envoyer l'article par mail envoyer par mail Imprimer cette page

Carnage au Caire

par Marie-Gabrielle Leblanc

lundi 17 octobre 2011


Plus de 27 morts et 300 blessés graves, tel est le bilan provisoire du carnage perpétré dimanche 9 octobre, place Maspéro au Caire, par l’armée égyptienne sur de pacifiques chrétiens, qui défilaient en portant des cierges : le pire est arrivé en Égypte. Récit par des témoins directs.

Le Dr Adel Ghali (le célèbre médecin copte des chiffonniers du Caire, qui fut pendant vingt ans le bras droit de Sœur Emmanuelle, diacre copte-orthodoxe) a failli être tué dans le carnage du dimanche 9 octobre, place Maspéro au Caire ; un blindé de l’armée l’a frôlé en chargeant les Coptes. Le massacre a été effroyable : plus de 300 blessés, et il est impossible qu’il n’y ait que les 27 morts dont on a emporté les corps à la morgue, car beaucoup d’autres cadavres jetés par l’armée dans le Nil n’ont pu être récupérés, le bilan est donc beaucoup plus lourd en réalité. Dimanche 16, le Nil charriait encore des cadavres et deux blessés sont morts à l’hôpital. Le Père Matthias Nasr, le saint curé des chiffonniers qui conduit depuis des mois les manifestations pacifiques des Coptes, est sain et sauf aussi. Avec son vicaire le Père Philopater, et un autre prêtre copte le Père Philémon, ils ont fait un rempart de leur corps à un militaire qui venait d’écraser volontairement 7 chrétiens et que les Coptes venaient d’arracher à son blindé pour le rouer de coups et peut-être le lyncher. Ils l’ont pris dans leurs bras puis se sont couchés sur lui. Cet assassin les suppliait de le sauver. Le Père Philémon l’a pris dans dans ses bras en lui disant « Tu es protégé par le Christ ».

Voici donc les faits : 150 000 chrétiens (dont de nombreuses femmes et enfants) marchaient pacifiquement le plus grand calme au Caire entre Chobra et Maspéro, portant des cierges, une forêt de croix, des icônes de Jésus et de Marie, demandant justice pour les Coptes assassinés et les églises brûlées, et l’égalité entre tous les Égyptiens.

Trois blindés (pas des chars, mais ce que les militaires appellent des V.A.B., véhicule à l’avant blindé, que l’on connaît bien comme escorte des groupes de touristes depuis une vingtaine d’années) ont donc frôlé le Dr Adel et ont commencé à écraser les Coptes, en manoeuvrant pour rattraper ceux qu’ils rataient, avec acharnement et détermination. Il ne s’agit donc pas de bavure ou débordement comme on l’a dit, mais d’attaque de sang-froid et déterminée. Les soldats ont commencé à tirer sur la foule des chrétiens, en professionnels, tous les morts ont été touchés à la tête ou au coeur par des tireurs professionnels. C’est ensuite semble-t’il (mais après tout peu importe que ce soit avant, pendant ou après) que des salafistes islamistes sont arrivés avec les sabres dont ils sont toujours munis lors de leurs démonstrations de force (je les ai vus de mes yeux à Alexandrie en 2005) et ont commencé à couper les chrétiens en deux avec. Le Dr Adel est formel : il a vu les soldats exciter les islamistes contre les chrétiens.

Une jeune fille, Viviane, a témoigné : elle supplié les soldats de ne pas achever son fiancé Michael, ce qu’ils ont fait quand même sous ses yeux, ils l’ont rouée de coups de pied alors qu’elle était à terre en la traitant de mécréante et apostate. Les insultes proférées par les militaires étaient religieuses et pas politiques, le Dr Adel entendait les soldats traiter les chrétiens de "kafara" (mécréant, infidèle) et d’apostats. ` Pendant ce temps, la radio et la TV mentaient à tour de bras en affirmant que « notre armée se fait massacrer par les voyous Coptes » ! La jeune Viviane a porté plainte contre le maréchal Tantaoui, chef suprême de l’armée et du gouvernement provisoire (ex ministre de l’intérieur de Moubarak, ne l’oublions pas, qui a couvert de nombreux massacres de Coptes depuis des années), non pas par vengeance mais pour rendre justice à Michael, et elle va continuer à manifester avec les autres les prochains jours.

