plan doctrinal.
Le christianisme repose sur ces trois vertus dites théologales que sont la foi, l’espérance et la charité. En quoi l’homme DE GAULLE a-t-il satisfait à ces trois exigences ?
En ce qui concerne la foi, DE GAULLE non sans emphase s’est assimilé à la France éternelle. mais surtout toute sa vie il s’est prosterné devant cette France qu’il avait idéalisée.
Nous sommes là en pleine idôlatrie, en parfaite contradiction avec les deux premiers commandements du décalogue auxquels je vous renvoie.
Bien sûr l’Eglise qui a démissionné depuis longtemps n’en parle plus, trop contraignants estime-t-elle, pourtant le Christ a rappelé la loi donnée par Dieu à Moïse dans le Sinaï dans sa conversation avec le pharisien que nous rappellent les évangiles : "Je suis venu accomplir la loi et non l’abolir".
On ne saurait être plus clair, le Fils confirmant les propos de son Père.
En ce qui concerne l’espérance, rien ne permet d’affirmer qu’il ne croyait pas en la résurrection, mais pour que celle-ci soit valable, encore fallait-il qu’elle s’appuyât sur la charité, tout comme la foi, le tout étant indissociable.
C’est donc surtout la charité qui juge DE GAULLE. Rappelons que le Christ met sur le même plan
l’amour de Dieu et celui du prochain, on ne saurait aimer Dieu qu’on ne voit pas si on ne commence pas par aimer son prochain qui vit à nos côtés.
Or le bilan de DE GAULLE est accablant.
Faut-il rappeler la scandaleuse épuration qui eut lieu à la Libération alors qu’il était chef du gouvernement provisoire ?
Peut-être ses pouvoirs étaient-ils limités, mais alors qu’a-t-il fait par la suite pour réparer les excés inacceptables qui eurent lieu.
Mais rien, pas la moindre compassion ou désir de réparation envers les victimes innocentes,
et nous ssavons qu’elles furent nombreuses
Même attitude en ce qui concerne les Français d’Algérie et les harkis lors de la conclusion de l’affaire algérienne.
Abandonnés au couteau des égorgeurs, alors que l’armée française présente pouvait au moins organiser un repli dans l’ordre, ce fut un véritable pogrom touchant un million de citoyens français auquel s’ajoute la honte du massacre de 50 à 100.000 harkis coupables d’avoir cru en la parole de la France du général DE GAULLE.
Qu’on veuille bien m’expliquer le christianisme qu’on peut voir dans de tels comportements, les archives d’époque étant accablantes, à tel pont que DE GAULLE est formellement mis en cause dans un ouvrage récent où son attitude est qualifiée de "crime d’Etat".
Bigre ! DE GAULLE criminel d’Etat ?
Comment se fait-il alors que ni la famille ni le parti gaulliste, n’aient attaqué le diffamateur.
le journaliste responsable d’une accusation d’une telle gravité ?
S’ils s’en sont bien gardés, c’est que lespreuves sont telles qu’ils ont préféré laisser dans l’ombre une affaire plus que dérangeante pour le grand homme.
Alors faites bien attention, car votre colloque peut n’avoir aucun rapport avec la vérité, celle au nom de laquelle rapellons-le au passage le Christ a été mis en croix.
A titre indicatif, au cas où vous douteriez de mes propos, je vous conseille de lire le dernier numéro de la revue HISTORIA où le politologue Alain DUHAMEL présente DE GAULLE sous un jour qui n’a rien de chrétien, concernant précisément l’affaire algérienne.
Répondre à ce message