A l’appel du pape Chenouda III, les Coptes ont observé 3 jours de jeûne, messes et prières, mardi, mercredi et jeudi derniers.

Une semaine avant la tragédie, le grand mufti d’El Ahzar, toujours fidèle à sa manière de souffler le chaud et le froid, de dire blanc aux Occidentaux puis noir aux musulmans, -il vient de donner au Figaro une interview à faire pleurer dans les chaumières-, a dit à la TV nationale, appuyé par le chef des salafistes, que les Coptes étaient des mécréants et des apostats. Le journaliste lui a demandé « Alors on va tirer sur eux ? » Il a répondu « Non, mais c’est le Coran qui le dit, nous sommes obligés de dire la vérité, d’ailleurs les chrétiens aussi nous traitent de kafaras » [ce qui est faux j’en témoigne]. Appel au meurtre à peine déguisé…

Le pire, l’impensable est donc arrivé en Égypte, une armée qui massacre de paisibles compatriotes, hommes, femmes et enfants (de nombreux enfants ont été tués et blessés), et sous les yeux du monde entier, sans que personne ne réagisse à part Benoît XVI.

Dimanche 16 à Paris, une manifestation de 2 à 3000 personnes, composées de familles avec femmes et enfants, conduites par une dizaine de moines et prêtres coptes, porteuses de croix, a marché 4 heures durant de l’UNESCO à l’Assemblée Nationale, en demandant le départ du maréchal Tantaoui, l’instauration d’un État laïque en Égypte et en rebaptisant la place Maspéro du Caire « place des Martyrs coptes ». Le cortège, discipliné, policé et recueilli, enfants et jeunes bien élevés, comme toutes les manifestations coptes, fait rêver une fois de plus rêver à ce que serait l’Égypte si elle était gouvernée par les chrétiens.

14 Messages de forum

  • 17 octobre 2011 11:26, par admin

    Les Egyptiens sont devenus fous.

    Ils ont un seul trésor, celui que les pharaons leur ont légué, une seule source de revenu extérieure, le tourisme (presque pas de pétrole, pas d’industrie lourde, pas d’industrie de services, pas de territoires cultivables suffisants pour une population qui explose...). Ils dépendent des subventions occidentales et notamment américaines pour acheter du blé...

    Et ils brisent les vitrines du musée du Caire, et ils massacrent leurs compatriotes chrétiens devant les caméras de manière à faire fuir les touristes du monde entier !

    La malédiction de l’Egypte, ce ne sont pas ses dirigeants mais son peuple !

    Charles

    Répondre à ce message

    • Carnage au Caire 17 octobre 2011 12:47

      Résident permanent en Egypte, je ne suis pas du tout d’accord avec le ton, la manière et l’information de cet article.

      Ce serait trop long d’entrer dans les détails, sur le nombre de manifestants, sur ce qui a provoqué la violence, sur les déclarations du grand imam d’Al Azar et même sur la dernière phrase de Marie-Gabrielle Leblanc : "On peut rêver d’une Egypte dirigée par les coptes".

      Cordialement,

      Christian

      Répondre à ce message

      • Carnage au Caire 18 octobre 2011 13:34, par Marie-Gabrielle Leblanc

        J’étais au téléphone portable avec mes correspondants sur place pendant le carnage : j’appelle ça du reportage en direct. Je me permets d’émettre un doute que vous étiez vous-même sur place. Désolée si la vérité vous dérange. Marie-Gabrielle Leblanc

        Répondre à ce message

      • Carnage au Caire 18 octobre 2011 16:55, par Henri

        Si c’est trop long de répondre avec précision alors de grâce n’intervenez pas . Vous faites perdre notre temps à tout le monde .

        Répondre à ce message

        • Carnage au Caire 18 octobre 2011 17:46

          http://www.guardian.co.uk/world/201...

          Egypt’s ruling generals have denied allegations that they deliberately attacked a peaceful protest on Sunday night, even though evidence of military involvement in the death of 26 people continues to grow.

          "The armed forces would never, and has never, opened fire on the people," said Mahmoud Hegazy, a member of the Supreme Council of the Armed Forces (Scaf), which has run the country since the fall of Hosni Mubarak in February.

          Assistant defence minister Major General Adel Emara insisted the military showed "self restraint" during Sunday’s street fighting. "Never did a man from the armed forces run over anyone," said Emara during a rare public press conference put on by the junta.

          But the generals’ claims are directly contradicted by an increasing number of video clips, eyewitness testimonies and medical reports that suggest military personnel attacked protesters with guns and armoured personnel carriers, killing many – mainly Christian Coptic protesters – and wounding hundreds in the process.

          On Wednesday, Amnesty International declared that the army must answer for Sunday’s "bloodbath" and said the top brass should stop trying to evade responsibility by blaming shadowy "foreign conspiracies" for the unrest.

          "One can only wonder what orders were given that could have led to military vehicles running down protesters on the streets," argued the human rights organisation. "If the military police and other security forces were not acting under orders, it raises questions about their ability to police demonstrations in the first place."

          In Cairo, those who witnessed Sunday’s events reacted with anger and incredulity at Scaf’s continued insistence that trouble originated with protesters, not the armed forces – an argument the generals attempted to back up with a highly selective display of video footage.

          "After seeing such unprovoked aggression and extreme violence against protesters, the sight of them [Scaf] up there in a press conference equivocating and trying to buy their way out of trouble with video clips and lectures was absolutely disgusting," said Sherief Gaber, a 27-year-old activist. "What’s worse is that they are trying to win a short-term PR victory at the expense of igniting fascist violence throughout the country. It will be a pyrrhic victory for them, if it’s a victory at all."

          A fierce struggle has broken out in a bid to shape the narrative over what happened on Sunday night : the junta insists its forces were dragged into sectarian street battles, while demonstrators claim Scaf provoked the turmoil in order to crack down on revolutionary opposition from Christians and Muslims alike.

          The generals devoted much of the press conference to accusing a Coptic priest of inciting violence by calling for an "unprecedented" protest march to the state television building. They also deployed the rhetoric of religious unity. "Egypt’s Copts are part of the fabric of this society. All Egyptians are citizens with the same rights and obligations," said Hegazy.

          "The power of the Egyptian people is in its unity. Egypt was never more in need of unity than it is now. The armed forces belong to the people, whether Christian or Muslim." His comments followed a statement by Pope Benedict XVI, who said he was deeply saddened by recent disturbances in Egypt.

          Scaf defended the role of state television in the unrest following widespread criticism of news presenters who implied the armed forces were coming under attack by Christian militants. "This is a word of truth : we don’t have any influence on state coverage," claimed Major General Ismail Etman.

          "We don’t tell them what to cover and what not to cover. We don’t oppress opinions. The media is not politicised or militarised." Yet the state media’s version of events is being challenged on a wide range of independent blogs and websites, where interviews with survivors and mobile phone and amateur camera footage are being circulated swiftly. Portals such as Mosireen.org and Maspero Testimonies have collated accounts which appear to make the military’s official position on Sunday’s bloodshed untenable. Whether Egyptians are receptive to the dissent remains to be seen, however.

          "The anger at Scaf among the activist community is one thing, but there are a large proportion of people who are buying into or even participating in this violence," said Gaber. "Most people are completely terrified and they’re willing to believe the coverup because it’s easier to accept that than to accept the fact that murderers are ruling your country."

          Répondre à ce message

          • Carnage au Caire 18 octobre 2011 23:31, par Marie-Gabrielle Leblanc

            On ne saurait mieux dire. Pour ceux qui ne causent pas anglais, on peut résumer en disant que le Conseil des Forces armées égyptiennes persiste et signe en disant que l’armée est restée sage comme une image et a été attaquée sauvagement par les Coptes. Et que les médias égyptiens sont indépendants et pas à la solde du gouvernement (mon oeil tu parles, à qui va-t’on faire croire ça, ils nous prennent pour des idiots), et qu’ils ont dit la vérité.
            L’auteur de cet article dit que cette position va être de + en + difficile à tenir car il circule des centaines de photos et vidéos prises durant le carnage, montrant parfaitement l’armée écrasant et fusillant une foule innocente de chrétiens. Marie-Gabrielle Leblanc

            Répondre à ce message

  • 17 octobre 2011 12:55

    @Charles : Non les Égyptiens ne sont pas si fous.

    Le vendredi 14 octobre au Caire, 2000 personnes, musulmans et quelques coptes, ont manifesté de la mosquée Al Azhar à la cathédrale Saint-Marc en scandant : « Ce n’est pas une guerre de religions, c’est un complot militaire », « Musulmans et chrétiens main dans la main », « Nous sommes tous des Mina Daniel  » (copte de 25 ans tué par balle sur la place Maspero le 9 octobre), ou «  Nous sommes tous des Khaled Saïd » (activiste musulman qui aurait été battu à mort par la police d’Hosni Moubarak).

    F

    Répondre à ce message

    • Carnage au Caire 17 octobre 2011 13:01

      Deux manifestations ont eu lieu à Paris les samedi 15 et dimanche 16 octobre, la première devant la représentation militaire égyptienne et la seconde entre l’École militaire et l’Assemblée nationale et qui a réuni plus de 2000 personnes derrière une délégations de religieux coptes.

      http://www.citizenside.com/fr/photo...

      Répondre à ce message

    • Carnage au Caire 18 octobre 2011 21:05, par Marie-Gabrielle Leblanc

      Merci pour votre beau témoignage, info que m’ont confirmée mes correspondants au Caire. L’Egypte est dirigée depuis longtemps par une bande de criminels qui ont infiltré l’armée et la police. Marie-Gabrielle Leblanc

      Répondre à ce message

  • 18 octobre 2011 21:29, par admin

    @Marie-Gabrielle Leblanc - Qui remerciez-vous de son beau témoignage ?

    Charles

    Répondre à ce message

    • Carnage au Caire 18 octobre 2011 23:22, par Marie-Gabrielle Leblanc

      Je remerciais la personne qui a donné l’info de cette belle manifestation au Caire où des musulmans ont défilé en proclamant "Nous sommes tous des Mina Daniel". Je l’ignorais, mais mes coups de tel au Caire immédiatement m’ont confirmé l’info : c’est vrai. Et je citais Benoît XVI (qui parlait des nazis) en transposant sur l’Egypte : l’Egypte est depuis longtemps dirigée par une bande de criminels. Tout le peuple n’est pas mauvais même s’ils n’étaient que quelques milliers à cette manif, mais par des temps aussi dangereux, quelques milliers c’est de l’or, imaginez le courage qu’il faut. C’est comme si on avait fait une manif à Paris après une rafle sous l’occupation, en disant "Nous sommes tous juifs". Marie-Gabrielle Leblanc

      Répondre à ce message

  • 19 octobre 2011 15:03, par Melmiesse

    le problème c’est de sortir le peuple (plus de 75 millions d’habitants à 40%analphabètes )de la dictature de l’armée . concrétement : comment ?

    Répondre à ce message

    • Carnage au Caire 20 octobre 2011 00:06, par Marie-Gabrielle Leblanc

      Ils sont 85 millions, analphabètes pour 1/3. Ca c’est le crime de Nasser, Sadate et Moubarak de s’en être mis plein les poches et de n’avoir jamais rien fait ni pour nourrir correctement, ni pour instruire le peuple. L’école d’Etat est hors de prix pour les familles pauvres, où les enfants doivent travailler dès 12 ans pour aider leurs parents. Les écoles chrétiennes, beaucoup moins chères, débordent et ne peuvent prendre plus d’élèves. Je connais bien les chiffonniers, et leurs enfants qui vont à l’école ne sont pas chiffonniers ensuite mais ingénieurs, comptables, commerçants etc. Les enfants de chiffonniers qui n’ont pu trouver de place à l’école de Soeur Emmanuelle resteront chiffonniers toute leur vie. Quant aux musulmans analphabètes, ils sont fanatisés par les chefs de mosquées. Marie-Gabrielle Leblanc

      Répondre à ce message

  • 21 octobre 2011 15:59, par admin

    http://infocatho.cef.fr/infos11421.html

    20 octobre 2011- Égypte
    LE PATRIARCHE RENCONTRE LES CHEFS MILITAIRES
    http://infocatho.cef.fr/infos11421.html

    Le Pape Chenouda III patriarche copte d’Alexandrie a reçu le 16 octobre l es représentants du Conseil militaire, les généraux Sami Diab et Mohamed Messelhi qui ont été "choqués" par la video que le patriarche leur a projetée.
    Ces représentants du Conseil militaire qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, étaient venus présenter leurs condoléances au Pape Chenouda III pour les victimes des derniers incidents devant le bâtiment de la Radio-Télévision égyptienne à Maspero.
    Chenouda III, était entouré de sept autres responsables coptes égyptiens. Ceux-ci ont projeté aux militaires une vidéo des événements de Maspero qui, selon les déclarations des responsables coptes, auraient été « choqués » de ce qu’ils ont vu. 
    " Nous leur avons également parlé des jeunes coptes détenus depuis les événements" , a souligné également Mgr Younas. Dans leur réponse, les membres de la délégation ont promis de libérer immédiatement tous ceux contre lesquels il n’y a aucune preuve.
    Lors de cette rencontre, les deux parties ont également évoqué la future loi qui devrait faciliter la construction et la rénovation des églises, ainsi qu’une nouvelle loi unifiée sur le statut personnel des Égyptiens : actuellement, ceux-ci doivent indiquer leur religion sur leur carte d’identité et sont soumis à des législations différentes selon qu’ils sont musulmans ou chrétiens.

    La veille, le 15 octobre, l’armée avait approuvé un amendement au code pénal égyptien insérant une amende de 30.000 livres égyptiennes (3 600 €) pour toute discrimination basée sur « le genre, l’origine, la langue, la religion ou les croyances ».
    Selon cet amendement, si un fonctionnaire est reconnu coupable de discrimination, il encourt au moins trois mois de prison et une amende minimum de 50.000 livres (6 000 €).
    Ce décret constitue une initiative positive qui reprend des principes de la Déclaration constitutionnelle de 2011, a souligné le porte-parole du ministre français des Affaires Étrangères, Bernard Valero. " Il est en conformité avec la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La France forme le voeu que l’application effective de ce principe puisse favoriser le respect des libertés fondamentales, dont la liberté de culte des minorités religieuses, notamment les coptes », a-t-il ajouté. (source : AP) http://infocatho.cef.fr/infos11421.html

    http://infocatho.cef.fr/infos11421.html

    20 octobre 2011- Égypte
    NE PAS RESTER IMPASSIBLE DEVANT L’ARBITRAIRE

    Le Patriarche Kirill Ier de Moscou a appelé l´ONU et la communauté internationale à faire pression pour que les autorités égyptiennes agissent afin de protéger les chrétiens du pays et de rétablir la paix dans la région.

    "Nous élevons notre voix en faveur de nos frères chrétiens en Egypte, nous appelons la communauté internationale à ne pas rester impassible face à
    l´arbitraire. L´ONU, les organisations internationales, les puissances mondiales capables d´influer sur la politique des nouvelles autorités égyptiennes doivent protester contre les persécutions de chrétiens. Elles doivent tout faire pour rétablir la paix interconfessionnelles et la sécurité dans la région".

    Dans un message diffusé le 11 octobre, il ajoutait : " "Nous appelons les autorités égyptiennes à mettre fin aux violences contre la communauté copte, aux meurtres des chrétiens, à la profanation des églises et des lieux saints. La communauté chrétienne historique de l´Egypte doit avoir le droit de pratiquer sa foi librement, de préserver les anciennes églises et d´en construire de nouvelles".

    Le 9 octobre au Caire, des affrontements opposant des milliers de coptes aux forces de l´ordre ont fait 25 morts et plus de 300 blessés, selon un dernier bilan. Les coptes protestaient contre le pillage et l´incendie d´une église chrétienne dans la région d´Assouan, dans le sud du pays. Ils réclamaient la démission du gouverneur de la province, qui avait refusé de reconstruire l´église sous prétexte qu´elle avait été érigée sans autorisation. (source : Apic) 

    http://infocatho.cef.fr/infos11421.html

    Répondre à ce message

Répondre à cet article